samedi 7 janvier 2017

Les Enfants et les Adolescents Ont Besoin de Dormir



Les troubles du sommeil de l’enfant agissent sur l’activité cérébrale 
et peuvent donner lieu à des problèmes de comportement et d’échec scolaire


Sans sommeil, les neurones peuvent devenir si faibles en énergie ou tellement  pollués par les produits dérivés des activités cellulaires normales qu’ils commencent à mal fonctionner. Le sommeil peut aussi donner au cerveau une chance d’exercer d’importantes connexions neuronales qui autrement pourraient se détériorer à cause d’un manque d’activité.

Le sommeil profond correspond à la sécrétion de l’hormone de croissance chez les enfants et les adolescents.  Plusieurs  cellules du corps augmentent leur production et leurs protéines pendant le sommeil profond.


Troubles du sommeil chez les enfants

Un enfant qui ne dort pas assez, ou qui dort mal, qui a un manque de sommeil est un enfant qui ne parvient pas à restaurer ses ressources et qui aura d’importantes difficultés à mener à bien les activités de la journée. L’enfant, a des besoins en sommeil très importants pour achever le développement de son système nerveux.

Les troubles de l’attention et de la concentration sont également les conséquences fréquentes d’un trouble du sommeil ou d’un manque de sommeil.

Les troubles du sommeil des enfants pendant la nuit peuvent se manifester dés le plus jeune âge et peuvent aussi parfois inquiéter les parents. Angoisses, terreurs nocturnes, cauchemars, peur du noir, somnambulisme… l’enfant peut être touché par ce type de trouble du sommeil.

Quelques chiffres sur les troubles du sommeil chez l’enfant :

* 1 à 3% des jeunes enfants de moins de 6 ans ont un syndrome de l’apnée du sommeil.
* Entre 6 mois et 3 ans, 25 à 50% présentent des troubles du sommeil des enfants.


Les causes principales des troubles du sommeil des enfants


* Des infections ou des troubles digestifs.
* Un mauvais respect du rythme naturel de l’enfant ou encore des horaires irrégulières : contraintes horaires des parents, conditions d’endormissement.
* Des difficultés à l’école ou dans la famille.
* Des problèmes de relations entre l’enfant et les parents.


Caractéristiques des principaux troubles du sommeil des enfants


L’enfant :

* a du mal à rester longtemps attentif,
* à diriger toutes ses facultés vers un même objet,
* à l’école, il va avoir tendance à décrocher, à ne pas suivre l’intégralité de la leçon, ou à laisser son esprit vagabonder.

Certains jeunes enfants ont parfois l’air un peu obnubilé, le regard vague, s’attachant habituellement à des tâches réservées à des plus petits qu’eux. Un enfant de 2 ans va ainsi rester assis au lieu d’explorer la pièce.

Ces comportements font souvent l’objet d’un signalement par les professionnels de la crèche ou de école, l’enfant ayant des difficultés à s’intégrer aux activités avec les autres. Le manque de sommeil sera souvent détecté par les structures qui accueillent l’enfant.

Les terreurs nocturnes et surtout les cauchemars sont des troubles du sommeil chez les enfants assez courants.

Les terreurs nocturnes


Si l’enfant semble très perturbé en pleine nuit, pendant son sommeil, il est possible qu’il ne soit pas en train de faire un cauchemar banal; il est probablement en train de vivre quelque chose de plus sérieux : les terreurs nocturnes.

Les terreurs nocturnes vont se produire plutôt au début de la nuit pendant le sommeil profond. A la différence des cauchemars, l’enfant reste endormi, il n’est pas réveillé. C’est un trouble du sommeil chez les enfants qui passe assez rapidement et l’enfant ne s’en souviendra même pas le lendemain et il est conseillé de ne pas lui en parler.

Il ne faut pas confondre les terreurs nocturnes et les cauchemars.

Les cauchemars


A l’inverse, les cauchemars surviennent plus tard dans la nuit pendant le sommeil paradoxal. C’est dans cette phase du sommeil que le cerveau est en pleine activité, avec notamment la construction des rêves  et des cauchemars aussi.

Pendant ce trouble du sommeil des enfants, il faut rassurer l’enfant qui est réveillé, surtout s’il a du mal à s’endormir ou s’il se met à pleurer. Le lendemain, on peut lui en parler avec des mots simples.

