lundi 30 mars 2015

Le Système Glymphatique Nettoie le Cerveau



Le cerveau dispose d'un système d'élimination des déchets qui s'active surtout durant le sommeil


Comme tous les organes, le cerveau consomme de l’énergie et des nutriments et il produit des résidus plus ou moins toxiques issus de cette activité métabolique. Par conséquent, durant l’éveil, le cerveau accumule des déchets dus à l’activité des neurones.

Éliminer les déchets est une activité primordiale pour assurer le bon fonctionnement d'un organe. Le cerveau, très actif, n'y fait pas exception. Mais du fait de la barrière hémato-encéphalique qui le protège des grosses molécules qui pourraient l'agresser, il faut parvenir à la contourner pour se débarrasser des protéines qui pourraient s'entasser.

Maiken Nedergaard et Jeffrey Iliff
Des chercheurs de l’University of Rochester Medical Center  dirigés par Maiken Nedergaard et Jeffrey Iliff  dans une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine en août 2012, puis en juillet 2013 dans Science, montrent que des cellules du cerveau rétrécissent pendant le sommeil afin de créer des espaces  l’espace interstitiel  entre les neurones et permettre au fluide de «laver» le cerveau.

Jusqu’alors, on pensait que le nettoyage du cerveau se faisait exclusivement par diffusion passive du liquide céphalo-rachidien depuis les ventricules cérébraux, un mécanisme d’évacuation très lent pour un organe aussi actif que le cerveau.

Cette nouvelle étude apporte la preuve que nous avons besoin d’une certaine quantité de sommeil chaque nuit, car le cerveau se sert de cette période pour se débarrasser des sous-produits métaboliques toxiques qui, autrement, s’y accumuleraient et perturberaient les fonctions du cerveau, détruisant les neurones et pouvant potentiellement causer des troubles neuro-dégénératifs.

L’équipe de chercheurs pense que ce système d’élimination des déchets est l’une des raisons fondamentales du sommeil. Ils suggèrent notamment qu’un défaut dans ce système, qui empêcherait de balayer certaines protéines toxiques, peut jouer un rôle dans les troubles du cerveau. Cette étude laisse croire que le «ménage» peut être une des raisons principales dans le rôle du sommeil.

Les chercheurs ont eu recours à une technique récente, appelée microscopie à 2 photons, qui permet de visualiser en temps réel les flux de sang et du liquide céphalo-rachidien dans le cerveau d’un animal vivant.

Canal 'glymphatique' entourant une artère cérébrale.
Le liquide céphalo-rachidien (en vert)
circule dans un canal glymphatique
entourant la paroi d'une artère cérébrale
Cette étude complète les connaissances sur le cerveau, essentiellement sur la raison physique et chimique réelle de sommeil, et le rôle de l’espace interstitiel. Sur le mécanisme et les conditions qui conduisent à la perte de cellules du cerveau ; comme dans le cas de la Maladie d’Alzheimer ou la Maladie de Parkinson, qui se caractérisent par l’accumulation de protéines endommagées dans le cerveau.

On peut s’étonner qu’un système aussi fondamental pour le bon fonctionnement cérébral ait pu jusque-là échapper à la sagacité des chercheurs. La principale raison est que ce système glymphatique ne fonctionne que dans un cerveau vivant et uniquement lorsqu’il est intact : il était impossible de l’observer sur des cerveaux prélevés post-mortem et les procédés de visualisation disponibles ne permettaient pas jusqu’à peu de le détecter chez des sujets vivants.


Le système Glymphatique : Le "tout-à-l’égout" du cerveau

Dans l'organisme, le système lymphatique est le système responsable de l'élimination des déchets cellulaires. Un liquide appelé lymphe baigne les cellules et les tissus du corps, recueille les déchets cellulaires et les décharges dans la circulation sanguine pour être filtrés par le corps. Cependant, le système lymphatique ne comprend pas le cerveau. Il a son propre écosystème interne et il est entouré par la barrière hémato-encéphalique, qui contrôle ce qui entre et sort de l’organe. Ces caractéristiques sont longtemps restées une énigme pour les scientifiques.

Le système glymphatique est constitué de cellules gliales en forme d’étoile appelées astrocytes, qui forment un réseau de canaux d’eau entourant les vaisseaux sanguins du cerveau.

Les cellules gliales qui maintiennent les cellules nerveuses en vie, rétrécissent pendant le sommeil. Cela augmente la taille de ce que l’on nomme «l’espace interstitiel», des écarts entre les tissus du cerveau, ce qui permet plus de fluidité pour un lavage des toxines. Les chercheurs indiquent que cette fonction est vitale pour rester en vie, et qu’elle ne semble pas être possible alors que l’esprit est éveillé. L’équipe ne sait pas très bien pourquoi l’espace augmente pendant le sommeil, mais ils théorisent que les cellules du cerveau se rétrécissent.

