dimanche 23 novembre 2014

Effets de la Malbouffe sur le Processus du Cerveau et du Corps




Dangers de la Malbouffe



La malbouffe ou junk food est pauvre en éléments nutritifs. Ceux-ci ne permettent pas au corps de puiser une énergie suffisante pour tenir toute la journée sans ressentir le besoin de manger, c'est pourquoi on peut parler de malnutrition car la malbouffe entraîne des carences.

Les produits de la malbouffe ne sont pas rassasiants et incitent ainsi le consommateur à manger toujours plus et à n’importe quel moment de la journée, favorisant le surpoids. En effet, la malbouffe séduit le cerveau hédonique qui stimule le plaisir et incite à manger sans retenue, entraînant une malnutrition.

Les aliments gras et sucrés semblent en général plus appétissants que des légumes ou des fruits, peu caloriques. Autant d’aliments attrayants par le goût et le prix mais rebutants par les calories et les dommages causés sur la santé.

Cette malnutrition entraîne un surplus calorique et une densité énergétique faible. Elle entraîne donc un surpoids obligatoire, à la longue, à cause des graisses qui s'éliminent plus difficilement.

L’évolution du temps passé devant la télévision et ordinateurs développe également la malbouffe, car le grignotage de produits de faibles qualités nutritives  pauvres en micro-nutriments (vitamines minéraux) et fort en sucre rapide et graisse y est très fréquent.

Les gras trans


Les gras trans sont l’une des pires substances nocives de l’industrie alimentaire. Ils ont un effet doublement nuisible pour la santé, car ils augmentent le mauvais cholestérol et diminuent le bon cholestérol dans le sang, en plus de favoriser les réactions inflammatoires dans le corps.

Quelques sources alimentaires : tartes, gâteaux, chaussons, biscuits, frites, huiles végétales hydrogénées, etc.

Les gras saturés


Ce type de gras augmente le mauvais cholestérol sanguin. Ses effets sont donc nocifs pour le cœur. Celui-ci aurait également une action pro-inflammatoire dans l’organisme. Dans les restaurants de type fast-food, on s’aperçoit que la teneur en gras saturés des repas est énorme. Par exemple, un duo hamburger et frite moyenne peut renfermer jusqu’à 20 g de gras saturés, soit presque le maximum recommandé par jour.

Quelques sources alimentaires : bacon, saucisses, bœuf, poulet ou poisson pané, fromage, pâtisseries, desserts à base de crème glacée, etc.

Les sucres ajoutés


Les aliments riches en sucres ajoutés favorisent la prise de poids, prennent la place d’autres aliments plus nutritifs, comme les légumes ou les fruits et entraînent un coup de fatigue quelque temps après leur consommation.

Quelques sources alimentaires : boissons gazeuses, punchs aux fruits, thés glacés, cafés glacés, biscuits, pâtisseries, brioches, muffins du commerce, crème glacée, sauces sucrées, etc.





Les dangers potentiels de la malbouffe à plus ou moins long terme pour la santé

* Des maladies cardiaques
* De l’hypertension artériel
* Certains cancers comme la prostate, pancréas, ovaires, seins, utérus, poumons, intestins
* Du diabète
* Obésité
* Des troubles de la vésicule biliaire
* Dépression

Maladies cardiovasculaires

Des chercheurs de l’Institut de Cardiologie de Montréal ont mené une étude en 2012. Un repas de malbouffe était responsable d’un fonctionnement plus difficile des artères. L’étude a souligné que les artères se dilataient 24% moins bien après un repas de malbouffe, comparativement à l’état de jeûne. Le sang aura donc tendance à coaguler plus facilement et à former des caillots bouchant les artères, avec les conséquences que l’on connait: le cœur n’est plus approvisionné en sang, la crise cardiaque survient.

De plus, on constate une hausse du taux de mauvais cholestérol sanguin ainsi que des triglycérides, augmentant ainsi le risque d’accidents vasculaires. Les maladies cardio-vasculaires continuent de représenter la première cause de mortalité dans l’Hexagone avec près de 170 000 décès par an (32 % des décès totaux, dont près de 10 % avant 65 ans).


Hypertension artérielle

Les repas de malbouffe contiennent généralement trop de sel, ce qui est particulièrement mauvais pour la pression artérielle. Une pression excessive du sang détériore les parois des vaisseaux sanguins et augmente, à long terme, les risques de développer des maladies du cœur.

Risques de cancer

Le risque de développer un ou plusieurs cancers augmente avec la consommation d’aliments trop gras et trop sucrés: prostate, pancréas, intestins, utérus, etc. Plusieurs organes sont mis en danger d’autant plus qu’ils subissent les effets néfastes déjà cités. L’organisme s’affaiblit et l’espérance de vie diminue. Certains des 240 000 cancers qui apparaissent chaque année sont à l'origine de 29% des décès chez l'homme et de 23% chez la femme.

Diabète

Avec une alimentation déséquilibrée et trop riche en graisse et en sucre, les risques de diabète sont accrus avec des désordres métaboliques: un taux trop élevé de sucre dans le sang provoque une hyperglycémie chronique, et l’organisme ne peut plus réguler la glycémie car il ne produit plus suffisamment d’insuline, censée l’y aider. Le diabète de type 2, qui se manifeste en général après 40 ans, touche de plus en plus d’enfants et d’adolescents à cause de cette mauvaise hygiène de vie.

Surpoids voire obésité

La malbouffe, trop riche en graisse, a des effets désastreux sur le poids, encore plus avec le manque d’activité physique régulière. La malbouffe entraîne l’organisme dans un cercle vicieux, la prise de poids rapide ayant tendance à le décourager de pratiquer une activité sportive car il se fatigue plus vite, et il est donc moins enclin à l’effort.


Obésité : la malbouffe est trois fois plus meurtrière que la malnutrition


Une étude internationale "Globen Burden of Diseases" effectuée dans 187 pays ces vingt dernières années et publiée par The Lancet en décembre 2012, révèle que l'obésité est trois fois plus meurtrière que la malnutrition dans le monde.

