dimanche 20 mars 2016

Proprioception – Sixième Sens : Relation avec le Développement Cérébral de l'Enfant



C'est la perception que nous avons de notre corps au repos ou en mouvement

Nous connaissons tous l’existence de nos cinq sens: l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vision et le goût. Or, il en existe un autre que nous utilisons constamment: la proprioception. Celui qui pourrait être qualifié de sixième sens demeure trop souvent méconnu malgré le fait qu'il nous permette d'améliorer plusieurs aspects de nos mouvements en commençant par l'équilibre et les performances sportives.

La proprioception  formée du latin proprius (propre), et de ception (sensibilité profonde)  désigne la perception, consciente ou non, de la position des différentes parties du corps. Elle fonctionne grâce à de nombreux récepteurs sensoriels situés dans l’oreille interne, les muscles et les tendons.

La proprioception regroupe les récepteurs et l'ensemble des terminaisons nerveuses permettant à un individu de connaître la position et les mouvements de son propre corps sans avoir à les observer visuellement.

La proprioception nous est indispensable, notamment lors des déplacements ainsi que pour assurer la coordination de nos mouvements. Elle se compare à un GPS qui nous permet de percevoir à chaque instant la position exacte de notre corps en 3 dimensions. Une bonne proprioception nous permet d’écrire lisiblement, de marcher en ligne droite, de danser en suivant le rythme de la musique et de bien se produire lors d’une activité physique.

Le corps humain est composé de muscles permettant la réalisation de mouvements ainsi que la stabilisation posturale. Ces muscles sont effecteurs, freinateurs ou en soutien suivant l'action effectuée. Pendant les exercices, des forces sont transmises pour courir, sauter, se déplacer, lancer, etc. et celles-ci sollicitent la jonction haut du corps  bas du corps, ainsi que les articulations.


Système proprioceptif

Il est composé d’une série de récepteurs nerveux se trouvant dans les muscles, les articulations et les ligaments.

Leur rôle est de détecter le degré de tension musculaire et le degré d’étirement musculaire. Ces informations sont envoyées vers la moelle et le cerveau afin d'être traitées. Une fois ces informations traitées, le cerveau les envoie aux muscles afin d’effectuer les réglages nécessaires quant à la tension et l'étirement musculaire et afin d’obtenir le mouvement désiré.

Les propriocepteurs font partie d’un mécanisme de contrôle de l’exécution du mouvement. Il s’agit d’un processus subconscient et très rapide que nous effectuons par réflexe.

Des capteurs ultra-sensibles


Ceux de la proprioception sont situés dans les muscles, les tendons et les articulations. Appelés mécanorécepteurs, ils détectent le moindre changement dans la position de nos articulations ainsi que la vitesse de nos mouvements. Les renseignements ainsi recueillis sont acheminés au cerveau qui les analyse et, selon les besoins de la situation, réagit en contractant ou en relâchant certains muscles. Le cerveau intègre les informations transmises par les mécanorécepteurs à celles des autres sens comme la vision.

La sensibilité proprioceptive. La proprioceptivité concerne la sensibilité profonde. Elle achemine les informations captées au niveau des récepteurs proprioceptifs des articulations, des tendons, des ligaments, des muscles et assure la perception des sensations posturales.

Les récepteurs


Ils informent les centres nerveux de nos mouvements en mesurant le degré d’étirement des tendons et des muscles. Ces propriocepteurs sont situés à l’intérieur des fuseaux neuro-musculaires, mais également à l’intérieur des fuseaux neuro-tendineux.

* Les fuseaux neuro-musculaires sont des mécano-récepteurs sensibles à l’étirement des muscles squelettiques et la vitesse d’étirement. Ce sont des récepteurs phasiques.
* Les fuseaux neuro-tendineux sont des mécano-récepteurs sensibles à la longueur et à la tension des tendons. Ce sont plus particulièrement des organes tendineux de Golgi, en série avec les fibres musculaires contractiles, sensibles aux forts étirements, mais aussi aux raccourcissements. Ces récepteurs sont situés à la limite muscle/tendon.
* Les récepteurs kinesthésiques des articulations qui mesurent les étirements dans les capsules articulaires. Ils informent le cerveau de la position et des mouvements des articulations.