Le liquide céphalo-rachidien
par un processus de diffusion,
conduit les déchets et les nutriments
aux tissus du cerveau
Le liquide céphalo-rachidien (LCR) circule dans le cerveau le long des canaux qui entourent les artères. Le liquide “nettoie” ensuite en passant à travers les tissus du cerveau et se mélange avec le liquide interstitiel rempli de déchets qui entoure les cellules du cerveau. Enfin, le LCR s’accumule dans les canaux à travers les veines et il est évacué du cerveau, emportant avec lui les déchets métaboliques.

En pompant le liquide céphalorachidien à travers les tissus du cerveau, le système glymphatique évacue les déchets, à partir du cerveau et les renvoie dans le système circulatoire du corps. De là, les déchets atteignent le foie, où ils sont finalement éliminés.

Le cerveau ne dispose que d’une énergie limitée à sa disposition et il doit choisir entre deux états fonctionnels différents, soit éveillé et conscient ou endormi et en phase de nettoyage.

Les conclusions des chercheurs s’appuient sur la découverte de ce réseau du cerveau spécifique, qui transporte les déchets sur le cerveau  sorte de tout-à-l’égout du cerveau.

Selon les chercheurs le système glymphatique est non seulement plus rapide, mais il permet également d’atteindre des zones plus reculées du tissu cérébral. Étant donné l’intense métabolisme du cerveau et son extrême sensibilité, il n’est pas étonnant que son mécanisme d’évacuation des déchets soit plus spécialisé et étendu que ce que l’on pensait auparavant.


La barrière hémato-encéphalique  Un complexe dispositif de défense

La barrière hémato-encéphalique est une barrière anatomique qui filtre et contrôle le passage des substances sanguines et les empêche de passer librement du sang au liquide céphalo-rachidien.

Elle est constituée d’une paroi vasculaire continue entourée de prolongements de cellules gliales astrocytaires qui s’y arriment pour former une enveloppe supplémentaire. Ces deux parois, vasculaire et gliale, exercent une fonction de sélection et assurent le tri des substances admises dans le parenchyme cérébral. Très étanche, cette barrière est constituée de cellules jointives soudées les unes aux autres.

Dans les méninges, ces barrières présentent des espaces très minces qui permettent à de très petites molécules de s’infiltrer. Habituellement, les protéines de taille normale ne passent pas à travers ces deux barrières, sauf lors d’une inflammation, où ces jointures entre les cellules s’élargissent.

Cependant, même aujourd'hui c’est relativement peu ce que l’on sait sur la barrière hémato-encéphalique. Depuis les découvertes de Lewandowsky et des bactériologistes Ehrlich et Goldmann pendant la première décennie du XXe siècle, ce se sont encore écoulé six décennies jusqu'à ce que la situation exacte de la barrière fût localisée  dans les cellules capillaires endothéliales  grâce au microscope électronique.


Une nouvelle voie contre les maladies neuro-dégénératives

Bien que leur étude porte sur des cerveaux de souris, les auteurs pensent qu’un système identique existe chez l’homme dont le cerveau est très proche de celui du petit rongeur, du moins sur le plan physiologique. Cette découverte pourrait avoir d’importantes applications thérapeutiques, notamment dans le traitement des pathologies neuro-dégénératives, telles les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson. La maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neuro-dégénératives sont associées non seulement à l’accumulation de ses déchets, mais aussi au manque de sommeil.

Plaques amyloïdes
Les chercheurs ont ainsi constaté que plus de la moitié des agrégats de bêta-amyloide  une protéine qui s’accumule dans le cerveau des patients souffrant d’Alzheimer  sont éliminés via le système glymphatique. Si le système glymphatique ne parvient plus à nettoyer le cerveau comme il devrait le faire, soit en raison du vieillissement, soit suite à un traumatisme, les déchets vont s’accumuler dans le cerveau. Augmenter l’activité du système glymphatique permettrait probablement de prévenir l’accumulation des dépôts amyloïdes, voire offrirait un moyen de liquider les agrégats accumulés lorsque la maladie d’Alzheimer est déjà établie.

Protéine bêta-amyloïde


Ces protéines s’amoncellent dans le cas de la maladie d’Alzheimer et contribuent à la mort des neurones. En phase de sommeil, leur élimination est deux fois plus rapide que durant l’éveil.

Les chercheurs ont injecté la bêta-amyloïde dans le cerveau de souris saines et de souris génétiquement modifiées pour désactiver leur système glymphatique. Alors que les souris normales sont capables d’éliminer rapidement la protéine de leur tissu cérébral, les souris privées de système glymphatique mettent beaucoup plus de temps.

La protéine bêta-amyloïde,
dont on voit la structure tridimensionnelle,
s'accumule dans les cerveaux des patients
atteints de la maladie d'Alzheimer
Cela pourrait expliquer pourquoi de nombreux troubles neurologiques sont associés à des troubles du sommeil. Un déficit de repos pourrait directement être impliqué, en facilitant l’accumulation de protéines nocives, comme les bêta-amyloïdes, mais également l’alpha-synucléine, impliquée quant à elle dans la maladie de Parkinson.

