Affichage des articles dont le libellé est lipide. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lipide. Afficher tous les articles

mercredi 30 juillet 2025

Importance de l'Équilibre entre Oméga-3 et Oméga-6 : Acides Gras Essentiels




Le rapport idéal est de deux oméga-6 pour un oméga-3 ou trois pour un
Une consommation excessive d'oméga-6 peut empêcher l'organisme de profiter des bienfaits des oméga-3


Les acides gras oméga-3 et oméga-6 sont dit essentiels, car notre corps ne peut pas les produire lui-même, c’est pourquoi ils s'obtiennent grâce à l’alimentation. Ces deux acides gras sont nécessaires à la croissance et à la guérison, mais ils peuvent également être utilisés pour produire d'autres acides gras.

Le corps humain peut produire tous les acides gras dont il a besoin, à l'exception de deux : l'acide linoléique (AL), un acide gras oméga-6, et l'acide alpha-linolénique (ALA), un acide gras oméga-3. Ces derniers doivent provenir de notre alimentation, d'où leur nom d’acides gras essentiels.

Dans notre alimentation, l'apport en acides gras oméga-6 et en acides gras oméga-3 est trop déséquilibré, ce qui augmente le risque d’obésité et pourrait aussi favoriser certains troubles cognitifs.


Les lipides


Communément appelés “graisses”, les lipides constituent, avec les protéines et les glucides, une des trois grandes familles de macro-nutriments, c’est-à-dire l’un des constituants des aliments qui contribuent à l’apport énergétique.

Les lipides jouent deux rôles majeurs dans l'organisme :

* Un rôle de stockage de l’énergie. Dans ce cas les lipides sont sous forme de triglycérides, présents notamment dans les tissus adipeux.

* Un rôle structural. Dans ce cas, ils sont sous forme de phospholipides et entrent dans la composition des membranes des cellules. Ils y jouent assurant notamment leur fluidité.

Les triglycérides et phospholipides de l’organisme sont constitués notamment d’acides gras qui sont apportés par l'alimentation et, pour certains d'entre eux, synthétisés par l'organisme.

Le cholestérol fait également partie des lipides. Il est le précurseur des hormones stéroïdiennes – œstrogènes, testostérone, etc. –. C’est également un élément important des membranes cellulaires, notamment au niveau du cerveau.

Dans l’organisme, il provient soit de l’alimentation, soit d’une synthèse endogène, par l’organisme lui-même. Dans l’alimentation, le cholestérol est exclusivement apporté par les produits animaux.


Les oméga-3


Les oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés nécessaires au développement et au bon fonctionnement du corps humain, mais que notre corps ne sait pas fabriquer. Ils peuvent néanmoins être fabriqués à partir de leur précurseur s'il est apporté par l'alimentation.

Bienfaits des oméga-3 pour la santé

La protection cardiaque

* diminution des risques cardiovasculaires,

* diminution du risque de récidive d'infarctus,

* diminution du taux de triglycérides,

* maintien d'une pression sanguine normale.

Les oméga 3 contribuent à favoriser la fluidité sanguine et la dilatation des vaisseaux sanguins. Ils aident à limiter les processus de formation de caillots. Riches en EPA et DHA, ils sont reconnus pour aider à réguler les taux de triglycérides (graisses néfastes) et à s’opposer aux mécanismes de formation de dépôt des graisses.

Les oméga 3 aident à diminuer la tension, notamment en favorisant les mécanismes de dilatation des artères et en s’opposant aux molécules qui agressent la paroi des artères.

Ils contribuent aussi à augmenter le taux de HDL – fraction de "bon" cholestérol – qui favorise l’excrétion du cholestérol vers la bile.

Le rôle préventif dans la vision

* Contribue à diminuer le risque de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).

* Aide à prévenir le syndrome des yeux secs.

La rétine est composée de 35% de DHA et les photorécepteurs en contiennent près de 56%.

L’action dans le bien-être émotionnel et le maintien de la bonne humeur

* Lutte contre la dépression et troubles anxieux.

* Réduit les effets de la dépression post-partum.

Le rôle dans la bonne santé du cerveau et les fonctions cognitives

* Facilite l'apprentissage.

* Améliore la mémoire.

* Limiterait l’apparition des effets de la maladie d’Alzheimer.

Du fait de leur rôle physiologique, les oméga-3 servent également de support au bon fonctionnement cérébral. En tant que constituant principal des neurones, le DHA, sous forme de phospholipides, participe à la libération de l’influx nerveux et des neurotransmetteurs. Il est impliqué dans l’activité intellectuelle – mémoire, concentration –, il est favorable à un bon équilibre mental avec l’EPA et à la régulation du sommeil.

L'effet sur les inflammations et gênes articulaires

* Améliore la souplesse articulaire.

* Soulage l'arthrite rhumatoïde.

Par ailleurs :

Le rôle dans la prévention du diabète et de l'obésité.

L’effet sur la bonne santé des membranes cellulaires et le maintien de leur plasticité.

Les bénéfices apportés à la beauté et l'éclat, la beauté de la peau et la réduction des manifestations dermatologiques dues au psoriasis.

L’action bénéfique pendant la grossesse sur le développement du fœtus, de sa rétine et de son cerveau en particulier. Les femmes enceintes et allaitantes sont d’ailleurs vivement incitées à entreprendre une cure d’oméga-3.

Les principales sources d'oméga 3

* Les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, la sardine, l’anchois.

* Les crustacés et en particulier l’huile de krill, une petite crevette très riche en oméga-3.

* Dans le monde végétal, mais à des concentrations plus faibles : les graines de lin, les huiles de colza, de lin, de soja. Les noix, les graines de citrouille, les graines de chia, les légumes à feuilles vert foncé, le soja, le tofu et les algues.

Il est recommandé d'en consommer régulièrement dans l'alimentation mais aussi sous forme de compléments. Ainsi selon des études, les personnes qui consomment une abondance d'acides gras oméga-3 sont mieux protégées contre le risque de maladies cardiovasculaires.