Propriocepteurs


Ce sont les récepteurs qui permettent de fournir l’information de notre position et sont situés à différents niveaux :

* Fuseaux neuromusculaires dans les muscles ;
* Organes tendineux de Golgi dans les tendons ;
* Organes de Ruffini, de Golgi et de Pacini dans les ligaments des articulations ;
* Corpuscules de Pacini dans la paume des mains ;
* Corpuscules de Pacini dans la plante des pieds.

Les récepteurs dits proprioceptifs sont capables d'avoir une réaction face à une excitation provoquée par ou sur un organe et transmettent l'information.

Proprioception et Équilibre


Les propriocepteurs captent l’information (tension, pression) et la transmettent au système nerveux qui décide alors de contracter ou non certains muscles pour maintenir l’équilibre. Cette information complète celle de la vision en permettant des micro-ajustements très rapides. Le système proprioceptif intervient en permanence pour maintenir notre équilibre dès que l’on est en position instable, sur un sol meuble, lors d’une descente en ski, sur un skate ou sur un surf par exemple. Et c’est justement par la pratique que le skieur, skateur, surfeur améliore son sens de l’équilibre.

Mettre en situation de déséquilibre stimule d’abord et essentiellement les centres de l’équilibre (oreille interne) mais aussi les capteurs cutanés plantaires ainsi que la vue (repère d’horizontalité).

Les situations de déséquilibres sollicitent des ajustements réflexes très rapides alors que la conscience est principalement orientée vers des repères environnementaux. La troisième voie peut être stimulée par des exercices qui nécessitent un contrôle gestuel à partir de repères internes, sans mettre le pratiquant en situation de déséquilibre.

Position du corps dans l’espace


1. Vision. La vision constitue le système le plus important en permettant au corps de se situer dans l’environnement. Le capteur oculaire fournit deux types d'informations fondamentalement différentes. La première est l'information visuelle proprement dite. Il s'agit de la transmission au système nerveux central de l'image rétinienne ainsi que ses variations dans le temps. Quant à la seconde, elle est liée à la tension des muscles oculomoteurs externes. En ce qui concerne l'information rétinienne, elle donne des informations à la fois sur la position et sur le mouvement du corps dans l'espace.

2. Le système vestibulaire. Il permet de situer la position de la tête. Cela grâce à un système de récepteur situé dans l’oreille. Grâce à cette propriété le cerveau est informé des mouvements absolus de la tête et du corps dans l'espace.

Fibres musculaires intrafusales
3. Tous les organes sensoriels envoient l'information reçue au cerveau par la moelle épinière située à l'intérieur de la colonne. Une fois ces informations traitées, le cerveau les renvoie aux muscles afin d’effectuer les réglages nécessaires quant à la tension et l'étirement musculaire et afin d’obtenir le mouvement désiré. C'est un processus inconscient et très rapide.

4. L'effecteur musculaire. La réponse motrice semble être la réponse la plus souvent retenue par les différents centres nerveux, en retour d'informations en provenance des différents capteurs sensoriels. C'est essentiellement au niveau du rachis que l'effecteur musculaire revêt sa plus grande importance.

5. Le capteur podal. Le pied est l'organe sensoriel primaire de l'équilibration. Il nous informe sur la géométrie de la zone d'appui corporel au sol mais également sur les caractéristiques de la force de réaction qui s'exerce sur cette zone.


Proprioception consciente e inconsciente



* La proprioception consciente
Elle concerne la sensibilité articulaire. Elle empreinte les mêmes voies que la sensibilité extéroceptive fine. Ces voies de la proprioception consciente se projetent sur le cortex et permettent d'être conscient de la position de notre corps dans l'espace.