D’autres questions interpellent les chercheurs. D’abord, ils pensent que ce lavage du cerveau contribue à la récupération. Mais dans quelle mesure l’accumulation des résidus du métabolisme intervient-elle dans la sensation de fatigue ? D’autre part, comment les canaux des cellules gliales changent-ils de conformation durant le sommeil ? Si les chercheurs semblent avoir décrit l’une des fonctions du sommeil, il se pourrait sûrement que celle-ci ne soit pas la seule. L’enquête est donc bien loin d’être terminée.

Ainsi, augmenter l’activité du système glymphatique pourrait aider à prévenir les dépôts amyloïdes, concluent les auteurs qui espèrent que leurs résultats auront des implications pour de nombreuses maladies neurologiques, de l’Alzheimer ou Parkinson aux accidents vasculaires cérébraux.


Dormir permet au cerveau de se nettoyer

Si l’on sait précisément en quoi il est utile que le cœur batte ou quels avantages procure la respiration, le rôle du sommeil reste bien plus difficile à définir. On l’associe à la récupération, mais également au renforcement de la mémoire de la journée ainsi qu’à la régulation du métabolisme du système immunitaire. Pourtant, sa fonction est cruciale. Car des insectes aux mammifères, en n'oubliant pas les autres espèces animales, tout le monde ou presque dort. Les hommes passent entre un quart et un tiers de leur vie à se reposer. Il a été démontré que le sommeil joue un rôle essentiel dans la fixation des souvenirs et de l’apprentissage dans le cerveau.

Le cerveau pèse environ 1 400 des grammes. Il consomme autour de 300 kilocalories par jour. C'est un organe complexe. Il fonctionne comme le moteur du corps, mais la routine, le stress quotidien, la mauvaise alimentation, la vie sédentaire et le manque de bonnes habitudes de sommeil peuvent l'affecter peu à peu. Pendant son fonctionnement quotidien il génère des symptômes en chaîne : des céphalées ou des douleurs à la tête, au cou et au dos, une vision trouble, de bourdonnements, du mal au cœur, de l’anxiété et même une dépression. Pour un fonctionnement correct, les parois des artères doivent être totalement libres des substances qui empêchent une bonne circulation cérébrale. Ces obstacles sont les toxines. L'une d'elles, la  prostanglandine provoque une inflammation des artères.

Plusieurs stimuli peuvent générer cette intoxication: des impulsions visuelles, le fait de passer beaucoup de temps en face d'un ordinateur; auditifs, le bruit de la circulation véhiculaire, l'utilisation d'écouteurs à un volume trop fort; olfactifs, de très fortes odeurs comme l’essence ou d’autres produits chimiques; et les stimuli gustatifs, consommation excessive de nourriture transformée ou de produits en boîte et surgelés.

Le simple fait de bien dormir aide à éliminer toutes ces ordures cérébrales tel qu’il a été révélé dans l'investigation de Rochester. Grâce à l’analyse par imagerie réalisée sur les cerveaux de souris, les résultats ont montré que pendant le sommeil le système glymphatique est devenu dix fois plus actif que pendant l'état de veille. Simultanément, la taille des cellules du cerveau est réduite d'environ 60 per cent. Cela crée plus d'espace entre les cellules, donnant d'accès au liquide céphalo-rachidien pour éliminer les déchets et toxiques.

Comme un concierge balayant les couloirs quand la lumière s'éteint, dans le cerveau se produisent pendant le sommeil de grands changements lui permettant d'expulser les ordures et d'éloigner la maladie. Jusqu'à présent on n'avait pas un bien compris que le sommeil répond à une fonction essentielle et vitale de l'évolution.

Les chercheurs se demandèrent s’il y avait des différences entre le sommeil et l’éveil dans le système glymphatique. Évacuer les toxines peut être difficile, voire inefficace si le cerveau reçoit des informations sensorielles et autres.

Le flux du liquide céphalo-rachidien et la taille de l’espace interstitiel augmentent pendant le sommeil, mais pour savoir si le cerveau est capable d’éliminer davantage de déchets, ils ont injecté la protéine bêta-amyloïde dans le cerveau en sommeil et à l’éveil des souris. Le système glymphatique a évacué les déchets deux fois plus vite dans les cerveaux en sommeil qu’en état d’éveil.

Pendant l’éveil le cerveau est stimulé et actif après la libération d’un composé organique appelé noradrénaline. Ce neurotransmetteur n’est pas très actif pendant le sommeil, mais il est libéré lorsque le cerveau a besoin d’être vigilant, par exemple, face à la peur et à d’autres stimuli externes. Les chercheurs suggèrent que la noradrénaline pourrait jouer un rôle dans la régulation des écarts entre les cellules du cerveau.

