vendredi 14 novembre 2014

La Malbouffe



La mal bouffe c’est consommer trop d’aliments malsains, mais c’est surtout
 consommer des aliments qui ont été dans la plupart des cas transformés

Mise à jour : Octobre 27, 2015

La malbouffe est une expression familière couramment utilisée pour désigner la nourriture jugée mauvaise sur le plan diététique en raison notamment de sa faible valeur nutritive et de sa forte teneur en graisses, en sel ou en sucres. Le mot d’argot «junk food» pourrait en être la traduction américaine.

La malbouffe est présente dans le monde entier, mais plus en particulier dans les pays développés, où l’empreinte américaine est très marqué. Les hamburgers, hots dogs, frites, pizzas, sodas et nombreux types de restauration rapide sont des exemples concrets de ce qu’est la malbouffe.

D'après Olivier De Schutter, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, qui a présenté, en mars 2012, un rapport sur la nutrition au Conseil des droits de l’homme des Nations unies : « l’urbanisation, la supermarchéisation et la diffusion mondiale de styles de vie modernes ont ébranlé les habitudes alimentaires traditionnelles, avec pour conséquence un désastre sanitaire public: un septième de la population mondiale est sous-alimentée et bien plus encore souffrent de la «faim cachée» provoquée par une carence en micronutriments, tandis que 1,3 milliards de personnes sont en surpoids ou obèses. »

La malbouffe est nocive pour notre organisme et ses conséquences sur notre santé sont désastreuses à long terme. Quand des produits riches en graisses et en sucres et pauvres en apports nutritifs sont consommés régulièrement, certains cancers et maladies cardiovasculaires peuvent apparaître, ainsi qu'une obésité, du diabète, des dépressions.

La malbouffe est composée d’aliments qui sont :

* Trop riches en graisse
* Trop riches en sucre et en sel
* Avec un faible apport en fibres (voire inexistant)
* Avec un faible apport en vitamines
* Bourrés de produits chimiques

Les études scientifiques déplorent un véritable problème de santé publique, les constats sont alarmants et, malgré cela, les grandes chaînes de restauration rapide ne désemplissent pas et les rayons des supermarchés sont remplis d’aliments dont nous pourrions pourtant nous passer.

Les effets néfastes vont bien au-delà d’un simple malaise ou d’une fatigue passagère, l’organisme subit les conséquences d’une alimentation déséquilibrée, couplée à une sédentarité en constante augmentation, notre santé se détériore à tous les niveaux. A ce propos, un autre effet néfaste de la malbouffe que les chercheurs mettent de plus en plus en avant est l’augmentation de 39% des risques d’allergies, d’asthme et d’eczéma chez les enfants et les adolescents qui consomment de la nourriture de type fast-food plus de trois fois par semaine, selon des chercheurs de l’université d’Auckland en Nouvelle-Zélande.



La malbouffe cause des dommages au cerveau


Une étude de la nutrition et son influence sur le développement du cerveau, réalisé par Gene Bowman, de l'Université de l'Oregon Health and Science, a révélé que manger de la malbouffe en excès peut affecter le fonctionnement de notre système nerveux.

La plupart des recherches axées sur la relation entre l'alimentation et le vieillissement du cerveau sont basées sur des enquêtes de personnes au sujet de leur régime alimentaire hebdomadaire. Cependant, Bowman a proposé une nouvelle approche en étudiant directement le type de nutriments présents dans le sang.

Il explique que cette méthode n'est pas fiable à 100%, mais plusieurs études ont montré que les niveaux de nutriments dans le sang sont bien corrélés avec le régime d'un particulier pour une année, permettant une meilleure évaluation.

Les résultats, publiés dans la revue Neurology en avril 2012, ont trouvé un lien fort entre les niveaux élevés de gras trans et le rétrécissement du cerveau et les capacités cognitives. L'étude a révélé que manger des aliments riches en gras trans, la plupart du temps comme les bonbons et les viandes transformées peuvent provoquer des lésions cérébrales.

L'étude a été réalisée en utilisant les données de seulement 100 personnes, toutes des personnes âgées. Il soulève un terme plus large pour tester la relation de la recherche de résultats positifs, les possibilités de traitement des maladies du cerveau seraient beaucoup plus grandes qu'à l'heure actuelle.



La malbouffe affecte le développement de l'intelligence


Selon une étude britannique publiée en février 2011 dans le Journal of Epidemiology and Community Healthune alimentation comportant beaucoup d'aliments transformés industriellement, riches en graisses et en sucres, chez les jeunes enfants affecterait le développement du cerveau et de l'intelligence.

Pauline Emmett de l'Université de Bristol et ses collègues ont mené cette étude auprès de 14.000 enfants en Grande-Bretagne, tous nés en 1991 ou en 1992. Leur état de santé et leur mode de vie ont été étudiés entre l'âge de 3 et 8 ans et demi, tandis que leurs parents se sont engagés à répondre à un questionnaire concernant l'alimentation de leur enfant. À 8 ans et demi, les enfants, originaires de Bristol, se sont vus proposer un test de Q.I.