Selon l'étude, 3,4 millions de personnes sont décédées en 2010 dans le monde de problèmes liés à l'obésité quand seulement un million de personnes sont mortes à cause de malnutrition.

Un résultat qui s'explique par l'augmentation croissante de l'obésité dans les pays développés. Or l'obésité s'accompagne de nombreux risques, que ce soit le diabète, l'hypertension artérielle, les risques cardio-vasculaires. Si le nombre de personnes obèses a augmenté dans les pays développés, la malnutrition s'est au contraire faite moins importante dans les pays en développement. Les diverses politiques de lutte contre la faim expliquent cette baisse du taux de personnes souffrant de malnutrition dans le monde. Le taux de mortalité lié à la malnutrition a diminué de deux tiers ces vingt dernières années.

Le nombre d’obèses dans le monde a quasiment doublé en 30 ans.

L’OMS a lancé sa Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé en 2004. Malgré ces efforts, la courbe de l’obésité continue de grimper. De ce fait, de nouvelles actions vont prochainement être déployées pour lutter efficacement contre le fléau sanitaire dont est responsable la malbouffe.


La malbouffe crée une addiction

Selon un article publié en septembre 2010 par New Scientist, l'idée que la malbouffe crée une dépendance tend à se généraliser parmi les chercheurs. De récentes études le montrent sur les rats: gavés de bacon, de saucisses, de glaces et de chocolats, ceux-ci ont présenté des comportements physiologiques et comportementaux semblables aux rongeurs rendus addicts à la morphine. En outre, une fois l'addiction établie – et elle est très rapide – des obstacles tels que des décharges électriques n'ont en aucun cas dissuadé les rats.

Lorsque l'on présente à des humains des photos de leurs aliments préférés, leur cerveau sécrète une grande quantité de dopamine. Quasiment à l'identique de ce qui se produit dans le cerveau de cocaïnomanes mis en présence d'une photo de poudre blanche. Il y a maintenant des preuves convaincantes que les aliments riches en sucre, en graisses et en sel, peuvent modifier la chimie du cerveau d'une manière proche de celles de drogues hautement addictives comme la cocaïne et l'héroïne.

Pourquoi on aime tant la malbouffe

Steven Witherly est un scientifique en alimentation, qui a passé les vingt dernières années à étudier ce qui rend certains aliments plus addictifs (et plus savoureux) que d'autres. Selon Witherly, quand on mange de la bonne nourriture, deux facteurs rendent cette expérience agréable.

* Il y a la sensation de manger l'aliment. Ceci comprend son goût (salé, sucré, savoureux, etc.), son odeur et comment on le sent dans la bouche. Cette dernière qualité – connue comme "orosensation" – peut se révéler particulièrement importante. Les entreprises alimentaires peuvent ainsi dépenser des millions de dollars pour découvrir le meilleur niveau de croquant pour des chips. Leurs scientifiques feront des tests pour établir la quantité parfaite de bulles pour un soda. Tous ces facteurs combinés vont créer la sensation que le cerveau associera à un aliment ou une boisson spécifiques.

* La véritable composition des macro-nutriments dans la nourriture. Le mélange de protéines, matières grasses, et glucides qu'elle contient. Dans le cas d'aliments mauvais pour la santé, les fabricants alimentaires recherchent la combinaison parfaite entre sel, sucre, et graisses pour stimuler le cerveau et donner l'envie d'en reprendre.

Comment la science crée les fringales

Il existe un éventail de facteurs que les scientifiques et les fabricants agro-alimentaires utilisent pour rendre les aliments plus additifs.

La "dynamique de contrastes". C'est la combinaison entre différentes sensations dans le même aliment.

La réponse salivaire. La salivation fait partie de l'expérience de consommation de la nourriture, et plus un aliment fait saliver, plus il remplira la bouche et couvrira les papilles. Par exemple, les aliments émulsifiés tels que le beurre, le chocolat, la sauce salade, la glace et la mayonnaise provoquent une réponse salivaire qui contribue à exciter les papilles gustatives.

Les aliments qui disparaissent rapidement ou qui "fondent dans la bouche". Ils signalent au cerveau que l'on ne mange pas autant qu'on le fait en réalité. En d'autres termes, ces aliments disent littéralement au cerveau que la faim n'est pas assouvie, alors que l'on est en train d'ingérer de nombreuses calories.

La réponse sensorielle spécifique. Le cerveau aime la variété. Les aliments mauvais pour la santé procurent assez de goût pour être intéressants. Le cerveau ne se lasse pas d'en manger, mais ils ne stimulent pas assez pour étouffer la réponse sensorielle.

Le souvenir des expériences alimentaires précédentes. C'est ici que la psycho-biologie de la malbouffe joue vraiment. Quand on mange quelque chose de savoureux (par exemple, un paquet de chips), le cerveau enregistre cette sensation. La prochaine fois qu'on voit cet aliment, qu'on le sent ou même qu'on lit quelque chose à son sujet, le cerveau déclenche les souvenirs et les réponses du moment où on en a mangé. Ces souvenirs peuvent vraiment provoquer des réponses physiques comme la salivation et créer cette fringale en mettant l'eau à la bouche lorsqu'on pense aux aliments préférés.


La malbouffe rendrait dépressif


Selon une étude espagnole publiée en février 2011 dans la revue scientifique américaine PLoS ONE qui conforte d'autres recherches liant malbouffe et déprime, la consommation d'acides gras trans et de graisses saturées, tels que contenus dans les frites par exemple, accroîtrait le risque de dépression.

Les chercheurs de l'étude ont également constaté que l'huile d'olive – riche en acide gras mono insaturé (oméga 3) et base de la cuisine méditerranéenne –, ainsi que d'autres huiles végétales et poissons gras contenant des graisses insaturées contribuaient à réduire le risque de maladie mentale.

Les auteurs de l'étude ont suivi et analysé le régime alimentaire et le mode de vie de plus de 12 000 volontaires pendant six ans.

