mercredi 25 février 2015

L'huile de Noix de Coco – Propriétés et Bienfaits




L'huile de noix de coco, en général, est exceptionnellement bénéfique pour les femmes enceintes,
les mères allaitantes, les personnes âgées, les athlètes, pour ceux qui veillent à leur santé digestive
et pour toutes les personnes qui souhaitent seulement améliorer leur santé.


La noix de coco, provenant du cocotier est un fruit très intéressant pour ses aspects gustatifs mais aussi toutes ses vertus thérapeutiques et cosmétiques. Le cocotier est l’un des plus vieux arbres du monde, il peut mesurer jusqu’à 30m de haut et vivre jusqu’à 200 ans. Un arbre peut produire jusqu’à 80 noix par an.

L’origine de la noix de coco reste encore à déterminer bien que bon nombre de chercheurs penchent pour l’Asie du sud-est. On trouve aujourd’hui la noix de coco dans la plupart des pays tropicaux, des Caraïbes à l’Inde.

L’huile de coco, extraite de la pulpe fraiche, est de couleur blanche et elle a la caractéristique d’être une huile dite «concrète», c’est-à-dire qu’elle se solidifie à température ambiante (en dessous de 22°). Pour l'huile de noix de coco vierge, seules des noix de coco fraîches sont employées pour extraire l'huile, et aucun produit chimique n'est employé pendant le processus.

Elle est à distinguer de l’huile de coprah qui provient de l’albumen (la pulpe) séchée de la noix de coco et sert à la fabrication du monoï.

L’huile de coco est vraisemblablement le plus ancien des corps gras à avoir servi en cuisine. Utilisée de longue date en Asie, en Afrique et au sud du Pacifique, elle constitue la base de leur alimentation. Il a été démontré que ces populations sont parmi les personnes les plus saines au monde.

L'huile de coco en cuisine


L'huile de coco est la plus stable de toutes les huiles végétales car elle contient principalement des graisses saturées (92%). Elle a l’avantage de ne pas produire de composés toxiques lorsqu’elle est chauffée. L’huile de coco vierge ne risque pas de rancir ni de changer de structure à des températures élevées  pas de formation de graisses trans ou de radicaux libres. Elle est 3000 fois moins sujette à l'oxydation que l'huile de lin et 5 fois moins que l'huile d'olive. 

Elle peut se conserver aisément à température ambiante pendant deux ans au moins. On peut donc l'utiliser pour cuisiner. Sa saveur douce et parfumée donne une note exotique à toutes sortes de plats.


Comment choisir une bonne huile de coco ?


Préférer une huile "extra vierge" et pressée à froid. Cette dernière est obtenue par fermentation naturelle de la pulpe du fruit ou par pression mécanique. Elle conserve le goût et l'odeur de la noix de coco. Elle est extraite à froid des noix de coco mûres et fraîches, sans chauffage ni produits chimiques.

Il est important d'employer l'huile de noix de coco qui est non hydrogénée et ne contient aucune graisse trans.


Composition de l’huile de coco


Plus de quatre-vingt dix pour cent de l’huile de coco est composé de graisses saturées.
La plupart d’acides gras saturés sont des triglycérides à chaîne moyenne. L’acide laurique est le principal contributeur, représentant plus de quarante pour cent du total, suivi par l’acide caprique, l’acide caprylique, l’acide myristique et palmitique.

En plus des acides gras, l'huile de coco extra vierge est riche en potassium, fer, magnésium, phosphore, cuivre, zinc, vitamine A et E.


L’huile de noix de coco – Un allié pour la santé de grande valeur

L'huile de coco est une source importante d’acides gras essentiels. Elle contient une combinaison unique d’acides gras ayant des propriétés médicinales puissantes : les triglycérides à chaîne moyenne qui sont métabolisés différemment et qui ont des effets sur l’activité cérébrale. Ils peuvent aussi avoir des effets sur la diminution du sucre dans le sang. Elle a la capacité de réduire le taux de mauvais cholestérol ainsi que la pression artérielle grâce à sa teneur élevée en acide laurique.

Les acides gras peuvent annihiler l’activité des agents pathogènes, ce qui leur permet de contribuer à la prévention des infections voir à leur disparition. L’acide laurique est habituellement utilisé pour le traitement des virus et bactéries responsables des maladies telles que l'herpès, la grippe et le cytomégalovirus.

En combinaison avec d’autres acides gras saturés, l’acide laurique contribue également à la lutte contre les bactéries nocives telles que le monocytogène listeria, le Pylori Helicobacter, et les protozoaires nuisibles tels que le Giardia Lamblia, responsable de la parasitose intestinale chez les êtres humains.

Elle procure également un soulagement de problèmes rénaux, les maladies cardiaques, l’hypertension artérielle, le diabète, le VIH et le cancer, tout en aidant à améliorer la qualité de soins dentaires et la solidité des os.

Système immunitaire


L'huile de coco renforce le système immunitaire. Ces acides gras saturés, tout comme les triglycérides, sont habituellement reconnus pour leurs propriétés anti-inflammatoires, antimicrobiennes, anti-oxydantes, antifongiques, antibactériennes et même apaisantes. Elle est un moyen efficace pour faire face aux virus et aux bactéries causant des maladies comme l’herpès, la grippe, le cytomégalovirus, et même le VIH.

Recommandée (en plus des omégas 3/6/9) aux femmes enceintes, aux mères allaitantes et aux bébés qui ne sont plus allaités pour mieux protéger la mère et l'enfant contre les infections mais aussi pour aider la formation du cerveau et des yeux du tout-petit.

Le remède naturel le plus connu contre les champignons est l'acide caprylique, qui fait dépérir les champignons tels que le Candida albicans abrité dans l’intestin. Il est recommandé de consommer 3 cuillères à soupe d'huile de coco par jour (au repas).

Réduction du cholestérol


Les acides gras saturés aident à augmenter les niveaux du bon cholestérol, nécessaire pour que quelques neurotransmetteurs du cerveau fonctionnent correctement.

L'huile de noix de coco peut diminuer les niveaux de cholestérol grâce à son habileté pour stimuler la thyroïde. Quand il y a une quantité suffisante d'hormones thyroïdiennes dans le corps, le cholestérol est transformé grâce aux enzymes en stéroïdes comme la progestérone, la déhydroépiandrostérone (DHA) et la prégnénolone, fondamentaux pour éviter les maladies cardiaques, l'obésité, le cancer et autres maladies dégénératives.