Les oméga-3 doivent être consommés par la majeure partie de la population. Les enfants pourront trouver un apport nutritionnel par le biais de l'alimentation, tandis que les adolescents, les femmes enceintes (encadrées par leur médecin), les sportifs et les personnes âgées pourront bénéficier d'un dosage journalier par le biais d'une supplémentation.


Les oméga-6



Ce sont des acides gras essentiels qui contribuent au système immunitaire et à la santé du cœur.

Ils se trouvent principalement dans les huiles végétales, telles que l'huile d'olive, l'huile de germe de blé, l'huile de tournesol, l'huile de maïs, l'huile de sésame, l'huile d'arachide. De grains de maïs, de pépins de raisin ou d’argan.

Principaux rôles et bienfaits des oméga-6 pour la santé

* Ils sont importants pour le système immunitaire et aident à maintenir des niveaux normaux de lipides sanguins.

* Ils contribuent au développement mental et cognitif.

* Ils sont importants pour une fonction vasculaire.

* Ils favorisent l'élasticité et la jeunesse de la peau, aident à maintenir son hydratation.

* Ils agissent sur la modulation de la structure membranaire, caractérisée par une double couche lipidique et des protéines.

* Ils jouent sur la régulation du transport et de la synthèse du cholestérol.

* Ils sont également utiles contre la polyarthrite rhumatoïde, le diabète, le syndrome prémenstruel et la tension mammaire.


Respecter un certain ratio oméga-6/oméga-3


Chaque fois que nous optons pour des aliments riches en oméga-6, telles que certaines huiles végétales et des aliments ultra-transformés – par exemple les plats cuisinés que l’on retrouve en supermarché, les biscuits sucrés et biscuits apéritifs, les chips ou les soupes instantanées –, nous favorisons également une inflammation chronique qui peut affecter notre cerveau de manière insidieuse et ainsi favoriser certains troubles neurologiques comme l’anxiété.

Notre alimentation est trop riche en oméga-6. Les huiles végétales riches en oméga-6 sont largement utilisées dans les produits de boulangerie et les snacks, ce qui explique un déséquilibre fréquent observé chez les occidentaux. Or, une consommation excessive d'oméga-6 peut empêcher l'organisme de profiter des bienfaits des oméga-3.

Quels liens entre acides gras, obésité et neuro-inflammation ?

Syndrome métabolique
L’obésité est le résultat d’une interaction complexe entre des causes génétiques et environnementales, dans laquelle l’alimentation joue un rôle majeur.

Cette pathologie est associée à de nombreuses co-morbidités telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, l’arthrose, les cancers et des troubles neurologiques (anxiété, dépression, troubles cognitifs).

Une consommation excessive de calories entraîne une dysfonction métabolique, appelée aussi syndrome métabolique qui se caractérise notamment par un tour de taille élevé, une anomalie des taux de sucres et de lipides dans le sang, de l’hypertension artérielle.

On sait désormais qu’elle est également responsable d’une inflammation chronique au niveau du système nerveux central et, en particulier du cerveau, qui est connue sous le nom de neuro-inflammation.

Une inflammation qui touche différentes régions clés du cerveau

Cette neuro-inflammation constatée dans l’obésité affecte plusieurs régions du cerveau, notamment le cortex – responsable de la motricité, la sensibilité, la sensorialité, le langage –, l’amygdale – qui coordonne le centre des émotions, le bonheur, la peur, la colère, l’anxiété –, l’hippocampe – qui régit la cognition, notamment l’apprentissage, la mémoire – et l’hypothalamus.

L’hypothalamus est la principale région cérébrale qui contrôle le comportement alimentaire ainsi que l’équilibre entre les entrées d’énergie – via l’alimentation – et les dépenses énergétiques – homéostasie énergétique –. On pense ainsi que la neuro-inflammation constatée au niveau du cerveau contribue aux dysfonctionnements cognitifs et métaboliques observés dans l’obésité.

*
*        *

La composition en acides gras alimentaires entraîne une neuro-inflammation et des troubles du comportement chez les personnes obèses


Des chercheurs de l’Université Côte d’Azur, CNRS, INSERM (France) dans une étude, publiée par Elsevier en mars 2024, ont émis l'hypothèse que les régimes obéso-gènes riches en graisses et dont la composition en acides gras, notamment le rapport oméga-6/ oméga-3 varie, ont des effets variés sur le métabolisme énergétique, la neuro-inflammation et le comportement.

La composition nutritionnelle des régimes obéso-gènes pourrait influencer la gravité des troubles associés à l'obésité, tels que l'insulino-résistance et l'inflammation chronique.

Des travaux chez l’animal pour comprendre les effets chez l’humain

Les chercheurs ont mené une étude dans laquelle ils se sont intéressés, chez des souris soumises à différents régimes alimentaires, au développement de l’obésité, au métabolisme du glucose, à l’inflammation et au comportement.

Travailler sur des souris plutôt que sur des humains offre la possibilité d’explorer directement les effets de la consommation d’acides gras sur le cerveau et son fonctionnement.

Dans les études chez les souris, il est possible de contrôler précisément l’alimentation en acides gras, ce qui est difficile à réaliser chez les humains pour des raisons d’éthique et de suivi. De plus, les souris ont une durée de vie courte et se reproduisent rapidement, ce qui permet des études longitudinales et génétiques difficiles à réaliser chez l’être humain.

Enfin, en tant que modèle biologique, la souris partage de nombreux gènes et voies métaboliques avec notre espèce, ce qui en fait un modèle pertinent pour étudier les effets des acides gras sur le cerveau et leur impact sur la santé neurologique.

La santé et le comportement de souris altérés par des régimes déséquilibrés

Les chercheurs ont nourri les souris pendant cinq mois avec des régimes alimentaires qui contenaient des apports identiques en lipides, glucides et protéines, mais qui présentaient des rapports différents entre les acides gras oméga-6 et oméga-3.