Il n’est pas rare que l’enfant se souvienne de ses rêves et de ses cauchemars. il s’agira simplement de le rassurer mais si les cauchemars surviennent régulièrement et sont plus intenses, cela peut être le signe d’une anxiété plus importante.

Le somnambulisme


Le somnambulisme est en général observé chez les enfants de 3 à 10 ans. C’est un trouble du sommeil des enfants  particulièrement handicapant dans la vie de tous les jours. Cette pathologie d’origine neurologique est assez fréquente chez les enfants, plus rare chez les adultes.


Fatigue suite à un manque de sommeil


La fatigue est bien sûr un symptôme courant à la suite de troubles de sommeil récurrents. L’enfant :

* est plus fatigable,
* il ne veut pas marcher au parc,
* n’a pas la force d’aller jouer dans la cour de récréation,
* il s’endort n’importe où, n’importe quand, la tête sur sa table en classe ou dans le canapé du salon alors que ce n’est pas l’heure de se coucher.


Le manque de sommeil peut provoquer de l’hyperactivité


L’une des conséquences fréquentes des troubles du sommeil est aussi l’hyperactivité. Cela peut sembler paradoxal, mais un enfant qui est en manque de sommeil est souvent agité, il compense son épuisement et l’angoisse liée à l’endormissement par des manifestations bruyantes et parfois dangereuses.

Il se peut par exemple :

* qu’il pousse de cris perçants, même à un âge avancé, ce qui est rapidement insupportable par son entourage.
* il courre, il glisse, saute dans l’appartement,
* sollicite l’adulte à tout propos,
* et passe très rapidement du rire aux larmes.

Il peut avoir également des comportements dangereux, comme escalader des fauteuils ou tirer la nappe d’une table au risque de faire tomber une lampe sur la tête.

Ces attitudes épuisantes pour lui comme pour les parents visent essentiellement à attirer l’attention de ces derniers, et manifestent une lutte effrénée contre l’angoisse liée à l’abandon qu’implique l’état de sommeil.

Ces enfants restent hyperactifs comme pour résister au sommeil, pour ne pas y céder tant ils en ont peur.



Un manque de sommeil provoque de l’irritabilité


Un enfant en manque de sommeil est très irritable. C’est une indication possible pour repérer un trouble du sommeil non aperçu. Nourrisson il pleure, s’agace facilement, refuse de se laisser manipuler.

Plus grand, il se montre intolérant à la frustration, jette les objets ou s’énerve pour un rien.

Suite à ce manque de sommeil, la fatigue qu’il ressent le rend plus vulnérable, il a du mal à réguler les tensions du quotidien, et le moindre problème l’irrite.

C’est un phénomène qu’on observe aisément lorsqu’un enfant de 2 ou 3 ans n’a pas fait sa sieste, et qu’en fin de journée il se montre insupportable. Le manque de sommeil lui rend très difficile :

* le contact avec autrui,
* l’attention que demande une relation,
* des échanges,
* et il va s’énerver à tout propos.


Agir suite à un manque de sommeil chez l’enfant


De la grande fatigue à l’extrême agitation, les répercussions d’un trouble du sommeil ou d’un manque de sommeil sont donc très variées.

Pour la famille et l’entourage, de telles manifestations sont rapidement intolérables. L’enfant qui ne se concentre pas a l’air de ne pas écouter ce qu’on lui dit, d’être détaché de tout.

Il est important de comprendre qu’un tel comportement marque une souffrance chez l’enfant, et que celui-ci exprime par là une difficulté.

Il ne faut pas hésiter à demande de l’aide, auprès des structures de crèches ou d’écoles élémentaires par exemple, pour savoir ce qu’elles ont repéré, ou auprès des centres de protection maternelle et infantile (PMI) pour un enfant plus jeune.


Le sommeil à l’adolescence

A l’adolescence, le sommeil est souvent négligé. Les adolescents finissent par entasser des dettes de sommeil qui détériorent leurs conditions sportive et intellectuelle, et entravent leur réussite scolaire.

Les modifications du cycle du sommeil à l’adolescence


Les adolescents ont bien souvent la réputation de se coucher trop tard, et de s’endormir en classe. Des analyses récentes prouvent que les habitudes de sommeil à l’adolescence diffèrent vraiment des adultes ou des plus jeunes.

Ces études prouvent que, au cours de l’adolescence, le sommeil est modifié : le rythme circadien du corps est pendant le temps de l’adolescence prévu pour s’endormir plus tard et se réveiller plus tard.