Digestion


Les fonctions internes de l’huile de noix de coco se produisent principalement parce qu’elle est utilisée comme huile de cuisson. L’huile de coco contribue à améliorer le système digestif et préserve l’estomac de divers problèmes liés à la digestion, y compris le syndrome du côlon irritable. Les graisses saturées ont des propriétés antimicrobiennes et aident dans le traitement de diverses bactéries, champignons et parasites qui peuvent causer une indigestion. L'acide laurique détruit l'Helicobacter pylori  bactérie qui est une grande cause de l'inflammation chronique de l'estomac et à l'origine de 90 % des cas d'ulcère. Elle peut même être utile aux personnes souffrant de la maladie de Chron.

L’huile de coco contribue également à l’absorption d’autres nutriments tels que vitamines, minéraux et acides aminés.

Diabètes


Les diabétiques digèrent souvent mal les graisses car leur pancréas produit trop peu d'enzymes et leur foie moins de sels biliaires pour les émulsifier. L'huile de coco, grâce à ses acides gras, fait à peine appel au pancréas, au foie et à la vésicule biliaire et se digère donc très facilement. Elle contribue à pourvoir les cellules en énergie sans l'intervention d'insuline.

Prostate


L'huile de coco a un effet positif sur l'hypertrophie bénigne de la prostate en entravant la transformation de la testostérone en DHT qui favorise fortement la croissance de la prostate.

Perte de poids


L'huile de coco contient 10% de calories en moins que les autres graisses. Ses acides gras permettent de produire davantage d'énergie, de brûler plus de calories et entraînent moins de stockage de graisses. Elle aide également à réguler la glycémie.

Psoriasis, eczéma et champignons cutanés


Les acides gras contrent les réactions inflammatoires et ils ont de grandes propriétés purifiantes. Les problèmes cutanés sont soulagés en consommant de l'huile de coco et en l'appliquant localement.

Soins de la peau


L’huile de coco est une excellente huile de massage pour la peau. Elle agit comme un hydratant efficace sur tous les types de peau. Elle la protège contre les effets vieillissants des radicaux libres. Elle limite les dommages causés par les rayons du soleil, bloquant environ 20 % des ultraviolets, ce qui en fait une sorte de crème solaire naturelle pour exposition modérée.

Infections


Lorsqu’elle est appliquée sur les zones infectées, l’huile de noix de coco forme une couche de produit chimique qui protège la partie du corps infectée à partir de l’extérieur contre la poussière, les champignons, les bactéries et les virus. Elle est très efficace pour les contusions, car elle accélère le processus de guérison des tissus endommagés.


Acides gras saturés

Les graisses saturées (à ne pas confondre avec les graisses trans) sont indispensables à l’organisme. Celles contenues dans l'huile de coco sont d'une nature très particulière. Elles sont composées en grande partie d'acide laurique (45%). Dans la nature, seul le lait maternel humain contient autant d’acide laurique. Les graisses présentes dans l’huile de noix de coco ont des qualités nutritives très proches de celles trouvées dans le lait de la mère.

Les bénéfices santé de l’huile de coco sont directement liés à la structure moléculaire de ses graisses, ou plus précisément, à la longueur des chaines de ses acides gras. C’est le produit naturel qui contient le plus de ces bonnes graisses.

Normalement, une graisse ingérée doit être mélangée à de la bile sécrétée par la vésicule avant d'être métabolisée par le système digestif.

Les triglycérides à chaîne moyenne (TCM) sont des graisses qui ne sont pas métacétonebolisées par l’organisme comme les triglycérides à chaîne longue. Les triglycérides à chaîne moyenne vont directement au foie par le tube digestif, évitant totalement la bile au passage, où ils sont utilisés comme source d’énergie rapide ou transformés en corps dits cétoniques, qui peuvent avoir des effets thérapeutiques sur les troubles du cerveau comme l’épilepsie et la maladie d’Alzheimer.

A l’opposé, la plupart des acides gras dans l’alimentation sont dits acides gras à longue chaîne, qui ne sont pas aussi bons pour la santé. Ils sont durs à assimiler, nécessitent des enzymes particulières et plus de cholestérol pour les transporter, demandent plus de travail au pancréas, au foie et à l’ensemble du système digestif. Ils sont principalement stockés en graisses.

Les huiles polyinsaturées sont les graisses impliquées dans les maladies cardio-vasculaires. Les huiles végétales participent également à la formation de caillots sanguins en augmentant la viscosité des plaquettes. L’huile de coco aide à rétablir des plaquettes normales.

L’huile d’olive extra vierge est un excellent choix lié à sa concentration en graisse mono-insaturé (qu’on trouve aussi dans l’avocat). Elle est parfaite pour la salade et d’autres recettes ne nécessitant pas de cuisson. Ceci dit, ce n’est pas la meilleure huile si l’on doit cuire les aliments. De part sa structure, les graisses qu’elle contient vont s’oxyder.


Un espoir pour les malades d’Alzheimer et d’autres maladies séniles

Le glucose est l'un des principaux carburants dont le cerveau a besoin et qu'il convertit en énergie.

L'étude du mécanisme d'absorption du glucose par le cerveau n'a débuté que récemment, et ce qu'on a découvert est qu'en fait le cerveau produit sa propre insuline afin de transformer le glucose qui se trouve dans le sang en un aliment nécessaire à sa survie.

Les diabètes sont des maladies où la réponse de l'organisme à l'insuline est affaiblie jusqu'à ce que le corps cesse finalement de produire l'insuline nécessaire pour réguler la glycémie, ainsi la capacité de l’organisme, à réguler (ou transformer) le sucre qui se trouve dans le sang en énergie, est pour l'essentiel neutralisée.

Lorsque la production d'insuline par le cerveau baisse, il fait littéralement face à la famine, étant donné qu'il est privé de l'énergie provenant du glucose dont il a besoin pour fonctionner normalement.

C'est ce qui arrive aux patients souffrant de la maladie d'Alzheimer  des parties de leur cerveau commencent à s'atrophier, ou à mourir de faim, ce qui induit un fonctionnement déficient et au final des pertes de la mémoire, de la parole, de la motricité et de la personnalité.

De fait, le cerveau peut commencer à s'atrophier à cause de la faim s'il devient insulino-résistant et perd sa capacité à convertir le glucose en énergie.

Il est désormais établi que les diabétiques ont 65% de risques supplémentaires d'avoir la maladie d'Alzheimer, et un lien fort entre ces deux maladies existe, même si les mécanismes exacts restent à déterminer.

Il semble toutefois clair que ces deux maladies sont liées à l'insulino-résistance  dans l’organisme et dans le cerveau.

Des aliments alternatifs pour le cerveau peuvent stopper l'atrophie cérébrale. Heureusement, le cerveau peut utiliser différentes sources d'énergies et c'est là que l'huile de noix de coco entre en scène. Elle contient une substance appelée corps cétonés ou cétoacides.