Toute la physiologie change durant le sommeil. La nouveauté c'est le rôle de l'espace interstitiel mais ce n'est qu'une nouvelle pièce du puzzle, pas tout le mécanisme. Cela montre une fois de plus que le sommeil peut contribuer à la restauration de la fonction des cellules du cerveau et peut avoir des effets protecteurs.

Cette découverte pourrait faire avancer la compréhension des fonctions biologiques du sommeil, expliquerait pour quoi nous passons un tiers de nos vies à dormir et pourrait permettre de trouver des traitements contre des maladies neurologiques.


Un dysfonctionnement dans le système de nettoyage serait lié au processus neuro-dégénératif

Une étude de l’Université autonome de Barcelone et de l’Université Ludwig Maximilian de Munich,  publiée dans la revue Science Translational Medicine en juillet 2014, décrit le mécanisme moléculaire par lequel les formes mutées de la protéine TREM2 empêchent le processus de nettoyage des déchets.

Il s’agit de la protéine TREM2 dont les niveaux réduits sont associés au risque maladies neuro-dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence.

Le gène TREM2 est exprimé principalement dans les cellules cérébrales macrophages ou en charge de la phagocytose et de l’élimination des déchets cellulaires, les cellules micro-gliales. Parmi les déchets à éliminer se trouvent les agrégats de protéines et de fibres amyloïdes spécifiques de la maladie d’Alzheimer.

Les résultats suggèrent que la protéine TREM2 joue un rôle fondamental dans l’élimination des amyloïdes et des autres agrégats de protéines et que son dysfonctionnement accélère les processus neuro-dégénératifs.


Ne pas dormir détruirait les neurones

Une étude de l’École de médecine de l’université de Pennsylvanie et de l'université de Pékin publiée par le Journal of Neuroscience en mars 2014, révèle que le manque de sommeil pourrait avoir comme conséquence la perte de neurones.

Selon les chercheurs, c’est la première fois que l'on prouve que le manque de sommeil peut conduire à une perte de cellules du cerveau. Il s’agit des neurones locus cœuruleus. Leur disparition accélèrerait le développement de maladies comme Alzheimer ou Parkinson.

Le manque de sommeil sur une durée prolongée est lié aux dommages, ou à la perte, de ces neurones essentiels pour la vivacité et pour des capacités cognitives optimales.

Cette nouvelle étude montre des preuves inquiétantes que la perte de sommeil chronique pourrait être plus sérieuse que ce que l’on pouvait croire jusqu’alors, et pourrait même conduire à des dommages physiques irréversibles et une perte de neurones.


Presque toutes les pathologies neuro-dégénératives sont liées à une accumulation de déchets cellulaires.


lundi 23 mars 2015

La Vérité sur les Drogues




L'usage d'une drogue provoque des perturbations physiques et mentales
ainsi qu'un état de dépendance psychologique


Une drogue est toute substance, autre que les aliments, qui est absorbée pour modifier la façon dont le corps ou l'esprit fonctionne. C’est un composé chimique, biochimique ou naturel, capable d'altérer une ou plusieurs activités neuronales et/ou de perturber les communications neuronales.

Agissant sur le système nerveux central, l'usage abusif d'une drogue provoque des perturbations physiques et mentales ainsi qu'un état de dépendance physique, un état de dépendance psychologique et  de tolérance.

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant. Une plus grande quantité agit comme un sédatif. Une quantité encore plus grande empoisonne et tue.

C’est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception de l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en troublant la pensée.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont le corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut tuer. Si on n’utilise pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

Narcotique. Substance provoquant un état de torpeur ou un sommeil artificiel. Narcotique vient du grec narkè qui signifie torpeur : ralentissement des fonctions vitales et/ou de l'activité psychique, diminution de la sensibilité.

Psychotrope. C'est toute substance qui agit sur le psychisme en modifiant le fonctionnement mental, entraînant des changements dans les perceptions, l’humeur, la conscience, le comportement et diverses fonctions psychologiques et organiques.  Le terme psychotrope signifie  littéralement qui agit, qui donne une direction (trope) à l'esprit ou au comportement (psycho).

Stupéfiant. Se dit des substances dont les effets psycho-actifs peuvent entraîner des effets de tolérance et de dépendance.  Plus correctement, ce terme ne devrait s’utiliser que pour désigner les dépresseurs du système nerveux central tels que  les opiacés.


Raisons possibles de l'usage des drogues

Face aux problèmes suivants, certaines personnes peuvent utiliser des drogues pour les résoudre : la faim, l’ennui, les problèmes familiaux, la peur, la douleur physique, la solitude, l’isolement social, la fatigue due au manque de sommeil, le besoin d’être toujours éveillé pour le travail ou la protection, le fait d’être conscient de la violence physique importante ou soudaine, le manque de moyens de loisir, les troubles d’endormissement provoqués par le bruit ou le surpeuplement, le désir sexuel ou l’engagement dans le travail sexuel, le manque de médicaments et les soins médicaux, la honte, la dépression et le désespoir.

