mercredi 12 novembre 2014

Intelligence Émotionnelle de l'Enfant




La capacité à communiquer et à grandir sur le plan
émotionnel peut se développer dès le plus jeune âge


Être intelligent, c’est être capable de logique, de déduction, d’abstraction. C’est répondre haut la main aux tests de QI, lesquels, inspirés des travaux d’Alfred Binet, au début du XXe, dominent la manière de concevoir l’intelligence.

L'intelligence émotionnelle (IE) est la capacité à gérer et à utiliser positivement ses émotions dans sa relation à soi et au monde.

Être émotionnellement intelligent nous permet d'exprimer de manière appropriée notre bonheur, notre tristesse ou notre colère. Cela nous permet aussi de vivre en harmonie avec les autres, d'avoir confiance en nous, d'être préparé pour affronter des échecs ou de savoir accepter une critique, en transformant ces moments en quelque chose de constructif.

Qui a développé ce genre d’intelligence émotionnelle sait percevoir ses capacités, se motiver et affronter les frustrations de la vie. Il dispose également d'une grande empathie, c'est-à-dire qu'il est capable de capter les émotions des autres.

Le terme émotion est composé du verbe latin «motere», mouvoir, et du préfixe «e», qui signifie un mouvement vers l’extérieur. Une émotion réfère à un état psychologique et biologique particulier qui pousse à agir.

Les émotions

Tous les jours de notre vie, pour ne pas dire toutes les minutes et même toutes les secondes nous avons à faire face à nos émotions et à celles des autres. Les émotions jouent un rôle très important dans notre vie. Elles peuvent tantôt nous dominer, tantôt nous rendre très heureux et tantôt nous rendre très malheureux.

Les émotions sont reconnues comme étant un des quatre types d’opération mentale, à savoir : la motivation, les émotions, les cognitions et (moins fréquemment) la conscience.

Composantes de l’émotion


Conscience de soi

* Se connaître : connaître ses sentiments, comprendre la relation entre pensées, sentiments et actions.
* Se comprendre : identifier ses tendances dans sa vie affective, reconnaître ces mêmes tendances chez les autres.
* Intégrer ses sentiments : être conscient de son dialogue intérieur, voir comment on gère ses expériences, découvrir les sentiments déterminants.
* Se révéler : développer l'ouverture, créer la confiance dans ses relations. Déterminer quand cette révélation est appropriée.

Empathie

* Accepter l’autre : le considérer avec une attitude positive. Considérer les ressemblances et les différences comme un atout.
* Écouter l’autre : développer l'ouverture, l’accueil, l’intérêt pour le vécu de l’autre.
* Comprendre les sentiments des autres : percevoir les sentiments et préoccupations des autres, saisir leur point de vue.

Confiance en soi

* S'accepter : se considérer avec une attitude positive, éprouver de la fierté, reconnaître ses forces et ses lacunes..
* S'affirmer : exprimer ses sentiments et préoccupations sans agressivité ni passivité. Assumer son expérience personnelle. Émettre des messages je.

Efficience personnelle

* Prendre des décisions conscientes : examiner ses actions et en évaluer les conséquences, les prévoir.
* Assumer ses responsabilités : reconnaître les consé­quences de ses décisions et de ses actions. Tenir ses engagements.
* Gérer son stress : apprendre la valeur et les techniques de visualisation, de relaxation.

Compréhension interpersonnelle

* Comprendre les relations : saisir l’effet de son comportement sur les sentiments des autres et les effets des comportements des autres sur ses sentiments.
* Comprendre la dynamique de l’inclusion et de l’influence dans un groupe.

Interaction sociale

* Travailler en groupe, en équipe : coopérer, savoir quand et comment diriger, quand et comment collaborer, quand et comment faire confiance.
* Résoudre les conflits : confronter loyalement les autres. Reconnaître les besoins réciproques. Négocier avec créativité et respect.

Domaines principaux

 

* La connaissance des émotions. C'est la capacité de pouvoir identifier ses propres émotions.

* La maîtrise de ses émotions. C'est la capacité d'adapter ses sentiments à chaque situation et cela dépend de la conscience que l'on a de soi-même.

* La motivation. Les gens qui possèdent cette aptitude sont en général extrêmement productifs et efficaces dans tout ce qu'ils entreprennent.

* La perception des émotions d'autrui. Ces personnes sont alors douées pour l'enseignement, la vente, la gestion, et les autres métiers où l'intérêt pour les autres est primordial.