Les cétones


Cette substance peut nourrir le cerveau et prévenir son atrophie. Elle peut même rétablir et renouveler les neurones et les fonctions nerveuses cérébrales après un traumatisme.

Les cétones sont produites par l’organisme lorsqu'il transforme des graisses  par opposition au glucose  en énergie. Et une des principales sources de corps cétonés sont les triglycérides à chaîne moyenne (TCM) qui se trouvent dans l'huile de coco. Elle en contient approximativement 66%.

Le bénéfice des cétones pourrait s'appliquer à nombre d'autres problèmes de santé : c'est un traitement potentiel contre la maladie de Parkinson, la maladie d'Huntington, la sclérose en plaque et la sclérose latérale amyotrophique (SLA également appelé maladie de Lou Gehrig), épilepsie réfractaire, diabètes de type I et de type II, lorsqu'il y a résistance à l'insuline.

Les corps cétonés peuvent aider le cerveau à récupérer après un manque d'oxygène que ce soit chez le nouveau-né ou l'adulte, ils peuvent aider le cœur à récupérer après une attaque grave, et ils peuvent réduire la taille des tumeurs cancéreuses.

Le foie libère immédiatement les cétones dans le sang d'où elles sont transportées dans le cerveau pour être utilisées comme source d'énergie. Il apparaît que les cétones sont l'aliment préféré des cerveaux des patients souffrant de diabètes ou de la maladie d'Alzheimer.

Dans la maladie d'Alzheimer, les neurones situés dans certaines zones sont incapables d'absorber le glucose en raison d'une résistance à l'insuline, suite à quoi ils dépérissent lentement, processus qui se déclenchent une ou plusieurs décennies avant que les symptômes deviennent perceptibles. Si ces cellules avaient accès aux corps cétonés, elles pourraient rester en vie et continuer à fonctionner.

L’expérience du docteur Mary Newport


Mary Newport, MD, a été directrice médicale du service de réanimation néonatale à l'hôpital régional de Spring Hill en Floride depuis son ouverture en 2003. A peu près au même moment, son mari Steve, alors âgé de 53 ans, a commencé à montrer des signes de démence progressive, plus tard diagnostiqués comme maladie d'Alzheimer.

Quand le Dr. Newport n'a pas pu faire entrer son mari dans un nouvel essai pour un nouveau médicament contre Alzheimer  des triglycérides MCT (medium chain, elle a commencé à rechercher et comprendre le mécanisme derrière la maladie d'Alzheimer.

Elle a découvert qu'avec la maladie d'Alzheimer, certaines cellules du cerveau peuvent avoir de la difficulté à utiliser le glucose à partir des hydrates de carbone ou des glucides que l’on mange, la source principale d'énergie du cerveau. Sans carburant, ces neurones précieux peuvent commencer à mourir.

Il y a une source énergétique alternative pour les cellules du cerveau  les graisses connues sous le nom de cétones. Si le corps est privé d'hydrates de carbone, il produit des cétones naturellement.

Elle réalise qu'un aliment naturel peut être substitué à la drogue prévue dans l’étude. Non seulement cela, mais les cétones de l'huile de noix de coco durent et restent plus longtemps dans le corps que la version chimique  8 heures au lieu de 3 heures.

Ainsi Monsieur Newport, ne pouvant pas entrer dans l'étude pour l'essai sur la drogue, a commencé à prendre de l'huile de noix de coco deux fois par jour. Pendant deux semaines après avoir ajouté de l'huile de noix de coco à son régime, son schéma/dessin s'est amélioré.

Après 37 jours, le schéma de Steve a gagné bien plus de clarté. L'huile a semblé  ‘soulever le brouillard’,  et dans les soixante premiers jours, le Dr. Newport a vu des changements remarquables chez son mari.

Au cours de l'année suivante, la démence a continué à guérir: il peut à nouveau courir, sa compréhension de lecture s'est améliorée spectaculairement, et sa mémoire à court terme s'est améliorée.


Protocole thérapeutique à base d'huile de noix de coco ou de TCM


Les dégâts produits sur le cerveau par les aliments nocifs et un déséquilibre dans les taux d'insuline et de leptine apparaissent des décennies avant le moindre symptôme d'Alzheimer. Il est donc extrêmement important de prendre les bonnes décisions maintenant, car sinon le cerveau et le système nerveux seront endommagés involontairement pendant des décennies et ces dégâts pourraient être irréversibles.

Il faut commencer avec des doses limitées d'huile de coco et les prendre systématiquement pendant les repas afin de minimiser les problèmes gastriques. Le Dr. Newport recommande dans son Web de commencer avec une petite cuillerée d'huile de noix de coco, ingérée avec aliments, et d’augmenter progressivement cette quantité, selon le cas, poids etc., jusqu'à atteindre environ 4-6 cuillerées à soupe par jour, distribuées avec la nourriture. Il est important de tenir en compte que ces doses sont les recommandées pour les personnes qui souffrent déjà Alzheimer ou d'autres maladies.

Pour les enfants (avec le syndrome de Down, autisme) elle fait quelques recommandations spécifiques d’après son expérience. La dose doit être le ¼ d’une cuillère à café d’huile de noix de coco pour un poids de 4 kilos et demi, 2 ou 3 fois par jour. Les enfants aussi aiment beaucoup le lait de noix de coco qui contient TCM : la dose serait une petite cuillerée et demi à deux pour un poids de 4 kilos et demi, 2 ou 3 fois par jour. Le lait doit être réfrigéré, une fois ouvert et consommé dans les 2 jours qui suivent.

Mary Newport combine aussi l'huile de noix de coco, avec l'huile TCM, les triglycérides à chaîne moyenne extraits de la noix de coco et vendus comme supplément diététique.

L'huile de coco ou les TCM devraient également être pris le matin, car il faut au moins trois heures pour que l'huile soit convertie en cétones et atteigne le cerveau. Prendre deux fois par jour 4 cuillères à soupe d'huile de coco peut être bénéfique pour ceux qui souffrent déjà de pré-Alzheimer ou d'Alzheimer.

Lien au Web et aux articles du docteur Newport
L’interview en entier du docteur Newport

Contre-indications de l’huile de coco


Pour que l'huile de noix de coco soit bénéfique, il faut consommer uniquement de l'huile de la plus haute qualité. Les huiles de noix de coco raffinées, hydrogénées, ou traitées pour leur enlever la couleur, ne produisent pas d'effets bénéfiques, au contraire, elles peuvent être préjudiciables. L'hydrogénation partielle crée des graisses trans et détruit les antioxydants ou les acides gras essentiels contenus dans l'huile.

