dimanche 30 novembre 2014

Les Drogues causent des Dégâts Irréversibles dans la Mémoire chez les Jeunes



Les drogues détruisent les neurones


L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies  a donné en définition pour le terme "drogue": Produit psycho-actif naturel ou synthétique, utilisé par une personne en vue de modifier son état de conscience ou d’améliorer ses performances, ayant un potentiel d’usage nocif, d’abus ou de dépendance et dont l’usage peut être légal ou non.

L’OMS définit le terme "drogue". Une substance psychoactive s’entend d’une substance qui, lorsqu’elle est ingérée ou administrée, altère les processus mentaux, comme les fonctions cognitives ou l’affect. L'abus de substances psychoactives se réfère à l'usage nocif ou dangereux de substances psychoactives dont l'alcool et les drogues illicites.

L'usage de substances psychoactives peuvent entraîner un syndrome de dépendance  un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques qui se développent à la suite d'une consommation répétée de substances.

Addiction. L’OMS définit l’addiction comme un état de dépendance périodique ou chronique à des substances ou à des comportements. La dépendance se caractérise par la survenue de symptômes de sevrage en cas d’absence de la substance ou activité addictive, ainsi que par le développement d’une tolérance impliquant une augmentation de la dose nécessaire  quels que soient les signes de destruction physique ou psychique.

La drogue est très consommée chez les jeunes, soit à cause d'un manque de vigilance des parents, "pour faire comme les autres" ou pour les essayer. Cette consommation a été banalisée depuis de nombreuses années, elle devient limite "normal" durant une période difficile de leur vie: l'adolescence.

Les drogues sont naturellement consommées pour leurs effets mais leur usage présente toujours des risques et des dangers. Ces effets, risques et dangers varient selon les produits utilisés, mais aussi selon l'usage qui en est fait, selon la sensibilité, l’état physique et psychique du consommateur et selon les circonstances de la consommation.

L’adolescence est une période de transition, parfois difficile. Les transformations psychiques, biologiques, corporelles, etc. qui accompagnent cette phase de transition entre l’enfance et l’âge adulte provoquent un profond changement de l’identité. Aussi, certains adolescents, les plus fragiles notamment, ont des difficultés à franchir ce cap et consomment alors de façon excessive des produits toxiques.

Même si 75 pour cent des jeunes arrêtent ces excès après la fin des études ou au moment de travailler ou de s’installer en couple, les conséquences à long terme de leur comportement sont importantes: le cerveau des adolescents  jusqu’à 25 ans  est encore en pleine maturation (des neurones apparaissent, des connexions se forment) alors que les substances toxiques consommées détruisent des neurones, ainsi que la substance blanche, c’est-à-dire l’ensemble des connexions entre neurones.

Des dégâts irréversibles peuvent se produire. Par exemple, l’alcool détruit beaucoup plus de neurones dans un cerveau adolescent que dans un cerveau adulte (résultats obtenus chez l’animal) et perturbe les fonctions cérébrales exécutives, telles que la mémorisation, le contrôle des émotions, la planification, la flexibilité mentale, etc.

La drogue, dans la majorité des cas, détruit les ondes ou rayons alfa qui communiquent le mental avec le cerveau, elle les détruit et envoie les drogués au monde de la folie. Les drogues non seulement détruisent les neurones mais peuvent aussi diminuer la matière grise du cerveau.


Binge drinking  risques et prévention

Le binge drinking est une mode qui vient des pays scandinaves et anglo-saxons, qui consiste à boire beaucoup en peu de temps pour trouver l'ivresse. Ce comportement, en plus d'être dangereux et pouvant mener à des comas éthyliques, faciliterait l'addiction à l'alcool et transformerait durablement le cerveau.

Les risques


En consommant de l'alcool en grandes quantités, ces très jeunes adolescents prennent des risques importants : lésions de la substance blanche du cerveau, relations sexuelles non-protégées, accidents de la route… Les risques sont graves et les séquelles cérébrales peuvent être sévères. Ils mettent en péril toute leur vie scolaire.

La prévention


* Actions de sensibilisation auprès d’étudiants, de collégiens et de lycéens.

* Plaquettes d’information, courts métrages et interventions dans les établissements.