Cinq types d’usage de drogues


Usage expérimental. Les enfants et les jeunes sont naturellement curieux. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, ils tentent d’explorer de nouvelles expériences. Ils peuvent expérimenter l’usage de drogues, considéré comme une expérience provoquant chez eux de nouveaux sentiments et sensations. Souvent, les amis et les pairs peuvent les persuader d’essayer les drogues.

Usage occasionnel. Certains enfants et jeunes peuvent utiliser les drogues par curiosité, certains les utilisent pour des objectifs spécifiques dans leur vie tels que la détente, le soulagement de l’anxiété ou l’ennui ou le fait d’être éveillé. Certains jeunes peuvent aussi les utiliser pour s’endormir, soulager leur faim et leur douleur, se sentir bien et rêver. Ces types d’usage sont surtout dus à certaines circonstances et situations spécifiques. Les enfants et les jeunes peuvent changer les substances selon la situation pour atteindre les effets désirés. Parfois, ils sont des utilisateurs expérimentés qui connaissent les types de drogues, leur durée  et leur mode d’utilisation. Si l’usage des drogues ne cause pas de problèmes sérieux, ils n’essaient pas d’arrêter l’usage.

Usage dysfonctionnel. Cet usage provoque des troubles psychologiques et sociaux tels que des problèmes relationnels. Sous l'effet de drogues, certains adolescents peuvent déclencher des bagarres ou argumenter avec les autres ou les membres de la famille. Les résultats scolaires ou au travail diminuent. Ils ne sont plus capables d’accomplir les tâches de base importantes telles que trouver de la nourriture adéquate et éviter la violence. Ce comportement pourrait causer l’aliénation, y compris le rejet des autres jeunes. Les bénéfices qu’ils perçoivent avec la consommation de drogues font qu'il est difficile pour eux de stopper cette habitude.

Usage dangereux. Pour ce type d’usage, les drogues ont des effets nuisibles pour la santé physique et mentale. Les problèmes de santé physique sont le résultat de l’intoxication. Ces dangers comportent les blessures traumatiques dues aux accidents et à la violence, le surdosage et l’empoisonnement, la suffocation, les brûlures et les convulsions. Les autres dangers résultent des voies d’administration de drogues. L’injection de drogues par intra veineuse est particulièrement dangereuse en raison des risques d’hépatite, VIH et autres infections causées par les aiguilles et seringues contaminées, ainsi que le collapsus veineux et le surdosage. Fumer les drogues peut provoquer des problèmes du système respiratoire et des brûlures. Certaines substances, comme le pétrole, le benzène et les pâtes de coca, sont particulièrement toxiques et peuvent causer les problèmes de santé même en petite quantité.

Bien que des problèmes de santé sont surtout observés chez les individus utilisant régulièrement et intensivement des drogues, on peut aussi les trouver chez les utilisateurs expérimentaux et occasionnels (intoxication par exemple).

Usage dépendant. La dépendance est le nom donné pour la forme intensive de l’usage de drogues. Les consommateurs qui sont dépendants ne peuvent contrôler l'usage qu'ils font de la drogue. Ils peuvent continuer à les consommer en dépit de conséquences très sérieuses et dépenser d'importantes sommes d'argent pour les acquérir (d'où le risque de sombrer dans le commerce sexuel).

Les consommateurs dépendants peuvent développer une tolérance pour certaines drogues c’est-à-dire leur corps a besoin d'ajuster la dose de ces drogues afin d’obtenir le même effet. Ils peuvent également expérimenter les symptômes du sevrage.


Classification des drogues

Les drogues sont classées selon une échelle de dangerosité, en trois catégories, selon leurs effets sur le système nerveux central.

* Perturbateurs : cannabis, solvants et produits volatiles, hallucinogènes
* Stimulants : cocaïne, amphétamines,  caféine, nicotine
* Dépresseurs : alcool, barbituriques, benzodiazépines, opiacés

Alcool


Catégorie. Dépresseurs

Son nom usuel. Drink, boisson, fort, etc.
L’alcool est obtenu par la fermentation de certains fruits ou certaines céréales ou par la distillation.

Ses effets et risques

* Il agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps.
* L’effet de l’alcool se fera sentir plus vite s’il est consommé à jeun ou trop rapidement. 
* L’alcool passe d’abord par le système digestif, puis se rend dans le sang pour, finalement, agir sur tout le corps. Il est ensuite lentement éliminé par le foie.


Amphétamines


Catégorie. Stimulants majeurs

Leur nom usuel. Speed, peanut, wake-up, pep pilule, pill, etc. Son surnom peut varier souvent en fonction de l’apparence du comprimé et du logo imprimé.

Les amphétamines sont des drogues de synthèse, elles sont composées de molécules chimiques synthétisées en laboratoire, par opposition aux substances qui proviennent de la nature.