Certaines personnes peuvent être allergiques à l'huile de noix de coco, et à tout ingrédient de la noix de coco. Si l’on présente des symptômes inhabituels après avoir consommé ou après avoir appliqué de l'huile de noix de coco sur la peau, il faut consulter un médecin.


vendredi 20 février 2015

Le Cerveau Vieillit-il ? – Des Neurones Continuent à se Développer




Le cerveau est capable de se régénérer et de progresser tout au long de la vie. Il suffit qu’il reste actif.


De nombreuses études ont démontré que le cerveau vieillissant est en quelque sorte malléable et peut continuer à se transformer même à un âge avancé. Il y a une trentaine d’années, on croyait que le cerveau vieillissant était rigide, c’est-à-dire qu’il ne pouvait plus apprendre de nouvelles choses ou apprendre à faire les choses différemment.

Le cerveau est capable de produire de nouveaux neurones tout au long de la vie, pour réparer une lésion ou pour faire face à un nouvel influx d’informations. Les neurones nouvellement produits sont capables de réagir plus efficacement aux stimulations. Ils sont cependant naturellement détruits s’ils ne sont pas utiles pour conserver une information. Le cerveau ne s’encombre pas de neurones inutiles.


Comment vieillit le cerveau

Un cerveau qui vieillit est un cerveau qui rétrécit. De manière générale, et surtout au-delà de 60 ans, certaines parties du cerveau peuvent perdre jusqu’à 2% de leur taille par an. Parmi les aires du cerveau les plus touchées, on compte l’hippocampe, centre important de la mémoire, et le lobe frontale qui soutient les fonctions exécutives.

D’un point de vue biologique, cette perte se caractérise par deux phénomènes. D’une part, les neurones voient leur taille et leur nombre diminuer. D’autre part, les vaisseaux sanguins du cerveau  apportant aux neurones les nutriments nécessaires pour leur survie  rétrécissent, voire disparaissent.

D’un point de vue psychologique, ces pertes s’associent à une diminution des facultés intellectuelles (raisonnement, organisation, mémoire), du comportement (humeur et personnalité) et des facultés physiques (vitesse et précision des mouvements).

Le rétrécissement du cerveau dans le temps dépend de facteurs génétiques mais aussi de facteurs environnementaux. Ces derniers rendent le cerveau plastique, c’est-à-dire modulable.

Un comportement actif, ouvert à de nouvelles expériences, stimule le cerveau et augmente son activité biologique. En conséquence, le cerveau créé d’avantage de neurones, améliore leurs connections et augmente son nombre de vaisseaux sanguins.

La perte neuronale est largement compensée par l'augmentation du champ dendritique : les neurones continuent de pousser des prolongements de manière très active, jusqu'à un âge très avancé et pas seulement, comme on le voyait encore récemment, pendant la plus jeune enfance. Les cerveaux de sujets morts de la maladie d'Alzheimer ont peu de neurones et des "branches" dendritiques beaucoup moins nombreuses et plus courtes que ceux de sujets âgés morts avec un cerveau normal.

Il existe  deux types de neurones corticaux : certains seraient condamnés à disparaître avec l'âge, alors que d'autres, au contraire, continueraient à émettre des ramifications dendritiques jusqu'à un âge encore difficile à fixer (au-delà de 80 ans). La démence sénile correspondrait à la disparition des neurones du second groupe, laissant également ceux du premier à leur destin irréversible.

Le vieillissement des sujets sains correspondrait au moment où les neurones du second groupe passeraient dans ceux du premier, l'heure de ce passage étant génétiquement programmée, mais très largement modulable en fonction des conditions plus ou moins stimulantes de l'environnement psychoaffectif.

Toutefois, le pouvoir des neurones à développer de nouveaux prolongements diacritiques serait directement lié à l'activité cérébrale, c'est-à-dire aux conditions dans lesquelles se déroule la transmission de l'influx nerveux. L'oxygénation du cerveau, en favorisant le métabolisme cellulaire, contribuerait ainsi au maintien des aptitudes d'apprentissage et jouerait donc un rôle non négligeable parmi les facteurs déterminant la sénescence.


Neurogenèse ou la naissance de nouvelles cellules du cerveau

Dans le milieu des chercheurs, la théorie officielle était que l'être humain naissait avec une quantité fixe de neurones, qui s'épuisaient graduellement tout au long de notre vie sans aucune chance de régénérescence.

Un fait pourtant démenti par quelques personnalités : Albert Einstein a publié sa théorie de la physique unifiée à 74 ans. Freud et Carl Jung ont écrit des ouvrages majeurs alors qu'ils avaient plus de 80 ans.

En 1969, le biologiste américain Joseph Altman décrit l'existence d'une prolifération de neurones dans le cerveau des rats adultes. Et ce n'est qu'en 1980 que l'on découvre que chez l'homme il existe également des neurones qui continuent à se développer tout au long de sa vie. On constate même des phénomènes de régénérescence dans l'hippocampe, une zone liée aux souvenirs, prouvant que nous avons la faculté de mémoriser jusqu'à la fin de notre vie.

Le cerveau est le chef d’orchestre de toutes nos fonctions vitales, qui nous permettent de bouger, de parler, de reconnaître les visages, de mémoriser. Cet organe, le plus compliqué de l’univers, comporte 100 milliards de cellules nerveuses dont chacune envoie 1.000 signaux par seconde à ses voisines. Ce formidable ordinateur fonctionne grâce aux neurones. Le neurone peut être comparé à un arbre avec son tronc, l’axone, ses racines, les dendrites, et ses branches, les terminaisons nerveuses qui se multiplient. Les neurones communiquent entre eux par l’intermédiaire des dendrites et des terminaisons nerveuses.

Passé un certain âge, les neurones deviennent moins vigoureux et commencent à perdre leurs terminaisons nerveuses, de la même façon que les arbres perdent peu à peu leurs feuilles. Mais cette perte ne s’effectue pas de la même façon chez tout le monde : certaines personnes gardent une très bonne mémoire à 90 ans. Chaque fonction mentale s’altère différemment selon les individus.

Même si nous perdons progressivement des neurones tout au long de la vie, le cerveau a la capacité de multiplier et de modifier les connexions entre les cellules nerveuses, mais celles-ci ne répondent qu’à la demande. Autrement dit, un cerveau qui n’est pas stimulé voit ses performances diminuer.

Le cerveau conserve sa plasticité durant toute la vie, c’est-à-dire qu’il continue de s’adapter. Les êtres humains continuent à fabriquer de nouveaux neurones pendant toute leur vie en réponse à l'activité mentale et nous pouvons créer de nouvelles cellules du cerveau à n'importe quel âge.

La neuroplasticité est la capacité du cerveau à se reprogrammer lui-même  en fonction des expériences de la vie.