Trois types de régime alimentaire émergeaient :

* un régime comportant beaucoup d'aliments transformés et de commodité, riches en graisse et en sucre, ainsi qu'en additifs
* un régime traditionnel de viandes, pommes de terre et légumes
* un régime plus soucieux de la santé, comportant plus de salades, fruits et poissons.

Quatre milles questionnaires complets ont été recueillis et les résultats montrent que les enfants ayant une alimentation riche en sucres et en graisses ont un QI inférieur aux enfants suivant un régime alimentaire équilibré.

Les enfants qui, à l'âge de 3 ans, faisaient partie des 20% dont l'alimentation comportait plus d'aliments transformés avaient, à l'âge de 8 ans et demi, un QI moyen de 101 points, comparativement à 106 points chez les enfants faisant partie des 20% dont l'alimentation était plus saine. L'alimentation entre 4 et 7 ans n'avait pas d'impact sur le quotient intellectuel.

Les effets des habitudes alimentaires dans la petite enfance sur la compréhension et le comportement peuvent perdurer plus tard, même si le régime alimentaire a changé. La croissance du cerveau étant la plus importante avant l'âge de 3 ans, une alimentation saine pendant cette période peut favoriser la croissance optimale. Toutefois, l'étude a également pris en compte le niveau d'éducation de la mère, sa classe sociale, le fait de vivre en HLM, l'utilisation de livres et de la télévision, pour tenter de pondérer ces facteurs.



L'OMS classe la charcuterie et la viande rouge comme cancérogènes


Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé, dans un document publié dans la revue médicale The Lancet Oncology en octobre 2015, a annoncé le classement de la consommation de viande rouge comme probablement cancérogène pour l’homme (Groupe 2A). Celle des produits carnés transformés a été classée comme cancérogène pour l’homme (Groupe 1).

Viande rouge
Après avoir soigneusement examiné la littérature scientifique accumulée, un Groupe de travail de 22 experts venus de 10 pays différents, réuni par le Programme des Monographies du CIRC, a classé la consommation de la viande rouge comme probablement cancérogène pour l'homme, sur la base d’indications limitées selon lesquelles la consommation de viande rouge induit le cancer chez l’homme, soutenues par de fortes indications d’ordre mécanistique militant en faveur d’un effet cancérogène.

Cette association a principalement été observée pour ce qui concerne le cancer colorectal, mais d’autres associations ont également été observées pour les cancers du pancréas et de la prostate. La viande rouge fait référence à tous les types de viandes issus des tissus musculaires de mammifères comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et le chèvre .

Viande transformée
Le CIRC s'est basé sur plus de 800 études pour ranger la viande transformée dont fait partie la charcuterie dans la catégorie des agents cancérogènes pour l'homme, sur la base d’indications suffisantes selon lesquelles la consommation de viande transformée provoque le cancer colorectal chez l'homme.

Les experts ont conclu que chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18%. Ce risque augmente avec la quantité.

Les produits carnés transformés (ou viande transformée) font référence à la viande qui a été transformée par salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d'autres processus mis en œuvre pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation. La plupart des viandes transformées contiennent du porc ou du bœuf, mais elles peuvent également contenir d'autres viandes rouges, de la volaille, des abats ou des sous-produits carnés comme le sang.




La malbouffe menace les scolaires : 18% des enfants touchés


La qualité nutritionnelle des repas servis dans les cantines scolaires, épinglée par une demi-douzaine d'enquêtes publiées dans les années 2000, semble depuis peu en nette amélioration.

L'association UFC-Que Choisir a sondé en mars 2013 les menus proposés dans 606 établissements et communes en France. Les progrès accomplis depuis une précédente étude réalisée en 2005 sont remarquables dans les écoles primaires publiques.

L'étude évalue la fréquence avec laquelle sont proposés sur une période de vingt jours les principaux types de produits composant une alimentation équilibrée et ne porte pas sur la qualité gustative des repas.

Globalement, tous les établissements sont plus fréquemment pris en défaut s'agissant de produits chers, comme la viande rouge, le poisson ou les fruits frais, que sur les denrées bon marché.

Les résultats dans le privé sont décevants. L'équilibre est également mis à mal dans les collèges et lycées. En cause, le principe des menus «avec choix» laissant aux adolescents la possibilité de préférer les aliments les moins diététiques, qui sont aussi les plus appétissants et les moins onéreux.

Une bonne partie de ces stands sont sous la responsabilité de grands groupes de restauration scolaire. Cette junk-food s'installe et se développe en dehors de toute obligation. Depuis juillet 2011, un décret rend obligatoire l'équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires, incitant à consommer 5 fruits et légumes par jour, à manger moins gras, moins salé, moins sucré. Il impose aux cantines scolaires de ne proposer plus qu'une fois par semaine un aliment frit, afin de privilégier les légumes dans l'alimentation des élèves.

