Nous savons déjà que le TDAH a une part génétique et une part environnementale. C’est-à-dire que le TDAH est un trouble en partie héréditaire; l’héritabilité de ce trouble est d’environ 80%. La composante environnementale, et donc résultant de notre histoire de vie, est toutefois non négligeable.
L’épigénétique – branche de la génétique qui
étudie les changements dans les gènes qui ne peuvent être expliqués par des
changements dans l’ADN – explique comment des événements peuvent modifier les
gènes, c’est-à-dire comment les gènes peuvent être “sculptés” par le milieu
environnemental. Ces gènes modifiés sont ensuite transmissibles de génération
en génération. Nos gènes et notre environnement se modèlent l’un l’autre.
Plusieurs facteurs de risques augmentent la possibilité de développer un TDAH
Prénataux et périnataux :
* Consommation de tabac par la mère in utero
(plus la quantité de cigarettes consommées est grande, plus les manifestations
sont grandes)
* Consommation d’alcool et/ou de drogues in
utero
* Poids faible à la naissance
* Complications durant la grossesse et/ou à
l’accouchement : on a constaté que plusieurs personnes avec un TDAH ont eu
des complications prénatales ou périnatales.
* Stress sévère durant la grossesse
Exposition à des toxines :
* Pesticides
* Biphényles polychlorés
* Plomb
* Déficits sévères en zinc, magnésium, acides gras
polyinsaturés
Psychosociaux :
* Adversités vécues par la famille
* Faible revenu
* Conflits parent-enfant
* Négligence, carence précoce sévère
Les enfants nés de mères qui ont fumé pendant leur grossesse sont plus susceptibles :
* de manifester des symptômes d’inattention;
* d’avoir un faible rendement scolaire;
* d’échouer aux tests de raisonnement
visuo-spatial.
C’est plus fréquent chez les enfants qui ont été
exposés à la nicotine et l’alcool avant leur naissance.
Le TDAH et les produits chimiques présents dans l’environnement
Certains produits chimiques interviennent dans le
comportement et l’apprentissage. Les chercheurs pensent que ces produits, dont
le plomb et les biphényles polychlorés (BPC), contribuent au développement du
TDAH. La recherche effectuée au cours des dernières décennies a démontré que
ces produits ont des effets néfastes sur la santé.
Plomb et TDAH
Le plomb est naturellement présent dans
l’environnement. Depuis les années 1970, l’exposition au plomb a diminué
puisqu’on a cessé d’utiliser l’essence et la peinture au plomb. Même en très
petites quantités, le plomb est dangereux, surtout pour les enfants.
* poussière et sol contaminés;
* éclats de peinture provenant des maisons
anciennes;
* poussières des usines telles que les fonderies
et usines d’affinage (que les travailleurs rapportent sur leurs vêtements
jusqu’à chez eux);
* eau potable provenant d’installations de
plomberie anciennes contenant du plomb;
* produits de grande consommation tels que les
bijoux à bas prix et les rideaux en PVC;
* verrerie ou céramiques, surtout celles qui sont
achetées à l’étranger;
* les petits soldats de plomb, souvent objets de
collection.
L’exposition au plomb est associée à :
* un QI plus faible;
* des problèmes de lecture et des troubles
d’apprentissage;
* un comportement perturbateur en classe;
* une capacité réduite à prêter attention;
* un risque plus prononcé de comportement
antisocial et délinquant durant l’enfance;
* un risque plus prononcé de comportement criminel
à l’âge adulte.
BPC et TDAH
Les biphényles polychlorés (BPC, autrement nommés
polychlorobiphényles, PCB) sont des produits industriels chimiques utilisés
auparavant dans la fabrication des équipements électriques, des systèmes
hydrauliques et autres. Toutefois, ils sont très persistants, ce qui signifie
qu’ils restent présents dans l’environnement et le corps pendant longtemps.
Les enfants peuvent être exposés aux BPC :
* avant leur naissance, étant donné que les BPC
traversent le placenta;
* par l’ingestion de poissons et d’aliments gras
contenant des BPC.
On associe l’exposition à de hauts niveaux de BPC
à :
* un QI global et verbal plus bas;
* des problèmes d’attention;
* des problèmes de mémoire.
Recherche
Un faible taux de folates maternel associé au
risque d'hyperactivité
Une équipe de l'université de Southampton, dans une
étude publiée dans The Journal of Child Psychology and Psychiatry
en novembre 2009, souligne qu’un faible taux maternel de folates est associé à
un plus grand risque pour l'enfant de développer une hyperactivité et des
troubles relationnels.