Les changements dans les cycles du sommeil. Le sommeil, qui se compose de deux phases, est perturbé à l’adolescence : le sommeil lent, plus réparateur, a tendance à diminuer alors que le sommeil paradoxal, celui des rêves, reste constant.

Cette modification parait être dû au fait que la mélatonine, hormone du sommeil, fabriqué par le cerveau, est produite plus tard à l’adolescence que pour les enfants et les personnes majeures. Il en résulte un endormissement plus tard dans la soirée. C’est cette hormone indique au corps humain le moment de dormir. Or, chez l’adolescent, ces sécrétions sont décalées. Alors que chez les adultes et les enfants, le corps la libère en début de nuit, celui des adolescents la déclenche en fin d’après-midi ou tard le soir.

À l’âge de l’adolescence, la température du corps chute plus tard dans la soirée. Or, la température corporelle doit baisser légèrement pour provoquer un endormissement.

Il est tout à fait normal que le sommeil soit troublé à l’adolescence puisque qu’un adolescent se couche plus tard car ses rythmes sont décalés. La tendance s’inversera tout doucement lorsqu’il arrivera à l’âge adulte et il retrouvera un rythme de sommeil normal.


Le sommeil à l’adolescence perturbé par une surcharge de travail et d’activités


Les adolescents ont énormément de contraintes scolaires et environnementales. Ils apprécient partir, se distraire, regarder la télévision, autant d’intérêts qu’ils exercent la plupart du temps à l’adolescence à défaut de leur sommeil ou au moment normalement réservé à leurs devoirs.

Face à une réduction d’influence parentale typique à l’adolescence, ils s’organisent eux-mêmes pour leur emploi du temps. Les contraintes scolaires les imposent à veiller tard le soir, autrement, ils consacrent toujours plus de moments aux inédites technologies : ordinateur, internet, téléphones et Texto, consoles de jeux vidéo, télévision.

Ordinateurs, tablettes tactiles, portables, Smartphones perturbent à ‘l’adolescence leur sommeil par les écrans.

A l’adolescence, le sommeil n’est pas une priorité. Ils connaissent mal l’utilisation du rythme veille/sommeil et le rôle important du sommeil pour une bonne récupération. Résultat, les horaires, la qualité et quantité de sommeil à l’adolescence ne sont pas en adéquation pour avoir une bonne condition sportive et intellectuelle adéquate pour leur scolarité.

Leurs facultés d’apprentissage, leur concentration diminuent, tandis qu’ils deviennent somnolents la journée, à la maison et/ou en classe, voire déprimés.


Conseils pour aider les adolescents dans leur sommeil


Si on constate que l’adolescent souffre de réelles insomnies durant la nuit, il faudra consulter un médecin. En effet, la dépression peut être la raison de ces troubles du sommeil et discuter avec un professionnel de santé aidera à éclaircir la situation.

* Sur l’heure pour s’endormir. Même si ce n’est pas toujours facile, tenter d’ouvrir le dialogue avec l’adolescent. La principale cause de l’insomnie est l’angoisse. Le lycée, les études, l’argent, l’amitié et l’amour. Sa tête est toujours en proie aux doutes, au stress et aux  questions et tout cela peut l’empêcher de trouver le sommeil une fois la nuit venue.

* Pour aider l’adolescent à récupérer un rythme de sommeil plus sain. Lui conseiller de se coucher quinze à vingt minutes plus tôt que d’habitude, chaque soirPour réapprendre peu à peu à se coucher tôt pendant la semaine, oublier les grasses matinées excessives le week-end et tout particulièrement le dimanche matin.

* Console de jeux vidéos, télévision et internet sont à éviter quand l’heure de se coucher approche le soir venu, diminuer l’intensité de la lumière et créer une ambiance plus tamisée.

* Éviter le café, sodas, alcool, boissons énergétiques ou très sucrées. Toutes ces substances, généralement riches en caféine, empêchent de dormir et peuvent dérégler le sommeil. Alors après 17h, interdiction de les consommer.

* Pour qu’il soit fatigué le soir venu, l’encourager à pratiquer une activité sportive après l’école. Du foot, du tennis ou bien de la gym, le sport le fatiguera et lui permettra de s’endormir plus facilement une fois la nuit venue.

D’autre part, de nombreuses méthodes douces et alternatives existent pour aider les adolescents à trouver le sommeil. L’homéopathie, la phytothérapie ou bien les remèdes de grand-mère pourront peut-être suffire.