Un premier groupe était nourri avec un régime bénéfique enrichi en huile de colza, caractérisé par un rapport oméga-6/oméga-3 bas, inférieur aux préconisations des organismes de référence en santé.

Un deuxième groupe était alimenté avec un régime proche de ce qui est retrouvé dans l’alimentation humaine occidentale, à base d’huile de soja et d’huile de maïs – rapport oméga-6/oméga-3 moyen –.

Un troisième groupe suivait un régime extrêmement délétère, très enrichi en huile de tournesol – rapport oméga-6/oméga-3 très élevé –.

Ils ont constaté que les souris nourries avec un régime riche en acides gras oméga-6 par rapport aux acides gras oméga-3 ont montré une propension accrue à l’obésité. Cette tendance à l’accumulation de graisse corporelle s’est accompagnée d’une altération des capacités de régulation du taux de sucre dans le sang (ou glycémie), un facteur qui est clé dans le développement du diabète de type 2 chez l’humain.

Des résultats à confirmer sur l’humain

Leur étude a également révélé que les souris exposées à des rapports élevés d’acides gras oméga-6/oméga-3 – via un apport très important en huile de tournesol – présentaient une inflammation accrue dans différents organes, notamment dans le foie et les tissus adipeux, en cohérence avec ce que l’on sait des complications métaboliques associées à l’excès de graisse corporelle chez l’humain.

Une inflammation accrue était aussi détectée de façon caractéristique dans leur cerveau, en particulier dans l’hypothalamus et dans l’hippocampe, des régions respectivement impliquées dans la régulation de la prise alimentaire et de la mémoire. Il est alors possible que cette inflammation cérébrale, appelée neuro-inflammation, soit à l’origine du déclenchement des comportements anxieux et des déficits de mémoire spatiale qu’ils ont observés chez ces souris, suggérant une corrélation entre l’excès d’acides gras oméga-6 et les altérations neurologiques.


Un mauvais ratio oméga-6 / oméga-3 augmente le risque de surpoids et d’obésité

En revanche, les souris nourries avec un régime riche en acides gras oméga-3 caractérisé par un apport important en huile de colza, présentaient une réduction de l’obésité, avec une accumulation moindre de graisse corporelle et une meilleure régulation du taux de glucose. De plus, ces souris montraient une réduction de l’inflammation dans leurs tissus périphériques – foie et tissus adipeux – ainsi qu’au niveau du cerveau. Sur le plan comportemental, ces souris se sont avéré moins souffrir de symptômes d’anxiété et avoir de meilleurs scores de mémoire spatiale.

Impact sur le cholestérol LDL. La réduction du cholestérol LDL est un résultat positif car le cholestérol LDL est considéré comme le "mauvais" cholestérol, et son excès dans le sang peut contribuer au développement de maladies cardiovasculaires.

Absence d'effet sur le cholestérol HDL. L'absence d'effet sur le cholestérol HDL suggère que la consommation d'amandes ne modifie pas significativement le niveau de ce cholestérol "bon", qui est utile pour la santé du cœur.


L'effet de la consommation d'amandes sur le profil lipidique – une revue systématique et une méta-analyse d'essais contrôlés randomisés


Des chercheurs de Harvard Medical School et de l’University of Medical Sciences (Iran), dans une étude, publiée dans Food & Function en mars 2021, examinent les effets de la consommation d'amandes sur le profil lipidique, en se basant sur une revue systématique et une méta-analyse d'essais contrôlés randomisés.

Les chercheurs ont analysé 18 essais contrôlés randomisés pour observer son impact sur le cholestérol, les triglycérides et le cholestérol HDL. L'étude a utilisé une approche de revue systématique et méta-analyse, ce qui signifie qu'elle a regroupé et analysé les données de plusieurs études cliniques pour arriver à des conclusions générales.

Les résultats montrent des effets positifs significatifs sur le cholestérol total et le cholestérol LDL, avec une absence d'effet sur le cholestérol HDL.

Ces résultats soutiennent l'idée que la consommation d'amandes, dans le cadre d'une alimentation équilibrée, peut contribuer à la santé cardiovasculaire en améliorant le profil lipidique.

Les amandes peuvent aider à réduire les risques de maladies cardiaques en contribuant à maintenir des niveaux de cholestérol sains.


La consommation de noix réduit les concentrations sanguines de cholestérol et de triglycérides



Des chercheurs du CIBEROBN (Réseau du Centre de recherche biomédicale Physiopathologie de l'obésité et de la nutrition) de l'université Rovira i Virgili (Espagne), en collaboration avec l'université de Harvard, dans une étude publiée par The American Journal of Clinical Nutrition en juillet 2018, ont entrepris de mettre à jour la méta-analyse de 2009 dans le but d'évaluer les effets des régimes enrichis en noix sur le profil lipidique et sur un type de protéine qui transporte les lipides dans le sang, les apolipoprotéines.

Ils sont allés plus loin et ont également évalué leurs effets sur le poids corporel et d'autres facteurs de risque cardiovasculaire.

26 études d'intervention et plus de 1.000 participants

Après avoir analysé les résultats de 26 études d'intervention nutritionnelle, incluant un total de 1.059 participants, les chercheurs ont conclu que, par rapport aux régimes de contrôle, les régimes supplémentés en noix réduisent le cholestérol total de 6,99 mg/dL, le cholestérol LDL de 5,51 mg/dL et les triglycérides de 4,69 mg/dL. Cependant, la consommation de noix ne semble pas avoir d'effet sur le poids corporel ou la pression artérielle par rapport aux régimes de contrôle.

Selon les chercheurs, la présente étude fournit des preuves solides des avantages de la consommation de noix sur le profil lipidique sans effet négatif sur le poids corporel ou la pression artérielle. Bien qu'il s'agisse d'un aliment à forte densité énergétique, la consommation de noix ne favorise pas la prise de poids et, par conséquent, les noix peuvent être incorporées dans le cadre d'un régime alimentaire sain pour la prévention cardiovasculaire.