Conséquences de la consommation des drogues à long terme sur le cerveau



Activité neuronale d'un jeune de 15 ans non buveur à gauche
et buveur à droite. 
Sous l'emprise de l'alcool (à droite),
le cerveau du jeune n'est pas en mesure de réfléchir normalement.

Dans le cadre du projet européen AlcoBinge coordonné par l’équipe de Mickaël Naassila (université de Picardie Jules Verne, Inserm), les chercheurs ont exploré chez le rat (vers 30 à 40 jours après sa naissance), les effets à long terme des intoxications alcooliques répétées au cours de l'adolescence,  sur la prédisposition et la motivation à consommer de  l'alcool pouvant créer une addiction à l’âge adulte.

Les résultats publiés dans la revue Neuropharmacology en avril 2013, montrent que les intoxications répétées à l’adolescence, alors que le cerveau n’a pas fini sa maturation, entraînent une perte de contrôle de la consommation d’alcool à l’âge adulte, et provoquent des modifications neurologiques à long terme.

D’un point de vue neurologique, l’intoxication alcoolique répétée au cours de l’adolescence provoque également des modifications dans le cerveau. Les chercheurs ont démontré qu’une sous-région bien précise du noyau accumbens – zone cérébrale qui joue un rôle primordial dans le comportement addictif  est moins réactive, à long terme, à une nouvelle exposition à l’alcool. Ce qui pourrait expliquer la plus grande vulnérabilité des rats face à la boisson.


La cocaïne provoque une atrophie du cerveau

Une étude des chercheurs de l'université de Cambridge (Royaume-Uni), publiée dans la revue Molecular Psychiatric en juin 2012, révèle que les consommateurs chroniques de cocaïne perdent deux fois plus rapidement leurs cellules nerveuses au cours du vieillissement, que les personnes non exposées à cette drogue.

Pour obtenir ce résultat, les chercheurs  ont mesuré par imagerie cérébrale la quantité de cellules nerveuses présentes dans le cerveau chez 120 personnes, dont 60 cocaïnomanes âgés de 18 à 50 ans et dépendants depuis plusieurs années.

Les régions préfrontales et temporales du cerveau apparaissent particulièrement touchées. Or elles sont importantes pour la mémoire, l'attention et la prise de décision, des fonctions justement très perturbées chez les consommateurs réguliers de cocaïne.

L'origine de ce nouvel effet délétère de la drogue n'est pas encore connue, mais pourrait découler d'une augmentation du stress oxydant au niveau des cellules nerveuses qui a déjà été observé chez l'animal.

Cette toxicité vient s'ajouter aux nombreuses complications, notamment cardio-vasculaires, pulmonaires et psychiatriques, liées à la consommation de cocaïne. Celle-ci, en induisant une décharge massive de dopamine, de noradrénaline et de sérotonine dans le système nerveux, provoque euphorie et sentiment de puissance mais aussi de l'hypertension, une vasoconstriction de tous les vaisseaux qui bloque l'oxygénation des tissus, et des douleurs thoraciques, pour ne citer que les symptômes les plus courants.


D’autres formes de consommation des drogues

Les jeunes sont de plus en plus adeptes de la consommation de produits ménagers détournés de leur usage initial pour rechercher des effets psychotropes à des fins récréatives. L’unique objectif est de chercher de nouvelles sensations grâce aux différents produits légaux, facilement accessibles et nettement moins chers que les drogues illégales.

Les drogues dites par inhalation sont aussi recherchées et testées chez les jeunes adolescents dès l’âge de 12 ans. Celles-ci sont répertoriées en quatre catégories : liquides qui s’évaporent, spray (aérosols), bonbonne de gaz et les nitrites.

Le but est d’atteindre l’euphorie en inhalant les vapeurs toxiques de produits ménagers (cirage, colle, eau écarlate, acétone, dissolvant, éther, désodorisant, gaz et essence à briquet). Soit les vapeurs du produit sont directement inhalées, soit le produit est versé sur un chiffon et est à son tour inhalé. Les différentes fonctions corporelles sont ralenties et une sensation d’euphorie se fait ressentir.

Mais les conséquences pour la santé sont dangereuses car ces produits chimiques sont inhalés, absorbés par les poumons et montent jusqu’au cerveau, causant des dommages physiques et psychologiques irréversibles : nausées, saignements de nez, perte de l’ouïe et de l’odorat, rythme cardiaque irrégulier pouvant entraîner la mort, problèmes aux reins et au foie, mort par étouffement, dépression, altération de la mémoire.