Leurs effets et risques

* Les amphétamines produisent des effets euphorisants et stimulants, elles procurent une sensation d’énergie, une impression de puissance physique et mentale et de bien-être.
* Elles réduisent l’appétit et l’impression de fatigue; elles augmentent la vigilance, entraînent l’euphorie et provoquent la logorrhée (diarrhée verbale), l’agitation et l’insomnie.
* Les amphétamines peuvent également entraîner de la fièvre, des troubles cardiaques, des éruptions cutanées, du bruxisme (crispation des mâchoires pouvant causer des dommages aux dents) et des tics.
Dans certains cas, lorsque prises à répétition ou à doses élevées, elles peuvent provoquer des convulsions et même causer le décès.


Cannabis


Catégorie. Perturbateurs/hallucinogènes

Son nom usuel. Pot, marijane, herbe, weed, joint, pétard, spliff, kif, etc.
On trouve les produits du cannabis sous trois formes : la marijuana, le haschich et l’huile de haschich.

Ses effets et risques

* Il modifie les communications entre les cellules nerveuses et perturbe les sens
* La perception du temps et de l’espace peut être modifiée et les perceptions sensorielles peuvent être changées (couleurs plus éclatantes, sons plus distincts).
* Chez certaines personnes plus fragiles, le cannabis peut déclencher des hallucinations et modifier la perception de soi.


Champignons magiques


Catégorie. Perturbateurs/hallucinogènes

Leur nom usuel. Mush, mushroom, champignon, shroomz.

Il existe plusieurs sortes de champignons magiques. On peut les retrouver à l’état sauvage, mais ils sont aussi cultivés. Ils sont consommés frais ou séchés. Ils peuvent être bus en infusion, mais ils sont plus fréquemment cuisinés, fumés ou simplement mâchés, puis avalés.

Leurs effets et risques

* Ils agissent sur le système nerveux central en modifiant les sensations et les perceptions de la réalité.
* La personne éprouve souvent les symptômes suivants : estomac endolori, diarrhée, palpitations cardiaques et respiration accélérée.
* Leur consommation entraîne une très forte tolérance, le corps s’y habitue et demande des doses plus importantes pour obtenir les effets ressentis au départ. Plus une personne en consomme, plus les risques d’intoxication sont élevés.


Cocaïne


Catégorie. Stimulants majeurs

Son nom usuel. Coke, poudre, coco, coca, snow.

La cocaïne est extraite des feuilles du coca, un arbrisseau cultivé en Amérique du Sud, en Indonésie et dans l’est de l’Afrique. On retrouve la cocaïne sous deux formes : la cocaïne et le crack. Lorsque la cocaïne est chauffée avec du bicarbonate de sodium et de l’eau, elle devient du crack.

Ses effets et risques

* La cocaïne provoque une contraction des vaisseaux sanguins; une irrégularité du rythme cardiaque; de l’hypertension artérielle.
* Elle procure une euphorie, une impression de puissance. La personne qui en consomme ne ressent plus de fatigue, plus d’appétit et plus de douleur.
* Prise sous forme de crack, la cocaïne a des effets qui se font sentir plus rapidement et plus intensément, mais ils durent moins longtemps. C’est pourquoi une nouvelle dose devient vite nécessaire.


Dextromethorphane (DXM)


Catégorie. Stupéfiants

Son nom usuel. Drome, Dex, DXM, Robo, Skittles, Sirop, Triple-C , Tussin.

Une substance apparentée aux opiacés contenue dans certains sirops pour la toux. A faible dosage, c'est un antitussif très efficace, mais en plus grande quantité, c'est une drogue dissociative très puissante.

Ses effets et risques

* Confusion, étourdissement, une vision floue, des troubles d’élocution, une perte de coordination physique, des maux de ventre, des vomissements et un rythme cardiaque rapide.
* Dommages au cerveau irréversibles.


Ecstasy


Catégorie. Perturbateurs/hallucinogènes/stimulants

Son nom usuel. E, X, XTC, pilule, extase, etc. Son surnom peut varier souvent en fonction de l’apparence du comprimé et du logo imprimé.

L'ecstasy est une drogue de synthèse, elle est composée de molécules chimiques synthétisées en laboratoire. L’ecstasy est composée de MDMA, une substance dérivée des amphétamines.

Ses effets et risques

* Elle peut provoquer une hyperthermie (fièvre) sévère, la déshydratation, la rétention urinaire (impossibilité de vider la vessie) et elle peut être extrêmement toxique pour le foie.
* Lorsque son effet euphorisant est dissipé, un état dépressif lui succède souvent.


GHB


Catégorie. Dépresseurs

Son nom usuel. GH, jus, liquid ecstasy, liquid X, fantasy, scoop.