* La proprioception inconsciente
Elle concerne la sensibilité musculo-tendineuse. Les voies de la proprioception inconsciente se projettent au niveau du cervelet et interviennent dans le contrôle de la posture. Leurs afférences  voies motrices – ne parvenant pas au cortex, elles restent inconscientes.

On fait attention à ce processus, par exemple, lorsque nous apprenons à danser ou à vélo, nous sommes conscients des sensations et des mouvements. Et la perception de la position musculaire est la proprioception consciente.

Une fois que nous apprenons la danse, l'équitation ou le vélo, nous n’y prêtons plus attention et le processus devient inconscient.


Sensibilités tactiles et proprioceptives  du fœtus vers la seizième semaine de gestation


In utero, l’activation des différents mécano-récepteurs et des récepteurs proprioceptifs musculaires et tendineux est assurée par l’exercice de la motricité fœtale, des déplacements maternels, des pressions sur le ventre maternel et des contractions utérines.

Les nombreuses cellules réceptrices des stimulations mécaniques sont présentes sur une bonne part de la surface cutanée, en particulier au niveau de la face et la région péri-orale, vers 14 semaines de gestation.

Le cerveau commence à prendre le contrôle des mouvements. Il augmente la capacité du bébé à répondre aux stimuli. Il est sensible au toucher et si l’on appuit sur le ventre de la mère il peut tressaillir.

Le fœtus apprend à interagir avec l'environnement, c'est ce qu'on appelle proprioception. Il sera également en mesure d'ouvrir et fermer les yeux, tenir sa tête vers le haut, ouvrir la bouche, la mère va commencer à sentir ses mouvements. À cette période, un test sanguin peut être fait pour détecter un possible syndrome de Down ou de spina bifida et l'utérus et le placenta vont continuer à croître pour que le bébé soit à l’aise.


Relation entre le mouvement et le développement cérébral de l’enfant

Pour arriver à représenter en temps réel la position de notre corps en trois dimensions comme un GPS pourrait le faire, la proprioception a recours à un système de référence  le schéma corporel  et constitue une représentation mentale du corps humain. Le schéma corporel est élaboré durant l’enfance et il est constamment mis à jour en fonction de ce que nous faisons et de ce que nous subissons, comme une blessure, un changement de poids, une poussée de croissance à l’adolescence, etc.

La mise en place du schéma corporel est progressive, l'enfant reconnaît lentement les différentes parties de son corps et du corps de l'autre. Vers 3 ans, l'enfant peut se représenter de manière grossière dans le dessin d’un bonhomme.

L’installation du schéma postural, qui dépend de l’installation d’un tonus de posture axial très précoce, permet le soutien des séquences naturelles pour marcher, parler et penser. Chez l’Humain bipède, la corrélation entre l’acquisition de la mastication et celle d’une marche équilibrée témoignant d’une certaine autonomie n’est acquise que tardivement vers  18 mois, en raison de l’obstacle représentée par la gravité, alors qu’elle l’est très tôt chez la plupart des quadrupèdes. Ainsi, la persistance des réflexes oro-faciaux primaires et de certains réflexes dynamiques au-delà de cette période de deux ans entrave la croissance maxillo-faciale tout autant que l’installation d’un schéma postural adapté pour la mise en place de praxies (coordination des mouvements volontaires) plus complexes.

L’organisation spatio-temporelle. En relation avec les expériences kinesthésiques, visuelles et auditives, la notion d'espace se construit progressivement par l'intermédiaire de la proprioception corporelle dans un système unifié : le système proprioceptif. Les notions de haut et de bas, de devant et de derrière, ainsi que de dessus et de dessous sont acquises vers 6 ans et sont nécessaires à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Au même moment, les liens entre le cerveau droit et le cerveau gauche s’établissent grâce à la myélinisation  processus au cours duquel les cellules sont recouvertes d’une couche de myéline permettant une transmission plus rapide des influx nerveux  et à des structures inter-hémisphériques (corps calleux). En même temps se développe la notion de temporalité et de rythme. Cette organisation spatio-temporelle serait à l’origine des capacités d’automatisation permettant au cerveau de construire et de développer les aptitudes aux différents apprentissages.

