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jeudi 25 novembre 2021

Activité Électrique des Dendrites



Dendrites neurales

Du grec δένδρον déndron “arbre”, ce sont de petites branches qui sortent du corps cellulaire : la partie du neurone dans laquelle se trouve le noyau de la cellule. De plus, il existe encore une autre classe de processus microscopiques à la surface des dendrites. Ce sont de petites formations appelées épines dendritiques. Une partie de cet espace qui sépare les neurones les uns des autres sont les espaces dits synaptiques, qui sont les points par lesquels ces cellules nerveuses transmettent des informations à travers des substances appelées neurotransmetteurs.

La fonction des dendrites en général, et des épines dendritiques en particulier, est d'être le contact principal des neurotransmetteurs qui arrivent de l'extérieur. C'est-à-dire que les épines dendritiques agissent comme des terminaux auxquels arrivent les stimuli de l'autre neurone, qui envoie des neurotransmetteurs à travers l'espace synaptique. Grâce à cela, il est possible d'établir la transmission de l'influx nerveux qui permet le fonctionnement non seulement du cerveau, mais de l'ensemble du système nerveux.

Les dendrites sont des parties des neurones qui se trouvent dans tout le corps, c'est-à-dire à la fois dans le cerveau et la moelle épinière et dans ceux qui se trouvent dans les ganglions, les organes internes, les muscles, etc.


D'autre part, le potentiel du cerveau à s'adapter aux circonstances (par exemple, apprendre de l'expérience) est également possible grâce au travail des dendrites. Ce sont elles qui régulent les chances que deux cellules nerveuses entrent en contact avec plus ou moins de fréquence, elles décident donc de la "voie" qu’emprunte l'influx nerveux.

Les dendrites sont chargées de capter les produits chimiques qui sortent des extrémités des axones – extrémités des cellules nerveuses – et de transformer ou non ces signaux chimiques en impulsions électriques, bien que ce processus puisse également être déclenché dans le corps du neurone.

C'est-à-dire que c'est dans les dendrites et dans le corps neuronal que naissent les signaux électriques – également appelés potentiels d'action – qui traversent les neurones et se retrouvent aux extrémités des axones, provoquant la libération de produits chimiques par cette partie du neurone. Lorsque la quantité appropriée de neurotransmetteurs atteint les dendrites, une dépolarisation se produit, qui est le processus qui génère l'influx nerveux.

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Les neurosciences, pendant 60 ans, ont admis comme vrai que les noyaux généraient de brèves impulsions électriques pour se connecter et communiquer entre eux, et que ces impulsions activaient les dendrites, qui les transmettaient passivement à un autre neurone.

De nombreux modèles antérieurs supposaient que lorsque les noyaux de deux neurones sont activés en même temps, la perception, l'apprentissage et la formation de souvenirs se produisent.

Une découverte change radicalement les conceptions de la façon dont le cerveau traite l'information et modifie les notions de base des neurosciences.

Les dendrites génèrent leur propre activité électrique

Un groupe de chercheurs de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), dont l'étude a été publiée dans Science en janvier 2018, a découvert que les dendrites pouvaient en fait générer leur propre activité électrique, et avec une fréquence 10 fois supérieure à celle estimée.

De plus, comme on estime que les dendrites constituent plus de 90% du tissu neuronal, et ont un volume 100 fois plus grand que les noyaux, cela pourrait signifier que le cerveau humain a une capacité 100 fois supérieure à ce que l'on pensait auparavant.

Dans une étude menée chez la souris, les chercheurs ont réalisé que, si au lieu d'implanter des électrodes dans les dendrites elles sont placées près d'elles, ces processus seront 5 fois plus actifs que le noyau si la souris dort, et 10 fois plus actifs si elle est éveillée.

Leurs résultats indiquent que l'apprentissage peut se produire lorsque le neurone récepteur est actif en conjonction avec une dendrite, et il se pourrait que différentes parties des dendrites aient été actives à des moments différents, ce qui suggère qu'il peut y avoir beaucoup plus de flexibilité dans le processus d'apprentissage au sein du même neurone.


La recherche a également révélé que les dendrites sont capables de grandes fluctuations dans le voltage de leurs impulsions : elles sont binaires ou d'intensités différentes. Ils ont découvert que les dendrites sont des hybrides qui effectuent à la fois des processus analogiques et numériques, ce qui les rend fondamentalement différentes des ordinateurs purement numériques mais quelque peu similaires aux ordinateurs quantiques, qui sont analogiques. Cela aussi bouleverse les fondements des neurosciences, qui supposaient que les neurones étaient numériques : soit ils généraient une certaine impulsion, soit ils ne le faisaient pas. Mais ils ne montraient pas de fluctuations analogiques.

Ils ont souligné que comprendre que les dendrites sont beaucoup plus actives que le noyau change radicalement les conceptions de la façon dont le cerveau traite l'information. Cela peut ouvrir la voie à la compréhension et au traitement des troubles neurologiques et au développement d'ordinateurs similaires au cerveau.


Les propriétés électriques des dendrites, un facteur essentiel de l'intelligence humaine

Des recherches menées par des neuro-scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT), publiées dans le numéro d'octobre 2018 du Journal Cell, indiquent que les dendrites humaines ont des propriétés électriques différentes de celles des dendrites d'autres espèces.