Au début de l'étude aucun des participants n'était dépressif. A la fin de l'étude 657 d'entre eux souffraient de dépression.

Les chercheurs ont constaté que parmi tous les volontaires, ceux ayant consommé des acides gras trans et des graisses saturées avaient un risque de dépression 48% plus élevé que ceux qui n'avaient pas absorbé d'aliments contenant ces graisses. Ils ont aussi déterminé que plus la quantité d'acides gras trans était importante, plus les effets sur la santé mentale des volontaires étaient sévères.

L'étude a été menée sur un groupe de population consommant un faible taux d'acides gras trans représentant en moyenne seulement 0,4% de l'énergie totale qu'ils ingèrent. Ce taux monte à 2,5% dans des pays comme les Etats-Unis. Malgré cela, ils ont constaté un accroissement de près de 50% du risque de dépression chez ces sujets.

Les résultats de cette recherche corroborent l'hypothèse selon laquelle les pays d'Europe du Nord ont une fréquence plus élevée de dépression que les pays du Sud où le régime méditerranéen domine. La plus faible luminosité dans le Nord de l'Europe est également un facteur contribuant à plus de dépressions.

Une recherche parue dans l'American Journal of Psychiatry en janvier 2010, qui a analysé la santé mentale et le régime de 1.046 femmes avec des questionnaires pendant plus de dix ans, montre que celles suivant un régime de type occidental (hamburgers, pain blanc, pizzas, chips, aliments riches en sucre, etc.) avaient un risque de dépression accru de 50%.


La malbouffe tue plus que le tabac

Selon l’ONU, «une mauvaise alimentation présente plus de risques pour la santé mondiale que le tabagisme». Cette déclaration choc a été faite à l’occasion d’une conférence portant sur les recommandations en faveur d’une Convention Mondiale pour la protection et la promotion d’une alimentation saine en mai 2014.

L’ONU dénonce la responsabilité croissante de la mauvaise alimentation dans le développement de maladies non transmissibles (MNT) notamment le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, ou encore l’obésité. La majorité des décès qui se produisent dans le monde sont aujourd’hui liés aux MNT pour lesquelles la mauvaise alimentation est un facteur de risque majeur.

L’ONU projette de créer une taxe sur la «junk food» ou de limiter le nombre de publicités en faveur des produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Elle propose aussi de promouvoir la production de produits locaux pour favoriser une alimentation basée sur des produits frais.


La malbouffe et les enfants


Grossesse : la malbouffe prédisposerait les enfants à l’obésité

Des chercheurs de l’université d’Adelaïde, Australie, ont présenté en 2013 leur dernière étude lors du congrès annuel de la Société pour l’étude du comportement d’ingestion, aux Etats-Unis.

Selon cette étude la nourriture riche en sucre ou en matière grasse chez la femme enceinte agirait sur le cerveau du futur enfant. Une fois né, il serait prédisposé à préférer la malbouffe.

Les femmes qui craquent facilement pour la malbouffe pendant la grossesse, modifient certains signaux du cerveau de leur futur enfant.

Lorsqu’on mange des aliments riches en sucre ou en matières grasses, le cerveau libère de grandes quantités d’opiacés, qui donnent une sensation agréable. C’est une réaction du cerveau qui "remercie" d’avoir ingéré des aliments chargés en calories.

Pendant leur étude, les chercheurs australiens ont constaté que lorsqu’un rat a consommé de la malbouffe pendant la grossesse, la réponse chimique à ce type de nourriture est plus élevée chez ses petits. En les analysant, les scientifiques ont remarqué que le gène responsable de l’encodage des opiacés est développé à un niveau très élevé.

Cela signifie que les bébés rats nourris par des mères ayant consommé de la malbouffe ont plus de voies pour recevoir les opioïdes que ceux dont la mère a été nourrie avec de des aliments normaux.


La malbouffe accroîtrait les risques d'asthme grave chez l'enfant

Selon une étude de l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande publiée en janvier 2013 dans la revue Thorax, qui fait partie du groupe British Medical, les enfants et les adolescents qui consomment de la malbouffe plus de trois fois par semaine ont un risque accru de souffrir d'asthme sévère, de rhinite allergique et d'eczéma.

L'étude se fonde sur des données obtenues sur 319 000 adolescents âgés de 13 à 14 ans, et 181.000 enfants âgés de six à sept ans, participant à une grande étude internationale sur l'asthme et les allergies pendant l'enfance (ISAAC) entamée en 1991 et impliquant une centaine de pays au total.

Les chercheurs, dirigés par le Pr Innes Asher, ont interrogé les adolescents et les parents des enfants plus jeunes sur leur régime alimentaire et sur la gravité des symptômes respiratoires observés au cours des 12 derniers mois.

Ils ont découvert que la malbouffe était le seul type de nourriture associé à une aggravation des symptômes dans les deux groupes d'enfants et quel que soit le pays, le niveau social ou le sexe.

Trois repas ou plus de type hamburger par semaine augmenteraient ainsi le risque d'avoir un asthme sévère de 39 % chez les adolescents et de 27 % chez les enfants de six à sept ans. Ils augmenteraient aussi les chances d'avoir une rhinite allergique ou un eczéma graves.

La consommation de fruits trois fois ou plus par semaine semble en revanche avoir un effet protecteur, avec une réduction de la gravité des symptômes de 11 % chez les adolescents et de 14 % chez les enfants.

Les chercheurs relèvent qu'il ne s'agit pas d'un lien de cause à effet, mais d'une association statistique qui doit faire l'objet de travaux supplémentaires. Si cette association était prouvée, elle aurait une signification majeure en termes de santé publique alors que la consommation de malbouffe continue à augmenter au niveau mondial.


La mal bouffe se développe dans les collèges et lycées

La malbouffe avec ses sandwichs et ses encas industriels, s'installe et se développe dans les collèges et les lycées. C'est la conclusion d'une étude publiée en mars 2013 sur l'équilibre nutritionnel menée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir qui a étudié plus de 600 cantines scolaires.