Un déficit en folates a été associé au risque d'anomalies de fermeture du
tube neural. En revanche, le rôle des folates dans le développement
cérébral du fœtus et le comportement de
l'enfant est moins clair.
Les auteurs ont analysé la concentration de
folates dans les globules rouges à 14 semaines de grossesse, la consommation
totale de folates de l'alimentation et des suppléments en début et en fin de
grossesse, au sein d'une cohorte prospective de 139 mères.
Un taux maternel plus faible de folates dans les
globules rouges et de consommation totale de folates en début de grossesse
était significativement associé à l'hyperactivité et aux problèmes relationnels
avec les pairs chez l'enfant.
Les auteurs ont aussi constaté que le taux de
folates dans les globules rouges pendant la grossesse était corrélé
positivement au périmètre crânien à la naissance.
L'association directe entre le taux de folates
dans les globules rouges en début de grossesse et l'hyperactivité était atténuée lorsque la croissance crânienne fœtale
était prise en compte. Ces résultats suggèrent que l'association entre le taux de folates dans
les globules rouges en début de
grossesse et l'hyperactivité/inattention pendant l'enfance passe par la croissance crânienne fœtale.
L’exposition
à la lumière fluorescente et à la télévision affecte négativement les enfants
John Nash Ott, photobiologue et pionnier de la
recherche sur les effets des différents types de lumière sur les plantes, les
animaux et les hommes, a découvert que l'exposition à la lumière fluorescente
et à la télévision affecte négativement les enfants, dénaturant le fonctionnement
cérébral et nerveux. Ott a constaté que les élèves étaient peu coopératifs,
irritables, hyperactifs, peu attentifs, sous la lumière fluorescente ;
mais ils étaient plus calmes et plus attentifs lorsqu'ils travaillaient sous la
lumière du plein spectre (lumière du jour). La lumière intermittente de la
télévision aggrave les symptômes de l'hyperactivité.
Selon John Nash Ott, ce n’est pas seulement la
quantité de lumière qui est important, mais le genre de lumière à laquelle nous
sommes exposés. Selon ses recherches, la meilleure lumière pour maintenir la
santé est la lumière du soleil ou celle qui contient le même spectre lumineux que
celle-ci.
Une étude réalisée en 1980 montre que la lumière
intérieure conventionnelle augmente les niveaux d'hormones de stress, l'ACTH et
le Cortisol, provoquant l'agitation mentale, fatigue, irritabilité et hyperactivité
et les problèmes d'attention et d'apprentissage chez les enfants et adultes.
Tabagisme maternel pendant la grossesse
Des équipes de l’Université de York, UK et de l’Univerité de L’illinois, Chicago, Etats-Unis dans une étude (Millenium Cohort Study) publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health en 2009, apportent des résultats très solides concernant les conséquences du tabagisme maternel pendant la grossesse sur le comportement futur de l’enfant.
En grandissant, l'enfant dont la mère a fumé pendant la grossesse sera plus susceptible de souffrir de retards de développement physiologique ou mental, ainsi que de troubles de l'attention et d'hyperactivité.
Ils ont analysé les associations entre le tabagisme maternel et le comportement de 13.000 enfants, garçons et filles âgés de 3 ans. Le tabagisme des mères a été classé d’après leurs déclarations. On retrouvait 10% de grosses fumeuses, 12,5% de fumeuses modérées, 12,4% de femmes ayant arrêté de fumer au moment de la grossesse, les autres étant non fumeuses. On leur a demandé d’évaluer selon un questionnaire, le comportement de leur enfant à l’âge de 3 ans, ainsi que les éventuels déficits d’hyperactivité et d’inattention.
L’étude révèle que deux fois plus de garçons nés de mères fumeuses ont des problèmes comportementaux, soit une augmentation de 100% par rapport aux mères non fumeuses. Les garçons de femmes fumant moins de 10 cigarettes ne sont pas épargnés, l’augmentation des troubles de l’attention couplés à une hyperactivité étant dans ce cas de 80% par rapport aux enfants de mères non fumeuses.
Les filles nées de mères fumeuses ont également un risque plus élevé de présenter les mêmes désordres comportementaux.
En revanche, les enfants nés de femmes ayant cessé de fumer au moment de leur grossesse ne présentent pas cet accroissement des risques comportementaux.