Toutefois, il ne faut pas oublier que pour le sommeil à l’adolescence, on a encore besoin de beaucoup de sommeil pour sa croissance. Il est donc nécessaire de trouver un compromis avec lui.

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Surpoids et hyperactivité de l'enfant induits par un manque de sommeil


Une étude de l’université Montréal, présentée au symposium ELDEQ (Étude longitudinale du développement des enfants du Québec) en 2008, révèle que plus d'un quart (26%) des petits de deux ans et demi qui dorment moins de 10 heures par nuit sont en surpoids à l’âge de 6 ans. En revanche, la proportion ne dépasse pas 15% chez les enfants qui dorment 10 heures par nuit et tombe même à 10% chez ceux s'offrant des nuits de 11 heures. L’étude a été menée sur 1.138 enfants de 2 à 6 ans.

Cette augmentation du risque de surpoids chez les enfants qui dorment trop peu aurait une explication hormonale. Lorsque nous dormons moins, nous produisons plus de ghreline, une hormone secrétée par l’estomac et qui stimule l’appétit.

L'étude démontre également que la sieste ne remplace pas le temps de sommeil nocturne perdu. En effet, les enfants qui dorment moins la nuit ont aussi tendance à faire des siestes plus courtes.

La même étude montre aussi que le manque de sommeil est lié à l'hyperactivité de l'enfant. Parmi les sujets dormant moins de 10 heures à l’âge de deux ans et demi, 22% étaient hyperactifs à six ans, soit deux fois plus que le taux observé chez ceux qui dormaient 10 ou 11 heures par nuit.

C'est bien le manque de sommeil qui induit l'hyperactivité, et non l'inverse. Contrairement à l'effet produit chez l'adulte, une nuit trop courte provoque chez l'enfant, en général, un état d'excitation plus grand.


Les nuits tardives épuisent la puissance cérébrale des enfants


Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Londres, publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health en juillet 2013, les enfants qui vont au lit à des heures irrégulières ou après 21 heures ont tendance à se dégrader en lecture et en mathématiques.

Plus de 11.000 enfants ont participé à une étude longitudinale qui a révélé des horaires de sommeil irréguliers et de fréquentes nuits tardives, ce qui a entraîné une détérioration des performances des tests de lecture et des capacités mathématiques. L'étude a examiné les enfants à trois ans, cinq ans, et sept afin de suivre leur rendement scolaire par rapport à leurs bedtimes. Les filles qui ne se couchaient pas régulièrement ont montré un plus grand préjudice à leur performance globale que les garçons.

Selon les chercheurs les routines semblent vraiment être importantes pour les enfants. De facteurs externes tels que les ménages instables et les familles peuvent conduire à de mauvaises performances.

Les enfants qui avaient des ménages moins stables tendent à être moins favorisés socialement et regardent souvent la télévision tard dans la nuit, tandis que les enfants dont les familles ont une structure plus rigide lisent souvent avant d’aller au lit.

Quand un enfant ne reçoit pas le bon sommeil à intervalles réguliers chaque nuit, la capacité de son cerveau de stocker de nouvelles informations devient affaiblie.

Bedtimes erratiques étaient les plus courantes à l'âge de trois ans, quand environ un sur cinq des enfants sont allés au lit à divers moments. À l'âge de sept ans, plus de la moitié des enfants allaient au lit régulièrement entre 19 h 30 et 20 h 30.

Lorsque la fonction cérébrale est en jeu, il est probablement préférable d'établir un bon rythme de coucher au début de l'enfance.


Le manque sommeil bloque irréversiblement la plasticité du cerveau


Étude publiée par des chercheurs de la New York University et de l'Université de Pékin dans la revue Science en juin 2014.

Les travaux des scientifiques américains et chinois, menés sur la souris, autorisée ou privée de sommeil, montrent l’impact d’une privation sur la formation de nouvelles dendrites, les portes d'entrées des neurones qui traitent et relayent l'information d'un neurone à l'autre. Alors que la formation de nouvelles dendrites est associée à l'apprentissage et à la plasticité du cerveau, le rôle essentiel du sommeil sur ces nouvelles connexions est à nouveau confirmé et documenté.

Les chercheurs ont entraîné des souris à exécuter une tâche  marcher sur une tige , puis, certaines ont été autorisées à dormir après, d’autres ont été privées de sommeil. Les cerveaux des souris ont ensuite été examinés pour voir comment le sommeil pouvait influencer les connexions entre les cellules nerveuses dans le cerveau.