Il s'agit d'une découverte inquiétante, même si globalement l'étude montre une amélioration de l'équilibre alimentaire dans les cantines. Dans 48 établissements secondaires (10 collèges et 38 lycées), la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie. Ils proposent des aliments déséquilibrés de type pizza-frites-gaufres ou panini-brownie-soda et sont implantés au coeur même des établissements, dans les mêmes locaux ou à proximité des cantines.

Selon l'UFC, une bonne partie de ces stands sont sous la responsabilité de grands groupes de restauration scolaire. Cette malbouffe s'installe et se développe en dehors de toute obligation. C'est une découverte inquiétante qui amène à demander une extension de le réglementation.

Le secteur privé pointé du doigt. L'étude évalue la fréquence avec laquelle sont proposés sur une période de vingt jours les principaux types de produits composant une alimentation équilibrée et ne porte pas sur la qualité gustative des repas.

Cette étude a été menée un an et demi après la mise en place en juillet 2011 d'un arrêté rendant obligatoire l'équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires, incitant à consommer 5 fruits et légumes par jour, à manger moins gras, moins salé, moins sucré. 

Selon l'UFC, l'imposition de ces normes plus strictes a eu un effet bénéfique. Les meilleurs élèves sont les cantines des écoles élémentaires publiques. En 2005, 20% d'entre elles n'avaient pas obtenu la moyenne. Sur les 384 écoles publiques de communes différentes étudiées cette année, la note moyenne s'élève à plus de 15/20. Les villes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Paris XVIe et Quimper (Finistère) sont en tête du classement.

Les principaux problèmes se posent dans les cantines du secondaire. Les collèges et les lycées publics ont une moyenne deux points en dessous du primaire. Dans les 10 cantines les plus mauvaises, sept sont gérées par Elior, Sodexo ou Scolarest, les trois principales entreprises de restauration collective.

Le "bonnet d'âne" revient au secteur privé. Les écoles élémentaires obtiennent une moyenne de 11,3 soit 4 points de moins que dans le public et le secondaire obtient lui une moyenne d'à peine 10. Il y a des établissements qui remplacent la viande rouge par une viande hachée bon marché.

La malbouffe dans les écoles américaines

Le département américain de l’Agriculture a établi ses nouvelles règles concernant les aliments servis dans les écoles publiques qui sont entré en vigueur le 1er juillet 2014. La malbouffe est interdite dans les distributrices, les cafétérias, ainsi que lors des ventes de pâtisseries à des fins caritatives. Les fruits, les légumes, les produits laitiers, les aliments riches en protéines et les aliments multigrains sont toutefois permis.

Par ailleurs, il sera possible de vendre et de distribuer de l’eau, du lait et des jus de fruits et de légumes purs à 100 pour cent. Les élèves du secondaire auront aussi droit à des boissons caféinées et à des boissons gazeuses faibles en calories.

Plus spécifiquement, l’USDA établit des règles très strictes pour le contenu en calories, limité à 200 maximum pour les grignotines et les accompagnements, tandis que la valeur calorique des entrées ne doit pas dépasser les 350. En ce qui concerne le sucre, celui-ci ne peut représenter plus de 35 pour cent du poids de l’aliment, sauf certaines exceptions pour des fruits. Pour le sel, la quantité ne doit pas dépasser 250 mg pour les grignotines, voire 200 mg après le 1er juillet 2016. Un maximum de 35 pour cent des calories devra provenir des plats et aliments, à l’exception de certains fromages et noix.

Ces nouvelles règles découlent d’initiatives visant à lutter contre l’obésité et le surpoids chez les enfants, un phénomène particulièrement marqué aux États-Unis, avec les impacts que cela suppose sur le système de santé dans les années qui suivent, y compris à l’âge adulte. Plus de la moitié de la population adulte des États-Unis est en situation de surpoids ou d’obésité.

Un pas est donc certes franchi vers une alimentation plus saine pour les enfants en milieu scolaire, mais l’industrie alimentaire, une force colossale de dizaines de milliards de dollars, n’a certainement pas dit son dernier mot, et les efforts de lobbying pourraient édulcorer, voire amoindrir les dispositions visant à réduire l’obésité juvénile.


Gardez vos enfants en bonne santé

Pour veiller à la bonne forme et à la saine alimentation de vos enfants il y a quelques outils: un convertisseur d'aliments santé, pour vous aider à éloigner vos enfants de la malbouffe sans effort; des suggestions de collations saines sans cuisson, parce que les enfants vont toujours grignoter; et des idées d'exercice, pour fournir aux enfants des moyens pas du tout ennuyants de garder la forme.

Suggestions d'exercice

* Emprunter les escaliers
* Faire une marche après le souper
* Se rendre à l'école à bicyclette
* Aider à tondre le gazon ou à planter des fleurs
* Danser au son de sa musique préférée (et chanter à tue-tête !)
* Aller se baigner avec un ami
* Jouer au soccer, au baseball ou au hockey
* Faire des pique-niques dehors avec des copains
* Partager des collations santé 

Collations simples mais originales sans cuisson pour les enfants

Brochettes-collations. Des morceaux de légumes crus ou de fruits sur des brochettes.
Bananes sur bâtonnet. Trempez des bananes pelées (fraîches ou congelées) dans du yogourt faible en gras, puis roulez-les dans des miettes de céréales pour petit déjeuner à faible teneur en gras.
Boisson fouettée aux fruits. Mêlez ½ tasse de yogourt faible en gras à ½ tasse de jus de fruits frais.
Sandwiches de fantaisie. Préparez des sandwiches au fromage ou au beurre d'arachides avec du pain de grains entiers. Découpez à l'emporte-pièce des formes de cœur, d'étoile ou d'animaux.
Collation irrésistible. Étendez du beurre d'arachides sur des bâtonnets de céleri ou de carotte et décorez de raisins.

