dimanche 31 janvier 2016

L'Importance du Petit Déjeuner pour le Bon Fonctionnement du Cerveau



Un bon petit déjeuner améliore l'attention, la concentration et la mémoire

Le mot " déjeuner" vient du latin "dis-iunare" qui signifie "briser le jeûne"  de la nuit. Le petit-déjeuner est le premier repas qui reçoit le corps après un jeûne d’environ 8 heures.

Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée, bien souvent négligé en particulier chez les enfants en raison d'un manque de temps, d'un faible appétit ou à cause des parents. Lorsqu’il est pris correctement, il doit apporter au corps un quart des besoins énergétiques dont il aura besoin au cours de la journée.

C'est un repas essentiel, car il permet de démarrer correctement la journée en reconstituant l'organisme. Les études montrent que les personnes qui ont pour habitude de petit-déjeuner correctement, de manière équilibrée, sont moins exposées aux problèmes de poids, notamment parce qu'elles sont moins tentées de grignoter que celles qui l'auront sauté.

Prendre un petit déjeuner est également essentiel car il permet de récupérer après le long "jeûne" de la nuit. Se sustenter est une priorité lorsqu’on se réveille. Le petit-déjeuner permet d’alimenter les muscles et le cerveau en énergie : il apporte au corps les éléments nutritifs nécessaires pour la réalisation de ses tâches quotidiennes, qu’elles soient mentales ou physiques. Le petit déjeuner est capital pour les enfants.

Pendant notre sommeil, notre organisme brûle des calories pour continuer à faire fonctionner nos systèmes vitaux : le cœur bat, le cerveau emmagasine les informations de la journée, l’estomac digère le dîner… autant dire qu’au matin, il faut faire le plein pour le recharger en énergie et repartir du bon pied.

Si on saute le petit déjeuner, ou qu’il n’apporte pas ce qu’il nous faut, l’organisme ne peut subvenir à ses besoins. Ces signes se manifestent par des difficultés de concentration, un coup de pompe en fin de matinée et une sérieuse propension au grignotage.

Le petit déjeuner, une pratique assez récente


Le petit déjeuner n’est pas une coutume ancienne puisqu’elle ne date que du XIXème. Depuis des milliers d’années les hommes se passaient bien de petit déjeuner, mangeant uniquement quand la faim se présentait. Ainsi, jusqu’à la fin du XVIIIè siècle, les Français ne faisaient que deux repas par jour, mais certes copieux : un déjeuner dans la matinée et un dîner vers 17 heures.

La pratique du petit déjeuner n’est née que sous l’influence de l’évolution des mœurs, avec notamment l’industrialisation, le développement du travail et de l’école obligatoire qui, selon les médecins de l’époque, augmentaient la fatigue matinale des écoliers ou encore les accidents du travail pour les ouvriers. Des campagnes médiatiques furent ainsi mises en place pour promouvoir la consommation d’un «petit-déjeuner» avant de commencer la journée.

À l’arrivée au XXème siècle, le petit déjeuner a vécu une nouvelle révolution dans les mains de l’américain John Harvey Kellogg. Au Sanatorium de Battle Creek, John H. Kellogg, un jeune stomatologue américain, cherche à améliorer l’alimentation de ses patients et imagine concasser des grains de blé, puis de maïs, de les cuire à la vapeur avant de les rouler et de les faire dorer au four. Il vient d’inventer les premiers pétales de maïs (Corn Flakes).

La décennie des 50 avec la libération économique, des objets tels que les grille-pains américains ou des aliments tels que le pain tranché, le café instantané et les céréales ont envahi nos foyers. Autrement dit, le petit déjeuner que nous connaissons.


Ne pas déjeuner favorise une alimentation déséquilibrée et la voracité


Dans une étude effectuée par des chercheurs à l'Imperial College de Londres et présentée devant la Society for Neuroscience lors de l’événement Neuroscience 2012 aux États-Unis, sauter le petit déjeuner aurait un impact puissant sur le bon fonctionnement du cerveau.

Cette dernière, suggère que de ne pas déjeuner peut mener à de sérieux dérèglements de l’organisme.

De plus, on serait plus enclins à craquer pour de mauvais aliments, les gras surtout, plus tard dans la journée.

L’étude a été effectuée sur 22 personnes, 17 hommes et 5 femmes d’environ 24 ans. On numérisait les réponses cérébrales lors de différentes situations, soit avec un petit déjeuner ou sans. L’exercice a été répété à plusieurs reprises.

Les chercheurs concluent qu’une personne qui ne déjeune pas va consommer en moyenne 20% de calories de trop quotidiennement, en plus de choisir les mauvais aliments.

Le fait de ne pas manger à première heure le matin fait les sucreries et les aliments gras plus attrayants pour le cerveau et favorise une alimentation déséquilibrée, ainsi que renforce la voracité.