Le gamma-hydroxybutyrate ou GHB est issu de la famille des dépresseurs. Il a parfois un goût légèrement salé et savonneux qui disparaît lorsqu’il est mélangé à une boisson. Lorsqu’il est dissous dans un verre de boisson alcoolisée, il est très difficile à détecter, puisqu’il n’a ni odeur, ni saveur.

Ses effets et risques

* Le GHB agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps.
* Le GHB peut provoquer une désinhibition (élimine la gêne), une diminution de l’anxiété, l’euphorie, la somnolence, la difficulté à coordonner ses mouvements et la difficulté d’élocution.


Héroïne


Catégorie. Perturbateurs/hallucinogènes

Son nom usuel. Smack, héro.

L’héroïne est un opiacé, elle est fabriquée à partir de la morphine qui provient d’une plante appelée pavot. L’héroïne est un dérivé de la morphine. Elle se présente sous forme d’une poudre blanche pouvant parfois tendre vers le brun. La plupart du temps, elle est injectée par voie intraveineuse, mais elle peut aussi être reniflée ou fumée.

Ses effets et risques

* L’héroïne agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau, en ralentissant le fonctionnement du corps et en perturbant les sensations et les perceptions de la réalité.
* Elle provoque une euphorie tranquille, un apaisement et une sensation d’extase. Ces sensations sont souvent suivies d’épisodes de somnolence qui sont parfois accompagnés de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire.


Kétamine


Catégorie. Perturbateurs/hallucinogènes/stimulants

Son nom usuel. Spécial K, vitamine K, ket, ketty, ké.

Véritable anesthésiant utilisé en médecine humaine ou vétérinaire, la kétamine est un perturbateur du système nerveux central; elle altère les perceptions et peut provoquer des hallucinations.

On la retrouve sous forme de poudre, de liquide et, plus rarement, en comprimés ou en capsules souvent présentés comme étant du speed ou de l’ecstasy.

Ses effets et risques

* La kétamine provoque une impression de flottement, de la désorientation, des nausées et des étourdissements.
* Elle peut aussi engendrer une anesthésie (perte de sensibilité), une analgésie (insensibilité à la douleur) et une paralysie sévère avec préservation de l’état de conscience appelée K-Hole.
* La consommation de kétamine peut entraîner des dommages aux cavités nasales (lorsque sniffée) et, à long terme, une consommation chronique risque d’entraîner de graves séquelles à l’appareil urinaire.


LSD

Catégorie. Perturbateurs/hallucinogènes

Son nom usuel. Buvard, acide.

Le LSD agit sur le système nerveux central en perturbant les sensations et les perceptions de la réalité.

Il se présente sous forme de buvard (un papier imprégné d’une goutte de solution de LSD), de comprimés, d’une micropointe (cela ressemble à un bout de mine de crayon) ou, plus rarement, sous forme liquide.

Ses effets et risques

* Le LSD est un puissant hallucinogène qui modifie intensément les sensations.
* Il provoque des hallucinations, des fous rires incontrôlables ou des délires.
* Les effets durent de cinq à douze heures, parfois plus longtemps. La personne peut alors ressentir de l’angoisse, de la panique, de la paranoïa ou de la peur.


Méthamphétamine


Catégorie. Stimulants majeurs

Son nom usuel. Crystal meth, tina, ice, glace, speed, chalk, jib, speed, meth.

La méthamphétamine est une substance composée d’éphédrine et de pseudoéphédrine (deux substances que l’on retrouve dans certains médicaments pour le rhume) et elle est mélangée avec plusieurs des produits suivants : acide muriatique, éther, acide sulfurique, insecticides, solvants, engrais, iode, lessive caustique, etc.

Ses effets et risques

* À petites doses, elle produit des effets euphorisants et stimulants similaires à ceux des amphétamines, mais elle est plus puissante et son potentiel de dépendance et de toxicité est aussi plus élevé.
* En raison de son intensité, peut provoquer un état d’épuisement général, de l’agressivité et un état dépressif pouvant aller jusqu’aux idées suicidaires.
* Elle est aussi susceptible d’entraîner des comportements sexuels à risque.


Nicotine


Catégorie. Stimulants

La nicotine (qui doit son nom au fait que le tabac a été introduit en France par Jean Nicot) est un alcaloïde présent dans les plantes de la famille des solanacées, notamment dans les feuilles de tabac. Elle imite l'action d'un neuromédiateur naturel, l'acétylcholine. Elle se lie aux récepteurs nicotiniques dans le cerveau.

Ses effets et risques

* L’absorption de nicotine par l’inhalation de fumée de cigarette est très rapide, de l’ordre de quelques secondes. La nicotine atteint le cerveau deux fois plus vite que si on l’administrait par voie intraveineuse.
* Les gros fumeurs subissent une altération des mécanismes d'apprentissage et de mémorisation.
* Un surdosage en nicotine se manifeste par les symptômes suivants : nausées, palpitations, maux de tête (céphalées), insomnies, diarrhées, lipothymies (malaise, vertige, étourdissement, etc.), sècheresse buccale, hyper salivation, douleurs abdominales, diminution de l'acuité auditive, faiblesse générale, etc.