Rappelez-vous du principe de la «modération» lorsque vous choisissez des collations: c'est très bien de manger ses aliments préférés avec modération, encore faut-il s'assurer qu'ils ne remplacent pas des repas bien équilibrés ou ne s'ajoutent pas à ces derniers.


Solutions santé pour remplacer la malbouffe

Les aliments sains peuvent aussi être délicieux. Aidez vos enfants à choisir des collations saines en faisant provision de solutions santé pour remplacer la malbouffe. Consultez la liste ci-après pour trouver des collations goûteuses pauvres en gras et riches en vitamines et en minéraux.

Malbouffe
½ tasse de crème glacée à la vanille ordinaire
270 calories 18 g gras
Solutions santé
½ tasse de yogourt à la vanille faible en gras (délicieux dans le lait frappé)
194 calories 3 g gras

Malbouffe
12 croustilles
159 calories 11 g gras
Solutions santé
1 tasse de bretzels ou maïs soufflé (quantités raisonnables de margarine et de sel), noix mélangées (avec modération)
110 calories 1 g gras

Malbouffe
1 tasse de céréales pour petit déjeuner à haute teneur en sucre
118 calories 2 g gras
Solutions santé 
1 tasse de céréales de son ou d'avoine avec fruits séchés
100 calories 1 g gras

Malbouffe
1 beignet (fourré ou parfumé)
280 calories 12 g gras
Solutions santé
1 muffin au son faible en gras avec fruits séchés, noix ou baies
112 calories 5g gras

Malbouffe
1 tasse de boisson gazeuse, jus de fruits en boîte ou boisson aromatisée
150 calories 0 g gras
Solutions santé
1 tasse de Kool-Aid sans sucre ou jus de fruits naturel gazéifié
12 calories 0 g gras

Malbouffe
Frites (portion moyenne)
450 calories 22 g gras
Solutions santé
10 grosses frites cuites au four ou grillées ou tranches de patates douces ou de pommes de terre cuites au barbecue (badigeonnées d'huile d'olive)
110 calories 4g gras

Malbouffe
1 tablette de chocolat ou barre granola au chocolat
240 calories 13 g gras
Solutions santé
1 biscuit à l'avoine et aux raisins ou un carré aux figues
90 calories 3 g gras


Les effets néfastes vont bien au-delà d’un simple malaise ou d’une fatigue passagère, l’organisme subit les conséquences d’une alimentation déséquilibrée, couplée à une sédentarité en constante augmentation, la santé se détériore à tous les niveaux. De quoi remettre sérieusement en question nos habitudes alimentaires.

mercredi 19 novembre 2014

Troubles et Difficultés d'Apprentissage




Lire, écrire, compter, ces apprentissages sont la base du cursus scolaire. Un enfant connaissant des difficultés en ces domaines court un risque accru de marginalisation, voire de stigmatisation, et une difficulté ultérieure d’insertion sociale.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, le trouble d'apprentissage est un terme médical qui désigne un trouble permanent d'origine neurologique. Un trouble d'apprentissage correspond à une atteinte affectant une ou plusieurs fonctions neuropsychologiques, ce qui perturbe l'acquisition, la compréhension, l'utilisation et le traitement de l'information verbale ou non verbale.

Le trouble d'apprentissage n'est pas causé par une déficience intellectuelle, ni par un déficit sensoriel (acuité visuelle ou auditive), un manque d'encadrement scolaire, une carence de motivation ou des conditions socio-économiques défavorisées.

Les troubles d'apprentissage peuvent être présents depuis la naissance (de nature génétique, congénitale) ou ils peuvent être acquis par un dommage cérébral.

On distingue également les troubles qui apparaissent chez des enfants dont l'intelligence est normale et les troubles qui proviennent d'une déficience ou d'un retard intellectuel.

Un trouble d'apprentissage se caractérise par un dysfonctionnement dans le processus d'acquisition des connaissances. Il est spécifique à la fonction cognitive touchée: il y a des troubles d'apprentissage reliés au langage, à l'attention, mais aussi à des compétences spécifiques comme la lecture, l'orthographe, l'arithmétique, etc.

Un trouble d'apprentissage est identifié lorsque les performances du sujet à des tests standardisés montrent un retard d'au moins deux ans entre le niveau actuel de l'enfant et le niveau attendu, compte tenu de son âge. Plus qu'une notion de retard, le trouble d'apprentissage renvoie à une désorganisation dans le processus d'acquisition des connaissances. Le développement est anormal dans sa structure: l'enfant produit des erreurs différentes par rapport à celles des autres élèves.

Les principaux troubles d'apprentissage

* dyslexie : de la lecture
* dyspraxie : de la coordination et des habiletés visuo-spatiales
* dysphasie : du langage oral
* dyscalculie : du calcul
* dysgraphie : du langage écrit
* dysorthographie : de l'orthographe
* déficit de l’attention : des capacités attentionnelles.

La Dyslexie


Ce trouble de développement perturbe l'acquisition de langage écrit chez les enfants intelligents ne présentant ni trouble sensoriel, ni trouble psychologique, ni carence socio-culturelle grave. La dyslexie peut être de plusieurs types selon les fonctions cognitives touchées en jeu dans la lecture: dyslexie phonologique, dyslexie de surface. Fréquemment la dyslexie peut être associée à d'autres troubles des apprentissages tel que la dysorthographie. Les rééducations de ces types de troubles sont de la compétence des orthophonistes.

La Dyspraxie


La dyspraxie est un trouble psychomoteur qui affecte tout ce qui est geste volontaire et qui doit être organisé en séquences. Un enfant dyspraxique tombe souvent, se cogne, fait tout tomber autour de lui, donne des coups involontaires aux autres.

Dans les jeux de cubes, les puzzles, les jeux d'assemblage l'enfant est perdu. L'enfant dessine peu et mal. Il dépasse systématiquement dans les coloriages. A l'école les conséquences arrivent vite: l'acquisition de l'écriture est laborieuse, le geste graphique est crispé, l'enfant forme mal ses lettres, écrit successivement trop petit ou trop gros, n'arrive pas à rester sur les lignes. Les devoirs sont brouillons, mal présentés, sales. Et surtout, l'écriture demande une grande énergie à l'enfant, alors il devient lent, ne finit jamais son travail et tout le monde s'énerve car personne ne comprend.