* La maîtrise des relations humaines. Savoir entretenir de bonnes relations avec les autres, c'est en grande partie savoir gérer leurs émotions.


L'intelligence émotionnelle et la relation parents-enfants

L'intelligence émotionnelle est l'ingrédient principal de toute bonne relation, notamment la relation parents-enfants. Lorsque vous comprenez comment votre enfant se sent vous pouvez ajuster votre attitude et lui donner un feed-back précis.

Lorsqu'un enfant se sent compris, il est beaucoup plus enclin à coopérer, négocier et obéir. Pour cela, il faut vous exercer à mettre des mots sur vos propres émotions d'abord. Un enfant n'apprendra pas à verbaliser ses émotions si personne dans son entourage ne lui montre comment s'y prendre.

Mettre des mots sur ses émotions ne signifie pas que l'on accepte tous les comportements, par contre nous n'avons aucun jugement de valeur à émettre sur le ressenti des autres. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise émotion. Toutes les émotions sont réelles et valables.

Lorsque votre enfant développe un vocabulaire des émotions, il se sent immédiatement soulagé et contrôle plus facilement les situations délicates.

Pour développer l'intelligence émotionnelle de leur enfant, les parents doivent commencer par reconnaître ses besoins affectifs dès son plus jeune âge. Cela commence par l'énonciation de phrases telles que "Tu es en colère, tu es triste". Cela aidera l'enfant à mettre un nom sur ses émotions. Les parents sont d'ailleurs invités à en faire de même pour leur propre ressenti : "Je suis en colère, je vais aller me calmer".

Chez les plus petits, cela peut aussi passer par des jeux de rôle : "Qu'aurait fait l'ours face à cette situation ? Se serait-il bagarré ?".

Enfin, il est important qu'après une crise, les parents prennent le temps d'analyser la situation avec l'enfant, et lui apprennent à la gérer à l'avenir.

Test d’intelligence émotionnelle pour les parents

Qu’est-ce que vous faites déjà pour élever un enfant émotionellement intelligent et qu’est-ce vous pouvez faire en plus.-

1. Occultez-vous  les problèmes graves à votre enfant?
Oui ----- Non

No. La majorité des psychologues pensent que les parents ne devraient pas cacher les problèmes graves à ses plus petits enfants. Les enfants sont beaucoup plus flexibles que ce que l’on pense et bénéficient des explications réalistes des problèmes.

2. Discutez-vous ouvertement vos erreurs?
Oui ----- Non

Oui. Pour devenir réalistes dans leur pensée et leurs expectatives, les enfants doivent apprendre à accepter les attributs positifs et les défauts de ses parents.

3. Votre enfant regarde plus de douze heures de télévision par semaine?
Oui ----- Non

No. L'enfant moyen regarde en réalité 24 heures hebdomadaires de télévision, et cela est trop. Cette activité passive fait très peu pour promouvoir les capacités en I.E. Les programmes violents à la télé sont particulièrement problématiques pour les enfants qui ont des difficultés à contrôler leur colère.

4. Avez-vous un ordinateur à la maison?
Oui ----- Non

Oui. Il y a un temps on croyait que les ordinateurs et les jeux exerçaient une influence préjudiciable sur le développement social de l'enfant, mais il semble que l'opposé est vrai. Les enfants (et les adultes) trouvent des nouvelles manières d'utiliser la computation et les services on line (Internet) qui en réalité augmentent les capacités du Q.I.

5. Êtes-vous quelqu’un d’optimiste?
Oui ----- Non

Oui. Les études montrent que les enfants qui sont optimistes sont plus heureux, ils ont plus de succès à l'école et sont réellement plus sains du point de vue physique. La forme fondamentale dans laquelle vos enfants développent une attitude optimiste ou pessimiste est en vous observant et en vous écoutant.

6. Aidez-vous votre enfant à se faire des amis?
Oui ----- Non

Oui. Les chercheurs dans le domaine du développement infantile croient qu'avoir un 'meilleur ami', particulièrement entre 9 et 12 ans constitue une borne de développement critique dans l'apprentissage pour avoir des relations intimes. L'enseignement des capacités pour cultiver des amis devrait commencer dès que votre enfant commence à marcher.

7. Contrôlez-vous le contenu violent de programmes de télévision et les jeux vidéo de votre enfant?
Oui ----- Non

Oui. Bien qu’il n'existe pas une preuve claire de ce qu’en regardant des programmes violents à télévision ou jouer avec des jeux vidéo violents conduise les enfants à l'agressivité, on peut affirmer que cela les désensibilise en ce qui concerne les sentiments et le souci des autres.

