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mercredi 27 novembre 2024

L'activité Physique et la Santé Cérébrale Sont Étroitement Liées



La réalisation d’activités physiques régulières contribue à la santé et 
au développement du cerveau, tant chez le jeune que l’adulte vieillissant


L’exercice et la santé cérébrale sont étroitement liés. En effet, tout comme les muscles des bras et des jambes, le cerveau fonctionne de façon optimale quand on fait de l’exercice régulièrement. Malgré le fait qu’aucun appareil du gym ne fait travailler le cerveau, celui-ci tire tout de même des bienfaits de l’activité physique.

Au-delà des exercices physiques et sportifs, les activités de la vie quotidienne comme marcher, monter les escaliers ou encore faire le ménage peuvent aussi contribuer à la santé de notre cerveau.

En plus d’être bénéfique pour notre corps, l’activité physique joue aussi un rôle crucial, souvent insoupçonné, dans le développement et la modification de notre cerveau. À travers la naissance de nouveaux neurones – la neurogenèse – et la création de connexions entre les neurones – la synaptogenèse – et de vaisseaux sanguins qui améliorent l’irrigation du cerveau – angiogenèse –, l’activité physique sculpte le cerveau au même titre que le muscle et participe à améliorer nos capacités cognitives. Notre cerveau est le chef d’orchestre de notre corps, en organisant nos mouvements et nos actions.

Les chercheurs se concentrent actuellement sur la création d'une recette idéale et motivante pour l'entraînement des seniors qui combine à la fois des exercices physiques et cognitifs.

Se concentrer, acquérir des connaissances, raisonner, s’adapter et interagir avec les autres : toutes ces facultés qui permettent d’être en interaction avec l’environnement sont regroupées dans ce que l’on appelle les capacités cognitives. Elles jouent un rôle crucial dans les activités de la vie quotidienne et permettent de maintenir une bonne qualité de vie.

Leur détérioration, au même titre que celle des fonctions physiques, affecte la qualité de vie et perturbe le quotidien des personnes. Il est important de solliciter un maximum notre cerveau afin qu’il reste efficace le plus longtemps possible.

Cognition et bien-être améliorés grâce à l’activité physique

À travers ces modifications structurales – c’est-à-dire la neurogénèse, la synaptogenèse et l’angiogenèse –, les impacts de l’activité physique sont multiples.

Sur le plan cognitif, de nombreux travaux ont mis en lumière une amélioration significative de la mémoire, de l’attention, de la vitesse de traitement de l’information et même de la créativité chez les individus physiquement actifs. Ces changements fonctionnels sont le résultat direct des modifications structurelles et physiologiques induites par l’activité physique. Des effets bénéfiques ont également été observés sur la prévention du déclin cognitif lié à l’âge.

Une méta-analyse – un travail de recherche qui mène une analyse statistique en combinant les données de différentes études – comprenant 15 études longitudinales et totalisant 33 816 participants âgés de plus de 55 ans (sans antécédents de démence) a été conduite pour évaluer l’influence de l’activité physique sur le déclin cognitif. Les résultats montrent que les individus pratiquant une activité physique régulière et soutenue diminuaient de 38 % le risque de développer des troubles cognitifs comparés aux individus sédentaires.

Sur le plan émotionnel, l’activité physique influence également notre santé mentale, en réduisant les symptômes de la dépression et de l’anxiété, grâce à la régulation de certains neurotransmetteurs, tels que la sérotonine et la dopamine.

Des résultats récents ont par ailleurs mis en évidence que les bénéfices de l’activité physique sur le plan émotionnel étaient particulièrement importants chez des individus ayant un faible niveau d’activité physique antérieur.

De plus, étant donné que la dépression et l’anxiété nuisent à des aspects importants de notre cognition – comme l’attention, la concentration, la mémoire, la vitesse de traitement de l’information ou encore la prise de décision –, l’activité physique peut jouer un rôle protecteur pour les individus touchés par ces troubles.

Désormais, les mécanismes à l’œuvre au niveau cérébral quand on pratique une activité physique sont bien connus. Pour bénéficier pleinement de ces effets, il n’est pas nécessaire de devenir un athlète de haut niveau : une routine d’activité physique modérée mais régulière est suffisante.


Mécanismes cérébraux qui sont à l’œuvre


L’activité physique régulière ne se contente pas de remodeler notre silhouette, mais façonne également l’architecture même de notre cerveau. La recherche actuelle établit un lien entre l’exercice régulier et l’amélioration de la fonction cérébrale. Le fait de bouger aussi peu que de 30 à 45 minutes par jour suffit à déclencher une cascade de bienfaits pour le maintien de la mémoire.

La naissance de nouveaux neurones

La naissance de nouveaux neurones ou neurogenèse a été pendant longtemps considérée comme un processus se limitant à la période de développement embryonnaire. Toutefois, des études ont montré que l’exercice physique stimule la neurogenèse chez l’adulte, et ce particulièrement dans l’hippocampe, une structure clé dans les processus de mémorisation et d’apprentissage.