L'enfant souvent brillant à l'oral est considéré comme fainéant, paresseux, incapable de fournir le moindre effort alors qu'il se passe exactement le contraire. Les enfants dyspraxiques redoublent très fréquemment car ils sont vite en échec à cause de l'écrit et rien ne s'améliore car le trouble ne se dissipe jamais seul.

La dyspraxie est moins connue et pourtant fréquente à une proportion de 6 à 8% des enfants de 5 à 11 ans. On relève un sexe ratio de 8,5 garçons pour une fille.

Ce sont des cohortes d'enfants en échec qui sortent trop souvent du système scolaire classique alors que la rééducation du trouble leur aurait permis une scolarité réussie.

La Dysphasie


Ce trouble de développement durable touche l'acquisition et l'utilisation du langage oral. Il existe cinq grands types de dysphasie dont les manifestations sont très hétérogènes. Dans tous les cas, la communication verbale est altérée chez ces enfants intelligents et adaptés sur le plan de la personnalité. Les rééducations de ces types de troubles sont de la compétence des orthophonistes.

La Dyscalculie



Ce trouble affecte tout ce qui a un lien avec le nombre, le chiffre, la logique mathématique, le calcul. L'enfant n'acquiert pas la notion du nombre, ne comprend pas les systèmes numériques, ignore tout de la logique arithmétique. La dyscalculie gène considérablement l'enfant car être nul en maths est vite assimilé à l'image d'un cancre. Pourtant l'enfant peut être brillant dans d'autres domaines mais sa dyscalculie va lourdement le pénaliser et le dévaloriser.


Le trouble du déficit d'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)


Le trouble se manifeste par une agitation motrice, une impulsivité du comportement et cognitive associées à une atteinte importante des capacités d'attention. L'enfant est incapable de rester en place, s'agite, répond sans réfléchir et ne peut se concentrer sur son travail. Les erreurs d'étourderie sont très fréquentes, le travail est bâclé, rarement fini, les consignes sont peu respectées, le manque de persévérance est inquiétant. Le TDA/H concerne de 3 à 5 % d'enfants en âge scolaire. 50% de ces enfants sont en grave échec scolaire.

Les retards du raisonnement ou dysharmonies cognitives


Il s'agit d'enfants à l'intelligence normale mais dont le développement des structures de pensée est en retard par rapport à l'âge ou encore s'est développé de façon dysharmonique (Dysharmonie cognitive). Certaines fonctions cognitives ne se sont pas structurées alors que d'autres ont suivi le cours normal de leur maturation. La dysharmonie crée des décalages importants dans le fonctionnement intellectuel: dans certaines situations l'enfant ne montre aucune difficulté, dans d'autres l'échec est soudain et inattendu. Ce trouble est très déroutant pour l'enfant lui-même mais aussi pour les parents et les enseignants qui ont souvent tendance à penser que l'enfant le fait exprès. Une relation persécuteur/persécuté s'installe et l'échec se double de troubles du comportement. Pourtant seule cette perturbation cognitive est à l'origine des problèmes de l'enfant.

Les déficits du repérage dans le temps et/ou dans l'espace


Ce sont des déficits localisés à des compétences précises mais qui ont des conséquences lourdes dans de nombreux apprentissages. Avec de mauvais repères spatiaux on se perd dans la lecture car les lettres "bougent", on montre de grandes difficultés à écrire correctement ou tout simplement à écrire sur la ligne, les opérations sont souvent fausses car elles ne sont jamais alignées correctement, tout ce qui a trait à la géométrie devient insurmontable. Même les cartes de géographie dans lesquelles l'enfant perd tous ses repères.

Quand ce sont les repères temporels qui sont affectés, l'enfant est vite perdu dans l'organisation, dans la méthodologie, il ne sait plus où il en est dans ce qu'on lui a demandé et fait les choses dans le désordre ou à l'envers. Les notions de temps, d'heure, de chronologie, de suites logiques lui deviennent inaccessibles. Et la lecture et l'écriture sont touchées. L'enfant s'embrouille, inverse les lettres, perd la structure et la syntaxe de la phrase.

Repères dans le temps et dans l'espace sont des bases nécessaires pour la plupart des apprentissages scolaires.


Les critères permettant de diagnostiquer le trouble d'apprentissage

Le critère permettant le diagnostic du trouble d'apprentissage est un écart d'au moins deux ans entre le rendement intellectuel et le rendement académique. Cet écart ne peut s'expliquer par une déficience intellectuelle, un trouble psychoaffectif, un déficit sensoriel (vision et audition), un manque d'opportunité éducative ou un manque de motivation et d'intérêt.

Pour identifier un trouble d'apprentissage il est nécessaire de faire l'analyse du portrait global de l'enfant ou de l'adulte, incluant son cheminement académique, son bilan intellectuel et son profil psychoaffectif.

Les seules personnes habilitées à faire cette analyse globale sont les neuropsychologues ou psychologues spécialisés dans l'évaluation des troubles d'apprentissage, c'est-à-dire les professionnels ayant les compétences requises pour faire une évaluation des capacités intellectuelles, des troubles affectifs et psychologiques ainsi que du rendement académique, incluant les habiletés en lecture, orthographe et mathématiques.


Causes

Les travaux de recherche sur les troubles des apprentissages concernent essentiellement la dyslexie. La présence d’un dysfonctionnement des circuits cérébraux impliqués dans la phonologie (représentation et traitement des sons de la parole) est aujourd’hui la cause la plus couramment admise de la dyslexie. Cependant l'association fréquente de la dyslexie avec d'autres troubles du développement incite les chercheurs à explorer d'autres pistes.