Les neurones ont la capacité de réorganiser tout au long de la vie des routes neuronales, basées sur des nouvelles expériences et des nouvelles connaissances. Chaque fois que nous nous rappelons un souvenir ou que nous avons une nouvelle pensée, nous créons une nouvelle connexion dans notre cerveau.  Lorsque nous apprenons, nous créons de nouvelles connexions en acquérant de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences pendant toute notre vie.


Recherche


Le cerveau vieillit à partir de 24 ans


Des chercheurs canadiens de l'université Simon Fraser, dans une étude publiée dans PlosOne en avril 2014, ont trouvé  que 24 ans c'est l'âge à partir duquel le cerveau réagit moins vite. Mais cela ne l'empêche pas de s'adapter pour mieux répondre à ses besoins.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont observé 3.305 personnes de 16 à 44 ans jouant à StarCraft 2. Ce jeu vidéo de guerre exige concentration, habileté, stratégie et vitesse. Les chercheurs ont analysé la vitesse de réaction du cerveau des joueurs, mais aussi celle à laquelle il transmet des ordres au corps. Et, à partir de 24 ans, le cerveau est plus lent.

Mais le cerveau a ses astuces pour compenser ce déclin. Les joueurs plus âgés, bien que plus lents, semblent compenser en employant des stratégies plus simples et en utilisant l'interface du jeu plus efficacement que les joueurs plus jeunes, leur permettant de conserver leur habilité, malgré une perte de vitesse psychomotrice de leur cerveau.

Le cerveau s'adapte. Les capacités psychomotrices ne sont pas stables à travers l'âge adulte, mais fluctuent constamment. Et les performances au jour le jour sont le résultat des interactions constantes entre le changement et l'adaptation.


Des chercheurs identifient la signature du vieillissement dans le cerveau  «L’âge immunologique»


Des chercheurs de l’Institut Weizmann, dans une étude publiée dans la revue Science en septembre 2014, ont découvert la preuve d’une «signature» particulière qui pourrait être le «chaînon manquant» entre le déclin cognitif et le vieillissement.

Il y a une dizaine d’années encore, selon un dogme scientifique, on considérait que la barrière sang-cerveau empêchait les cellules immunitaires apportées par le sang d’attaquer et de détruire le tissu cérébral. Mais les chercheurs ont montré que le système immunitaire joue en fait un rôle important aussi bien dans la guérison du cerveau après un traumatisme que dans le maintien du fonctionnement normal du cerveau. Le groupe a découvert que l’interaction du cerveau avec le système immunitaire se produit à travers une barrière qui est en fait une interface unique à l’intérieur du cerveau.

Cette interface, connue sous le nom de «plexus choroïde» se trouve dans chacun des quatre ventricules du cerveau, et sépare le sang du liquide cérébrospinal. Le plexus choroïde agit comme une télécommande permettant au système immunitaire d’intervenir dans l’activité du cerveau. Les signaux biochimiques de ‘danger’ envoyés par le cerveau sont détectés à travers cette interface ; à leur tour, les cellules immunitaires transportées par le sang interviennent en communiquant avec le plexus choroïde. Ce dialogue croisé est important pour préserver les capacités cognitives et promouvoir la génération de nouvelles cellules cérébrales.

Cette découverte a mené les chercheurs à l’idée qu’un déclin cognitif au fil des ans pourrait être lié non seulement à «l’âge chronologique» mais aussi à «l’âge immunologique» d’une personne, ce qui signifie que des changements dans le fonctionnement du système immunitaire pourraient avec le temps contribuer à des changements dans le fonctionnement du cerveau, sans que ce soit nécessairement en phase avec l’âge des personnes.

Ils ont identifié une «signature du vieillissement» tout à fait particulière qui existe seulement dans le plexus choroïde, et qui ne se trouve dans aucun autre organe. Ils ont découvert que l’un des éléments les plus importants de cette signature est l’interféron bêta, une protéine normalement produite par le corps pour lutter contre les infections virales. Cette protéine semble avoir un effet nocif sur le cerveau : lorsque les chercheurs injectent un anticorps qui bloque l’activité de l’interféron bêta dans le liquide cérébrospinal des souris âgées, leurs capacités cognitives sont rétablies, de même que leur capacité de former de nouvelles cellules cérébrales. Les chercheurs ont aussi réussi à identifier cette signature unique dans le cerveau de personnes âgées.

Ils espèrent que cette découverte pourra à l’avenir aider à empêcher ou à inverser le déclin cognitif à un âge avancé, en trouvant des moyens de rajeunir «l’âge immunologique» du cerveau.


Des "supervieillards" avec des cerveaux éternellement jeunes

Selon une étude réalisée par des experts de l'Université Northwestern, publiée en 2012 dans la revue Journal of the International Neuropsychological Society, il existe un groupe particulier de personnes âgées de plus de quatre-vingts ans, connues comme les "superagers" ou  les "supervieillards", qui disposent d'une anatomie cérébrale spéciale leur permettant de penser et de se rappeler même mieux que les personnes vingt ou trente ans plus jeunes.

En étudiant leurs cerveaux avec l'aide de la résonance magnétique dans trois dimensions, les hommes de science ont démontré qu'il existe plus de vitalité dans leur cortex, la couche la plus externe du cerveau  clé de la mémoire, de l'attention et du raisonnement  qui est beaucoup plus épaisse que celle d'autres personnes du même âge, très similaire à celle de sujets autour des cinquante ans. Un cortex aminci suggère la perte de neurones ou de matière grise. Les examens cérébraux ont aussi montré que les personnes de 80 à 99 ans qui souffraient d'une descente dans la mémoire avaient des cortex plus fins.

Les images cérébrales obtenues dans l'étude montrent qu'il existe une région profonde du cerveau, le cortex cingulaire antérieur qui est plus gros chez les 'supervieillards' que chez n'importe quel adulte de 50 ans. Cette région est importante pour l'attention. Peut-être les supervieillards se différencient-ils surtout parce qu'ils ont une capacité d'attention très pointue, leur donnant un support à leur extraordinaire mémoire.

Les chercheurs espèrent que, après avoir identifié ces 'supervieillards'  qui ont l'intention de donner leurs cerveaux après leur décès pour l'étude cellulaire de leurs structures  il soit possible de découvrir les secrets pour maintenir un cerveau jeune, et ainsi protéger le reste de la population des problèmes dus à la perte de mémoire, propres du vieillissement et de maladies neuro-dégénératives comme l'Alzheimer. Au lieu d'étudier ce qui va mal dans le cerveau, ils ont analysé des cerveaux vieux mais exceptionnellement sains. Dans ce sens leur travail est unique.


La méditation préserve la jeunesse du cerveau


Des chercheurs de l'Université de Californie, dans une étude publiée dans la revue Frontiers in Psychology en février 2015, ont démontré qu’il serait possible de protéger la matière grise cérébrale grâce à la méditation.