Les neurones du cerveau humain reçoivent des signaux électriques de milliers d'autres cellules, et de longues extensions neurales appelées dendrites jouent un rôle essentiel dans l'incorporation de toutes ces informations afin que les cellules puissent réagir de manière appropriée.

Les neuro-scientifiques du MIT ont enregistré l'activité électrique des dendrites des neurones humains pour leurs recherches.

À l'aide d'échantillons difficiles à obtenir de tissu cérébral humain, l'analyse révèle que les signaux électriques s'affaiblissent à mesure qu'ils circulent le long des dendrites humaines, ce qui entraîne un plus grand degré de compartimentation électrique, c'est-à-dire que de petites sections des dendrites peuvent se comporter indépendamment du reste du neurone.

Les auteurs de l'étude pensent que ces différences pourraient être liées à une intelligence humaine plus élevée. Les humains sont plus intelligents que les autres animaux non seulement parce que nous avons plus de neurones et un cortex cérébral plus gros, mais aussi parce que nos neurones se comportent différemment des autres animaux.

Les dendrites peuvent être considérées comme analogues aux transistors d'un ordinateur, effectuant des opérations simples à l'aide de signaux électriques. Les dendrites reçoivent des signaux de nombreux autres neurones et transmettent ces signaux au corps cellulaire. Si un neurone est suffisamment stimulé, il déclenche un potentiel d'action, une impulsion électrique qui stimule ensuite d'autres neurones. De grands réseaux de ces neurones communiquent entre eux pour générer des pensées et le propre comportement du sujet.

La structure d'un neurone ressemble souvent à un arbre, avec de nombreuses branches recevant des informations de loin dans le soma cellulaire. Des recherches antérieures ont montré que la force des signaux électriques atteignant le corps cellulaire dépend, en partie, de la distance parcourue le long de la dendrite pour s'y rendre. Au fur et à mesure que les signaux se propagent, ils deviennent plus faibles, de sorte qu'un signal qui atteint loin du corps cellulaire a moins d'impact qu'un signal plus proche.

Les dendrites du cortex cérébral humain sont beaucoup plus longues que celles des rats et que celles de la plupart des autres espèces de mammifères, car le cortex humain a évolué pour être beaucoup plus épais que celui des autres espèces. Chez l'homme, le cortex représente environ 75% du volume total du cerveau, contre 30% dans le cerveau du rat.

Le cortex humain est organisé en six couches neurales distinctes. Les neurones de la 5ème couche ont des dendrites suffisamment longues pour atteindre la 1ère couche, ce qui signifie que les dendrites humaines ont dû s'allonger à mesure que le cerveau humain évoluait et que les signaux électriques devaient voyager beaucoup plus loin.


Ils ont utilisé une technique connue sous le nom d'électrophysiologie patch-clamp pour mesurer la façon dont les signaux électriques se déplacent le long des dendrites des neurones pyramidaux, qui sont le type le plus courant de neurones excitateurs dans le cortex.

Les chercheurs ont découvert que parce que les dendrites humaines couvrent de plus longues distances, un signal qui circule le long d'une dendrite humaine de la 1ère couche au soma d'une cellule de la 5ème couche est beaucoup plus faible que celui d'une dendrite de rat d'égale distance. En raison de ces différences, qui permettent à davantage de régions d'une dendrite d'influencer la force d'un signal entrant, les neurones individuels peuvent effectuer des calculs plus complexes de l'information.

Il existe de nombreuses autres différences entre les neurones humains et ceux d'autres espèces ; dans de futures études, les chercheurs espèrent explorer davantage l'impact exact de ces caractéristiques électriques et comment elles interagissent avec d'autres caractéristiques uniques des neurones humains pour produire plus d'énergie de calcul.


Des scientifiques détectent un nouveau type de communication entre les neurones matures

Une recherche menée par des scientifiques du département de pharmaco-biologie du Centre de recherche et d'études avancées (Cinvestav), Mexique, publiée dans le Journal of Neuroscience en novembre 2020, révèle la possibilité d'une synapse mixte entre les cellules principales de rongeurs adultes, c'est-à-dire que la communication chimique et électrique entre les neurones se produisent ensemble.

En 2012, l'équipe a découvert qu'un infime pourcentage de cellules majeures de l'hippocampe enregistrait une activité électrique, une fonction qui ne fonctionnait que pendant les premières années de la vie et ne se produisait ensuite qu'entre les neurones ou les dendrites neuronales, mais ils ont pu observer que certains neurones majeurs communiquaient au niveau des synapses chimiques, avec une composante électrique précédant le produit chimique. Les connexions étaient présentes, mais on ne pouvait pas les voir fonctionner car elles ne conduisaient pas de courant électrique, c'est-à-dire parce qu'elles étaient “éteintes”.

Ils ont modifié le micro-environnement où se trouvaient les protéines afin de les ouvrir. Pour cela, ils ont utilisé une substance qui, en acidifiant l'intérieur des cellules, produisait l'apparition de signaux électriques entre les neurones, précédant les signaux chimiques.