Bien que le mécanisme d'action exact par lequel les noix peuvent améliorer le profil lipidique ne soit pas connu, il semble que leur teneur élevée en stérols végétaux, en acides gras α-linolénique et linoléique et en polyphénols puisse en être la cause. Ces nutriments ont des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires élevées et peuvent également interférer avec l'absorption du cholestérol.

Conclusions. L’incorporation de noix dans l’alimentation a amélioré le profil lipidique sanguin sans affecter négativement le poids corporel ou la pression artérielle.

*     *
*

Amandes, noix et autres fruits à coque : leurs effets sur la santé



La consommation de fruits à coque a été limitée pendant de nombreuses années en raison de leur forte densité énergétique. Toutefois, au cours des dernières décennies, les résultats d'importantes études d'intervention nutritionnelle ont suggéré que, malgré leur teneur élevée en matières grasses, les fruits à coque n'ont pas d'effet négatif sur le poids corporel et peuvent même avoir des effets bénéfiques sur divers facteurs de risque cardiovasculaire, tels que la résistance à l'insuline, l'inflammation, la pression artérielle ou même le profil lipidique.

La composition nutritionnelle des fruits à coque est très différente d'une espèce à l'autre. Les noix sont particulièrement riches en acides gras α-linoléniques et linoléiques. On a émis l'hypothèse que cette composition nutritionnelle unique d'acides gras dans les noix pourrait être responsable de la diminution des concentrations de cholestérol total et de triglycérides observée dans diverses études nutritionnelles.

Bien que plusieurs études aient évalué les effets de la consommation de noix sur le profil lipidique – cholestérol total, mauvais cholestérol connu sous le nom de LDL, bon cholestérol connu sous le nom de HDL et triglycérides –, il existe des controverses. Déjà une étude de 2009 concluait que les régimes supplémentés en noix réduisaient le cholestérol LDL par rapport à d'autres régimes.

D’un point de vue nutritionnel, ces fruits à coque se caractérisent notamment par des taux élevés (50 à 75 %) d’acides gras insaturés – qui ont la réputation d’être de “bonnes graisses” –, des teneurs non négligeables de protéines (10 à 25 %), la présence de minéraux (cuivre, magnésium, potassium), vitamines (B3, B9, B6, E), fibres alimentaires, antioxydants et stérols végétaux.

Un faisceau d’indices suggère qu’ils pourraient nous aider à bien vieillir, en nous protégeant de diverses pathologies chroniques.

Un taux de “mauvais” cholestérol réduit

S’il est un domaine dans lequel les oléagineux ont fait leurs preuves, c’est celui de la maîtrise du cholestérol. La réduction des apports en graisses d’origine animale ou la consommation de fibres solubles ont certes prouvé leur intérêt s’agissant de réduire les taux de cholestérol LDL (LDL-C), c’est-à-dire de “mauvais cholestérol”. Mais de nombreux travaux ont également mis en évidence l’impact favorable d’une poignée quotidienne d’amandes. Ceci semble être vrai pour l’ensemble des fruits oléagineux.

Du gras qui ne fait pas prendre de poids

Côté énergie, 30 g d’amandes, de cacahuètes, pistaches ou noix de cajou nous apportent 180 kcal, et il faut compter 220 à 230 kcal avec des noix, noix de pécans, noix du brésil. C’est à peu près l’équivalent de 30 à 40 g de chocolat au lait. Or les calories étant essentiellement le fait des graisses, on peut être porté à croire qu’il faut se méfier des oléagineux si l’on veut surveiller sa ligne.

En effet, une récente étude “Consommation de noix et risque de syndrome métabolique et de surpoids/obésité : une méta-analyse d'études de cohorte prospectives et d'essais randomisés” (Nut consumption and risk of metabolic syndrome and overweight/obesity: a meta- analysis of prospective cohort studies and randomized trials), publiée par Nutrition & Metabolism en juin 2018, a passé au crible de l’analyse six études de cohorte prospectives et 62 essais d’alimentation randomisés. Or d’après ses conclusions, la consommation régulière de fruits à coque pendant un laps de temps plus ou moins long – entre 3 et 336 semaines – s’accompagne en moyenne d’une très légère perte de poids (200 g en moyenne), et d’un tour de taille qui tend à diminuer (environ – 0,5 cm).

Si les raisons de ces observations contre-intuitives ne sont pas parfaitement expliquées, plusieurs hypothèses sont proposées. D’une part, la matrice qui englobe les graisses du fruit à coque limite partiellement leur absorption au niveau intestinal : en clair, une partie des matières grasses est éliminée dans les selles plutôt que d’être assimilée. D’autre part, grâce à leur effet sur la satiété, les amandes et autres noix réduisent la prise alimentaire lors des repas, si bien que l’apport calorique total n’est pas augmenté, et peut même diminuer.

Moins de maladies neuro-dégénératives

Les graisses sont essentielles pour le cerveau. Après le tissu adipeux, c’est en effet l’organe du corps le plus riche en lipides, lesquels se trouvent dans les membranes de neurones et de leurs cellules de soutien, mais aussi dans la myéline grâce à laquelle l’influx nerveux se propage rapidement. Aussi, plusieurs équipes scientifiques ont-elles cherché à évaluer les bénéfices des fruits à coques pour le système nerveux central.

On y découvre notamment qu’après 8 semaines d’un régime alimentaire plus ou moins enrichi en noix, les performances psychomotrices de rats de 19 mois sont modifiées : une alimentation à 2 % de noix améliore la marche sur tige, à 6 % la marche sur planche, et à ces deux taux la mémoire de travail est meilleure. Ces résultats ont été confirmés sur une plus courte durée (28 jours), avec une amélioration significative de l’apprentissage et la mémoire des rongeurs.