L’appareil vestibulaire est l’organe sensoriel de l’équilibre. Situé dans l’oreille interne, il se développe avant la naissance et permet de percevoir les mouvements de la tête. Les gestes, les rotations ou la gravité y sont traités, pour stabiliser le regard, contrôler la posture et le tonus musculaire, bref, garder l’équilibre. Une défaillance de ce système complexe peut freiner l’autonomie psychomotrice de l’enfant.

La découverte de problèmes vestibulaires et proprioceptifs aide à comprendre la façon de se comporter de certains enfants. Constamment à la recherche d’appuis sur le sol pour se repérer et parvenir à l’équilibre, certains ne se sentent à l’aise que dans des sièges enveloppants avec accoudoirs et repose-pieds. D’autres appréhendent les positions assise et ventrale et se déplacent sur le dos. D’autres encore posent le front par terre quand ils avancent à quatre pattes, pour bénéficier de cinq points d’appui. On comprendra aussi pourquoi certains enfants marchent tard et font des chutes malgré un bon contrôle de leur tonus quand ils se tiennent debout. En fait, chaque fois qu’une rotation de la tête est effectuée, celle-ci n’est pas correctement perçue ; l’enfant ne peut pas stabiliser sa vision, tout semble basculer autour de lui et il tombe.

On pourrait dire que l'esprit doit savoir où est le corps en permanence. Si l'esprit de l'enfant ne peut pas localiser les différentes parties du corps tout en étant assis au repos, alors l'enfant devra activement déplacer les muscles ou s'asseoir sur ses pieds pour que l'esprit se “sente connecté” avec le corps, tandis que l'enfant regarde au tableau noir et s'intéresse à l'enseignant. Malheureusement, un enfant qui se déplace en permanence sur sa chaise en regardant fixement le maître sera identifié fréquemment comme ne pas faisant attention et recevra l'étiquette de trouble de déficit de l'attention.

En outre, ce même enfant qui n'a pas développé le sens de la conscience spatiale et ne sent pas où est son corps dans l'espace, manque également d’un sens interne du mouvement quand il regarde des formes abstraites comme des lettres ou des chiffres. Les yeux de l'enfant suivent le mouvement, les lignes et les courbes des lettres et des nombres, mais les formes ne sont pas enregistrées. L'enfant oubliera les formes et ne se souviendra pas de quel côté est le 2 ou le 3, ou quelle est la lettre “b” et “d”. Fréquemment, en plus d’être considéré comme DDA, ces enfants qui ont des difficultés de la proprioception sont également diagnostiqués avec des troubles d'apprentissage liés à la mémoire visuelle et au traitement visuel.

Enfin, si le sens du toucher de l'enfant n'est pas entièrement intégré, ce qu’il peut survenir après un accouchement rapide, une césarienne ou l’utilisation des forceps, l'enfant est hypersensible et parfois hipo sensible à la stimulation tactile. Ce sont les enfants qui veulent supprimer les étiquettes sur le col des vêtements ou qui vont retourner les chaussettes pour ne pas sentir les coutures. Souvent ils ne veulent pas porter des pantalons longs, des manches longues ou des vestes, parce qu'ils sentent constamment le tissu froissé contre la peau en bougeant les bras ou les jambes. Leur cuir chevelu est hypersensible et ils n'aiment pas qu'on brosse ou peigne leurs cheveux. Ils n'aiment pas qu’on coupe les ongles.