Ils ont mis en évidence les connexions électriques silencieuses entre les neurones et le fait que les protéines qui facilitent la connexion sont présentes, mais ne conduisent pas l'électricité à moins que l'environnement dans lequel elles se trouvent ne soit acidifié, ce qui se produit lors de processus pathologiques, tels que l'épilepsie ou l'anoxie (manque d'oxygène), entre autres.


Le fait que la communication chimique et électrique entre les neurones aille de pair, se traduit par une transmission plus efficace et plus rapide de l'information. De plus, l'échange d'informations électriques est bidirectionnel, ce qui ne se produit pas avec la communication chimique, ce qui signifie que de nouveaux circuits de flux d'informations peuvent être formés.

La façon de comprendre le fonctionnement de la communication neuronale a complètement changé. Avant cette découverte, on croyait qu'à mesure que le système nerveux mûrissait, la communication initialement électrique entre les neurones cédait la place à un processus entièrement chimique chez l'adulte.


Des scientifiques étudient les signaux électriques du cerveau en tant que biomarqueurs neurologiques

Des scientifiques de la Commission nationale de l'énergie atomique (CNEA) et du Conseil national de la recherche scientifique et technique (CONICET), Argentine, ont publié dans NeuroImage de novembre 2019, les avancées d'une recherche qui vise à rendre les traitements des troubles neurologiques moins invasifs.

Les scientifiques ont étudié certains modèles d'activité électrique neuronale pour voir s'ils pouvaient fonctionner comme des biomarqueurs de troubles neurologiques, tels que la maladie de Parkinson et l'épilepsie.

La procédure consiste à placer des électrodes sur le cerveau d'un patient, à travers lesquelles une région spécifique est stimulée afin de traiter les symptômes. Jusqu'à présent, on utilisait ce que l'on appelle un système en boucle ouverte, dans lequel une stimulation est appliquée en permanence, quel que soit l'état momentané du patient.

Modèle fonctionnel de détection des émotions par EEG

Il est important de noter que lorsqu'une stimulation électrique est appliquée, un certain type de lésion tissulaire se produit toujours à long terme. C'est pourquoi on cherche toujours à l'appliquer pendant le temps le plus court possible, avec le moins de puissance possible, mais en gardant l'effet thérapeutique. Ce travail vise à trouver le meilleur moment, la circonstance dans laquelle la stimulation doit être appliquée pour que les meilleurs effets thérapeutiques soient obtenus.

Les résultats obtenus par les travaux des scientifiques soutiennent l'hypothèse qui postule le phénomène appelé couplage inter-fréquence (AIF) comme une caractéristique pouvant être utilisée pour mettre en œuvre un système de neuro-modulation adaptative.

Ces systèmes sont des appareils capables de lire l'activité électrique d'un groupe de neurones, identifiant si leur état est normal ou pathologique. Ils peuvent également agir sur le réseau neuronal avec des impulsions électriques pour modifier son état et passer d'un état pathologique à un état normal. C'est le cas de la thérapie dite de stimulation cérébrale profonde chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.


L'équipe de chercheurs a rapporté les résultats d'un modèle informatique qu'ils ont développé pour étudier l'AIF chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. L'activité neuronale a de nombreuses ondes oscillatoires qui donnent lieu à divers types d'AIF. Le modèle mathématique qu'ils ont développé vise à révéler les mécanismes par lesquels l'architecture des réseaux de neurones qui font partie du cerveau donne lieu au phénomène d'AIF. Dans le cas de la maladie de Parkinson, il existe des arguments qui soutiennent l'hypothèse de la pertinence de l'AIF en tant que biomarqueur potentiel pour aider à améliorer les thérapies existantes.

Ce résultat appuie l'hypothèse qui postule le phénomène d'AIF comme une caractéristique pouvant être utilisée pour mettre en œuvre un système de neuro modulation adaptative, un dispositif capable de “lire” l'activité électrique d'un groupe ou d'un réseau de neurones, identifiant par ses caractéristiques si l'état de ce réseau de neurones est normal ou pathologique et agir ensuite sur le réseau de neurones, par exemple, avec des impulsions électriques, dans le but de changer son état et de passer d'un état pathologique à un autre état similaire à l'état normal.


Un capteur moléculaire permet d'observer des signaux électriques dans des neurones vivants

Des chercheurs de l'université de Bonn et de l'université de Californie, dont les travaux ont été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) en février 2021, développent une nouvelle technologie qui amplifie la visualisation de l'activité neuronale à l'aide d'un capteur moléculaire.

Un nouveau capteur de voltage moléculaire nous permet d'observer en détail la propagation des signaux électriques dans les neurones vivants avec une haute résolution temporelle et spatiale, sans perturber leur activité, et en même temps révèle la chaîne de lumières qui propage la dynamique des cellules nerveuses dans le cerveau.

Éclairer le cerveau

La technologie, qui optimise les développements antérieurs avec des approches similaires, permet d'observer le fonctionnement des neurones sans les perturber. De cette façon, il est possible d'obtenir une vision plus précise des dysfonctionnements associés à certaines maladies neuronales.

Fondamentalement, la nouvelle technique "éclaire" les processus neuronaux lorsqu'on cherche à les apprécier en détail et avec la définition maximale possible. Pour ce faire, il profite de la tension électrique générée par le contraste de la charge énergétique existant entre l'intérieur et l'extérieur des neurones, qui à son tour est transmise par les axones – extrémités des cellules nerveuses – comme un "câblage” biologique.