PREDIMED (Prevención con Dieta Mediterránea) est un vaste essai clinique espagnol qui a étudié l'impact du régime méditerranéen sur la prévention primaire des maladies cardiovasculaires réalisé par l’Hospital Clinic Barcelona et l’Université de Navarra (España) en juin 2018.

Quant à l’être humain, l’essai d’intervention diététique PREDIMED a montré qu’un régime méditerranéen enrichi en noix améliore la mémoire de travail. Il a aussi été mis en évidence, sur le plan biologique, un risque diminué de faible taux plasmatique de BDNF, une protéine qui encourage la croissance et la différenciation de nouveaux neurones.

Les noix semblent pouvoir se révéler bénéfiques dans la prévention du déclin cognitif lié à l’âge. Mais on manque toutefois de preuves directes pour affirmer qu’en manger régulièrement réduit le risque de maladies neuro-dégénératives.

Au bilan, les fruits à coque présentent à première vue tous les attributs permettant de les considérer comme des alliés de notre santé. S’ils sont riches en calories et en matières grasses, 30 g par jour semblent en effet réduire le taux de “mauvais cholestérol” et nous protéger des maladies cardiovasculaires, sans avoir d’effet sur le poids. Les arguments ne manquent pas qui suggèrent un impact positif tant sur d’autres pathologies que sur le déclin cognitif lié à l’âge.

De bonnes raisons pour recommander à chacun d’inclure chaque jour dans son régime une poignée quotidienne d’amandes, noisettes ou autres noix – évidemment sans sucre ou sel ajouté.


L’alimentation joue un rôle clé dans notre santé et notre bien-être. 
Pour répondre aux besoins de l’organisme, il est essentiel d’adopter une alimentation équilibrée,
 riche en macro-nutriments (protéines, lipides, glucides) et en micro-nutriments (vitamines, minéraux).



Voir aussi…


vendredi 13 mars 2015

Cholestérol chez l'Enfant



Le cholestérol élevé chez l'enfant est uniquement génétique

Le cholestérol ne frappe pas seulement les adultes, il peut aussi affecter les enfants. L’enfant peut avoir hérité, d’un de ses parents ou des deux, d’un gène défectueux, il risque de développer de façon précoce une maladie cardiaque.

Le mode de vie est bien sûr en cause et l'excès de cholestérol peut se manifester très tôt, dès l'enfance. Or durant cette période de la vie, le «mauvais cholestérol» se dépose progressivement sur les parois artérielles et se transforme en plaque d'athérome à la fin de l'adolescence. De plus, c'est vers l'âge de 18 ans que le taux de cholestérol se fixe définitivement. En d'autres termes, s'il est élevé à l'adolescence, il le sera toute la vie.

Qu’est-ce que le cholestérol ?


Le cholestérol est une substance cireuse qu’on retrouve dans le sang et dans les cellules du corps. On l’appelle lipide ou gras. Notre corps produit naturellement du cholestérol. On en retrouve également dans les aliments que nous mangeons.

La source principale de cholestérol c’est le corps humain lui-même, puisque le foie en fabrique environ les deux tiers. Seul un tiers du cholestérol est apporté par l’alimentation.



Il est fabriqué à partir des acides gras saturés. Il circule dans le sang sous forme de lipoparticules où il est lié avec des protéines porteuses que l’on appelle lipoprotéines. Le surplus va se fixer dans les artères et ces dépôts bouchent les vaisseaux. On peut diminuer d’environ 10% le taux de cholestérol sanguin en diminuant l’apport alimentaire d’acides gras saturés.

Paradoxalement, lorsque l’on consomme du cholestérol alimentaire en excès (exemples: crevettes, moules, jaunes d’œufs), l’organisme va diminuer sa propre production de cholestérol par des mécanismes de régulation. En revanche, lorsqu’on consomme trop d’acides gras saturés (exemples: charcuterie, chips, produits laitiers et fromage), l’organisme augmente sa production de cholestérol.


Fonctions du cholestérol

* Le cholestérol est une composante de base de nos cellules et joue un rôle important dans l’isolation des nerfs. Il est indispensable à la constitution des membranes cellulaires de l’organisme. Il est le précurseur des hormones stéroïdiennes, surrénaliennes et sexuelles.

* Il a un rôle indispensable dans la fabrication de la vitamine D et dans la production des acides biliaires pour la digestion. Le corps a aussi besoin de cholestérol pour produire des hormones, de la vitamine D, et les fluides digestifs qui nous aident à digérer les aliments consommés.

* Les nouveau-nés ont aussi besoin de cholestérol pour le développement du système nerveux du cerveau.

* Il protège la peau des infections et des chocs.

* Le cholestérol est extrêmement important pour la survie. Il est nécessaire à la fabrication de la vitamine D3, indispensable au cerveau et à la fonction nerveuse. Sans elle, on ne peut créer la mémoire.

* Le cholestérol est nécessaire à la formation des corticostéroïdes, à la testostérone et à l'estrogene.

Il est vital d’avoir du cholestérol : il faut seulement éviter d’en avoir trop. Une quantité excessive de cholestérol est nuisible pour l’organisme En cas d’excès, l’hypercholestérolémie est responsable de la l’athéromatose et de ses risques, l’infarctus du myocarde en particulier.

Si les plaques d'athéromes sont trop nombreuses cela peut entraîner

* soit l'arrêt du cœur : infarctus
* soit l'accident vasculaire cérébrale
* soit l'obstruction des artères.

L'excès de cholestérol (hypercholestérolémie) peut devenir mortel à long terme car il peut y avoir des formations de plaque d'athérome qui peuvent boucher les artères.

Le «bon» et le «mauvais» cholestérol


Ce sont les lipoprotéines qui transportent le cholestérol à travers le corps.


La lipoprotéine de haute densité (HDL – High Density Lipoprotein)

Les lipoprotéines de haute densité sont appelées «bon» cholestérol, car elles extraient le «mauvais» cholestérol LDL du sang en le ramenant au foie afin qu’il y soit éliminé en tant que déchet, ce qui contribue à prévenir l’accumulation de plaques dans les artères. Le fait de maintenir un taux élevé de cholestérol HDL aide à protéger le cœur.