On a ainsi souligné l’importance de la dimension visuelle (analyse spatiale de la séquence des lettres dans le mot), du traitement temporel (rapidité des informations transmises dans la parole), des déficits plus larges de coordination motrice (hypothèse cérébelleuse). 


Dépistage

Le dépistage s'effectue généralement par l'enseignant qui va repérer dans sa classe les élèves susceptibles de développer un trouble d'apprentissage.

Pour permettre une action efficace, il doit intervenir précocement. S'il est établi dès 3 ou 4 ans, il permet de mettre en place un important soutien avant l'entrée à l'école primaire. C'est à ce moment que la capacité d'acquisition de l'élève est maximale. Le danger du dépistage très précoce réside dans le risque de détecter et d'étiqueter des enfants qui auraient pu récupérer leur retard spontanément. Le dépistage vers 5 ou 6 ans diminue le risque d'erreur, en étant plus spécifique et permet de mieux cibler les interventions à effectuer, mais limite le temps de soutien dans les apprentissages.

Le dépistage systématique lors de l’examen obligatoire de la sixième année permet d’identifier les enfants atteints d’un trouble du langage oral (éventuellement déjà observé à l’examen de 4 ans). Une dysphasie diagnostiquée dès la maternelle est un facteur de risque de dyslexie dans 50 % des cas.

Les signes qui suggèrent un possible trouble d'apprentissage


* l'élève n'atteint pas les exigences académiques;
* l'élève atteint les exigences académiques mais avec beaucoup plus d'efforts et de travail;
* l'élève a des problèmes de comportement;
* l'élève a des problèmes affectifs (anxiété, dépression…).


Diagnostic

Le diagnostic succède au dépistage. Le diagnostic nécessite les compétences de plusieurs professionnels réunis au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Les enseignants réfèrent aux services spécialisés, généralement au psychologue scolaire, les élèves susceptibles d'avoir un trouble d'apprentissage scolaire. 


Le diagnostic doit tenir compte des différents aspects influençant la réussite scolaire: cognitif, social, affectif, médical. Le diagnostic permet de confirmer ou d'infirmer la présence du trouble envisagé, de déterminer avec plus de précision les difficultés de l'élève et de définir des axes de prises en charge adaptés.


L'évaluation neuropsychologique permettra d'identifier s'il y a une atteinte à une ou plusieurs des fonctions suivantes :


* l'élève n'atteint pas les exigences académiques
* l'attention
* la mémoire
* le raisonnement
* la conceptualisation
* la planification
* l'organisation
* la perception
* les habiletés visuo-spatiales
* la vitesse de traitement ou d'exécution
* la coordination
* la motricité
* la communication (expression et compréhension)
* la lecture
* l'écriture
* l'orthographe
* le calcul.

Quelques indices


Selon les observations des spécialistes, plusieurs alertes annonciatrices existent: Un comportement passif. Un enfant trop attaché à sa mère, incapable de supporter la comparaison ou la compétition ainsi que toute forme de rivalité, peuvent-être alertant.

L’inhibition. Des enfants trop sages, repliés sur eux-mêmes, et qui manifestent, ou des douleurs locales ressenties au niveau de la boîte crânienne, ou une sensation de fatigue. Les comportements angoissés, ou phobiques à l’idée de se rendre à l’école. Sur le long terme sont à surveiller.

Les troubles peuvent également se manifester par le doute constant des tout petits. Ces derniers vérifient de façon presque rituelle, chaque tâche effectuée. Il arrive également que des tout petits n’aient aucune attirance pour tout ce qui touche à la connaissance. Ils s’ennuient et ne font plus attention à rien.

Ces symptômes sont à examiner de près. Ils sont fréquemment sources de souffrance psychologique, d’anxiété, de fatigue, voire de dépression. Ils conduisent au désinvestissement progressif des jeunes élèves. Dans tous les cas, il est essentiel d’agir vite et avec justesse.


L'IRM, nouvelle méthode pour détecter les difficultés d'apprentissage chez les enfants

Selon une étude suédoise menée par une équipe de l'Institut Karolinska de Stockholm, publiée en janvier 2014 dans le Journal of Neuroscience, les examens d'imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent aider à détecter chez les enfants les difficultés d'apprentissage. Une IRM permet de mesurer les futures capacités de mémorisation à court terme.


Entre 10 et 15% des enfants ont des problèmes d'apprentissage ou d'attention, qui peuvent être liés à des déficiences de la mémoire courte, et donc à un manque de capacités à conserver les informations pour résoudre un problème.

L'étude, menée sur 62 sujets âgés de 6 à 20 ans, a consisté à mesurer la performance dans des tests cognitifs pendant une IRM. Après de nouveaux tests deux ans plus tard, les chercheurs ont conclu que l'IRM aidait à prédire le développement des capacités d'apprentissage chez ces individus.

L'étude montre que l'IRM peut être utile pour représenter le développement de la mémoire. Il serait possible en principe d'utiliser le scanner IRM pour prédire une part du développement futur qui ne peut l'être par des tests psychologiques seuls. Le bénéfice pourrait être une détection précoce des enfants risquant un mauvais développement de sorte à pouvoir leur apporter une aide à temps.

Cette technique d'imagerie médicale peut permettre d'anticiper des problèmes de développement de la mémoire courte, indispensable pour apprendre.

Les IRM seules ne permettraient pas de prédire des difficultés futures, mais seraient un complément utile aux tests psychologiques.



Prise en charge

Après le diagnostic d’un trouble de l’apprentissage, une prise en charge individuelle est généralement proposée. Elle cible les fonctions déficitaires, à raison de plusieurs séances par semaine et est associée à une prise en charge pédagogique.

Pour la dyslexie, les méthodes les plus fréquentes sont de type orthophonique et portent sur l’entraînement des capacités phonologiques de l’enfant. D’autres rééducations ont pour objectif de permettre à l’enfant de développer des stratégies de compensation pour contourner son handicap.

Mettre en œuvre les adaptations nécessaires des supports scolaires qui permettraient aux élèves dyspraxiques d’accéder aux compétences de leur classe d’âge.