Les différences de ce voltage sont utilisées par le nouveau capteur pour éclairer l'activité neuronale, mais sans l'affecter ni la soumettre à aucune pression. À la suite de "l'illumination", le processus révèle une chaîne de lumières autour des cellules nerveuses. A l'aide de protéines fluorescentes introduites par des modifications génétiques, les spécialistes obtiennent des "marqueurs" lumineux qui permettent de retracer la dynamique neuronale.

Améliorations et potentiel futur

Bien que la méthode ait été développée dans des recherches antérieures, la nouvelle étude parvient à l'améliorer considérablement. Par exemple la période de maintien de la luminosité est prolongée dans les zones d'action du capteur, favorisant une meilleure utilisation de la technique.

De plus, le capteur réagit plus rapidement et avec une plus grande sensibilité aux moindres changements des signaux électriques produits dans les neurones. De cette façon, il permet la visualisation et l'enregistrement de jusqu'à 100 impulsions électriques par seconde, élargissant considérablement le potentiel d'étude et d'analyse.

La nouvelle approche élimine également les composés potentiellement toxiques qui ont été utilisés dans des études précédentes pour rendre visibles les changements dans l'activité neuronale. De cette façon, il est garanti que le processus n'a pas d'impact sur l'activité des neurones pendant la réalisation des études.

Sans aucun doute, la possibilité d'optimiser la visualisation des processus neuronaux dans les cellules vivantes est une avancée scientifique avec un potentiel énorme et un grand nombre d'applications, telles que la détection d'anomalies qui se produisent dans les pathologies neuro-dégénératives ou la reconnaissance de la façon précise dont le cerveau agit face à différents stimuli.

Selon les chercheurs, la nouvelle technique permettra d'étudier des questions qui étaient auparavant fermées à la recherche scientifique dans le domaine des neurosciences et permettra de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau.

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Les traces moléculaires que les expériences vécues laissent dans les dendrites et les terminaisons neuronales sont à la base du fonctionnement du système nerveux et de sa capacité à faire varier dynamiquement son activité. En même temps, ils sont une partie fondamentale du processus de gestion de la mémoire, qui sont des motifs imprimés dans les empreintes moléculaires avec lesquelles la cellule nerveuse fonctionne.

Il ne fait aucun doute qu'au cours des dernières décennies, les progrès dans la compréhension de l'activité cérébrale ont été notables et couvrent différents domaines d'application.

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dimanche 7 mai 2017

Découverte d'un Nouveau Type de Cellule Nerveuse Régénération des Neurones avec des Cellules Artificielles Hybrides



Le cerveau humain change et évolue constamment 
et la science avance dans sa recherche sur le cerveau


Un nouveau type de neurone fait circuler l'information plus rapidement

La plus récente découverte sur le cerveau est vraiment étonnante, puisque c’est la conclusion d’un nouveau type de neurones qui a intrigué les scientifiques.

Avec une morphologie qui est atypique dans ce type de cellules nerveuses, elles ont été trouvées dans le cerveau des souris, plus précisément dans l’hippocampe, la région qui contrôle la mémoire.

Les souris ayant la même structure de cerveau que les humains, il n’est pas surprenant que ces cellules soient aussi dans notre cerveau. Bien que sa fonction ne soit pas connue à l’heure actuelle, sa localisation devrait revêtir une grande importance pour la compréhension future du fonctionnement de cet organe.

Les neurones classiques sont structurés en trois parties : les dendrites qui reçoivent le signal, le corps cellulaire par lequel transite le signal, et l'axone qui conduit le signal électrique vers d'autres cellules nerveuses.

Les neurones sont des cellules nerveuses qui transmettent des messages dans le cerveau à pleine vitesse et donc à travers le corps en tournant des signaux électriques entre eux.

Ces cellules varient en taille et en leur forme mais partagent des caractéristiques similaires par rapport à son fonctionnement. Chaque cellule nerveuse a un des récepteurs en forme de doigts appelés dendrites et ces messages sont transmis à travers le corps de la cellule, puis un axone long, mince porte le message à une autre cellule.

Les dendrites sont des structures qui ressemblent à des branches d’arbres, qui reçoivent les signaux d’autres cellules nerveuses et sont déposés dans le corps d’une cellule. Les neurones traitent le signal et l’orientent vers la cellule suivante au moyen d’une extension longue et mince appelée axone.

Des chercheurs de l'Université de Heidelberg en Allemagne, dont les résultats ont été publiés en septembre 2014 dans la revue Neuron, ont découvert dans le cerveau des souris un nouveau type de neurone dans les cellules triangulaires de l'hippocampe, qui transmet les signaux électriques de façon particulièrement efficace. Dans ces nouvelles cellules, l'axone provient directement d'une dendrite entourant le corps cellulaire. Cette structure permet la transmission améliorée par rapport à l'information normale des neurones.

Cellules triangulaires
L'hippocampe est la région du cerveau qui est impliqué dans le processus de mémoire et il est important pour la cognition spatiale. Cette partie du cerveau consolide les informations pendant la journée et reproduit les mêmes modèles à un rythme très rapide pendant le sommeil.