Elle a plusieurs fonctions, transport du cholestérol inclus. Pourtant, plutôt que de le transporter aux cellules, les HDL transportent les enzymes anti-oxydantes des cellules et les ramènent au foie, où ce dernier détermine s'il faut les recycler ou les mettre à disposition. C'est le foie qui contrôle la quantité de cholestérol dans le corps et non les lipoprotéines.

Ceci pourrait expliquer pourquoi les HDL sont considérées comme bonnes: elles peuvent aider à neutraliser un préjudice possible causé par l'oxydation de LDL amoindries. Elles participent à la destruction des plaques d’athérome. Elles aident à diminuer le risque de maladies cardiovasculaires.


La lipoprotéine de basse densité (LDL – Low Density Lipoprotein)

Les lipoprotéines de basse densité sont appelées «mauvais» cholestérol, car en trop grandes quantités dans la circulation sanguine, elles peuvent s’accumuler sur les parois des artères et former des dépôts appelés plaques. Les dépôts de plaque peuvent rétrécir les artères. Ce processus de rétrécissement s’appelle l’athérosclérose. La plaque peut également se détacher des parois artérielles et former des caillots pouvant provoquer une crise cardiaque, une attaque vasculaire cérébrale ou une mort subite. L’objectif doit être de maintenir un faible taux de cholestérol LDL.

C’est une des protéines de transport du cholestérol. C'est une lipoprotéine, et le principal élément du bilan lipidique pour évaluer le risque cardio-vasculaire. Des maladies du cœur et des vaisseaux apparaissent lorsqu’une fraction du cholestérol circulant dans le sang se retrouve en trop grande quantité.

Les récepteurs à LDL des cellules sont très sensibles, ils peuvent subir une oxydation, une dégradation due au tabac ou des sucres entrainants une non reconnaissance par le corps qui va les phagocyter et former des plaques qui vont à terme bloquer les artères.


Dépistage du cholestérol chez l’enfant

La revue britannique British Medical Journal a publié une étude selon laquelle dépister le cholestérol chez les enfants permettrait de réduire le risque pour eux de développer une maladie cardiovasculaire à l’âge adulte.

A partir de 13 études portant sur 1907 cas, les chercheurs anglais ont constaté que le dépistage du cholestérol chez des enfants de 1 à 9 ans permettait de détecter, avec un taux de réussite approchant les 90%, les risques d’hypercholestérolémie familiale.

D’après cette étude, les jeunes adultes de 20 à 39 ans souffrant d’une hypercholestérolémie familiale ont un risque 100 fois plus élevé de mourir d’une maladie cardiovasculaire que des personnes du même âge non atteintes.

Les chercheurs suggèrent de pratiquer ce dépistage lorsque l’enfant a entre 1 et 2 ans, au moment où le pourcentage de réussite de la détection est maximal.

Hyperlipidémie

L’hyperlipidémie, c’est un taux élevé de cholestérol dans le sang, qui peut aussi s’appeler hypercholestérolémie. Chez les adultes, cette affection est principalement causée par des facteurs de risque héréditaires et une alimentation trop riche en gras.

Elle est due à l'absence de récepteurs du LDL-cholestérol à la surface des cellules. Comme le cholestérol ne peut pas entrer dans les cellules, il s'accumule dans le sang; des dépôts peuvent se former.

L’hypercholestérolémie de l'enfant

Cette pathologie peut se déclarer dès l'enfance. Chez l'enfant, le contexte d'hypercholestérolémie est totalement différent de celui de l'adulte, puisqu'il est uniquement génétique. Cette pathologie n'a donc rien à voir avec l'alimentation. Un enfant qui mangerait trop gras n'exprimera pas cette pathologie s'il n'est pas atteint génétiquement. A contrario, l'enfant programmé pour développer l'hypercholestérolémie ne pourra pas l'éviter malgré toutes les mesures d'hygiène alimentaire.

L’hyperlipidémie est rare chez les enfants. Environ 1 enfant sur 500 possède le gène défectueux responsable de l’hyperlipidémie. Ce gène cause des taux extrêmement élevés de cholestérol ou de triglycérides, un autre genre de lipide. Les enfants qui héritent de ce gène défectueux de leurs deux parents sont encore plus susceptibles de souffrir de troubles cardiaques.

L’hyperlipidémie chez les enfants peut entraîner des maladies cardiaques précoces. Les enfants qui héritent de l’hyperlipidémie peuvent avoir des taux de cholestérol 4 fois plus élevés que les enfants normaux. Sans traitement, ils peuvent déjà souffrir d’athérosclérose à l’adolescence et courent le risque de souffrir d’une crise cardiaque dans leur vingtaine.

L’hyperlipidémie est diagnostiquée au moyen d’un test sanguin


Le cholestérol n'est pas mesuré par les tests sanguins. Ce sont les lipoprotéines qu'on mesure et elles ne sont pas du cholestérol.

Si des parents ont des antécédents familiaux d’hypercholestérolémie et de maladies cardiaques, le médecin peut tester le niveau de cholestérol de leur bébé alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère ou très tôt dans la vie de l’enfant.

Quel niveau de cholestérol est acceptable ?


Un niveau de cholestérol acceptable chez un enfant ou un adolescent est de 4,4 mmol/L (millimoles par litre de sang) avec un taux de LDL de moins de 2,8 mmol/L.

    * colesterol total menor de 170 mg/dl
    * colesterol LDL menor de 110 mg/dl


L’hyperlipidémie se contrôle au moyen d’un régime approprié, de l’exercice et des médicaments

Les enfants atteints d’hyperlipidémie qui reçoivent un traitement approprié devraient pouvoir éviter des troubles cardiaques majeurs plus tard dans leur vie. Pour certains, suivre un régime suffira alors que, pour d’autres, la prise médicaments sera nécessaire.