Drogues chimiques. L'effet primaire se manifeste directement dans le cerveau. Ce sont les amphétamines, les barbituriques, les tranquillisants, les antidépressifs et les dérivés de la morphine. L'intoxication qu'elles produisent est d'autant plus grave que leurs effets dépresseurs sur les centres respiratoires peuvent entraîner le coma ou la mort brutale.

Sous l'effet des amphétamines, les produits chimiques de transmission du cerveau sont libérés et acheminés vers les synapses (zone de contact entre les neurones du cerveau). A l'état normal, dès que la substance chimique naturelle a accompli sa mission, et a fait passer le message d'une cellule nerveuse à la cellule voisine, elle est inactivée : la cellule reprend son transmetteur.

Les amphétamines bloquent cette reprise. Les substances de transmission du cerveau continuent à agir aux synapses. Situation alarmante que les neurologues comparent à un tableau de signalisation routière où tous les feux (vert, orange, rouge) s'allument en même temps, et restent allumés.


Les mélanges de drogues à éviter

Consommer différentes drogues au même moment, c’est prendre un très grand risque puisqu’on ignore les effets qui suivront. Les effets sont souvent multipliés et intensifiés. Les drogues sont plus dangereuses quand on les mélange.

Prendre de l’alcool ou un médicament avec une drogue ou mélanger deux drogues ensemble peut provoquer des réactions physiques et psychologiques extrêmement dangereuses, incontrôlables et parfois même mortelles.

Il y a tellement de drogues sur le marché et tellement de combinaisons possibles qu’il est impossible de prédire tous les effets et toutes les conséquences de ces mélanges. Une personne peut être tentée d’associer des substances pour pallier certains effets indésirables (dépresseurs et stimulants pour diminuer les effets indésirables du stimulant, cocaïne pour atténuer la somnolence de l’alcool, alors que l’alcool diminue l’anxiété causée par la cocaïne).

Mélange d'alcool et de boissons énergisantes. L’effet stimulant des boissons énergisantes peut réduire la perception de l’effet dépresseur de l’alcool. Les facultés et les réflexes ou la coordination sont affaiblies par l’alcool.


Le rôle des parents dans la prévention de la consommation de drogue et de la toxicomanie

Le rôle des parents est de conduire l'enfant à l'autonomie de sa vie d'adulte, de l'aider à "prendre son envol" en lui inculquant les connaissances et comportements qui lui seront indispensables pour affronter les difficultés de la vie, s'insérer harmonieusement dans la société et enfin vivre heureux. Cela s'appelle "l'éducation".

À 17 ans, plus de 50% des enfants ont expérimenté une drogue prohibée, 72% le tabac et 92% l'alcool.

La première consommation intervient généralement durant l'adolescence, dans cette période difficile de remise en question des acquis et d'essais à l'autonomie. Elle peut aussi, selon le caractère de l'enfant et les circonstances, intervenir plus tôt, dans la préadolescence, voire dès l'âge de 8 ou 10 ans. Par ailleurs, l'effet est d'autant plus grave et la dépendance apparait d'autant plus rapidement que l'enfant commence jeune.

Aucun milieu social n'est épargné, la drogue est cependant un peu plus consommée dans les milieux aisés (là où est l'argent) que dans les milieux défavorisés. Aucun parent ne peut raisonnablement prétendre que son enfant est à l'abri des drogues.

Il est important pour les parents d'adopter très tôt un comportement préventif qui évitera ou limitera les excès propres à l'adolescence et leurs dangers.

Il faut lui apprendre, outre les connaissances de base, les valeurs qui vous paraissent fondamentales, les interdits et permissions de la vie en société et le respect de ces valeurs et interdits.

Il faut aussi l'aider à acquérir la confiance en lui-même, qui l'aidera à se construire et à atteindre plus tard l'autonomie.

Les attitudes favorables seront :

1. L'amour et l'affection qui le sécurisent et qu'il faut lui manifester en permanence et de façon claire, tant pour la mère que pour le père.

2. Le respect de l'enfant pour qu'il apprenne le respect des autres et de lui-même.

3. L'attention des parents pour combler ses besoins, non seulement physiques, mais aussi psychologiques, émotionnels et spirituels et lui apprendre, très tôt, à avoir des valeurs personnelles.