Les chercheurs ont étudié les effets des signaux reçus par les axones. Pour cela, une substance a été injectée sous forme d'un émetteur de neurones dans le tissu cérébral de souris. Cette substance “messager“ a été activée à l'aide d'impulsions lumineuses.

L'axone (en vert) est directement
connecté aux dendrites (en rouge)
Les mesures indiquent que les dendrites qui sont connectées directement à l'axone, propagent activement même les plus petits stimuli, et activent le neurone. Une simulation informatique réalisée par les chercheurs prédit que cet effet est particulièrement frappant lorsque le flux d'informations provenant d'autres dendrites à l'axone est supprimé par le flux de signaux inhibiteurs du corps de la cellule. Ainsi, l'information véhiculée par cette dendrite si spéciale influe sur le comportement de la cellule nerveuse plutôt que du courant provenant de toute autre dendrite.

Cellule réceptrice
La circulation du signal électrique dans ce nouveau type de neurone n'implique pas le corps cellulaire : le signal passe directement des dendrites à l'axone – lequel est directement relié aux dendrites –, le tout sans passer par le corps cellulaire. En d'autres termes, lorsqu'un signal électrique circule dans ce nouveau type de neurones, il n'a pas besoin de passer par le corps cellulaire.

Ce nouveau type de neurone semble particulièrement performant : en ne stimulant que très faiblement ce neurone via injection d'un neurotransmetteur – le glutamate –, les auteurs de l'étude ont constaté qu'un signal électrique de forte intensité se propageait à travers le neurone.

Nouveau neurone
La question sous-jacente est pourquoi ces cellules de l’hippocampe ont besoin de ces “contournements” qui sautent sur le corps de la cellule. Cette trajectoire particulière semble faire que les cellules émettent des signaux plus forts et soient moins susceptibles d'inhiber leur réponse que les neurones fonctionnant par les voies traditionnelles. Cependant, on ne sait pas encore quels signaux utilisent ces canaux privilégiés et pourquoi.

La prochaine étape pour l'équipe de recherche est d'identifier la fonction biologique liée à ce neurone. Les réponses à cette question aideront à percer les mystères du lien entre le cerveau humain et la conscience.


Les scientifiques régénèrent les cellules nerveuses avec des cellules artificielles hybrides

Des scientifiques japonais de l'hôpital universitaire d'Osaka, selon une étude réalisée en mars 2015, ont mis au point un hybride cellulaire artificielle qui combine des cellules pluripotentes induites (iPS) avec des cellules nerveuses artificielles chez la souris, ce qui pourrait aider à développer des traitements moins invasifs que les actuels.

L'équipe a créé une base de cellules nerveuses artificielles ; par conséquent, les scientifiques ont réalisé une série de trous dans des polymères tubulaires afin de faciliter la localisation des cellules. Après cela, ils ont transformé des cellules iPS en un tronc cérébral qui peut se développer dans plusieurs types de tissus nerveux et ensemble avec des cellules artificielles.

Les cellules hybrides ont été transplantées dans une souris qui avait subi des lésions nerveuses sur les pattes postérieures et 6 mois après la transplantation, les chercheurs ont découvert environ 200 fils connectés avec le noyau des cellules du cerveau, environ quatre fois le nombre de fils trouvé dans les cellules normales nerveuses artificielles.

Les chercheurs veulent poursuivre les test sur leurs les résultats, qui seront publiés prochainement dans une revue médicale aux États-Unis, dans l'espoir que les cellules nerveuses hybrides puissent être utilisées chez l'homme dans les 5 ans.

Les méthodes actuelles pour le traitement de lésions nerveuses passent pour effectuer la transplantation de cellules nerveuses dans d’autres parties du corps du patient, une méthode qui peut provoquer un engourdissement dans les zones où les cellules sont prélevées. Un autre traitement emploie des cellules nerveuses artificielles en forme de tube pour favoriser la régénération des cellules, toutefois l’efficacité de la technique est limitée.


mardi 9 août 2016

Auto Réparation du Cerveau





Tant dans le stade postnatal comme celui de l’adulte, dans la zone du cerveau appelée la zone sub-ventriculaire, existe la neuro-genèse, qui, selon toute vraisemblance, est contrôlée par des mécanismes intrinsèques de souches neurales des cellules qui interagiraient avec des signaux conducteurs extra-cellulaires.

Dans certains cas, si une région qui contrôle une fonction est endommagée, une partie de celle-ci peut être déplacée vers une autre. Cela se produit car les neurones survivants, qui ont été précédemment connectés à la zone touchée, peuvent former de nouvelles connexions et ainsi récupérer une partie de leur fonction.

Les mécanismes d’auto réparation diminuent avec l’âge, une personne jeune récupère plus facilement une fonction perdue ou altérée. Actuellement, les scientifiques dans cette spécialité étudient la naissance de nouveaux neurones dans les stades adultes, comme une option de réparation qui se produit naturellement.

De nouveaux neurones naissent dans le cerveau des adultes. Certains servent à établir des connexions, d'autres à réparer de minuscules lésions.