Ce sont des enfants qui s’éloignent des autres enfants et semblent souvent timides, parce qu'ils ont peur d'être touchés involontairement par un autre enfant et peuvent parfois sentir cette touche comme un coup de poing ou une gifle. Ces enfants semblent parfois agressifs, frappent les autres enfants en légitime défense, après avoir été “touché” par les autres enfants. C'est comme si cette petite “touche” ou “choc” soit amplifié une centaine de fois.

En général, les enfants avec n'importe lequel de ces problèmes d'intégration sensorielle ont souvent des difficultés de relations avec d'autres enfants. Leurs yeux et leur esprit sont trop occupés avec la tâche de tenter à maintenir l'équilibre, à savoir où ils sont dans l'espace et à éviter d'entrer en collision avec d'autres objets et autres personnes. Ces enfants sont impliqués dans des activités simultanées multiples (multitâche) et n'ont pas le luxe de liberté d’esprit et de pensée pour faire attention aux signaux subtiles non verbaux des enfants qui les entourent. Et puisque la communication est essentiellement non verbale, leur relation avec d'autres enfants est affectée.

En outre, parce que ces mêmes enfants avec une ou plusieurs difficultés d'intégration sensorielle sont toujours dédiés à des activités simultanées multiples, leur système nerveux est constamment sous stress.

Le système nerveux sympathique de ces enfants étant “se battre et s'enfuir”, ils essaient seulement à survivre chaque jour. Les enfants qui fonctionnent principalement dans ce système nerveux de tension ne sont pas, par définition, au moment présent. Ils ne peuvent pas faire attention ou se concentrer sur un seul stimulus à la fois parce que leur survie dépend de pouvoir faire attention à beaucoup de choses différentes dans leur corps et dans leur environnement, le tout en même temps.

Ce sont des enfants souvent catalogués comme hyperactifs. Leurs pupilles sont souvent dilatées, leurs mains et pieds sont souvent froids, ils sont hyper-vigilants et sont distraits facilement, ils ont une hypersensibilité au son et ont du mal à concentrer leur attention. Leurs mouvements sont saccadés et mécaniques et leur digestion est affectée. Ils sont également extrêmement sensibles aux effets du sucre et de la caféine et, dans le cadre de la journée, sont en alternance entre la colère et l'apathie.

Enfant autiste
Un esprit stressé fonctionne en mode de survie. Dans ce mode de survie, un enfant ne peut pas accéder à ses centres supérieurs de l'apprentissage, et, par conséquent, de nouvelles synapses et des connexions neuronales ne se font pas facilement.

Des noms tels que troubles DDA, TDAH, troubles du langage, troubles de l'apprentissage et toute la gamme des troubles autistiques, en fait représentent peut-être une gravité accrue dans un dysfonctionnement d'intégration sensorielle. Un enfant avec DDA a un système proprioceptif mal intégré, et cela peut aussi créer des troubles dans le traitement visuel. Un enfant souffrant de problèmes de traitement auditif, surtout s’il oublie ce qu’il doit faire pour déplacer son corps, a peut-être des problèmes vestibulaires. Un enfant avec l'étiquette de l'autisme a une déficience grave dans son système proprioceptif, vestibulaire et tactile, ainsi qu’un métabolisme faible et un tube digestif "perforé".

Bactérie intestinale bénéfique
Quand un enfant a eu une histoire d’utilisation fréquente d’antibiotiques (en particulier dans les deux premières années de vie), une alimentation riche en sucres simples, ou a subi beaucoup de stress, il peut manquer de la majorité des bactéries intestinales bénéfiques. Les levures qui causent l'inflammation et la perte d'intégrité de la paroi intestinale peuvent alors proliférer. Des protéines partiellement digérées de différents aliments, tels que le soja, le gluten de blé et la caséine du lait, sont ainsi absorbés par la paroi intestinale enflammée et “perforé” plutôt que d'être éliminées dans les selles de l'intestin. Ces protéines partiellement digérées sont ensuite traitées au sein de l'organisme et ses sous-produits toxiques peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique et entrer dans le système nerveux central touchant les centres du langage et autres zones sensibles du cerveau.