Passé la vingtaine, le cerveau affiche déjà des signes de vieillissement, son volume et son poids commencent à diminuer.

Pour les besoins de cette étude et afin de comprendre les relations entre l'âge et la matière grise, 50 participants ayant l'habitude de méditer ont été placés face à 50 novices en la matière. Ces participants sont 28 hommes et 22 femmes âgés de 24 à 77 ans.

Les aires du cerveau
affectées par le vieillissement (en rouge)
sont moins étendues chez les personnes
qui méditent (celles de la file inférieure)
Grâce à l'IRM, les chercheurs ont surveillé l'activité du cerveau des participants. Ils ont constaté que la matière grise décline bien avec l'âge, mais de façon moindre chez ceux qui méditent.

Les chercheurs ont étudié les cerveaux des volontaires en utilisant des images de résonance magnétique de dernière génération. Ainsi ils ont pu constater que même si tous avaient une diminution de la matière grise qui est riche en neurones, ceux qui méditaient perdaient moins de cellules nerveuses, phénomène observé dans tout le cerveau et pas seulement dans quelques zones.

La méditation modifie l'activité cérébrale et ce type d'activité augmente le nombre de connexions entre les neurones, diminue le stress  qui tue les cellules nerveuses  et la tension artérielle.


Le Taï Chi efficace contre le déclin cognitif


Des chercheurs de l’University of South Florida et de la Fudan University à Shangaï, dans une étude publiée dans Journal of Alzheimer’s Disease en 2012, ont révélé que la pratique régulière de Taï Chi  au minimum 3 fois par semaine  avait une influence sur la taille du cerveau et sur les capacités cognitives de personnes âgées.

Dans le groupe qui n’a pas pratiqué cet exercice les chercheurs ont observé une diminution de la taille du cerveau.

Les chercheurs se sont dits surpris par l’ampleur des bénéfices observés chez les adeptes du Taï Chi. Selon eux, le Taï Chi est une juste combinaison d’exercices physiques et mentaux, qui nécessite une concentration et une attention de chaque instant pour maintenir les positions requises.

Plusieurs formes de démence et de détérioration cognitive sont liées à une diminution importante de la taille du cerveau à mesure que les neurones et leurs connexions se perdent. La capacité à inverser cette tendance grâce à de l’exercice physique ou une activité mentale accrue implique qu’il est possible de retarder l’arrivée des démences chez les personnes âgées.


Apprendre une deuxième langue  Une seconde jeunesse pour le cerveau


Des chercheurs de l’université d’Edimbourg, dans une étude publiée en juin 2014 dans la revue Annals of Neurology, ont démontré que les capacités cognitives des personnes bilingues maintiennent plus longtemps leur degré de performance.

Le fait de parler deux langues freine le déclin de ces facultés (mémoire, raisonnement, concentration, résolution de problèmes, attention, prise de décision). Les effets ainsi constatés du bilinguisme sont les plus forts en matière d’intelligence générale et de capacités à la lecture.

L’évaluation des facultés cognitives montre non seulement que les bilingues affichent globalement de meilleures performances que la moyenne des personnes du même âge, mais aussi que cet avantage se maintient (à des degrés divers) quel que soit l’âge d’acquisition de la seconde langue. Les capacités de départ peuvent être modulées par le bilinguisme et celui-ci contribue à lutter contre le vieillissement cérébral.

L’étude conclue que le bilinguisme, même acquis sur le tard, a un impact positif sur les facultés cognitives, y compris sur les débuts de la démence.

Apprendre une autre langue  même tardivement dans la vie  améliore l’attention et la concentration, et en plus retarde les effets néfastes du vieillissement, y compris Alzheimer.


Les acides Omega 3 aident le cerveau à mieux vieillir


Une étude américaine des chercheurs de l’Université du Dakota du Sud, publiée dans la revue spécialisée Neurology en janvier 2014, révèle qu'un niveau élevé de ces acides gras permet de retarder la destruction des cellules du cerveau liée au vieillissement ou à la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs ont effectué des analyses sanguines auprès de plus de 1.100 femmes, afin d'examiner le niveau d'acides gras EPA et DHA. Ces deux acides gras sont produits par le corps lorsqu'il assimile les omégas 3.

Huit ans après ces analyses, les femmes ont subi une IRM (imagerie à résonance magnétique) pour mesurer le volume du cerveau. Ils ont constaté que les femmes avec des niveaux significativement plus élevés de ces deux acides gras dans leurs globules rouges avaient tendance à avoir un plus gros cerveau, et des hippocampes plus grands, la partie du cerveau associée à la formation des souvenirs. Alors que naturellement chez les personnes âgées, le cerveau a tendance à se rétrécir.

Ces plus hauts niveaux d'acides gras peuvent être obtenus à travers les habitudes alimentaires et la consommation de poisson gras non frits, comme le saumon, le thon, le hareng ou la sardine au moins deux fois par semaine et  de compléments alimentaires à base d’huile de poisson. On trouve aussi ces acides gras dans les huiles végétales (lin, canola, soja) et les noix de Grenoble.

Les résultats suggèrent que l'effet sur le volume du cerveau revient à retarder d'un ou deux ans la perte normale des cellules cérébrales qui apparaît avec le vieillissement.

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que la présence de l’EPA et le DHA peut aider à prévenir la rétraction dans le cerveau, soit parce que le DHA est utilisé dans les composés anti-inflammatoires qui empêchent la mort cellulaire, ou parce qu’il est utilisé dans la construction des membranes de cellules du cerveau.





On peut apprendre à tout âge

La plasticité cérébrale permet d’apprendre à tout âge. Active pendant toute la vie, la plasticité cérébrale est le support neurobiologique à la base des phénomènes d'apprentissage et de mémorisation tout au long de la vie.

L’attention est au cœur du fonctionnement cognitif. Des tâches attentives modifient le cerveau à long terme.

Apprendre est déstabilisant, et renvoie aux limites, aux phobies, aux doutes de la personne. Ce n’est pas le cas dans l’enfance. Soumis au diktat de ses émotions et de ses représentations, l’adulte hésite à se lancer dans l’inconnu. Mais il est toujours possible d’apprendre quelque chose de plus.

Plus on mémorise, plus on peut mémoriser. De plus, une information stockée dans le cerveau ne subit aucune dégradation particulière avec l’âge. En revanche, la courbe de l’oubli est la même pour tout le monde.

Apprentissage Hebbien. La majorité des travaux sur la plasticité synaptique est basée sur le postulat de Hebb (1949) qui a proposé que, lorsqu'un neurone prend part de façon répétée à l'activation d'un autre neurone, l'efficacité des connexions entre ces neurones est augmentée.