4. La présence et l'attention des deux parents (simultanées ou non) pour son équilibre. On constate très fréquemment, dans les cas de toxicomanie, l'absence du père dans l'éducation de l'enfant: père effectivement absent ou trop absorbé par sa vie professionnelle et qui laisse à la mère toute la responsabilité éducative. Le père doit prendre le temps de s'investir personnellement dans l'éducation de ses enfants.

5. L'écoute et la communication : il faut habituer l'enfant à communiquer librement avec les parents pour pouvoir, plus tard, discuter de sujets "tabous" tels que la drogue ou le sexe. Pour cela il faut savoir l'écouter et l'encourager à s'exprimer, cette attitude le valorise, le fait exister et lui donne de l'assurance. Il faut ensuite le guider et l'aider à forger son jugement.

6. L'exemple que l'enfant imitera et qui servira de référence à son jugement. L'enfant voue à ses parents, qui lui sont nécessaires pour vivre, une confiance absolue, il est donc important d'être un exemple le moins faillible possible.

7. Il est particulièrement nécessaire de respecter soi-même les valeurs que l'on inculque, il sera, entre autre, difficile d'interdire à son enfant de fumer un joint si l'on est soi-même fumeur ou si l'on boit de l'alcool quotidiennement.

8. La confiance et l'encouragement pour aider l'enfant à acquérir la confiance en lui-même, à construire sa personnalité et lui apprendre à refuser les sollicitations non souhaitées.

9. Ne sous-estimez pas l'importance des principes inculqués à l'enfant. Il les mettra certainement à mal pendant l'adolescence, mais ils constituent un acquis dont il fera son profit une fois devenu adulte.

10. N’acceptez pas de sa part, et ce dès le plus jeune âge, aucun manque de respect envers vous-même. L’habitude du respect envers vous est essentielle pour qu’il vous écoute et vous obéisse à l’adolescence, lorsqu’il aura des envies d’indépendance, qu’il vous dominera par sa taille et que vous n’aurez plus la force de vous opposer physiquement à lui.

Les enfants plongent fréquemment dans la toxicomanie dans trois cas typiques de comportement des parents :

* Le style "autoritaire" qui se caractérise par de la discipline mais peu d’intérêt pour les opinions des enfants.L'enfant se drogue pour échapper à une autorité trop forte.

* Le style "négligent" où les parents se déchargent de leurs responsabilités et manifestent une permissivité excessive. L'enfant ne se sent pas guidé et même parfois se croit abandonné.

* Le style "indulgent" qui se manifeste par de la compréhension sans exigence, accompagnée parfois par une affectivité fusionnelle trop pesante de l'un ou des deux parents.

Cinq conseils pour mieux intervenir


1. Commencer par envisager la consommation de drogue sous un regard clinique et non pas moral. La toxicomanie est une maladie, pas une déviance.

2. Éviter de dramatiser sans toutefois tomber dans la banalisation. Un adolescent qui a consommé, ou consomme sporadiquement des drogues, appelle une prise en charge sérieuse et efficace, mais pas de débordements émotionnels.

3. Connaître avec la plus grande précision possible la nature de la consommation : quels types de drogues, à quelle fréquence, dans quel contexte, avec quels effets recherchés.

4. Admettre que la consommation de drogues chez un adolescent est avant tout un signe de détresse et qu'il convient donc de ne pas le culpabiliser. C'est au contraire le moment pour les parents de rétablir le contact quand celui-ci a été interrompu, de proposer des projets et de fixer de nouvelles règles qui confirment l'autorité parentale autant qu'elle apporte des repères à l'adolescent.

5. En cas de dépendance avérée à un produit, consulter sans délai médecins et spécialistes de la toxicomanie.


Les programmes de prévention, développés par les structures non-étatiques, ne seront jamais de trop pour protéger les couches les plus fragiles, particulièrement les jeunes. 

Auprès d'eux, un effort particulier doit être consenti dans la "démythification", en commençant par les édifier sur les mécanismes insidieux de l’accoutumance.

De manière à les armer moralement, face aux techniques de marketing mis en œuvre par les dealers-détaillants, des quartiers populaires surtout, pour mieux les appâter, selon des formules subtiles leur faisant souvent miroiter des "facultés nouvelles" que la drogue procurerait.









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