Les bébés nés avant terme à cause de la pollution aux particules fines ont davantage de risques de souffrir d'hyperactivité
Une étude menée conjointement par l’Université de Cincinnati et le Cincinnati Children's Hospital Medical Center, publiée dans la revue Environmental Health en janvier 2016, montre que la pollution aux particules fines pouvait provoquer des naissances prématurées, surtout lorsque la future maman y est exposée en fin de grossesse.
La prématurité a des conséquences à long terme sur la santé de l'enfant. Les bébés nés avant terme ont davantage de risques de souffrir d'hyperactivité, de troubles de l'attention du développement et du comportement, d'infections bactériennes.
Les chercheurs ont étudié les rapports concernant 225.000 naissances survenues dans l'état de l'Ohio entre 2007 et 2010. Parmi les 19.000 naissances prématurées recensées, 97% avaient eu lieu dans des villes fortement touchées par la pollution aux particules fines. Les scientifiques en ont conclu que lorsque la future maman vivait son troisième trimestre de grossesse dans un environnement fortement pollué, le risque de prématurité augmentait de 19%.
Les particules fines sont des microparticules polluantes qui mesurent moins de 0,25 micromètre de diamètre, et qui sont généralement produites par les moteurs des véhicules ainsi que par certains rejets atmosphériques industriels. Ces particules pénètrent dans les poumons et peuvent provoquer des troubles respiratoires (de l'asthme, par exemple) et cardiovasculaires (athérosclérose...).
Les particules fines sont des microparticules polluantes qui mesurent moins de 0,25 micromètre de diamètre, et qui sont généralement produites par les moteurs des véhicules ainsi que par certains rejets atmosphériques industriels. Ces particules pénètrent dans les poumons et peuvent provoquer des troubles respiratoires (de l'asthme, par exemple) et cardiovasculaires (athérosclérose...).
Les additifs alimentaires
Une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Southampton au Royaume-Uni, publiée dans la revue Lancet en 2007, suggère qu’il existe un lien sur l’effet de deux associations de certains colorants alimentaires et du conservateur benzoate de sodium sur l’hyperactivité chez les enfants.
Les produits de consommation préférés des enfants sont justement ceux qui présentent le plus d’additifs : bonbons, pâtisserie industrielle, sodas…
Cette étude a été menée sur 298 enfants de trois, huit et neuf ans. Les enfants touchés par ce fléau souffriraient : de suractivité, d'impulsivité, d'inattention et de difficultés d'apprentissage.
Selon les chercheurs l'influence de ces additifs serait en fonction des quantités absorbées, probablement plus grave qu'on ne le croit. En particulier pour le E211 (appelé également acide benzoïque), soupçonné de perturber les mécanismes de la dopamine et d'agir sur les neurotransmetteurs cérébraux.
Déficience en acides gras essentiels
Une déficience en acides gras essentiels dans
l'hyperactivité a déjà été décrite il y a plus de 20 ans, ouvrant la porte à
une nouvelle approche thérapeutique. Depuis, plusieurs travaux ont confirmé
cette déficience.
Les acides gras essentiels, dont l’acide
gamma-linolénique (AGL) de la famille des oméga-6 et l’acide eicosapentaénoïque (AEP) de la famille des oméga-3, entrent dans la composition
des membranes qui entourent les neurones.
Des études ont trouvé un taux sanguin plus faible
d’acides gras essentiels chez des personnes atteintes de TDAH. De plus, les
symptômes étaient plus prononcés chez les personnes dont le taux était le plus
bas. Ce qui a mené certains scientifiques à émettre l’hypothèse que la prise de
suppléments d’acides gras essentiels (par exemple, d’huile d’onagre ou d’huiles
de poisson) pourrait contribuer au traitement du TDAH.
Ce trouble peut être provoqué par une carence ou
un déséquilibre en acides gras essentiels. Il s’agit des acides gras oméga-3 et
oméga-6, qui sont largement disponibles dans les viandes, les poissons et les
œufs. Les humains sont incapables de fabriquer ces graisses naturellement à
partir d’autres sources alimentaires. Bien que les oméga-6 soient également
présentes dans l’huile végétale, les oméga-3 ne sont abondantes que dans les
graisses animales, en particulier des poissons d’eau froide.
Exposition aux métaux lourds
Les métaux lourds, en s’accumulant dans l’organisme, ont une action inhibitrice sur une classe d’enzymes, les peptidases, destinées à la dégradation complète d’un ensemble de protéines alimentaires provenant du gluten – les céréales et la plupart des produits alimentaires : conserves de viande, charcuterie, moutarde, mayonnaise, sauces, bière, chocolats, mais aussi certains médicaments –. Et de la caséine – présente dans les produits laitiers et dans la viande de veau et de bœuf –.