PCP - Mescaline


Catégorie. Perturbateurs/hallucinogènes

Son nom usuel. Mescaline, Mess, angel dust, peace pill, fairy dust, cristal.

Créé au départ comme analgésique, il a rapidement été retiré du marché à cause de sa dangerosité et il n’est produit maintenant que par des laboratoires clandestins.

Ses effets et risques

* Le PCP agit sur les sensations et les perceptions de la réalité.
* C’est un hallucinogène très puissant qui agit sur tous les sens et dont l’effet dure entre 4 et 6 heures.
* Il produit également une anesthésie générale en réduisant ou en éliminant la sensibilité et la perception de la douleur. Le PCP est l’une des drogues les plus dangereuses qui soient, car il peut causer des dommages psychologiques et physiques qui peuvent être irréversibles.


Rohypnol


Catégorie. Dépresseur

Son nom usuel. Rocha, roche, ropes, roofies, roples, ruffles, rophies.

Puissant tranquillisant faisant partie de la famille des benzodiazépines. Sa réputation de "drogue du viol" en a fait un sédatif rapidement populaire à cause des périodes d'amnésie totale qu'il provoque lorsque consommé avec de l'alcool.

Le Rohypnol peut être avalé, mâché, dissous sous la langue ou dans un liquide, écrasé, reniflé, injecté et fumé. Il est sans goût, sans odeur, sans couleur et, de ce fait, peut être mélangé  à tout breuvage. Il est absorbé par le système gastro-intestinal et rapidement redistribué dans les tissus humains. Il est difficile à détecter car, une fois ingéré, il se retrouve rapidement dans les urines et très peu dans le sang.

Ses effets et risques

* Ses effets se font sentir dans les 20 à 30 minutes après l'ingestion et jusqu’à huit heures, son effet optimal survenant entre une et deux heures plus tard.
* Ce produit diminue fortement l’inhibition du consommateur.
* Dépendamment de la dose absorbée, celui-ci aura des pertes de jugement et de mémoire, une démarche chancelante, sera amnésique et pourra même, à forte dose, perdre conscience.


Solvants et produits volatiles – Les drogues par inhalation


Ce sont les vapeurs de stupéfiants toxiques qui sont inhalées dans le but d’atteindre rapidement l’euphorie. Sur les plus de 1000 produits ménagers et autres produits courants dont on peut utiliser abusivement comme une drogue par inhalation, les produits les plus utilisés sont le cirage, la colle, le toluène, l’essence, l’essence à briquet, l’oxyde nitreux ou le whippets, la peinture au pistolet, le liquide correcteur, le liquide de nettoyage, le nitrite d’amyle ou poppers, désodorisants pour vestiaire ou rush et diluant à peinture ou autres solvants de peinture.

Ses effets et risques

* Sont similaires aux anesthésiants, qui ralentissent les fonctions corporelles.
* Après une euphorie initiale et une libération de ses inhibitions, on ressent de la somnolence, des étourdissements et de l’agitation.


Comment se faire aider ?

L’usager


Les usages de drogue se développent souvent dans un certain secret vis-à-vis des proches. La culpabilité, la peur d’être jugé, celle de faire mal à ceux qu’on aime sont des freins au fait d’en parler avec eux.

Pourtant l’entourage peut, si on lui dit les choses honnêtement, se montrer plus compréhensif que ce que l’on pensait. S’il avait des doutes, il peut même se sentir soulagé de connaître la vérité. Cela lui évite d’imaginer le pire. Ainsi, si on en parle clairement, en apparaissant conscient du problème, une fois passé le choc de l’annonce, il peut vraiment se montrer à l’écoute et soutenir l’usager de drogue.

Et si en parler à son entourage reste vraiment trop difficile, alors il existe des personnes compétentes et neutres, qui assurent la confidentialité des échanges : médecins ou psychologues, dans un cabinet libéral ou dans un centre spécialisé en addictologie.

Chaque parent s’interroge sur les drogues, sur la manière et le moment pour en parler avec ses enfants. La crainte d’être maladroit, de laisser transparaître ses propres angoisses ou, plus simplement, le manque d’informations simples sur lesquelles s’appuyer font que parfois l’on s’abstient ou que, en tout cas, on ne sait pas comment s’y prendre.

Il est toujours utile de solliciter directement l’aide d’un professionnel 


* En appelant le numéro vert 0 800 23 13 13 en parlant à un chargé d’accueil téléphonique qui saura conseiller et orienter. L’appel est gratuit depuis un téléphone fixe.

* En se rendant chez le médecin traitant.

* En s’adressant à une structure de soins spécialisée, agréée par l’état, qui accueillera gratuitement et en toute confidentialité : on peut trouver les adresses proches du domicile dans la rubrique Adresses utiles