Parallèlement, les activités nécessitant un apport important en oxygène, comme la course à pied ou la natation, favorisent la libération de facteurs de croissance tels que le BDNF – Brain-Derived Neurotrophic Factor ou facteur neurotrophique dérivé du cerveau –, des protéines essentielles à la survie et à la croissance des neurones existants ainsi qu’au développement de nouvelles cellules cérébrales.

Protéines et neurotransmetteurs libérés pendant l'exercice

Le BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau) est une protéine qui protège et favorise la croissance des neurones, les aidant à communiquer entre eux. Il contribue également à la construction et à l'entretien des circuits de notre cerveau.

Le VEGF (facteur de croissance de l'endothélium vasculaire) est une protéine qui favorise la santé des vaisseaux sanguins.

La dopamine est un neurotransmetteur que notre cerveau produit lorsque nous faisons quelque chose d'agréable, faisant ainsi partie de notre “système de récompense” qui nous motive à nous engager dans des activités. Elle joue un rôle dans la mémoire, l'attention, l'humeur, l'apprentissage, le comportement et la cognition.

De faibles niveaux de dopamine sont associés à de nombreuses maladies, notamment le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et la maladie de Parkinson. Des niveaux élevés de dopamine, en revanche, sont associés à la dépendance, à la manie et à l'obésité.

Lorsqu'il y a trop d'activité dopaminergique dans certaines régions du cerveau et pas assez dans d'autres, on parle de “dysrégulation dopaminergique”. La schizophrénie en est un exemple.

La norépinéphrine (noradrénaline) est un neurotransmetteur et une hormone liée à notre réaction de “lutte ou de fuite” qui aide à maintenir la tension artérielle et la vigilance en cas de stress. Elle agit également sur l'humeur, la mémoire, le cycle du sommeil et l'attention.

De faibles niveaux de noradrénaline sont associés à l'anxiété, à la dépression, au TDAH et à des problèmes de mémoire et de sommeil. Des niveaux élevés de noradrénaline sont associés à l'hypertension artérielle et à un risque accru de dommages au cœur, aux vaisseaux sanguins et aux reins.

La sérotonine est un neurotransmetteur et une hormone. En tant que neurotransmetteur, elle régule l'humeur, contribue à la qualité du sommeil et favorise la digestion. Nos “sensations instinctives” peuvent être dues à l'activité de la sérotonine dans notre tractus gastro-intestinal et notre cerveau. La sérotonine est également liée au contrôle des impulsions et à l'estime de soi. Un faible taux de sérotonine est fortement associé à la dépression et à l'anxiété.

Une augmentation du volume cérébral à tous les âges

D’autres recherches ont montré que l’activité physique régulière modifie aussi la structure de notre cerveau : elle augmente le volume de certaines structures cérébrales, notamment de l’hippocampe et des régions préfrontales. L’hippocampe – situé dans le lobe temporal – est une structure essentielle pour la mémoire et l’apprentissage tandis que le cortex préfrontal est impliqué dans des fonctions dites exécutives – de haut niveau – telles que le raisonnement, la planification, l’inhibition, la prise de décision, la résolution de problèmes.

Ces changements ont été observés quel que soit l’âge des sujets, tant à l’âge adulte, dans l’enfance, l’adolescence et même chez les personnes âgées. Chez ces derniers, la pratique régulière d’une activité physique pourrait constituer un facteur neuroprotecteur du risque de développer des pathologies neurodégénératives. La réalisation d’activités physiques régulières contribue à la santé et au développement du cerveau, tant chez le jeune que l’adulte vieillissant.

Des travaux chez l’animal suggèrent que ces changements structurels pourraient s’accompagner d’une amélioration de la connectivité entre les différentes zones du cerveau – en créant de nouvelles synapses, ces régions où ont lieu les interactions entre cellules nerveuses –, ce qui rendrait la communication plus efficace entre neurones.

Une meilleure oxygénation et irrigation

L’activité physique améliore l’irrigation du cerveau. En augmentant le débit sanguin, l’activité physique – en particulier aérobie – stimule la création de nouveaux vaisseaux sanguins. Ce processus, nommé angiogenèse, améliore l’efficacité de l’apport d’oxygène et de nutriments aux neurones.

Un moteur de la plasticité cérébrale

En stimulant la création de nouveaux neurones et la formation de connexions synaptiques, l’activité physique agit comme un puissant moteur de la plasticité cérébrale. On nomme “plasticité cérébrale” la capacité du cerveau à se remodeler en réponse aux stimulations de l’environnement, en modifiant la force des connexions entre les neurones ou en formant de nouvelles voies neuronales.

Cette adaptabilité du cerveau est cruciale pour l’apprentissage, la mémoire, mais aussi la réorganisation après une lésion cérébrale. Cette capacité est essentielle tout au long de la vie, permettant des améliorations cognitives et une résilience accrue face au vieillissement et aux maladies neuro-dégénératives.