Deux neurones en activité au même moment créent ou renforcent leur connexion de sorte que l'activation de l'un par l'autre sera plus facile à l'avenir. Ce mécanisme est celui utilisé par le cerveau pour la mémoire.

Les neurones créent de nouvelles
connexions pendant l'apprentissage
La mémoire à long terme est constituée de l'ensemble des informations stockées à l'intérieur du cerveau. L'apprentissage se développe à travers un grand nombre de répétitions. Au sein du système nerveux du cerveau ce sont les formes de connexion dont l'intensité va croissante qui va permettre le phénomène d'acquisition des souvenirs. Le cœur du système d'acquisition de l'information est l'hippocampe.

Ce processus permet que les nouvelles expériences de vie, les conversations tenues, les nouvelles connaissances acquises, remodèlent à plusieurs reprises le cerveau. Bien que les gènes puisent prédéterminer certaines caractéristiques de la personnalité, ils ne sont pas les responsables finaux de la majorité des qualités que celle-ci possède.

Il est connu maintenant, que la génétique est responsable de 10% des réseaux hebbiens, mais que les 90% restants se forment sous l'influence d'autres deux facteurs qui, à la différence du premier, peuvent être modifiés par la volonté : les expériences de vie et les connaissances acquises.

Il est connu aussi que ceci dépend d'une structure cérébrale modulable connue comme les lobes préfrontaux. Ils sont les derniers à se développer dans le cerveau, ils complètent plus ou moins leur maturation à 21 ans  de là le concept de majorité  en occupant à peu près 30% de son volume.

Les experts ont démontré que les personnes ayant une formation faible ou qui vivent dans un environnement avec peu de stimulation intellectuelle souffrent d'une perte dans leur capacité de comprendre, de se souvenir et de penser. Indépendamment de l'âge.


Facteurs de protection

Il peut arriver qu’en vieillissant le cerveau subisse des transformations qui entraînent ce que l’on appelle des troubles cognitifs. Un trouble cognitif représente un dysfonctionnement dans les capacités du cerveau, ou autrement dit un déclin quant aux capacités intellectuelles antérieures. Ces troubles cognitifs peuvent avoir différentes causes et différentes intensités. Ils peuvent toucher une ou plusieurs fonctions, telles que l’attention, la concentration, la mémoire, le langage, la planification, etc.

Bien que nous ayons peu de contrôle sur certains de ces facteurs de risque, il demeure tout de même possible de réduire les menaces à notre santé cognitive en adoptant de saines habitudes de vie.

Au cours de notre vie, notre niveau de scolarité et les exigences de notre métier influencent aussi notre cerveau en permettant la construction d’une réserve cognitive avec le cumul des années. La réserve cognitive, c’est la capacité du cerveau à compenser des lésions qui pourraient survenir. Plus cette réserve est élevée, plus elle est susceptible de retarder l’apparition des signes d’une éventuelle maladie touchant la mémoire.


Pour maintenir de bonnes capacités cognitives


L'influence de l'alimentation


Elle apporte les éléments métaboliques qui vont permettre au cerveau de bien fonctionner. Il faut éviter les sucres rapides, les graisses cuites qui lui sont néfastes. Le cerveau a besoin d'une alimentation tonique. La cervelle représente 2% du poids du corps, mais elle consomme 20% de l'énergie qu'il dépense. La substance nerveuse contient des matières grasses, des protéines, des vitamines C et E, du glucose, du calcium.

Les acides gras oméga 3 sont très bons pour la santé. Grâce à de bons niveaux sanguins, l'hippocampe est également préservé. C'est la première zone du cerveau à être touchée chez un patient souffrant d'Alzheimer. On les trouve dans les poissons gras ou certaines huiles telles que l’huile de noix et l’huile de colza. Ce sont des antioxydants naturels à consommer au moins deux fois par semaine.

Il faut consommer des aliments qui ont des propriétés anti-oxydantes, une consommation régulière de cinq fruits et légumes par jour, des noix, graines de sésame, olives, des produits à base de soja, car riches en antioxydants qui combattent la production de déchets toxiques pour les neurones : les radicaux libres en excès. Une oxydation excessive nuit très fortement aux neurones.

Quant à l’alcool, consommer de façon excessive de l’alcool peut diminuer la mémoire en endommageant le cerveau, en perturbant l’appétit et en interférant avec l’absorption de vitamines essentielles. Une consommation modérée de vin rouge (et non blanc ou autre alcool) semble en revanche bénéfique, par l’effet antioxydant et protecteur contre le risque de maladie cardiovasculaire.


Faire de l’exercice physique



Être actif physiquement garde en meilleure santé générale et cardiovasculaire, diminue le stress et augmente l’apport sanguin au cerveau. Des exercices aérobiques principalement (marche, vélo, natation, danse, etc.), à raison de trois fois par semaine, sont bons pour l’oxygénation du cerveau.

Un exercice régulier diminue l’apparition de troubles cognitifs (type démence), et peut même mener à l'apparition de nouvelles connexions neuronales dans l'hippocampe, la zone du cerveau concernée par la mémoire.


S’occuper de sa santé


Maintenir un suivi médical régulier, bien traiter les facteurs de risque cardio-vasculaires, ne pas fumer, garder un poids santé, se protéger la tête avec un casque lors d’activités qui le requiert pour éviter les commotions cérébrales sont tous des éléments gagnants.

Par ailleurs, avec l’âge, on prend souvent plus de médicaments. Les organes qui métabolisent et éliminent ces médicaments sont toutefois plus lents, alors il faut faire attention aux doses. Certains médicaments pour dormir peuvent affecter la mémoire, en provoquant de la somnolence et en diminuant la vigilance. Par contre, d’autres médicaments sont essentiels pour contrôler des maladies qui sont des facteurs de risque pour des troubles cognitifs : les médicaments pour le diabète, l’hypertension et les anti-inflammatoires sont donc essentiels dans la prévention de problèmes secondaires.


Socialiser


Entretenir des liens fréquents avec les personnes du réseau social stimule le cerveau et le protège du déclin cognitif. Les activités sociales comme le fait de partager des repas, des loisirs, des sorties, des discussions, soutiennent un mode de vie actif, améliorent la qualité de vie, augmentent l’estime de soi, préviennent l’isolement et diminuent le stress et le risque de dépression.


Des jeux pour stimuler le cerveau


Étant donné que, chaque fois que le cerveau apprend quelque chose, construit de nouveaux réseaux de neurones, les recherches se sont concentrées ces derniers temps sur la création de jeux qui favorisent cette création de nouveaux réseaux et font travailler le "muscle" cérébral chez des personnes âgées.