Prendre un bon petit déjeuner le matin aiderait le cerveau à mieux fonctionner


Selon une étude américaine de l’école d’Infirmières de l'université de Pennsylvanie réalisée en février 2013, prendre son petit-déjeuner tous les matins, en plus de nourrir, rendrait plus intelligent.

Le résultat de l'enquête menée par l'équipe, effectuée sur 1269 enfants chinois  âgés de six ans uniquement  est incontestable : évalués sur leur expression verbale, les enfants qui prennent un petit-déjeuner ont un quotient intellectuel supérieur de 4,6 points comparés à ceux qui partent à l'école le ventre vide. Mais les chercheurs vont plus loin encore : prendre son petit-déjeuner de manière irrégulière favorise un certain nombre de comportements malsains, comme le tabagisme, la consommation fréquente d'alcool et le manque d'exercice physique.


Adolescents : Sauter le petit déjeuner développe le risque de syndrome métabolique


Une étude menée par des chercheurs de l'Université d'Umeå (Suède) et publiée dans la revue Public Health Nutrition en janvier 2014, conclue que les adolescents négligeant le petit déjeuner ont davantage de risque de développer des symptômes de syndrome métabolique à l'âge adulte.

Le syndrome métabolique est un ensemble de facteurs qui vont entrainer un risque accru de troubles cardiovasculaires. Le syndrome métabolique comprend l’obésité abdominale, des niveaux élevés de triglycérides, des niveaux de cholestérol HDL faibles, l’hypertension artérielle (HTA) et une glycémie à jeun élevée.

Les chercheurs se sont intéressés à 889 individus âgés de 16 ans. Ils les ont interrogés sur leur comportement au moment du petit déjeuner. Les scientifiques ont classé ces personnes en plusieurs catégories alimentaires dont «mauvaises», quand les habitudes consistent à sauter ce repas ou à manger des aliments très sucrés au réveil. 27 ans plus tard, tous les participants ont passé divers examens médicaux.

Il s'est avéré que les personnes qui suivaient de mauvaises habitudes alimentaires pendant l'adolescence au moment du petit déjeuner ont présenté un risque 68% plus important de développer un syndrome métabolique que ceux qui prenaient un repas équilibré le matin.


L’importance du petit déjeuner pour les enfants


La plupart des enfants et des adolescents passent de l’état de sommeil et d’une période de jeûne de plusieurs heures, à un état d’activité intense. La demande en glucose des muscles et du cerveau augmente rapidement, créant un besoin important de «carburant». Ce repas, le premier de la journée, rompt le jeûne nocturne et procure l’énergie nécessaire pour faire repartir l’organisme et aiguiser l’esprit.

Le petit déjeuner donne la force et l’énergie pour tenir toute la matinée, jusqu’au repas de midi. Les études montrent que les enfants qui prennent un petit déjeuner avant l’école, ont plus d’énergie la matinée, leur mémoire est meilleure, leur concentration également.

Pendant la nuit, le taux de glucose (sucre) dans le sang chute, ce qui explique pourquoi nous manquons d’énergie le matin. Manger un petit-déjeuner permet de donner l’énergie nécessaire pour attaquer la matinée  nous rendant ainsi en mesure de penser clairement, d’apprendre ou encore de travailler.

* Un vrai petit déjeuner lui permettra d’utiliser ses capacités intellectuelles à leur pleine puissance, ce qui en fera un élève plus concentré, plus attentif et plus apte à réfléchir, à analyser et à retenir.

* Le petit déjeuner est la première douceur de la journée, un temps à part qui permet à l’enfant de faire la transition entre le monde de la maison et le monde extérieur. Le petit déjeuner permettra à l’enfant de se préparer à la journée qui l’attend.

* Manger un petit déjeuner correct suffit pour fournir à l’organisme la bonne quantité de protéines et de glucides complexes nécessaires pour apporter l’énergie suffisante pour la matinée.

Lorsqu’on ne prend pas de petit-déjeuner, l’organisme est contraint de puiser dans ses réserves, avec certains effets désagréables tels que :

* crise d’hypoglycémie
* problème de concentration
* sentiment de fatigue
* malaise

Un manque d’énergie se traduirait par des somnolences, perte de concentration, troubles de la mémoire et cela en particulier chez les enfants qui étudient à l’école.


Comment faire un petit déjeuner avec un enfant qui n'a pas faim le matin ?


La question est importante car de nombreux enfants se réveillent nauséeux, sans faim et parfois sans soif.

1- Proposer à l’enfant une boisson au réveil, par exemple un grand verre d'eau, ou copier la tradition anglaise en le réveillant avec une bonne tasse de chocolat chaud, de thé au lait ou un jus de fruit frais. La prise d'une boisson au réveil génère bien souvent une sensation de faim ou de ventre vide.

2- Laisser ensuite l’enfant faire sa toilette avant de passer à table. Le réveil est parfois difficile pour les enfants, ils ont du mal à émerger de leurs rêves et à prendre pied dans la réalité dans ces conditions, il est difficile d'écouter les besoins de son corps. Permettre à l’enfant de reprendre possession de son corps en s'activant lui permettra peut-être de prendre conscience de ses besoins.