Chez certains enfants, génétiquement prédisposés,
et atteints de troubles graves du comportement ou d’autisme, on a identifié une
carence de ces mêmes enzymes. De nombreux chercheurs en déduisent que, lorsque
ces enzymes sont inhibées par excès de métaux lourds, des psychopathologies
lourdes, ou une hyperactivité constante, ou une dépression grave peuvent apparaître
chez des enfants jusqu’alors sains.
En occupant et en saturant les récepteurs opiacés,
les peptides provenant du gluten et de la caséine vont alors entraîner des
dérèglements du comportement, et favoriser le développement de maladies
envahissantes du comportement.
Les enfants sont particulièrement vulnérables
parce quel la barrière de protection du sang qui arrive au cerveau n'a pas
encore atteint sa maturité et, par conséquent, les éléments toxiques (comme le
plomb et autres métaux lourds) affectent directement le cerveau
Les troubles envahissants de comportement causés
par la dégradation partielle du gluten et de la caséine ont été mis en lumière
dans plusieurs publications médicales, rédigées notamment par le professeur
Reichelt de l’Institut de recherche pédiatrique de l’Université d’Oslo. Les
chercheurs ont décelé l’accumulation de peptides dans les urines (gluten et
caséine).
Le TDAH pourrait être dû à une alimentation trop riche en sucres raffinés
La quasi-absence de graisse, couplée avec une
surabondance d’aliments à indice glycémique élevé, conduit à un apport
alimentaire très instable dans le sang. Les niveaux de glucose dans le sang
montent en flèche immédiatement après un repas, ce qui déclenche une forte
augmentation de la production d’insuline par le pancréas pour traiter le
glucose. Toutefois, aussi longtemps que la concentration en insuline dans le
sang reste élevé, les graisses qui sont stockées dans les cellules adipeuses
restent inaccessibles et ne sont pas libérées dans le sang.
Beaucoup de cellules de l’organisme peuvent
utiliser soit du glucose soit des graisses comme combustible. Le cerveau, lui,
ne peut pas utiliser les graisses comme carburant, mais il a absolument besoin
de graisses comme matière première pour la construction de son réseau de fibres
nerveuses. Ceci est particulièrement vrai pour un enfant qui grandit avec un
cerveau en plein développement. Le cerveau a besoin de la présence simultanée
de glucose et de graisses en quantités suffisantes et adéquates, ce qui est
très difficile à réaliser lorsque l’alimentation est pauvre en acides gras essentiels mais
riche en aliments à indice glycémique élevé.
Dans le cas du TDAH, la génétique détermine la
façon dont le corps gère l’homéostasie lorsqu’il est confronté à des glucides
en excès, avec des carences alimentaires en acides gras essentiels. En matière
de nutrition, le terme homéostasie se réfère au maintien d’un apport stable en
glucose et en acides gras dans le sang, dans des conditions variables d’apport
alimentaire.
S’il y a beaucoup de glucose et très peu de
graisses dans les aliments consommés, les muscles et le cerveau consomment du
glucose, mais le cerveau est privé d’un apport suffisant en graisses pour
construire des connexions neuronales de grande qualité sur de longues distances.
Il a été découvert que les enfants atteints de TDAH ont une substance blanche
rétrécie dans certaines parties du cerveau qui sont impliquées dans le centre
de l’attention et l’apprentissage de nouvelles connaissances.
Des taux anormaux de sucre dans le sang
O'Shea et Porter, Doris Rapp, New York Institute
for Child Development, hôpital pour enfants de l'Alberta ont confirmé que 75%
des enfants hyperactifs et avec des troubles d'apprentissage ont des allergies
et des taux anormaux de sucre dans le sang.
Grâce à l'amélioration de l'alimentation, à l'élimination
des allergènes alimentaires, de suppléments, l’hôpital pour enfants de
l'Alberta a réussi à :
* améliorer les habitudes de sommeil,
* réduire les maux de tête et les éruptions
cutanées,
* augmenter l’attention,
* éliminer ou diminuer les comportements
répétitifs,
* améliorer l'obéissance,
* améliorer la coordination motrice fine,
* disparaître l'énurésie.
Les médicaments
Des médicaments qui bloquent le système nerveux
central sont souvent prescrits pour parvenir à un comportement plus acceptable.