Le cerveau fabrique des cellules et établit de nouvelles connexions. Cette plasticité lui permet de s'adapter aux changements qui surviennent au cours de la vie, mais lui offre peut-être aussi la possibilité de se réparer après une lésion ou une maladie.


Le cerveau serait capable d'auto réparation après un accident vasculaire cérébral


Des chercheurs de Stockholm et de Lund, en Suède, dans une étude publiée dans la revue Science en octobre 2014, ont constaté que, chez la souris victime d'AVC, avait lieu un processus de régénération cellulaire des neurones.

Ce sont les astrocytes, cellules de soutien et de structure du cerveau, qui, après un AVC, se transformeraient en cellules nerveuses immatures, puis matures, et permettraient au cerveau de se réparer. Le mécanisme identifié serait en fait “verrouillé” chez un cerveau sain, sans AVC, et se déclencherait lorsqu'une lésion apparait.

Les chercheurs ont ainsi pu observer, que, lorsqu'ils déverrouillaient ce mécanisme chez des souris saines, les astrocytes formaient bien de nouvelles cellules nerveuses.

Provoqué par l'apparition d'un caillot de sang qui bloque un vaisseau sanguin dans le cerveau, l'AVC se traduit par la destruction de nombreux neurones, conduisant à des troubles moteurs, sensoriels et cognitifs.

En utilisant un traitement qui ciblerait et augmenterait la transformation des astrocytes en nouveaux neurones, les chercheurs ont bon espoir de pouvoir réparer ce qui a été lésé.

Ce mécanisme n'étant pas exclusif à l'AVC, il pourrait aussi être utilisé pour améliorer les fonctions cérébrales des personnes atteintes de maladies neuro dégénératives telles qu'Alzheimer ou Parkinson.

Ces résultats devront cependant être confirmés par des études chez l'homme, pour vérifier si les astrocytes se transforment bien en neurones dans le cerveau, comme c'est le cas chez la souris.


Neuro-régénération cellulaire dans un nouveau circuit de réparation du cerveau


Des chercheurs de l'Institut Duke pour les Sciences du Cerveau ont trouvé un nouveau type de neurone – choline acétyltransférase – dans le cerveau adulte de la souris, capable d’induire des cellules souches à augmenter la neurogenèse. Bien que les expériences soient à leurs premiers stades, la découverte ouvre la possibilité que le cerveau peut être en mesure de se réparer lui-même à l'intérieur.

Dans une étude avec des souris, l’équipe a trouvé une population inconnue de neurones au sein de la zone sous-ventriculaire du cerveau adulte de la souris – où a lieu la neurogenèse – à côté du striatum. Ces neurones activent l'enzyme choline acétyltransférase nécessaire pour libérer le neurotransmetteur acétylcholine. Les chercheurs ont pu voir des changements clairs de la prolifération des cellules souches dans un circuit neuronal dans le cerveau.

La découverte de ce mécanisme permettrait de trouver le moyen de engager certains circuits du cerveau pour conduire à une modulation neuro-générative, c’est à dire combiner une thérapie comportementale et le traitement de cellules après une lésion cérébrale, afin de reconstruire une partie des dégâts.


Le curcuma entier guérit le cerveau endommagé


Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut de Neuroscience et Médicine à Jülich, Allemagne, publiée dans la revue Stem Cell Research & Therapy en septembre 2014, un composant bioactif du curcuma – la turmérone aromatique – aide la croissance des cellules souches neurales.

Injectée dans le cerveau des rats, cette substance a permis de stimuler les zones du cerveau impliquées dans la croissance des cellules nerveuses, qui font partie du kit d'auto réparation du cerveau. Potentiellement, la turmérone favorise la production de ces cellules et donc la prolifération des neurones.

Les scientifiques ont aussi démontré que les cellules souches neurales des rats se développent plus vite lorsqu’elles sont plongées dans la turmérone. Lors de leur expérience, plus la concentration de turmérone était importante, et plus les cellules se développaient. Or ces cellules peuvent se transformer en n'importe quel type de cellule cérébrale et pourraient avoir un rôle dans la réparation des dommages du cerveau.

Les chercheurs en ont conclu qu’il est possible que les cellules du cerveau puissent se réparer plus rapidement sous l'effet du curcuma. Autrement dit, si les résultats peuvent s’appliquer à l’homme, le curcuma pourrait permettre de produire des médicaments pour soigner la forme de démence la plus courante: la maladie d’Alzheimer.

Le curcuma, un additif alimentaire très bénéfique



Le curcuma est une épice de couleur dorée qui est souvent utilisée dans la cuisine indienne. Il est utilisé depuis la nuit des temps en médecine traditionnelle chinoise et en médecine ayurvédique.

La curcumine possèderait plus de 150 activités potentiellement thérapeutiques, incluant une activité anti-inflammatoire et antimicrobienne, en plus de ses propriétés anti-cancer.

Contrairement aux médicaments chimiques c’est un produit naturel et dont les effets secondaires sont inconnus.


Découverte de la capacité du cerveau à se réparer et se préserver des maladies neuro dégénératives


Une équipe de recherche dirigée par le Dr Diego Gomez-Nicola du Centre des sciences biologiques à l'Université de Southampton au Royaume-Uni, dont l'étude publiée dans la revue Brain en juin 2014, décrit que même dans les maladies neuro dégénératives, il est prouvé que le cerveau tente de se réparer lui-même.