3- Réveiller l’enfant un peu plus tôt pour que l'organisme trouve le temps de se réveiller et de se mettre en route. Lui laisser le temps de réveiller son corps. Bien qu'actif pendant la nuit, le cerveau a besoin d'un peu de temps pour passer des rêves à la réalité. Les messages de faim et de soif peuvent mettre de longues minutes avant de se remettre à passer correctement.

4- Composer et préparer la table du petit déjeuner la veille avec l’enfant. La préparation de la table du petit déjeuner fait partie des rituels qui peuvent aider un enfant à apprendre les rythmes de la journée.


Que faire si on manque temps pour prendre le petit déjeuner


Le manque de temps est souvent la bonne excuse pour ne pas prendre de petit déjeuner, par exemple pour des raisons d’impératif d’horaire de transport en commun pour se rendre à l’établissement scolaire ou au travail.

Si on n’arrive pas à manger le matin, on peut également envisager de prendre le petit-déjeuner en cours de route.

Idées de déjeuner rapide



* Un sandwich avec du fromage en tranche, de la laitue et des tomates dans du pain complet

* Un muffin anglais, plus des raisins et du yogourt.

* Un smoothie dans une bouteille ou un verre qui se ferme.

* un bagel avec du beurre d'amande et des tranches de pomme.




* Des œufs durs préparés à l'avance (ils se gardent une semaine au frigo avec leur coquille) et des tranches de pain.
* Des fruits coupés.





Bénéfices d’un bon petit déjeuner


Le petit déjeuner améliore les apports nutritionnels globaux; il est associé aux performances et au contrôle du poids, grâce au respect des besoins caloriques de chacun. Les enfants et les adolescents sont plus susceptibles de manger le matin si, dans leur famille, les adultes prennent aussi leur petit déjeuner. Les parents sont invités à donner l’exemple. Si cela n’est pas possible, l’organisation de clubs de petits déjeuners dans les écoles constitue une bonne solution et permet de proposer aux enfants des petits déjeuners nutritifs assortis de nombreux bénéfices sociaux.

Outre qu’elles présentent un meilleur bilan nutritionnel, les personnes qui prennent régulièrement leur petit déjeuner affichent de nombreux comportements positifs en matière de santé et consomment notamment plus de fruits et de légumes chaque jour ; elles sont de surcroît plus actives physiquement.

Le petit déjeuner joue un rôle important dans le contrôle de l'appétit et la régulation de la prise alimentaire. Le fait de prendre un petit déjeuner équilibré a un impact sur la satiété et la réduction de la faim au cours de la journée. Il permet ainsi de limiter le grignotage. D’ailleurs, cet effet est renforcé lorsque le petit déjeuner est riche en protéines.

D’autre part, la prise d’un petit déjeuner a une influence sur la corpulence puisqu’il a été démontré que les personnes qui prennent quotidiennement un petit-déjeuner ont un indice de masse corporelle plus faible.

Enfin, la prise de petit déjeuner améliore la concentration et la mémorisation. Prendre un petit déjeuner améliore les performances intellectuelles et la mémoire et augmente la concentration avant midi. Ces effets sont d’autant plus marqués lorsque le petit déjeuner est riche en glucides. En effet, après le petit-déjeuner, un taux de glucose à un niveau optimal favorise les performances intellectuelles.


Le menu d’un petit-déjeuner équilibré


Un petit déjeuner complet devrait apporter des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines et de l’eau. Il doit contribuer à 25% des besoins énergétiques de la journée.

Pour bien l’équilibrer, les aliments indispensables à un petit-déjeuner équilibré :

* 1 produit céréalier pour une énergie durable : dans l’idéal du pain. Céréales ou biscottes conviennent également. De quoi assurer une partie des apports quotidiens en glucides, vitamines B, minéraux et fibres.

* 1 produit laitier pour le calcium : yaourt, lait, fromage contribuent aussi aux apports en protéines et en vitamines.

* 1 fruit ou un jus de fruit pour les vitamines : privilégier les fruits frais pour leur importante teneur en fibres. Ils contiennent en outre des glucides, des vitamines et des minéraux.

* Une boisson chaude ou froide pour bien s’hydrater : café, thé, chocolat chaud, jus de fruits ou simple verre d’eau pour le bon fonctionnement du corps qui a besoin d’un apport régulier en liquide, de préférence de l’eau.

Il est tout à fait possible d’intégrer des produits contenant de la graisse et/ou du sucre comme le beurre, les pâtes à tartiner, le miel ou encore les confitures. Le beurre contribuera notamment à combler une partie des besoins en vitamine A. Ils doivent cependant être consommés dans des proportions raisonnables.


Super-aliments pour le petit déjeuner


Ce sont les aliments 100% naturel, doté de nutriments essentiels, vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels, acides aminés essentiels ou antioxydants, haut taux de protéine.