Les principaux médicaments prescrits sont : Ritalin, Dexedrine, Melleril, Cylert,
Thorazine, Tofranil, Benadryl ou Vistaril.
Les médicaments ne sont pas curatifs : ils
atténuent les symptômes sans modifier les causes. Le principe du traitement est
de stimuler l'activité cognitive de l'enfant, car son hyperactivité et son
inattention résultent d'un défaut (et non d'un excès) de contrôle, donc
d'activité neurale.
Effets secondaires
Il existe de nombreuses
études qui ont testé l'efficacité de ces médicaments chez les enfants, et
aujourd'hui, son utilisation est très répandue dans le cadre du traitement.
Malgré ces résultats positifs, il convient de noter le problème de la présence
d'effets secondaires associés à la prise du médicament.
Les psychostimulants ont plusieurs effets
secondaires fréquents : baisse de l'appétit, insomnie, anxiété, irritabilité,
nervosité, tics, dyskinésies, maux de tête, maux de ventre.
Malgré les recherches actuelles, il n’existe pas
un facteur-clé comme le seul responsable du TDAH. On sait que dans la genèse du
problème il y a probablement un croisement de divers facteurs de risque qui plus
ou moins vont générer des symptômes. C'est pourquoi il est nécessaire une
évaluation approfondie de tous les facteurs de risque.
Une alimentation saine et équilibrée
Dans une étude réalisée par l'École de médecine de
l'Université Northwestern de Chicago, publiée dans la revue Pediatrics en janvier 2012, des médecins
expliquent qu'une alimentation saine et équilibrée peut contribuer à améliorer
le comportement des enfants souffrant de TDAH. Les interventions
nutritionnelles doivent être considérées comme une méthode secondaire ou
alternatif pour traiter le THADA, non pas comme une première option.
La bonne nutrition suggérée par l'étude doit
inclure l'ingestion de divers groupes de
nourriture dans les repas quotidiens. Parmi eux, du poisson, des légumes,
fruits et grains entiers. L’apport devrait être quotidien.
Une plus grande attention à l'éducation des
parents et des enfants afin qu'ils suivent un régime alimentaire sain, absent
d'éléments qui semblent prédisposer au TDAH, est peut-être le traitement
complémentaire ou alternatif au TDAH le plus prometteur et pratique.
Les directives de traitement de l'American
Association of Pediatrics et les directives NICE au Royaume-Uni en ce qui
concerne les compléments alimentaires, évaluent fondamentalement 3 éléments.
1. Supplémentation en acides gras oméga 3 et 6, dont
les niveaux bas dans le sang ont été décrits plus fréquemment chez les patients
atteints de TDAH par rapport aux témoins sains.
Des suppléments de 300 à 600 mg/jour d'oméga-3 et 30-60 mg/j d'oméga-6 ont
montré une diminution de l'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité chez
les enfants atteints de TDAH.
2. Zinc. Certaines études ont lié le faible niveau
de zinc avec le TDAH. Cette relation pourrait être due à ce que le zinc fonctionne
comme cofacteur pour le métabolisme de certains neurotransmetteurs et régule le
métabolisme de la dopamine, qui est cruciale dans le TDAH.
3. Fer. Des niveaux bas de ferritine, ont été
décrits chez les enfants atteints de TDAH comparativement aux témoins. Une
relation inverse entre la sévérité des symptômes du TDAH et les taux de
ferritine dans le sang a été décrite, établissant comme point de coupure, des
niveaux de ferritine inférieurs à 45 µg/L et une amélioration des symptômes
après un traitement avec du fer. La relation pourrait être due à qu’une carence
en fer produit un dysfonctionnement du système de la dopamine, comme dans le
syndrome des jambes sans repos, qui est étroitement lié à la pathophysiologie
du TDAH.
Il est très difficile d'interdire complètement à un
enfant des bonbons et des sodas, mais il est possible de limiter sa
consommation pour prendre soin de sa santé. De cette manière non seulement les
symptômes de l'hyperactivité seront diminués mais d’autres problèmes de santé
comme l'obésité, diabète, caries, etc. seront prévenus. Dans tous les cas, l'hyperactivité
chez les enfants peut être contrôlée naturellement avec une bonne alimentation
et de l’exercice régulier.
Les meilleurs résultats thérapeutiques ont été atteints lorsque l'utilisation de médicaments est combinée avec une intervention psychologique au niveau comportemental. L'efficacité de cette combinaison s'est avérée être supérieur à un traitement basé uniquement sur la drogue ou seulement sur des techniques psychologiques.
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