Une coopération étroite entre l’équipe pédagogique, les intervenants médicaux et paramédicaux (ergothérapeute, psychomotricien) et les parents est indispensable à la mise en œuvre de moyens de compensation au sein de l’école (remplacement de l’écriture manuscrite par la frappe au clavier d’ordinateur, par exemple).


Prévention

La prévention est un domaine encore peu exploré. Des études récentes et rigoureuses ont évalué les effets des entraînements pédagogiques comme réponse de première intention à l’école sur des enfants à risque de dyslexie (issus de familles atteintes de dyslexie) ou sur des enfants en difficulté d’apprentissage de la lecture.

Les effets positifs sont obtenus à partir d’entraînements de courte durée, mais répétés chaque jour, avec de petits groupes à besoins similaires. Les interventions précoces – dès les premières manifestations de difficultés de lecture – sont les plus efficaces.

Adopter le bon comportement. Selon les spécialistes, les élèves présentant des troubles, ont besoin d’être rassurés. Il est important de les stimuler dans le calme, parce qu’ils craignent le bruit et l’agitation quand ils travaillent. Ils ont également besoin d’informations simples, si possible données les unes après les autres. Enfin il est recommandé de les aider à s’organiser dans leur méthode de travail. Il ne faut pas hésiter à avoir recours à des procédés répétitifs, comme des repères visuels de couleur par exemple, des pancartes, des affichages, tout en favorisant, bien sûr l’expression orale.

Comment agir ?


Si l’enseignant remarque qu’un élève présente des difficultés, il est important d’agir vite. La meilleure solution est de procéder à une vérification par d’autres collègues et le chef d’établissement. Par la suite, l'élève est vu par le médecin PMI (pour les petite et moyenne sections), ou par le médecin scolaire, à partir de la grande section. Ce dernier pourra analyser la situation du point de vue scolaire et déclencher une évaluation psychologique.

Le médecin de famille est tenu au courant des suites à donner. Il est important et nécessaire d’impliquer les parents. Ils seront orientés par le médecin vers des spécialistes, qui eux seuls sont habilités à poser un diagnostic précis.



Différence entre un trouble d'apprentissage et des difficultés d'apprentissage

Les troubles d'apprentissage sont persistants et permanents. Ils ne sont pas liés à l'intelligence ou à des facteurs socio-affectifs. Même s'il n'existe encore aucun traitement reconnu pour les enrayer, une intervention adaptée et certains aménagements peuvent grandement améliorer l'apprentissage – rendement scolaire et dans le milieu de travail.

En France, 4 à 10 % des enfants présentent des troubles des apprentissages et sont en situation d'échec scolaire.


Les difficultés d'apprentissage

Ce sont des obstacles à l'apprentissage qui sont temporaires et qui sont en lien avec ce que la personne peut vivre (des conditions socio-affectives difficiles, un deuil, de l'anxiété, des difficultés économiques). Lorsque le nécessaire est fait afin d'éliminer les éléments en cause, la personne retrouve généralement un rythme d'apprentissage normal.

Deux sources, qui ne sont pas étanches entre elles, peuvent être envisagées :

* La source individuelle. La difficulté est essentiellement liée à l’élève dans les rapports complexes entre le développement de sa pensée et les savoirs à acquérir.

* La source sociale. Elle positionne l’élève dans ses relations aux autres, à travers deux dimensions, l’une macro-sociale (famille, culture), l’autre micro-sociale (relations aux autres élèves, aux professeurs, au contexte d’apprentissage).

Dans leur scolarité, à peu près tous les élèves sont à un moment ou un autre en difficulté d’apprentissage.

Divers troubles peuvent être à l'origine de difficultés scolaires et placer l'enfant en situation d'échec avec le risque de compromettre son avenir. Parmi les plus fréquents, on trouve des troubles sensoriels, troubles de la vue, de l'audition, des troubles spécifiques du langage oral ou écrit, difficultés psycho-affectives.

Les élèves en difficulté d’apprentissage ont souvent des problèmes de motivation. Leurs difficultés à apprendre, leurs nombreux échecs et l’image qu’ils ont aux yeux des autres élèves amènent bon nombre d’entre eux à se démotiver et à perdre tout intérêt à apprendre en contexte scolaire.

Une difficulté d’apprentissage n’est pas un état permanent. Ce n’est que momentané et si une intervention adaptée est faite auprès de l’enfant, et ce, en fonction de ce qui est difficile pour lui, elle se dissipera. Si un enfant éprouve des difficultés avec une notion de français, par exemple les adjectifs, tant que cette notion ne sera pas revue et intégrée convenablement pour qu’il soit capable de la transférer dans d’autres situations, l’enfant aura une difficulté. Toutefois, lorsque cette notion sera bien comprise, l’enfant pourra continuer ses apprentissages comme il le faisait avant. Il se peut qu’il soit confronté à d’autres difficultés plus tard, mais toujours de façon sporadique.

Si l’enfant a des difficultés d’apprentissage, il se peut qu’après quelques rencontres, il soit en mesure de continuer son cheminement scolaire seulement avec un encadrement. S’il a un trouble d’apprentissage, l’intervenant pourra développer des astuces avec l’enfant afin que celui-ci puisse progresser vers l’autonomie en les utilisant de lui-même.

Il est important de comprendre que le trouble d'apprentissage est un réel handicap qui dure généralement toute la vie. Ces troubles perturbent non seulement le rendement scolaire mais ils peuvent également avoir des répercussions sur tous les aspects de la vie, comme la relation avec les pairs, les activités quotidiennes et domestiques ainsi que la réalisation des tâches au travail.

Un site de ressources pour les enseignants et les parents d'enfants ayant des troubles


Les apprentissages sont au centre de l'école, l'enfant est au centre de l'école, l'école est au centre de la vie de l'enfant. Un échec scolaire retentit sur toutes les sphères de sa personnalité, sur toute sa vie affective, sur tout son développement.
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