* Les graines de chia sont naturellement riches en fibres alimentaires et en bons gras, excellente source de protéine, riche source d’oméga 3 végétale. Elles contiennent des vitamines, minéraux et des antioxydants dans des proportions beaucoup plus élevées que les autres graines (noix, céréales). Les graines de chia ralentissent la vitesse à laquelle le corps va transformer les glucides en sucre simple, elles peuvent avoir d’excellentes vertus pour les diabétiques. On peut les manger telles quelles ou les ajouter entières dans les salades, yaourts, céréales, riz, boisson.

* Les graines de chanvre sont très nutritives et sont une excellente source de protéines complètes. Elles contiennent beaucoup de fibres bénéfiques pour la santé cardiaque et gastro-intestinale. On peut les manger dans les salades ou les smoothies. Elles sont aussi idéales avec les aliments cuits au four, le yaourt et les céréales. Et elles ne contiennent pas de gluten.

* Les baies de Goji sont originaires d’Asie et très réputées pour leurs différentes vertus médicinales. C’est un antioxydant très puissant et extrêmement riche en Vitamine C. Le goji permet de renforcer le système immunitaire, de combler certaines carences, et diminue les périodes de fatigue. On considère que 2-3g de baies par jour serait l’idéal. Il peut être consommé séché, frais ou en jus. La façon la plus simple est de l’ajouter dans les yaourts, smoothies et autres.

* Les amandes crues font partie des noix comprenant le moins de calories. En plus d’être riches en calcium, en magnésium et en fibres, les amandes présentent une teneur en protéine élevée et constitue une bonne alternative aux produits animaux dans le cadre d’une alimentation végétarienne. Riches en nutriments, les amandes ont de grandes propriétés anti-oxydantes.

* La maca est un tubercule riche en vitamines, en minéraux et en acides aminés qui pousse dans les Andes péruviennes à très haute altitude. Utilisée en petite quantité a un effet sur la résistance à la fatigue et l’endurance. Pas plus d’une petite cuillère à café, le goût est assez puissant.

* Les graines de lin. Les incorporer dans le petit déjeuner aidera à réduire le stress, améliorer la peau et les hormones.

* Le quinoa. Fournit de grandes quantités de protéines et de fibres, cela donne le sentiment de satiété et d'énergie pour la journée.


samedi 23 janvier 2016

Facteurs Environnementaux et Autisme



Des facteurs environnementaux augmentent sensiblement le risque d'autisme

L'autisme est un trouble neurodéveloppemental. Le développement du cerveau se fait de manière anormale pendant la petite enfance. Les causes sont multifactorielles ; on pense aujourd'hui qu'il existe une forte prédisposition génétique, puis que des facteurs environnementaux déclenchent le trouble de manière plus ou moins forte. Les soupçons se portent plutôt sur des facteurs comme la pollution ou des accidents pendant la grossesse ou l'accouchement.


Des facteurs environnementaux pendant la grossesse


Selon une étude réalisée par des scientifiques de l'Université Stanford et de l'Université de Californie à San Francisco, publiée dans la revue Archives of General Psychiatry en juillet 2011, les facteurs environnementaux pourraient jouer un rôle au moins aussi important que les gènes dans le développement de l'autisme.

Dans les années 1970, des études avaient montré que si un jumeau était atteint d'autisme, les probabilités que l'autre soit aussi atteint étaient de 80% pour les jumeaux identiques  qui partagent le même bagage génétique  et de 10% pour les jumeaux fraternels  non identiques .

Dans les années 1990, la définition du trouble s'est élargie pour inclure d'autres troubles du spectre autistique tels que le syndrome d'Asperger. Deux récentes études ont montré que quand un jumeau fraternel était atteint d'un de ces troubles, la probabilité que l'autre soit atteint était de 31%.

La présente étude mené avec 192 paires de jumeaux identiques et non-identiques dans lesquelles au moins un des jumeaux était atteint d'autisme, montre pour les garçons ayant une forme de trouble autistique, des taux de concordance de 77% pour les jumeaux identiques et de 31% pour les jumeaux fraternels. Des résultats en ligne avec les études précédentes.

Les chercheurs ont ensuite analysé ces données au moyen de modèles utilisant des méthodes statistiques pour tenir compte de la contribution des facteurs génétiques et environnementaux partagés par les deux jumeaux et d'autres influences environnementales qui n'étaient pas partagées. Ils ont calculé que 38% du risque d'autisme serait attribuable aux gènes et 58% à l'environnement que les jumeaux partagent.

Le taux de co-occurrence d'autisme chez des frères et sœurs qui ne sont pas jumeaux est beaucoup plus bas que chez les jumeaux, ce qui suggère que les conditions que les jumeaux partagent dans l'utérus, plutôt que celles auxquelles ils sont exposés après la naissance contribuent au développement de l'autisme.


La pollution de l'air avec des particules accroîtrait le risque d'autisme


Selon une étude de l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Harvard publiée en juin 2013 dans la revue Environmental Health Perspectives, l'exposition à des niveaux élevés de pollution atmosphérique durant la grossesse augmenterait sensiblement le risque d'autisme chez le nouveau-né.