Le Dr Gomez-Nicola (premier plan)
à côté du Dr Hugh Perry
Une zone du cerveau qui montre des signes d'auto réparation – ou neurogenèse – est le gyrus denté, qui fait partie de l'hippocampe, lequel contrôle l'apprentissage et la mémoire.

En étudiant les cerveaux de souris avec une maladie à prion – protéine produisant de maladies neuronales dégénératives –, l'équipe a trouvé des preuves de l'augmentation de la neurogenèse dans le gyrus denté qui partiellement compense la perte de cellules du cerveau causée par la maladie.

Leur enquête détaillée a aidé à identifier comment les nouvelles populations de cellules du cerveau ont été générées au cours du temps, et comment elles se sont intégrées dans les circuits du cerveau existants.

L'équipe a également trouvé des preuves pour suggérer une augmentation de l’auto réparation dans des échantillons de cerveau post-mortem de patients qui avaient une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob et la maladie d'Alzheimer quand ils sont morts.

Les auteurs concluent que le cerveau a une certaine capacité à orchestrer l'auto réparation et suggèrent des possibilités pour des traitements potentiels destinés à stimuler ce mécanisme et préserver la fonction cérébrale chez les patients atteints de maladies neuro dégénératives.


Les cellules nerveuses régénèrent le cerveau – L’Activine A


Selon une étude réalisée par Bryce Vissel et Andrea Abdipranoto, neuroscientifiques à l'Institut Garvan de la Recherche médicale en Australie, publiée dans la revue Stem Cells en juin 2009, les cellules nerveuses dans le cerveau produisent une molécule anti-inflammatoire qui permet au cerveau de se réparer.

Les cellules souches neurales ont été découvertes dans le cerveau au début des années 1990, mais il a fallu aux scientifiques encore 10 ans pour montrer qu'elles peuvent régénérer les cellules nerveuses dans le cerveau.

L’étape suivante consistait à comprendre comment se produit la régénération des tissus et ce qui la bloque, en particulier dans les maladies comme la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer.

Les scientifiques ont déclenché une neuro-dégénérescence rapide dans le cerveau des souris, et elle a été immédiatement suivie par une réponse régénérative très rapide.

Ils ont trouvé, chaque fois que la régénération a eu lieu, des niveaux élevés d'une molécule appelée Activine A. Cette molécule est libérée par les cellules nerveuses. Ils ont déclenché à continuation la neuro-dégénérescence et en même temps bloqué l’Activine A. Le processus régénératif a été arrêté presque complétement.

L'inflammation est la réponse des tissus du corps à une blessure ou une irritation – caractérisé par la douleur, gonflement, rougeur et chaleur.

En conclusion, les cellules nerveuses peuvent entraîner directement la régénération en libérant l’Activine A. L'action principale de l'Activine A était de bloquer l'inflammation dans le cerveau après la neuro-dégénérescence ou en cas de blessure.


L'administration d'oxygène à plus forte pression permettrait d'améliorer et rétablir l'activité neuronale du cerveau


Des chercheurs de l'école de médecine de l'université de Tel-Aviv dans une étude publiée dans Plos ONE en février 2013, démontrent que l’oxygène restaure des fonctions neurologiques dans des zones du cerveau endommagées par une attaque cérébrale, un traumatisme ou des maladies métaboliques. Avec des conséquences comme des troubles moteurs, psychologiques, de la mémoire ou autres.

L'idée des chercheurs était que des taux d'oxygène plus élevés que dans l'air ambiant pouvaient permettre de réveiller des neurones “endormis”. Le cerveau consomme 20% de l'oxygène du corps, ce qui permet à 5 à 10% des neurones de fonctionner simultanément.

Les chercheurs ont enrôlé 74 personnes ayant subi, 6 à 36 mois auparavant, une attaque cérébrale. Ils ont été divisés en deux groupes : l'un a reçu le traitement hyperbare dès le début de l'étude, l'autre a commencé deux mois plus tard pour deux mois de traitement hyperbare. Celui-ci consistait en 40 sessions de 2 heures, cinq fois par semaine, dans des caissons avec un air enrichi en oxygène.

L'activité cérébrale des patients a été suivie par divers moyens d'imagerie. L'analyse des images a montré que le traitement entraînait un accroissement notable de l'activité neuronale. Avec des conséquences comme une réversion de paralysie, un accroissement des sensations, un retour au langage… Améliorant ainsi nettement la vie quotidienne de ces personnes. Ces résultats montrent que la neuro plasticité du cerveau peut être réactivée, même des mois ou des années après une lésion cérébrale.

Selon les chercheurs il est maintenant bien établi que beaucoup de troubles cérébraux sont dus à un manque d'efficacité de la distribution d'énergie dans le cerveau.


Une greffe de neurones pour réparer le cerveau abîmé


Des chercheurs au Laboratoire de neurosciences expérimentales et cliniques – Inserm, université de Poitiers – et de l'Institut de recherche interdisciplinaire en biologie humaine et moléculaire (Bruxelles), selon une étude publiée dans la revue Neuron en mars 2015, ont pu remplacer une zone lésée du cortex grâce à la thérapie cellulaire. Une prouesse réalisée chez la souris, qui ouvre de nouveaux espoirs pour soigner l'homme.