8. Passez-vous 15 minutes par jour ou plus avec votre enfant dans des jeux ou des activités non structurées?
Oui ----- Non

Oui. Lamentablement, les parents d'aujourd'hui passent de moins en moins de temps avec leurs enfants. Consacrer un temps déterminé pour jouer avec les plus petits et dans des activités non structurées avec les fils ainés, améliore leur propre image et leur confiance en eux- mêmes.

9. Avez-vous des moyens clairs et cohérents pour discipliner votre enfant et faire respecter les règles?
Oui ----- Non

Oui. Les parents autoritaires pourraient prévenir un nombre significatif de problèmes expérimentés actuellement par les enfants. Être parents dans une forme autoritaire en combinant la stimulation avec la discipline cohérente et appropriée. Beaucoup d'experts croient que les parents totalement permissifs sont la cause d'un nombre croissant de problèmes de l'enfance, y compris la conduite provocante et antisociale.

10. Participez-vous régulièrement à des activités de service communautaire avec votre enfant?
Oui ----- Non

Oui. Les enfants apprennent à se préoccuper des autres en faisant, pas simplement en parlant. Les activités de service la communauté apprennent aussi aux enfants beaucoup de capacités sociales et les aident à se maintenir éloignés des inconvénients.

11. Etes-vous sincère et honnête avec votre enfant, même à l'égard des questions douloureuses comme la maladie ou la perte d'un emploi?
Oui ----- Non

Oui. Beaucoup de parents pour protéger leurs enfants du stress, de préserver l'innocence de leur enfance, ne le sont pas, mais en réalité cela produit plus du dommage que du bien. Les enfants qui n'ont pas effectivement appris à affronter le stress deviennent vulnérables à de problèmes plus graves quand ils grandissent, en particulier dans leurs relations.

12. Apprenez-vous à votre enfant à se détendre comme un moyen de composer avec le stress, la douleur ou l'anxiété?
Oui ----- Non

Oui. Vous pouvez apprendre des formes de relaxation même aux enfants de 4 ou 5 ans. Cela ne les aidera pas à affronter les problèmes immédiats, mais peut les aider à vivre plus longtemps et d'une manière plus salutaire.

13. Parlez-vous à votre enfant lorsqu’il a de la difficulté à résoudre un problème?
Oui ----- Non

No. D’après les investigations les enfants peuvent résoudre des problèmes bien avant de ce que l’on croit. Quand les enfants apprennent à résoudre leurs propres problèmes, ils acquièrent une confiance en eux- mêmes et apprennent des capacités sociales importantes.

14. Fêtez-vous régulièrement des réunions en famille?
Oui ----- Non

Oui. Les enfants utilisent les modèles comme la forme individuelle la plus importante pour apprendre des capacités émotives et sociales. Les réunions en famille sont une forme idéale pour les apprendre à résoudre des problèmes et à fonctionner dans un groupe.

15. Tenez-vous à que votre enfant aie toujours de bonnes manières avec les autres?
Oui ----- Non

Oui. Les bonnes manières sont faciles à apprendre et extrêmement importantes pour l'école et le succès social.

16. Avez-vous pris le temps d'apprendre à vos enfants à percevoir l'humour de la vie quotidienne, y compris leurs problèmes?
Oui ----- Non

Oui. Un nombre croissant d'études montrent que le sens de l'humour constitue non seulement une capacité sociale importante, mais représente aussi un facteur significatif pour la santé mentale et physique de l’enfant.

17. Êtes-vous flexible avec les habitudes d'étude et le besoin d'organisation de votre enfant?
Oui ----- Non

No. Il est nécessaire d’être flexible dans beaucoup d'aspects, mais non en ce qui concerne les habitudes d'étude et les capacités de travail. Pour avoir du succès à l'école et plus tard au travail, vos enfants ont besoin d'apprendre une autodiscipline, un maniement du temps et des capacités d'organisation.

18. Encouragez-vous votre enfant à continuer à persévérer, même quand il se plaint que quelque chose est trop difficile ou même quand il échoue?
Oui ----- Non

Oui. L'un des ingrédients les plus importants pour devenir un grand réalisateur est la capacité de surpasser la frustration et de maintenir un effort persistant en face de l'échec. En général, les parents n'exigent pas d'effort suffisant à leurs enfants.