Guérir le système nerveux de l’enfant



* Les activités de mouvement rythmiques, harmonieuses, non compétitives, telles que la marche, la randonnée et la natation. Des activités saines, à la maison, à l'école et en plein air dans la nature.

* Des thérapies de mouvement qui renforcent l'équilibre, la proprioception et le toucher. Ces thérapies de mouvement qui se font souvent pour aider à intégrer le système sensoriel de l'enfant doivent être douces et lentes. Veiller à ne pas encore activer le système nerveux sympathique, “le système du stress”.

Si les thérapies de mouvement deviennent trop rapides ou trop compétitives, les connexions ne peuvent pas se faire. L'enfant doit être détendu dans le système nerveux parasympathique, pour pouvoir former de nouvelles connexions. L'enfant a besoin d'être absorbé par le moment présent, rempli d'amour et d'enthousiasme pour son activité. Le thérapeute doit être présent devant le mouvement de l'enfant et complètement dédié à l'enfant d'une manière aimante afin que l'enfant puisse se détendre, se déplacer et créer de nouvelles connexions neurologiques.

* On doit arrêter l’administration des stimulants à l’enfant. Ces stimulants peuvent, il est vrai, diminuer ou inhiber les voies qui se disputent l'attention de l'enfant, mais on ne sait pas encore comment ils affectent la capacité d'apprentissage future de l'enfant.

* Un environnement éducatif qui enseigne aux enfants le monde en utilisant tous ses sens, y compris la vue, l'ouïe et surtout les expériences éducatives par le biais de la pratique. Notre culture et même certains établissements scolaires, avec sa dépendance à la télévision, ordinateurs et jeux vidéo pour l'éducation, ne sont pas en train de développer ni l'esprit ni les sens des enfants.

* Les sports de compétition sur-stimulent et activent chez les très jeunes enfants, le système nerveux du “stress”.

* Les aliments contenant beaucoup de sucre, le manque d'acides gras oméga 3 (trouvés dans l’huile de foie de morue, poissons, noix, huile de lin, algues, légumes à feuilles vertes foncées et le lait maternel). Dormir peu, un mode de vie sédentaire (les enfants vont en voiture au lieu de marcher), tout cela constitue un obstacle à la myélinisation et la formation des voies neurologiques des enfants.

* Les toxines dans notre environnement, notamment la teneur en mercure dans certains vaccins, affectent également ces voies sensibles.

* Promouvoir un mode de vie sain qui inclut des éléments nutritifs, un sommeil suffisant et le débranchement de la télévision, les vidéos et les ordinateurs.

Source : Dr Susan R. Johnson, MD, FAAP, Pédiatre à Raphael House, Fair Oaks, Californie



Le fonctionnement de la proprioception


La proprioception fonctionne comme un GPS dont l'écran principal serait à l'intérieur du cerveau. Elle nous permet de percevoir en temps réel la position exacte de notre corps en 3D, rendant ainsi possibles l'écriture, la marche, la danse et de meilleures performances sportives.

Les capteurs proprioceptifs sont, avec les systèmes visuels et vestibulaires, des exocapteurs permettant de recueillir des informations provenant du monde extérieur (position, vitesse angulaire, pression intra-articulaire, etc.). Ces capteurs sensitifs situés à l'intérieur des muscles, des tendons et des capsules articulaires transmettent leurs informations au système nerveux central, qui va "réagir" pour équilibrer et stabiliser le corps par rapport à la situation en cours et à venir.

La proprioception est à l’origine des qualités de coordination et d’adresse. Ces deux qualités fondent les habiletés motrices.