Le cerveau est un organe dont la puissance n'a d'égale que la fragilité. Il est doté d'une formidable plasticité. Cependant le cerveau est aussi très fragile. Si une lésion survient (à cause d'un AVC, d'une lésion traumatique, d'une maladie neuro dégénérative ou neurologique), il ne sait pas reconstruire les cellules et connexions disparues. La seule solution est alors d'apprendre, au prix d'une longue rééducation, à passer par d'autres chemins pour retrouver les capacités perdues.

Les chercheurs ont pu greffer des neurones dans le cortex visuel lésé de souris adultes, et observer le rétablissement neuro anatomique et fonctionnel de la zone cérébrale.

Ils ont d'abord dû obtenir les bons neurones à partir de cellules souches embryonnaires cultivées in vitro. Une centaine de types de neurones différents peuplent le cortex – couche superficielle du cerveau –, organisés en six couches et en aires cérébrales distinctes. Puis les chercheurs ont greffé les cellules obtenues et ils ont observé, douze mois durant, leur comportement. Le système était en place après un mois et demi et des connexions se sont formées.

Après 12 mois, la greffe avait pris chez 61 % des animaux. Six greffons sur 47 contenaient une large proportion de cellules non neuronales, ce qui pourrait indiquer la formation d'un tératome, type de tumeur formé par des cellules non correctement différenciées.

L'étude suggère aussi que, pour qu'un cortex puisse bénéficier d'une greffe neuronale, celle-ci doit être réalisée avec des neurones correspondant à la zone lésée.

L'un des défis majeurs de la réparation du cerveau, selon les chercheurs, est le rétablissement d'une connectivité neuronale spécifique et complexe. Cela implique de générer des motifs particuliers de couches corticales et d'aires cérébrales, afin de reconstruire des réseaux fonctionnels.

Ils espèrent désormais  pouvoir obtenir d'autres types de neurones, en particulier des neurones moteurs. Ils vont aussi tester ces greffes chez des singes, qui sont plus proches de l'homme.


Cultiver des neurones pour réparer le cerveau


Une équipe de l'Université de Pennsylvanie, dans une étude publiée dans la revue Journal of Neural Engineering en février 2016, présente une méthode de production pour faire pousser des axones in vitro. Une piste pour réparer les réseaux de neurones du cerveau endommagés.

Quand un accident vasculaire cérébral, un traumatisme ou une maladie neuro dégénérative de type Alzheimer ou Parkinson, détruit les réseaux de neurones du cerveau, ceux-ci ne se reconstruisent pas ou peu.

Les neurones sont des cellules nerveuses connectées les unes aux autres par de longues fibres conductrices appelés axones. Ce qu'on appelle la matière blanche. Lorsque les axones sont endommagés, ils ne se régénèrent que de manière très limitée, interrompant la transmission du signal électrique d'un neurone à l'autre.

L'équipe a conçu une méthode de fabrication d'axones en laboratoire. Un tube aussi fin qu'un capillaire constitué d'agarose (sucre) est rempli d'une matrice extra cellulaire. Puis cette matrice est "ensemencé" avec des corps cellulaires de neurones issus de cortex cérébral, par exemple. Petit à petit, selon l'étude, les axones se mettent à pousser le long du tubule et se maintiennent vivants durant 22 jours.

Cette structure baptisée micro-TENNS (micro-tissue engineered neural network) pourrait servir à réparer les voies axonales lésées. C'est une stratégie conçue pour une implantation mini-invasive qui faciliterait la réparation du système nerveux en apportant simultanément des neurones de remplacement et des fibres axonales sur de longues distances.

On espère que cette stratégie de médecine régénérative sera capable un jour de faire pousser des réseaux neuronaux individualisés, adaptés à chaque besoin spécifique des patients. Et, en fin de compte, ils pourraient remplacer les circuits neuronaux perdus et améliorer le fonctionnement du cerveau.


Le Neurofeedback


Le Neurofeedback est une approche découverte au début des années 70 aux Etats-Unis qui permet d’aider le cerveau à se réorganiser de lui-même pour mieux fonctionner. Au moyen d’électrodes placées sur le crâne, le système analyse l’activité électrique du cerveau et lui renvoie ensuite des informations sur son propre fonctionnement.

C’est cette notion de retour d’information ou de rétroaction qu’exprime le terme de feedback. Le cerveau, alerté sur son activité, se réorganise et des changements positifs surviennent, d’ordre psychique ou physique.

Du nourrisson qui ne s'éveille pas ou qui a des problèmes de sommeil au 4ème âge qui voit ses facultés cognitives diminuées et bien d'autres sensations désagréables, la réparation neuronale trouve sa place.

Que l'on souffre de troubles du sommeil, de stress, de phobie, d’angoisse, de TOC, de manque de confiance en soi, de manque de concentration ou d’attention, d’hyperactivité, de mémoire, de dépendance, ou dans le cas d’enfants plus lourdement handicapés, d’épilepsie, d’autisme, de troubles du comportement, de problèmes moteurs, de rigidité, de spasticité, de sursauts.