En abaissant le taux de cholestérol des enfants ou des adolescents, on peut les protéger contre les maladies cardiaques. On y parvient au moyen d’un régime approprié, de l’exercice et la prise de médicaments.

On devrait encourager les enfants à manger au moins 5 portions de fruits et de légumes chaque jour, de même qu’un large éventail d’autres aliments pauvres en gras saturés et en cholestérol. Ils devraient éviter la malbouffe, les collations contenant beaucoup de sucre et de sel, les boissons gazeuses.

Les enfants qui possèdent des gènes défectueux de chacun de leurs parents sont à risque particulièrement élevé. Ils auront besoin de traitements spécialisés pour éviter l’athérosclérose.

Des examens réguliers du taux de cholestérol dans le sang seront également nécessaires pour vérifier si le traitement fonctionne.


Hypocholestérrolémie

Si un taux de cholestérol bas est dangereux, c'est parce que celui-ci est indispensable à la vie et que un manque de cholestérol peut entraîner de graves conséquences :

* chez le nourrisson, dont le cerveau n'est encore totalement construit. Une carence en cholestérol pourrait s'avérer dramatique pour l'enfant.

* le cholestérol intervenant aussi dans la fabrication de la bile, un taux trop bas pourrait entraîner des problèmes intestinaux.

* une carence en vitamine D.

* des membranes de cellules moins fluides et donc des échanges entre cellules moins possibles.

* problèmes d'hormones stéroïdes.

* risque de sclérose en plaque dû à des gaines de myéline en mauvais état.


Facteurs de risques à l’adolescence


Selon un bilan effectué en 2004, près de 40% des jeunes présentaient déjà au moins un facteur de risque – diabète, hypertension, tabagisme, obésité/surpoids, sédentarité. L'obésité ne cesse de progresser chez les jeunes et 40% des 18-20 ans sont fumeurs. A eux seuls, ces deux facteurs multiplient considérablement les risques cardiovasculaires.

Quand on est jeune et adolescent, on ne se sent pas concerné – à tort – par les accidents cardiaques et on ne fait pas la relation entre certains comportements et le risque cardiovasculaire.

Les jeunes peuvent eux aussi présenter un excès de cholestérol et être atteints de maladies cardiovasculaires. Un simple dépistage entre 16 et 30 ans leur permet d'évaluer leur risque et celui-ci repose sur une prise de sang, à jeun.


Importance du cholestérol dans le développement du système nerveux

Le cholestérol joue un rôle dans le développement du système nerveux chez le foetus et le petit enfant, et sa protection en enrobant les fibres nerveuses (myélinisées) accélère l'influx nerveux.

La myéline, principalement constituée de lipides, sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses et l’intégrité membranaire.

Les oméga-3, et notamment le DHA, sont des constituants importants du cerveau (20% des graisses) et du système nerveux (40%). Ils sont indispensables au développement cérébral de l’enfant. D’ailleurs, le lait maternel humain est le plus riche en oméga 3 de toutes les espèces. Mais cette richesse varie cependant en fonction de l’alimentation de la mère.

Le cholestérol est nécessaire au développement des synapses entre les neurones dans le système nerveux central


Selon une étude franco-allemande publiée dans la revue Science en novembre 2001, ce serait le cholestérol produit par les cellules gliales du cerveau qui en se fixant sur le récepteur de l’apolipoprotéine E des neurones, permettrait le développement des synapses fonctionnelles entre les neurones.

L'établissement de synapses entre les neurones est une étape importante pendant le développement ainsi que pour l'apprentissage et la formation de la mémoire.

Franck Pfrieger et ses collaborateurs s’intéressent à ce qui se passe lors du contact entre deux neurones et au rôle des autres cellules du cerveau, les cellules gliales, et les facteurs éventuellement associés pouvant faire un lien entre ces deux types cellulaires.

Les chercheurs ont travaillé sur des cellules nerveuses en culture et se sont aperçus que les cellules gliales sécrètent du cholestérol qui paraît impliqué dans le contrôle de la formation des synapses entre neurones.

Les résultats indiquent que les neurones sécrètent assez de cholestérol pour survivre et pour se développer mais pas assez pour établir des contacts entre eux. Les neurones ont recours à l’apport exogène de cholestérol apporté par les cellules voisines des neurones, les cellules gliales. Le cholestérol nécessaire ne peut provenir de la voie sanguine car ses transporteurs ne passent pas la barrière hémato-encéphalique.

Le cholestérol produit se fixerait sur le récepteur membranaire du cholestérol présent sur la membrane des neurones, l’apolipoprotéine E, le transporteur du cholestérol dans le cerveau.

Importance des acides gras pour la croissance et le développement des enfants


Les apports en acides gras contribuent au bon développement des acquisitions psychiques et motrices de l’enfant. Dans la croissance du cerveau du bébé, les apports en acides gras poly-insaturés sont vitaux et participent notamment au bon fonctionnement de la rétine, l’un des tissus du système nerveux central les plus riches en Oméga 3. La vue dépend de la qualité des acides gras alimentaires.

Les familles Oméga 3, Oméga 6 et Oméga 9. Les huiles sont des corps gras et sont constituées en quasi-totalité de lipides.

Oméga 3 et 6 sont des acides gras dérivés de l’acide linoléique, dits essentiels (A.G.E.) car ils ne peuvent être fabriqués par l’organisme et doivent être apportés par l’alimentation. Ces acides gras interviennent à plusieurs niveaux :

* Ils entrent dans la constitution de toutes les cellules de l’organisme et participent à la croissance,
* Ils permettent la fabrication de prostaglandines pour la défense immunitaire,
* Ils participent à la régulation du cholestérol.

Oméga 3. Cet acide gras est responsable de la bonne réception dans le cerveau des autres fonctions sensorielles comme l’ouïe, l’odorat et le goût. Il joue également un rôle important dans les phénomènes de mémorisation et donc dans l’apprentissage de l’enfant.