Son activité est pertinente dans le sport et la vie quotidienne :

Pour les sportifs, une bonne proprioception fournit un plus dans l'exécution du geste technique du sport en question. Un bon appui dans le chut, une position correcte avant le drive, la position idéale dans chaque brassée, une réception sécurisée après un saut. Il est clair que les sports les plus proprioceptifs sont ceux dans lesquels l'athlète change d'orientation et de position en permanence. Par exemple, la gymnastique ou la natation synchronisée. En sport ce sens permet de déclencher, d'améliorer et d'automatiser un mouvement, quelque soit sa propre position et celle de la cible visée (si existante).

Pour la vie quotidienne, la proprioception assure une réponse plus rapide en période d'instabilité ou de besoin de mouvement, lorsque les autres sens ne fonctionnent pas 100%. Par exemple, se lever dans la nuit pour aller aux toilettes avec les lumières éteintes, ou pendant un coup de frein brusque dans le bus.

Proprioception et schéma corporel


Les représentations mentales de nos propres positions, mouvements, vitesses articulaires et de leurs variations, sont réactualisées en particulier par des informations proprioceptives. Ceci est possible grâce à la sensibilité nerveuse propre aux muscles, aux articulations, aux os et aux ligaments.

Ce "sixième sens" nous permet de nous représenter, en statique et au cours de mouvements, la position des segments corporels les uns par rapport aux autres et les angulations articulaires : c'est-à-dire de mettre à jour en permanence la représentation mentale ou idée que l’on se fait de notre posture. Cette représentation mentale est appelée schéma corporel.

Comment améliorer la proprioception


Pour améliorer le système proprioceptif, il suffit tout simplement de toujours l’entraîner. La sédentarité et le manque d'activité physique influencent aussi négativement sur cette qualité physique. Et la proprioception affecte également la posture, le mouvement.

En outre, on doit considérer l'aspect préventif. Lorsqu’on avance en âge, veut-on être agile, léger et dynamique ? Ou veut-on courir le risque d'être maladroit et instable ? Aujourd'hui, dès qu'un dysfonctionnement neuronal est détecté chez 'une personne âgée, la première batterie de test qui est passé est fondamentalement proprioceptive.

Par conséquent, ne pas oublier que tous les exercices physiques, et en particulier le proprioceptif, font travailler également le cerveau. L’entrée et sortie permanente de l'information sensorielle et motore vers et à partir du système nerveux central est un excellent exercice pour l'esprit.

Perte de la proprioception


5 situations qui peuvent altérer votre proprioception

1. La fatigue musculaire. Être assis trop longtemps cause de la fatigue au cou, ce qui peut altérer la proprioception au cou et aux bras. Cela peut occasionner, par exemple, des erreurs involontaires de positionnement de la main sur un clavier, prédisposant la personne aux tendinites et aux tensions musculaires.

2. Une blessure à une articulation comme une entorse à la cheville ou une blessure au genou. Des lésions aux mécanorécepteurs peuvent s’être produites et diminuer leurs capacités proprioceptives. Aussi, le gonflement articulaire et la douleur peuvent faire en sorte que les données envoyées au cerveau perdent de leur qualité. La guérison d'une blessure n'est pas automatiquement associée à une récupération automatique de la proprioception. Des exercices spécifiques sont souvent utiles à cet égard.

3. Des problèmes neurologiques. Une personne en mauvaise santé peut déceler un mouvement de moins de 1 degré. Par exemple, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont souvent du mal à percevoir un changement de 6 degrés.

4. Certaines malformations comme une scoliose. L'asymétrie de la posture peut contribuer à modifier la proprioception. Une personne dont la posture est asymétrique pourrait, sans s’en rendre compte, mettre beaucoup plus de poids sur un pied que l’autre.

5. Les années qui passent, particulièrement chez les personnes sédentaires. La diminution de proprioception peut, chez les personnes plus âgées, se présenter sous différentes formes, dont un ralentissement des réactions d’équilibre et une altération de la qualité de l'écriture. Ces problèmes sont souvent palliés par les repères visuels; un mécanisme d’adaptation qui a ses limites.

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