Selon ces travaux, les femmes habitant dans des zones fortement polluées pendant leur grossesse seraient jusqu'à deux fois plus susceptibles d'avoir un enfant atteint d'autisme que les femmes habitant dans des zones faiblement polluées.

Les chercheurs ont analysé les données fournies par la Nurses' Health Study II, une vaste enquête épidémiologique entamée en 1989 avec le soutien de l’Institut National de la Santé des Etats-Unis. Ils ont pu constituer un échantillon constitué de 325 femmes ayant eu un enfant autiste, et de 22.101 cas dits ‘contrôle’, c’est-à-dire concernant des femmes ayant eu un enfant sans trouble autistique.

Puis les médecins ont recoupé ces données avec les niveaux de pollution de l’air relevés au lieu et à la date de la grossesse de ces femmes, plus des informations obtenues de mesures effectuées par l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis  au cours des périodes concernées.

Grâce à ce travail, les auteurs de l’étude ont pu évaluer avec précision le degré d’exposition aux polluants atmosphériques de chacune de ces femmes au cours de leur grossesse. Ils ont réparti les lieux dans lesquels les femmes résidaient durant leur grossesse en cinq tranches géographiques (appelées quintiles), des lieux les moins pollués aux plus pollués.

Une fois ces manipulations effectuées, ces données ont été corrigées en intégrant d’autres facteurs comme le revenu, la catégorie socio-professionnelle ou encore l’exposition à la fumée de cigarette, afin d’éliminer tout risque de biais statistique.

Les chercheurs ont découvert que les femmes ayant vécu leur grossesse dans des lieux correspondant à la tranche géographique la plus polluée en mercure atmosphérique et en particules de diesel étaient deux fois plus susceptibles d’avoir un enfant atteint d’autisme que les femmes qui résidaient, durant leur grossesse, dans la tranche géographique la moins polluée.

Et lorsqu’on ne prend pas seulement en compte le mercure et le diesel, mais la moyenne de tous les polluants atmosphériques pris en compte par l’étude comme le plomb, le manganèse ou le chlorure de méthylène, le résultat révèle que les femmes ayant résidé durant leur grossesse dans les 20% de lieux présentant les plus hauts niveaux de ces polluants avaient un risque accru de 50% de voir leur un enfant souffrir d’autisme par rapport aux femmes ayant vécu leur grossesse dans la tranche géographique des lieux les moins pollués.


Antidépresseurs et grossesse : risque élevé d’autisme chez l’enfant


Une étude réalisée par des chercheurs du Centre de Recherche du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sainte-Justine, affilié à l'Université de Montréal, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) en décembre 2015, établit un lien entre la prise d’antidépresseurs chez la femme enceinte et le risque considérablement accru d’autisme pour l’enfant. Les femmes enceintes qui suivent un traitement contre la dépression verraient leur risque de donner naissance à un enfant autiste s’accroître de 87%.

Les chercheurs ont analysé les données médicales concernant plus de 145.000 grossesses survenues dans la province de Québec entre 1998 et 2009. De même, les enfants ont été suivis depuis leur conception jusqu’à l’âge de dix ans.

La prise d’antidépresseurs par les mères enceintes a été relevée en même temps qu’était observé un ensemble de facteurs susceptibles de jouer un rôle dans la survenue de l’autisme. Ainsi, l’âge de la mère et la dépression peuvent être liés à l’apparition de l’autisme tout comme des facteurs socioéconomiques tels que la pauvreté.

Les chercheurs ont pris en considération la prescription d’antidépresseurs aux femmes enceintes pendant le deuxième ou troisième trimestre de la grossesse. Ce sont les mois pendant lesquels le développement du cerveau du bébé franchit une étape cruciale.

L’examen des dossiers maternels et le suivi de la cohorte d’enfants ont permis de repérer 1.054 enfants chez qui une forme d’autisme avait été diagnostiquée à l’âge de 4,5 ans en moyenne. Les garçons étaient plus souvent touchés (4 garçons pour 1 fille). En contrôlant les dossiers médicaux de leurs mères, les chercheurs ont pu établir des corrélations entre prise d’antidépresseurs et autisme.

Parmi les médicaments prescrits contre la dépression, ce sont avant tout ceux qui agissent sur la sérotonine  ISRS inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine  qui sont mis en cause. Leur prise au cours des deux derniers trimestres de la grossesse double quasiment le risque d’autisme chez l’enfant.

L’étude canadienne vient donner une autre dimension aux soupçons émis par la revue médicale indépendante Prescrire qui déjà en 2011 alertait sur les risques encourus pour les bébés des mamans sous traitement avec un doublement des cas d’autisme.

D’un autre côté, il est avéré que l’incidence de l’autisme chez les enfants a augmenté, passant de 4 pour 10.000 enfants touchés en 1966 à 100 pour 10.000 aujourd’hui.