Le manque de sommeil accroîtrait les risques d'obésité


Des chercheurs de l’hôpital St Luke’s – Roosevelt et de l’Université de Columbia de New York, dont les résultats ont été présentés lors d'une réunion de l'Association nord-américaine pour l'étude de l'obésité en 2004, ont étudié l’activité cérébrale de personnes privées de sommeil regardant des images de nourriture saine et de nourriture de mauvaise qualité  trop grasse, trop sucrée ou trop salée.

25 hommes et femmes de poids normal ont participé à cette expérience de cinq jours. Les scientifiques ont comparé les résultats de scans du cerveau pris après des nuits de quatre heures avec ceux de scans pris après des nuits normales allant jusqu’à neuf heures de sommeil ininterrompu. Ils ont observé que les deux types de nourriture  saine ou malsaine  activaient des régions différentes du cerveau et que les régions du cerveau associées à l’envie de malbouffe étaient plus actives en cas de restriction du sommeil.

Les chercheurs ont trouvé que la vue d’images de nourriture de type junk food stimule davantage certaines zones du système de récompense du cerveau chez les personnes privées de sommeil. Le système de récompense ou système de renforcement fait partie des centres du plaisir du cerveau : il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’actions et de comportements alimentaires notamment.

Ces résultats suggèrent que les personnes succombent plus facilement à la tentation de consommer des aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés lorsqu’elles n’ont pas dormi assez longtemps. Ils confirment le lien entre manque de sommeil et surpoids.

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Le temps de sommeil nécessaire varie considérablement d’une personne à l’autre. Il diminue généralement à mesure que l’on avance en âge. Le nourrisson dort presque tout le temps entre ses repas, les enfants ont besoin de dix à douze heures de sommeil par jour et les adultes, de six à neuf heures.

Le sommeil permet la récupération de la fatigue physique et nerveuse accumulée dans la journée ; il favorise la croissance, le renouvellement cellulaire et le maintien d’innombrables autres fonctions essentielles de l’organisme. Un sommeil de qualité aide aussi à conserver le poids d’équilibre.

Le manque de sommeil, le travail de nuit et les décalages horaires peuvent provoquer des dérèglements de notre horloge biologique et des modifications de notre métabolisme. Par ailleurs, un excès de fatigue constitue un obstacle au bon déroulement de la digestion des aliments, ce qui peut avoir des répercussions sur le stockage des graisses.

Moyens naturels pour améliorer la qualité du sommeil


Mais avant tout, il faut tenter de prendre certaines bonnes habitudes. Par exemple, ne pas prendre le dernier repas de la journée trop tard  au plus tard deux heures avant de vous coucher  et éviter les repas du soir trop lourds ou trop arrosés. Éviter le café et le thé en soirée et même à partir de 15 heures si on a des difficultés à s’endormir et prendre plutôt une tisane avant de se mettre au lit.

Un peu d’exercice avant le coucher  une promenade digestive ou de la gymnastique douce, par exemple  peut aider à dormir. Un effort physique trop intense juste avant d’aller au lit stimulera et empêchera de dormir.

Ne pas passer pas trop de temps devant l’ordinateur ou la télévision en soirée car cela peut engendrer nervosité et agitation, peu propices au sommeil de qualité.

Diverses techniques de relaxation  respirations profondes, méditation, auto-massages  peuvent aider à mieux dormir en réduisant les tensions et les pensées négatives ou obsessionnelles. Les médecines douces  phytothérapie, homéopathie, acupuncture  offrent également diverses solutions.

Les remèdes de grand-mère pour un bon sommeil sans somnifère


Un verre de lait. Grâce aux effets apaisants du tryptophane, le lait chaud facilite le sommeil. A prendre tranquillement au coucher, juste avant de s’endormir.
Une infusion de plante. Réputées pour leurs vertus soporifiques, la camomille, le tilleul ou à la fleur d'oranger  sont des valeurs sures.
Un bain. Rien n'est plus relaxant qu'un bain moussant tiède qui conditionne avant le coucher en facilitant la détente.
La lavande. C'est une plante bienfaitrice, très relaxante. Déposer un sachez de lavande sous l’oreiller ou quelques gouttes d'huile essentielle dessus.
Des fruits. Certains fruits, comme la banane ou la pomme favorisent la détente car elles contiennent l'acide aminé le tryptophane.
L’améthyste. Cette pierre semi-précieuse apaiserait les problèmes d’insomnie. A placer sous l’oreiller.


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