Des mots croisés, des puzzles, des jeux mathématiques stimulent le cerveau. Les jeux vidéo proposent des challenges intellectuels capables de développer le cerveau. Désormais les fabricants de jeux vidéo pensent aux seniors et proposent des jeux d'entraînement cérébraux permettant de garder les facultés intellectuelles en éveil.

L'entraînement cérébral est en vogue et on peut trouver facilement des exercices de stimulation variés qui permettent de conserver une plus grande attention, une mémoire plus performante.


Apprendre une langue


L’âge n’est pas une barrière pour apprendre une langue. Apprendre une nouvelle langue, y compris à l’âge adulte, aurait des bénéfices non négligeables d’un point de vue cognitif.

Certaines parties du cerveau se développent, et plus particulièrement l’hippocampe, la partie du cerveau impliquée dans l’acquisition de nouvelles connaissances et dans la consolidation de la mémoire. Parler plusieurs langues permettrait par ailleurs de retarder les effets de l’âge.

Lorsqu’un adulte apprend des langues il y a une amélioration de l’intégrité de la matière blanche. La matière blanche est celle qui connecte les cellules nerveuses, donc plus elles sont connectées, meilleure est la possibilité d’accomplir une tâche cognitive.

Apprendre des langues développe la réserve cognitive, ce qui rend plus résistant aux lésions cérébrales.

L’acquisition d’une nouvelle langue permet d’exercer et de développer le cerveau, et ainsi d’être plus performant et même de rester jeune plus longtemps.


Méditation


En vieillissant, le cerveau devient plus vulnérable aux effets des hormones de stress produites par le corps. Une des hormones du stress le cortisol –, peut perturber la mémoire si elle est produite de façon intense et chronique. De façon générale, l’anxiété et la dépression altèrent la concentration et la mise en place de stratégies nécessaires pour bien mémoriser.

La méditation consiste à faire le vide total en soi et à se concentrer sur ce qui passe à l'intérieur du corps (respiration, fonctions vitales, etc.). Elle aide à faire abstraction de tout ce qui stresse et à chasser de l’esprit les émotions, idées, tracas, etc., et à se concentrer sur l'intérieur.

La méditation permet non seulement la création de nouveaux circuits neuronaux mais également d'apaiser les charges émotionnelles. Elle stimule l'activité de la partie prépondérante du cortex préfrontal dans le cerveau, améliorant ainsi la santé du cerveau, le rendant plus intégré, et capable de fonctionner davantage dans sa globalité.


Pratiquer le Taï Chi


Le tai chi se compose d'un enchaînement de mouvements qui sont exécutés de manière continue et fluide. Ces mouvements sont pratiqués lentement. Durant l'exercice tous les muscles travaillent d'une manière harmonieuse avec des tensions graduelles et des relaxations graduelles.

Durant la pratique du Tai Chi, le corps et le cerveau travaillent en même temps; ce genre d'exercices stimule le cortex en activant certaines parties du cerveau tout en relaxant d'autres parties. Ceci permet au cerveau de calmer les régions du cortex qui souffrent de tensions dues au stress ou à de mauvaises influences.


Des conseils pour aider à se souvenir


Même en travaillant d’arrache-pied sur votre mémoire, vous ne serez jamais à l’abri des petits oublis… Voici quelques outils pour réduire les trous de mémoire.

Être attentif. Faire deux choses en même temps devient de plus en plus complexe en vieillissant. Si vous voulez retenir une information, assurez-vous d’y porter une grande attention et, si possible, réduisez le bruit ambiant.

Répéter. Donnez-vous le temps de retenir une information en la répétant plusieurs fois, puis testez votre mémoire. Vous venez d’être présenté à votre nouveau voisin? Répétez son nom plusieurs fois, d’abord à quelques secondes d’intervalle, puis quelques minutes, puis quelques heures, ainsi de suite.

Mnémotechnique. Au centre commercial, vous avez garé votre voiture dans l’allée C. Faites une association avec ce qui vous est familier en pensant, par exemple, à votre fille dont le prénom est Christine. Vous oubliez fréquemment de prendre vos médicaments? Associez cette activité à une autre : une émission de télé que vous écoutez religieusement, l’heure où vous allez chercher votre courrier, etc.

S’organiser. Agendas, calendriers et tableaux d’affichage sont précieux. Écrivez-y vos rendez-vous, vos sorties, les comptes à payer, etc. Prenez l’habitude de le consulter à une heure fixe et d’y inscrire des notes complètes: heure du rendez-vous, personne à rencontrer, lieu, numéro de téléphone, etc. Aussi, décidez d’un endroit précis où déposer vos clés, vos lunettes, vos papiers et tout autre objet d’importance.

Se donner une chance. Soyez indulgent envers vous-même et ne paniquez pas si c’est un peu plus long pour retrouver un mot ou un nom. Surtout, acceptez que votre mémoire ne soit pas infaillible et… gardez le sourire.




4 exercices pour tester votre vivacité d'esprit 




Le processus de vieillissement fait partie de la vie et il agit inexorablement sur notre corps, y compris notre cerveau. Cependant, bien que certaines fonctions diminuent avec l’âge, d’autres demeurent intactes et peuvent même profiter du cumul des expériences. Prévenir le déclin cérébral dû à l’âge, finalement, c’est comme devenir plus intelligent. Il n'est jamais trop tard pour changer, construire de nouvelles et meilleures habitudes et apprendre de nouvelles compétences qui nous permettent de recréer nos vies.

Alimentation et
fonctionnement cérébral
Le cerveau a un
grand besoin d'énergie
Neuronas y glucosa



L'importance du
petit déjeuner pour le bon
 fonctionnement du cerveau

L'importance
de la sieste
L'huile de noix de coco
propriétés et bienfaits




L'exposition aux polluants
 atmosphériques a un
impact sur le cerveau humain
Intoxication aux
 métaux lourds
Neurotoxines





Le système glymphatique
 nettoie le cerveau

Aliments nocifs
pour le cerveau
Additifs alimentaires
 toxiques



Deuxième cerveau
L'intestin
Des activités pour
 exercer le cerveau
La lecture stimule l'activité
 cérébrale et renforce
les connexions neuronales

Auto réparation
 du cerveau
Le neurotransmetteur
 glutamate et
 l'acide glutamique



La glie : les autres
 cellules du cerveau

Substance blanche
 et substance grise
 du cerveau
Le cerveau bilingue




Effets de la méditation sur
 la structure du cerveau
Vieillissement cérébral
Comment stimuler les
 fonctions cérébrales



Stress et anxiété
 chez l'adulte
Renforcer la
 connectivité
du cerveau
Prévenir la maladie
 d'Alzheimer




Les effets du tabac
 sur le cerveau

La réserve cognitive
protège notre cerveau



La maturité de
notre cerveau
Alzheimer
dernières découvertes
Prévenir la perte
 de mémoire