19. Tenez-vous à que votre enfant maintienne un régime alimentaire sain et l'exercice quotidien?
Oui ----- Non

Oui. En plus des bienfaits physiques évidents d'une bonne diète et de l'exercice, un style de vie salutaire occupe un papier important dans la biochimie du cerveau en développement de votre fils.

20. Savez-vous quand votre enfant ne dit pas la vérité, même dans une affaire mineure?
Oui ----- Non

Oui. La compréhension de la sincérité est modifiée chez les enfants à mesure qu'ils grandissent, mais dans le cadre familier, il faudrait toujours mettre l'accent sur le fait d'être vérace.

21. Respectez-vous la vie privée de votre enfant, même si vous pensez qu’il fait quelque chose de nocif pour lui-même et les autres?
Oui ----- Non

No. Quand on élève des enfants, l'intimité et la confiance vont de la main. À tout âge, les enfants devraient comprendre la différence entre ce qui peut se maintenir privé et ce que vous devez savoir.

22. Permettez-vous que l'enseignant de votre enfant gérer les problèmes de motivation à l'école sans votre participation?
Oui ----- Non

No. La motivation commence à la maison. Plus les parents participent à l'éducation de leurs enfants, plus les enfants auront des probabilités d'avoir du succès.

23. Pensez-vous que vous devriez être plus tolérant avec les problèmes de vos enfants puisque vous avez les mêmes ou similaires?
Oui ----- Non

No. Il ne semble pas surprenant que les enfants aient souvent les mêmes problèmes que leurs parents. Si vous luttez contre des sujets sérieux comme la dépression ou le mauvais caractère, vous devriez chercher des moyens de changer tant votre propre comportement comme celui de votre fils.

24. Laissez-vous votre enfant seul s’il ne veut pas parler de quelque chose qui l’irrite ou dérange?
Oui ----- Non

No. Il plaît à très peu d'enfants parler de ce qui les perturbe, mais depuis la perspective de l'intelligence émotive, vous devriez encourager vos enfants pour qu'ils parlent de leurs sentiments. Parler des problèmes et utiliser des mots pour les sentiments peut changer la forme dont le cerveau des enfants se développe, en formant des liens entre la partie émotive et la partie pensante du cerveau.

25. Croyez-vous que chaque problème a une solution?
Oui ----- Non

Oui. On peut apprendre aux enfants, ainsi qu'aux adolescents et aux adultes, à chercher des solutions au lieu de dilater les problèmes. Cette forme positive de voir le monde peut améliorer la confiance en soi-même et les relations de votre fils.
Extrait du livre "L’Intelligence Émotionnelle des Enfants" de Lawrence Shapiro

Qu’est-ce un enfant émotionnellement intelligent ?

Chez les enfants, être émotionnellement intelligent signifie savoir reconnaître ses émotions et celles des autres, être capable de contrôler ses pulsions, savoir se motiver soi même, savoir retarder les gratifications, et en général être capables d’affronter avec réalisme et optimisme les hauts et les bas de la vie.

Les recherches en psychologie montrent que les enfants élevés avec intelligence émotionnelle jouissent de meilleure santé, ils ont des meilleures qualifications scolaires, ils entretiennent des meilleures relations avec leurs pairs, ils ont moins de problèmes de comportement, ils sont moins violents et ils ont plus de sentiments positifs. De plus, ils sont capables de se consoler plus vite après une déception et de se remettre plus facilement d’un découragement ou d’une angoisse afin de retourner à des activités productives.

Comment apprendre à vos enfants à être émotionnellement intelligent ?

Les enfants apprennent principalement en observant et en imitant leurs parents. Pour avoir des enfants émotionnellement intelligents les parents doivent être émotionnellement intelligents et les guider à travers le monde des émotions.

* Les parents émotionnellement intelligents acceptent les sentiments de leurs enfants de manière inconditionnelle. Ils n’essaient pas de nier ces sentiments ni de les ignorer. Ils ne diminuent pas leur importance ni ridiculisent l’enfant qui les exprime.

* Les parents EI sont conscients de leurs propres émotions et celles de leurs êtres chers, même de celles considérées négatives comme la tristesse, la rage et la peur.

* Les parents EI n’ont pas peur de monter leurs émotions à leurs enfants. Par exemple, ils peuvent pleurer devant eux quand ils sont tristes, ils peuvent s’énerver et dire à leurs enfants ce qui les rend furieux.

* Les parents EI comprennent les émotions et ont confiance en eux mêmes pour exprimer colère, tristesse et peur d’une manière constructive. Ils se savent un exemple pour leurs enfants puisque l’expression émotionnelle d’un parent peut donner une information très précieuse à l’enfant sur comment gérer ses sentiments.