Il permet de lutter contre les inflammations, fluidifie le sang, diminue le sucre sanguin et la tension artérielle, augmente le bon cholestérol et calme et régularise le rythme cardiaque.

Il  se trouve dans les végétaux (chanvre, colza, soja, noix, germe de blé, lin) et dans les poissons (foie de morue, hareng, sardine, saumon).

Oméga 6. Disponible dans les végétaux (onagre, bourrache, pépin de raisins, chanvre, maïs, tournesol) et dans le poisson (hareng, saumon, morue, sardine).

Oméga 9. Joue un rôle prépondérant dans la lutte contre le cholestérol. Il est présent dans l’huile d’olive, le tournesol et carthame oléique.


Règles d'hygiène de vie et de diététique


Pratiquer chaque jour une activité physique modérée. Elle permet de perdre du poids, contribue à réduire le taux sanguin de cholestérol LDL et augmente celui de cholestérol HDL. Pour lutter contre le cholestérol, la pratique régulière d’une activité sportive est indispensable, si possible effectuer les trajets domicile/école à pied et ne pas systématiquement les emmener en voiture.


Régime Anti-Cholestérol pour les Enfants

Si l'enfant a un taux élevé de cholestérol > 200 mg, il est important de modifier son régime alimentaire habituel, pour qu'il puisse grandir en bonne santé. Le bon régime anti-cholestérol est à adopter de manière durable. Avant de suivre un régime, consulter le nutritionniste, il aidera à perdre du poids en bonne santé.

*  Manger 2 œufs par semaine maximum
*  Lait écrémé ou demi écrémé ou laitages écrémés (yaourt, fromage)
*  L'huile d'olive, pour l'assaisonnement
*  Réduire la consommation de viandes rouges et similaires (porc veau, agneau)
*  Augmenter la consommation de poulet et dinde (sans la peau)
*  Augmenter la consommation de poissons (blanc et bleu) au moins 4-5 fois par semaine
*  Ne pas manger de sucreries ni pâtisseries
*  Manger plus de fibres. Les fibres réduisent l’absorption du cholestérol alimentaire par l’intestin. On les trouve dans les fruits, les légumes, les légumes secs et les céréales complètes.

Des choix nutritifs contre le cholestérol


Quelques aliments peuvent contribuer à abaisser le cholestérol tout en s’insérant dans une alimentation saine et équilibrée :

L’avoine. L’avoine contient un type de fibres solubles appelé bêta-glucane, qui fonctionne comme un piège pour se lier au cholestérol dans le système digestif et l’élimine naturellement de l’organisme.

Les noix. Les noix regorgent de la combinaison idéale de gras insaturés et de fibres qui réduit naturellement les taux de cholestérol. Les noix contiennent également des stérols végétaux uniques, qui imitent le cholestérol et le remplacent sainement dans l’organisme.

Les légumineuses. Tout comme l’avoine, les pois chiches, les lentilles, les fèves de soya et les haricots rouges contiennent beaucoup de fibres solubles afin d’empêcher que le cholestérol ne soit absorbé par l’organisme.

Les légumes et les fruits. Les légumes et les fruits ont des propriétés fonctionnelles diverses qui contribuent à réduire les taux de cholestérol. Par exemple : L’aubergine, les poires. Les tomates, le melon d’eau et la papaye contiennent l’antioxydant appelé lycopène, qui contribue à empêcher le cholestérol de s’oxyder. Le cholestérol oxydé est nocif puisqu’il contribue au rétrécissement des artères.


Le rôle des parents

La prévention cardiovasculaire pourrait bien se préparer dès l'enfance. Et comme à l'âge adulte, la prévention du surpoids, du cholestérol et des maladies cardiovasculaires se recoupe. En France, la prévention de l'obésité des enfants constitue un objectif prioritaire affirmé à la fois dans la loi de programmation de santé publique de 2003 et dans le programme national nutrition santé. Des actions ont déjà été entreprises : distribution à tous les médecins d'un outil permettant le calcul de l'indice de masse corporelle (IMC) de l'enfant et l'édition d'un guide alimentaire de l'enfant.

Mais au-delà des campagnes d'informations, du rôle des pédiatres et des médecins, c’est bien aux parents que revient le premier rôle. Ainsi, pour lutter contre les charmes des friandises, des pizzas et des frites il est important d'apporter à l'enfant les bases d'une bonne hygiène de vie.

Souvent, la consommation d'aliments à haute densité énergétique de petit volume (barre chocolatée, chips, glaces...) peut expliquer les excès calorique. Grignotés devant la télévision, ils sont associés à un manque d'activités physiques.

Pour éviter que le régime anti cholestérol devienne monotone et répétitif, il est conseillé de suivre le tableau suivant, qui présente des techniques d’alimentation spécifiques pour une alimentation légère, salubre et très nourrissante.

Petit déjeuner
Fruits frais, ou yogourt.

Déjeuner
Hors d’œuvre de légumes crus (chicorée, chou, carottes, céleri). Le tout est assaisonné d’huile d’olive extra-vierge, sels et ensemble de fines herbes (persil, basilic, menthe, mélisse, origan, marjolaine, ail et oignon), riz, flocons d’avoine, Couscous, légumes cuits.

L’après-midi (vers 17 heures)
Une ou deux pommes.

Dîner
Hors d’œuvre de légumes crus (toujours), fromage frais, noix ou amandes, olives noires, ou viande, poule de préférence ou lapin, plat de légumes cuits, poisson cuit à la vapeur, légumineuses (haricots, pois chiches, lentilles).

Les deux principaux repas doivent être complétés avec un verre de jus de carotte frais.


Faîtes d'un mode de vie sain un sujet qui concerne toute la famille. Les enfants n'étant pas les seuls à être dans une situation de risque, il est donc important que toute la famille fasse un effort pour vivre sainement. Les pas effectués pour améliorer le mode de vie de la famille peuvent avoir un effet positif dans la santé familiale non seulement au présent mais aussi vis-à-vis de l'avenir.