L'association demande par ailleurs que le décret de 2011 s'applique aux cafétérias servant de la malbouffe dans les établissements du secondaire, parfois en dehors des heures des repas.

L'équilibre alimentaire est un enjeu historique et il est important de surveiller la nourriture dans les cantines, car 18% des enfants sont obèses ou en surpoids.



Le manque de sommeil rendrait la malbouffe plus alléchante


Des chercheurs de l’hôpital St Luke - Roosevelt et de l’Université de Columbia de New York ont étudié l’activité cérébrale de personnes privées de sommeil regardant des images de nourriture saine et de nourriture de mauvaise qualité (trop grasse, trop sucrée ou trop salée). 25 hommes et femmes de poids normal ont participé à cette expérience de cinq jours.

Les scientifiques ont comparé les résultats de scans du cerveau pris après des nuits de quatre heures avec ceux de scans pris après des nuits normales allant jusqu’à neuf heures de sommeil ininterrompu. Ils ont observé que les deux types de nourriture  saine ou malsaine  activaient des régions différentes du cerveau et que les régions du cerveau associées à l’envie de malbouffe étaient plus actives en cas de restriction du sommeil.

Les chercheurs ont trouvé que la vue d’images de nourriture de type junk food stimule davantage certaines zones du système de récompense du cerveau chez les personnes privées de sommeil. Le système de récompense ou système de renforcement fait partie des centres du plaisir du cerveau: il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’actions et de comportements alimentaires notamment.

Ces résultats suggèrent que nous succombons plus facilement à la tentation de consommer des aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés lorsque nous n’avons pas dormi assez longtemps. Ils confirment le lien entre manque de sommeil et surpoids.

D’autres études montrent le lien entre la dérégulation de l’appétit et le manque de sommeil : privées de sommeil, les personnes en bonne santé et de poids normal mangent plus que d’ordinaire.

Le temps de sommeil nécessaire varie considérablement d’une personne à l’autre. Il diminue généralement à mesure que l’on avance en âge. Le nourrisson dort presque tout le temps entre ses repas, les enfants ont besoin de dix à douze heures de sommeil par jour et les adultes, de six à neuf heures.



La Tartrazine : le danger jaune


La tartrazine est un colorant azoïque aussi connu sous le nom E102 en Europe, et également sous le nom de Yellow n° 5. C’est un colorant qui peut causer de graves crises chez les asthmatiques en plus de provoquer des crises d’urticaire et d’eczéma chez nombres de personnes. La tartrazine fait partie des 6 colorants européens qui doivent porter la mention «Peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants».

On la retrouve principalement

* Boissons gazeuses: Mountain Dew, boissons énergisantes
* Puddings instantanés
* Croustilles assaisonnées, exemple : Doritos
* Pop-Corn (spécialement celui qui est jaune)
* Nouilles et mélanges instantanés, exemple : Kraft Dinner, vol-au-vent commercial
* Soupes, cubes de bouillon
* Cornichons, relish, moutarde, raifort
* Beurre, margarine
* Crème glacée, yogourt
* Produits à base de guimauve
* Pastilles pour la gorge, gomme à mâcher, vitamines

La tartrazine est un additif qui présente un risque élevé d'allergie chez les personnes sensibles, les enfants, les asthmatiques et les personnes allergiques à l'aspirine. Des troubles de l'attention et hyperactivité chez les enfants, en particulier quand la tartrazine est associée aux benzoates (E210 à E215). Il existe une sensibilité croisée entre la tartrazine et l’acide acétylsalicylique (aspirine). Plusieurs enfants hyperactifs réagissent déjà mal aux salicylates naturels (raisins, pommes, tomates, concombres), la prise de tartrazine semble provoquer le même type de comportement suite à son ingestion.

De plus, ce colorant peut entrainer une déficience en vitamine B6 et en Zinc. La vitamine B6 est une vitamine essentielle pour le bon fonctionnement des neurones. Le zinc est quant à lui impliqué dans pas moins de 200 réactions enzymatiques diverses, entre autres dans la régulation de la dopamine, un neurotransmetteur présent en moins grande quantité chez les enfants hyperactifs.

Les compagnies alimentaires continuent d’utiliser la tartrazine principalement à cause de son faible coût, alors qu’il existe des alternatives de coloration naturelle, comme par exemple la bêta-carotène.

Taxe sur les sodas. La mise en place d’une taxe de deux centimes sur les sodas, a été appliquée dès le début de l’année 2012. Elle rapporterait 120 millions d’euros dans les caisses de la Sécurité sociale. Selon le gouvernement, ce prélèvement permettrait également de diminuer les cas d’obésité en France. Cette nouvelle mesure ne concerne pas toutefois les produits qui contiennent des édulcorants.

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