Sur le plan biologique il est plausible que les antidépresseurs engendrent l’autisme s’ils sont utilisés pendant la période de développement du cerveau du fœtus puisque la sérotonine entre en jeu dans de nombreux processus développementaux prénataux et postnataux, y compris la division cellulaire.


Exposition à la pollution émise par les voitures


Selon une étude américaine publiée en novembre 2012 dans la revue scientifique Archives of General Psychiatry, fœtus et nouveau-nés sujets à des taux de pollution élevés présenteraient deux à trois fois plus de risques de devenir autistes.

Si 90% des autismes sont imputables à des facteurs génétiques, cette étude vient confirmer que certains facteurs de l'autisme sont environnementaux. La pollution émise par les voitures n'est pas l'unique cause de l'autisme, mais constitue très certainement un facteur de risque supplémentaire.

Pour établir cette possible corrélation, les chercheurs ont fait appel à cinq cent enfants âgés de entre 2 et 5 ans. Parmi eux, 279 étaient atteints de troubles autistiques. Les autres servaient de groupe témoin.

Les chercheurs ont ensuite récolté les données concernant la qualité de l'air des lieux où ces enfants avaient été portés par leur mère, et où ils ont grandi pendant leur première année de vie.

Ils ont ainsi pu se rendre compte que les fœtus qui avaient été portés par leur mère dans un environnement où l'air était particulièrement pollué présentaient deux fois plus de risque de devenir autiste que ceux qui avaient grandi dans un environnement plus sain.

Concernant les nouveau-nés, le constat était encore plus grave. Ceux qui avaient passé leur première année de vie dans un environnement à forte pollution atmosphérique présentaient trois fois plus de risque de développer une forme d'autisme.

Une étude publiée en 2010, intitulée “Proximity to point sources of environmental mercury release as a predictor of autism prevalence, suggérait l’existence d’une corrélation entre la concentration atmosphérique de métaux tels que le cadmium, le mercure ou le manganèse et l’autisme.

Une autre étude, publiée en 2011 sous le titre "Residential proximity to freeways and autism in the CHARGE study", avait pointé l’existence d’une relation entre l’autisme et la concentration atmosphérique en particules diesel.


Les causes de l’autisme seraient autant génétiques que environnementales


Selon une étude conduite au Karolinska Institut à Stockholm, publiée dans la revue Journal of the American Medical Association (JAMA) en mai 2014, l'hérédité pèse environ 50% dans les causes de l'autisme. Beaucoup moins que des estimations précédentes qui attribuaient la part de 80% à 90% au facteur génétique.

Les autres facteurs, non analysés par l'étude, pourraient inclure le statut socio-économique du foyer, des complications à la naissance, des infections maternelles et les médicaments pris avant et pendant la grossesse.

Pour obtenir ces résultats les chercheurs ont analysé les données de plus deux millions de personnes en Suède entre 1982 et 2006, la plus grande étude accomplie jusqu'ici sur les origines génétiques de l'autisme, qui touche environ une personne sur 100 personnes dans le monde.


Toxines environnementales liées à une augmentation de l'autisme


Les troubles du cerveau sont le résultat d'une exposition excessive à des toxines provenant de sources multiples, y compris la mère, tandis que l’enfant est in utero.

Une étude réalisée par l’Environmental Working Group (EWG) en 2005  a constaté que des échantillons de sang de nouveau-nés contenaient une moyenne de 287 toxines.

Parmi celles-ci, 180 sont connues pour causer le cancer chez les humains ou les animaux; 217 sont toxiques pour le cerveau et le système nerveux; et 208 pour causer des malformations congénitales ou développement anormal chez les animaux.

Les malformations génitales et l'autisme résultent d'une surexposition à des toxines


Dans une étude de l'Université de Chicago, publiée dans la revue PLOS Computational Biology en mars 2014, des chercheurs ont révélé que l’autisme et la déficience intellectuelle sont liés à l’exposition à des facteurs environnementaux nuisibles au cours du développement congénital.

Les chercheurs ont constaté que pour chaque augmentation de 1 pour cent de la fréquence des malformations congénitales a augmenté de 283 pour cent du taux d'autisme, tandis que des déficiences intellectuelles ont augmenté de 94 pour cent pour chaque augmentation de 1 pour cent.

Selon les chercheurs, des malformations génitales comme le micropénis, la cryptorchidie et l'hypospadias (lorsque l'urètre se trouve sur la face inférieure du pénis) sont des signes d'exposition à des toxines nocives. Et la corrélation entre la malformation génitale et l'autisme dans le même temps soutient l'idée que l'autisme est le résultat d'une exposition excessive des parents aux toxines environnementales.


Le déclenchement ou la stimulation de l’accouchement n’augmente pas le risque d’autisme


Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de l'Utah, présentée en février 2005 à la Réunion annuelle de la Society for Maternal-Fetal Medicine en San Diego, montre que le déclenchement artificiel du travail, en particulier en cas de dépassement du terme et sa stimulation ne sont aucunement associés avec l'augmentation du risque d’autisme pour l’enfant à naître.