Par exemple : un enfant qui voit ses parents entamer une dispute et ensuite résoudre leurs différences amicalement, apprend une riche leçon sur la résolution de conflits et sur la stabilité des relations amoureuses. Un enfant qui voit ses parents extrêmement tristes, suite à la mort d’un être proche, peut apprendre comment vivre et à surmonter la peine et le désespoir, d’autant plus si les parents se soutiennent et se consolent l’un l’autre. L’enfant peut alors apprendre que le fait de partager la tristesse mène à être plus unis.

* Les parents EI ne tentent pas de protéger leurs enfants des situations fortement chargées en émotions, ils savent que les enfants ont besoin de ces expériences pour apprendre à gérer leurs émotions.

* Quand les parents EI blessent leur enfant, ils n’ont pas honte de demander pardon et de chercher à apprendre de l’incident en lui apprenant ainsi à gérer des émotions gênantes comme la honte, la culpabilité et les remords.

* Les parents EI ne surprotègent pas leur enfants, ils leur font fort confiance, sachant que l’estime de soi de l’enfant grandit à chaque opportunité qu’il a de résoudre ses propres problèmes par lui même.

* Les parents EI posent des limites et donnent à leurs enfants des messages claires et consistants sur les comportements acceptables et sur ceux qui ne le sont pas. Lorsqu’un enfant connaît les règles et comprend les conséquences si elles ne sont pas respectées, il se sent plus responsable de son comportement.

L’éducation émotionnelle fonctionne bien avec des types de discipline basés sur l’établissement de règles claires et de conséquences cohérentes lors de mauvais comportements. 


Aidez votre enfant à développer son intelligence émotionnelle

Les parents peuvent encourager l'apprentissage émotionnel de leur enfant de deux manières :

* Par l'intermédiaire de l'éducation
* En donnant l'exemple

Eduquer les sentiments

Il est possible d'apprendre à un enfant à distinguer et à exprimer ses sentiments. Quand un enfant tombe, il se met à pleurer. S'il veut quelque chose et que vous ne cédez pas, il se met aussi à pleurer. Plutôt que de l'obliger à se taire, de l'ignorer ou de le consoler, vous pouvez établir un échange avec lui et lui faire comprendre que pleurer parce qu'on s'est fait mal ou pleurer pour un caprice sont deux choses différentes.

Les parents doivent apprendre à leur enfant à comprendre les nuances que possèdent les différents sentiments. Vous devez lui enseigner la différence entre le sentiment de mécontentement parce que vous ne lui avez pas acheté un jouet et la tristesse qu'il ressent quand qu'il ne veut pas aller à la crèche ; la mélancolie quand il est rejeté par les autres enfants de son âge et la souffrance quand quelque chose de mal arrive à un être cher.

Maman et papa doivent aider leur enfant à exprimer les émotions qu'il ressent, mais ils doivent aussi être les premiers à extérioriser leurs émotions correctement, car un parent qui adopte des attitudes inappropriées, en criant sur son enfant par exemple, ne va pas aider son enfant à reconnaître ses sentiments.

Enseigner la maîtrise de soi : apprenez à votre enfant à réagir de façon constructive

Les parents qui réussissent à enseigner la maîtrise de soi à leurs enfants ont quelque chose en commun: ils ont développé six habitudes saines qui leur permettent d'aborder de front les émotions de leur enfant :

* Ils sont sensibles à l'état émotionnel de leur enfant et engagent toujours la conversation avec lui s'il y a quelque chose qui cloche.
* Ils encouragent leur enfant à révéler ses émotions et profitent de cette opportunité pour lui enseigner la maîtrise de soi et se rapprocher de lui.
* Ils font l'effort réfléchi de nommer les émotions afin que leur enfant apprenne à identifier correctement ses propres sentiments.
* Ils font preuve d'empathie lorsqu'ils sont à l'écoute de leur enfant, et confortent fréquemment les sentiments de ce dernier.
* Ils encouragent leur enfant à chercher lui-même des solutions au problème.
* Ils établissent des normes comportementales claires et apprennent à leur enfant à différencier les comportements appropriés (lorsqu'il exprime ses émotions) des comportements inacceptables.


L’intelligence émotionnelle des enseignants et la réussite scolaire

L’éducation ne comporte pas que des apprentissages intellectuels, culturels ou techniques. Mais aussi l’éducation émotionnelle, et qui comporte une palette variée d’apprentissages liés à la connaissance de soi, au développement de compétences personnelles, relationnelles, sociales et de communication.