Si de précédentes études avaient suggéré un lien entre l'induction ou la stimulation du travail et les TSA, cette collaboration entre obstétriciens, gynécologues et psychiatres constate que le déclenchement ou la stimulation du travail n’aboutit pas à ce risque accru chez l’enfant.

L'étude a évalué l'association sur plus de 150.000 naissances de 1998 à 2006 et ont analysé les données d’accouchement chez 2.547 enfants atteints de TSA et 166.283 enfants sans TSA.

Les enfants exposés au déclenchement de l’accouchement ne présentent pas un risque accru de TSA et même après ajustement pour les facteurs importants comme le statut socioéconomique, la santé maternelle, les événements liés à la grossesse, les pathologies maternelles, le sexe et l'année de naissance de l’enfant.

Alors que l’induction et la stimulation du travail restent un recours important pour, dans certaines situations, réduire les risques pour la mère et le bébé, cette étude permet de rassurer, sur ce risque précis d’autisme, les patientes comme les médecins.


Des substances chimiques responsables des dommages cérébraux


Des chercheurs de l’École de Santé publique de Harvard et du Children's Environmental Health Center à l’université du mont Sinaï ont appelé les scientifiques, dans un éditorial publié dans la revue Environmental Health Perspectives en mars 2014, à focaliser davantage leur attention sur les polluants responsables de tous ces troubles de l’apprentissage. Ils ont établi la liste de dix substances chimiques connues pour altérer le développement cérébral et provoquer des dommages cérébraux.

* Plomb : essence, peinture, jouets, piles, tubes, poterie, matériaux de couverture et les cosmétiques.

* Méthylmercure : mercure organique (se trouve principalement dans les poissons.

Polychlorobiphényles (PCB) : poissons, surtout les poissons d'élevage.

* Arsenic : un contaminant commun dans le fluorure ajouté à l'approvisionnement en eau. On le trouve également dans la conservation du bois et des pesticides.

* Toluène : diluant de peinture, vernis à ongles et le tannage du cuir.

* Manganèse : dans l'eau potable et formule de soja pour nourrissons.

* Fluorure : l'eau du robinet fluorée, produits dentaires, certains antibiotiques et des médicaments, le thé, les aliments transformés et les boissons.

* Chlorpyrifos : un insecticide organophosphoré utilisé dans les contenants ravageur d'appât.

* Dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) : un pesticide interdit en 1972 qui persiste encore dans l'environnement, y compris dans la chaîne alimentaire.

* Tétrachloroéthylène (PERC) : tissus de nettoyage à sec et les opérations de dégraissage des métaux.

* Éthers diphényliques polybromés (PBDE) : produits chimiques ignifuges trouvés en tapisserie d'ameublement, matelas, vêtements, boîtiers, télévision et ordinateur.

Les métaux lourds (tel le mercure, le plomb, le cadmium) sont dangereux pour le cerveau, surtout lors de son développement. Dans certains anciens vaccins, on utilisait un composé de mercure comme conservateur (le thimérosal). Bien qu'il s'agisse d'infimes quantités, ce composé pouvait s'accumuler après plusieurs vaccinations. Le corps ne se défait que difficilement du mercure.

Pour contrôler la pandémie de neurotoxicité dans le développement cérébral, les auteurs proposent des stratégies globales de prévention. Les substances chimiques qui n'ont pas été testées ne devraient pas être encouragées comme sans danger pour le développement du cerveau. Les substances chimiques déjà utilisées, ainsi que les nouvelles doivent être vérifiées sur leur neurotoxicité. Pour coordonner ces efforts et accélérer la transformation de la science en prévention, les auteurs proposent la formation d'un nouveau centre d'échange international.


Autres facteurs environnementaux qui contribuent probablement à l'autisme


Gut dysbiose


En particulier en combinaison avec les vaccins et leurs additifs comme le mercure (thimérosal), l'aluminium et d'autres, qui sont connus pour endommager les mitochondries  les centrales électriques dans les cellules du cerveau qui produisent de l'énergie . Le système gastro-intestinal est souvent désigné comme le “deuxième cerveau“, contenant environ 100 millions de neurones, plus que dans la moelle épinière ou le système nerveux périphérique.

Les recherches menées par le Dr Natasha Campbell-McBride montre que les enfants nés avec la flore intestinale gravement endommagée ont un risque significativement accru de dommages par le vaccin, ce qui peut aider à expliquer pourquoi certains enfants développent des symptômes de l'autisme après avoir reçu une ou plusieurs vaccinations de l'enfance tandis que d'autres ne le font pas.

La maladie aurait ainsi une cause organique nichée dans le microbiote, ces milliards et milliards de bactéries qui peuplent les intestins. Des infections bactériennes pourraient y produire des neurotoxines capables de gagner le cerveau, d'y causer des dommages neurologiques, contribuant à l'émergence de l'autisme chez l'enfant.

Carence en vitamine D


Le lien entre la carence en vitamine D chez les femmes enceintes et une augmentation proportionnelle de l'autisme a été soulignée par le Dr John Cannell. Les récepteurs de la vitamine D apparaissent dans une grande variété du tissu cérébral précoce dans le développement fœtal, et les récepteurs activés de vitamine D augmentent la croissance des nerfs dans le cerveau. La carence en vitamine D pendant la grossesse est un facteur majeur contribuant à l'autisme, surtout quand on considère que la vitamine D contribue également à la détoxification du mercure. Sans une quantité suffisante de vitamine D, des agressions toxiques  indépendamment de la source  seraient encore majeures.

Le rayonnement électromagnétique (EMR)


À partir de téléphones cellulaires, tours cellulaires, appareils Wi-Fi, qui peuvent piéger les métaux lourds à l'intérieur des cellules nerveuses, d'accélérer la toxicité des métaux lourds, et d'entraver le processus de désintoxication naturelle.

Toxines microbiennes


Comme les moisissures. Les enfants autistes ne sont pas seulement affectés par les voies de détoxication et la toxicité des métaux lourds, mais, selon le Dr Klinghardt, leurs corps sont aussi fréquemment affectés par des micro-organismes toxiques.


Comment limiter l’exposition aux substances chimiques


La plupart des gens sont exposés à trop de produits chimiques toxiques. Les résultats sont évidents, étant donné que des troubles cérébraux à la fois sur les très jeunes et sur les personnes âgées sont en augmentation ; pour ne pas mentionner que les gens de tous âges sont de plus en plus ravagés par les maladies chroniques de toutes sortes. Si l’on souhaite protéger la santé, on doit tout simplement devenir plus vigilants sur les produits chimiques avec lesquels on entre en contact tous les jours, et cela inclut certainement les aliments que l’on consume.

Les aliments entiers bio-dynamiques sont la clé du succès et lorsqu’on mange bien, le système de détoxication naturelle du corps est optimisé, ce qui peut aider à éliminer les toxines que le corps rencontre d'autres sources.

Voici une douzaine de recommandations qui aideront à limiter l'exposition aux substances toxiques. Cela deviendra encore plus important si la femme est enceinte ou prévoit une grossesse, puisque la charge toxique sera transférée au bébé.

1. Autant que possible, acheter et manger des produits biologiques pour réduire l’exposition aux produits chimiques agricoles. Manger la plupart des aliments frais et crus, éviter des aliments transformés et préemballés de toutes sortes. De cette façon, on évitera automatiquement les additifs alimentaires artificiels, y compris les édulcorants artificiels dangereux, les colorants alimentaires et le glutamate mono-sodique.

2. Plutôt que de manger du poisson d'élevage, souvent fortement contaminé par les BPC et le mercure, prendre l’huile de krill de haute qualité purifiée, ou manger du poisson sauvage testé en laboratoire pour déterminer sa pureté.

3. Rangez la nourriture et les boissons dans des récipients en verre plutôt qu'en plastique, et éviter d'utiliser des sachets en plastique et des aliments en conserve (qui sont souvent doublés d'un matériau contenant du BPA).

4. Demander à tester l’eau du robinet et, si des contaminants sont trouvés, installer un filtre à eau approprié sur tous les robinets (même ceux de la douche ou baignoire).

5. Utiliser des produits de nettoyage naturels dans la maison.

6. Passer à des marques de produits de toilette naturels tels que le shampooing, le dentifrice, les déodorants et les cosmétiques. L'Environmental Working Group a une grande base de données pour aider à trouver des produits de soins personnels qui sont exempts de phtalates et autres produits chimiques potentiellement dangereux.

7. Évitez d'utiliser des assainisseurs d'air artificiels, assouplissants, ou autres parfums de synthèse.

8. Remplacer les casseroles et poêles antiadhésives par des ustensiles de cuisine en céramique ou en verre.

9. Lors de la rénovation de la maison, chercher des alternatives écologiques “libres de toxines“ au lieu de la peinture régulière et des revêtements de sol en vinyle.

10. Remplacer le rideau de douche en vinyle par un en tissu, ou installer une porte de douche en verre. La plupart des tous les plastiques souples, comme les rideaux de douche, contiennent des plastifiants dangereux comme les phtalates.

11. Limiter la consommation de médicaments (sur ordonnance et en vente libre) autant que possible. Les drogues sont aussi des produits chimiques et ils laissent des résidus qui s’accumulent dans le corps au fil du temps.

12. Éviter de pulvériser des pesticides dans la maison ou des répulsifs contre les insectes contenant du DEET sur le corps. Il existe des alternatives sûres, efficaces et naturelles à utiliser.


Pollution, insecticides, métaux lourds, tabac... Autant d'éléments qui font partie intégrante de notre quotidien et peuvent déclencher l'autisme chez les enfants. Certes, un gène les y prédispose. Mais des expériences ont démontré que l'exposition durant plusieurs générations à ces agents a été la source d'une importante augmentation des cas.


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