Il est désormais incontestable également que tout apprentissage, et donc toute réussite scolaire, dépend essentiellement de facteurs étroitement liés à l’émotionnel. La réussite scolaire repose sur une combinaison d’attitudes, de schémas de croyances, d’états émotionnels et d’un contexte favorables aux apprentissages  les derniers conditionnant considérablement les premiers. Il en résulte évidemment que tout enseignant, pour être efficace, doit nécessairement être capable de gérer des aspects relationnels et communicationnels de l’enseignement qui n’ont à priori rien à voir avec la matière qu’il est chargé d’enseigner.

Comment les émotions conditionnent la performance

Dans cette perspective, l’enseignant est invité à opérer toute une série de recadrages de son action pédagogique. Il est désormais un médiateur/facilitateur dans un processus d’apprentissage, plutôt qu’un modèle à suivre ou un fournisseur d’information. Il pose des questions plus que n’offre des réponses, guidant la découverte plutôt qu’évaluant l’assimilation. Il soutient, apprécie et encourage plutôt que n’indique les erreurs ou manquements

* Il faudra savoir comment aider à identifier les schémas négatifs et amener à faire le choix de les recadrer en affirmations positives.

* Il faudra rendre à l’élève son pouvoir, reconnaître ses choix et l’aider à clarifier ses intentions, à identifier, le cas échéant, des objectifs et des choix plus satisfaisants.

* Il faudra l’aider à identifier ses ressources ainsi que son propre mode, style et rythme d’apprentissage.

* Sachant que l’environnement joue un rôle important, l’enseignant devra savoir comment modifier certains aspects environnementaux afin de permettre d’explorer des perspectives et des expériences différentes.

* Il facilitera les processus de groupe et en gèrera la dynamique de manière à obtenir un environnement positif et stimulant, dans lequel chacun se sent entendu et reconnu.

* Il saura reconnaître, accueillir et gérer les émotions, démontrant une maîtrise personnelle, une acceptation et une capacité à refléter, renvoyant chacun à son propre vécu, à ses propres apprentissages, en invitant à prendre responsabilité et à solutionner les éventuels conflits.


L’éveil de l’Intelligence Émotionnelle

C’est donc essentiel pour permettre à l'enfant et à l'élève de comprendre ce que sont les émotions afin de lui donner la chance de sortir de leurs emprises et d’en retirer le maximum pour leur bien-être. D’où l’importance d’apprendre, le plus tôt possible dans l'enfance, à les maîtriser et à les empêcher de naître.

Les objectifs

* Définir ce qu’est une émotion, ce qu’elle apporte comme changement dans le corps et ses caractéristiques.
* Comprendre comment se fait l’apprentissage d’une émotion
* Étudier les étapes que suit une émotion sa vitesse de réaction, son fonctionnement, ses relations avec la pensée, le système de croyances et de valeurs de l’individu.
* Découvrir l’importance du plaisir
* Apprendre à se fixer des objectifs et à les réaliser
* Décrire comment une décision se prend
* Expliquer le rôle du langage non verbal dans la communication
* Étudier les traits de personnalité
* Voir les bienfaits des enseignements de l’intelligence émotionnelle
* Permettre d’accroître l’intelligence émotionnelle en donnant des exercices pratiques et des techniques concrètes
* Apprendre à désamorcer une émotion, surtout de ne pas la laisser naître
* Contrôler ses pensées
* Apprendre à se préparer à l’incontrôlable et à l’imprévisible.

Dans un deuxième temps, l’éveil de l’intelligence émotionnelle amène l’élève à :

* Identifier ses propres émotions et celles des autres
* Exprimer correctement ses émotions et d’aider l’autre à exprimer les siennes
* Comprendre ses propres émotions et celles des autres
* Gérer ses émotions et de s’adapter à celles des autres
* Utiliser ses émotions et les habiletés propres à l’intelligence émotionnelle pour: bien communiquer, prendre de bonnes décisions. se motiver et motiver les autres et entretenir de bonnes relations interpersonnelles.

La réussite de l’enfant dépend davantage de
son quotient émotionnel que de son quotient intellectuel

Les personnes les plus heureuses dans leur vie et dans leurs relations sociales ne sont pas les plus intelligentes mais bien celles qui sont «émotionnellement intelligentes», c'est-à-dire, celles qui reconnaissent et comprennent leurs sentiments ainsi que ceux des autres.



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