Dans le contexte de pathologies neurologiques telles que la sclérose en plaques, l’activité physique adaptée se révèle être un outil précieux, non seulement pour la réhabilitation motrice, mais aussi pour la réhabilitation cognitive.


Les bénéfices de l’activité physique sur les capacités cognitives après 60 ans



De nombreux travaux ont montré que l’activité physique améliorait les capacités cognitives, même après 60 ans. Gain de mémoire, meilleure réactivité, plus fortes capacités de planification : les bénéfices sont multiples.

Malgré cela, les seniors restent peu nombreux à pratiquer de l’activité physique adaptée à leur situation de santé, de manière suffisamment soutenue. Le manque d’envie, d’accessibilité et d’attractivité des pratiques font partie des barrières de l’engagement dans un style de vie actif.

L’offre d’activité physique ainsi que les recherches dans ce domaine ont longtemps tourné autour du même triptyque : gymnastique douce, marche, yoga. Cependant, la combinaison de différentes composantes à l’entraînement peut générer des gains supérieurs.

L’exercice fait augmenter la taille de l’hippocampe

L’hippocampe est la zone du cerveau responsable de l’apprentissage et de la mémoire verbale. Lorsque vous faites de l’exercice, le volume de l’hippocampe augmente : il croît, littéralement. Les neurones dans l’hippocampe se densifient et les connexions de cette région se renforcent grâce à l’activité physique.

L’hippocampe est la première zone du cerveau à perdre de la vigueur avec l’âge. L’exercice régulier aide à maintenir son acuité et le protège contre le déclin normal associé au vieillissement.

Il suffit d’à peine 10 minutes d’exercice léger à modéré pour renforcer les connexions entre les neurones et les régions du cerveau dédiées à la mémoire.

L’amélioration des connexions dans l’hippocampe peut mener à de meilleurs résultats aux tests de mémoire et de compétences cognitives. De brèves séances d’exercice peuvent même favoriser la mémorisation. Cela peut notamment signifier la capacité à vous rappeler où vous avez garé la voiture, ou quels sont vos rendez-vous pour la journée.

L’entraînement réduit la production d’hormones liées au stress qui inhibent l’activité cérébrale

Bon nombre de personnes se soulagent du stress en faisant une marche ou en allant courir. Lorsque vous êtes stressé, votre cerveau l’est également, et l’exercice est un outil puissant pour relaxer votre esprit.

L’activité physique entraîne une réduction de la production des hormones du stress – le cortisol et la norépinéphrine en particulier – qui s’accumulent dans votre cerveau lorsque vous avez des inquiétudes et que vous vivez de l’anxiété. Lorsqu’elles sont présentes en trop grande quantité, les hormones du stress peuvent entraîner de la léthargie et des difficultés de concentration, ce qui peut ralentir vos compétences cognitives et atténuer votre puissance cérébrale.

Les endorphines libérées dans votre cerveau après l’exercice le débarrassent des hormones du stress et améliorent votre humeur. L’exercice et les endorphines stimulent également la croissance de l’hippocampe.

L’exercice favorise un sommeil de qualité

L’exercice contribue à améliorer votre esprit en vous aidant à bien dormir la nuit. En effet, le fait de relever des défis physiques chaque jour facilite l’assoupissement.

Un sommeil réparateur améliore également la clarté mentale et les fonctions exécutives. Vous avez besoin d’un sommeil de qualité pour être en mesure de vous concentrer, prendre des décisions et gérer vos émotions. Même si le cerveau continue de travailler pendant que vous dormez, le sommeil lui procure une pause nécessaire en lui permettant de se reposer et de se préparer pour les tâches à venir.

Après une bonne nuit de sommeil, le cerveau est au maximum de sa capacité, les capacités cognitives sont aiguisées et la mémoire est renforcée.

L’exercice aérobique déclenche la libération des facteurs de croissance

La mémoire dépend des voies neuronales et des connexions profondes dans le cerveau. Le cerveau a besoin de protéines, appelées les facteurs de croissance, pour créer de nouvelles connexions et renforcer celles qui existent déjà.

Le mouvement déclenche la libération du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF). Cette protéine aide le cerveau à synthétiser de nouvelles cellules et à préserver celles qui vieillissent. Le BDNF est également responsable de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cerveau et autour de celui-ci, ce qui permet une circulation plus importante de nutriments et de sang dans cette région. Le taux de BDNF augmente chaque fois que vous faites de l’exercice, même pendant seulement quelques minutes.

L’exercice régulier ralentit le vieillissement cérébral

Le fait de vieillir ne veut pas nécessairement dire que le cerveau doit ralentir. Il y a des modifications que vous pouvez apporter à votre style de vie afin de préserver votre mémoire et votre acuité mentale. L’habitude de faire de l’exercice tout au long de la vie peut vous aider à garder un cerveau en santé plus tard.

La recherche montre que les adultes d’un certain âge qui ont fait régulièrement de l’exercice durant leur jeunesse ont constamment de meilleurs résultats que leurs pairs aux tests de mémoire et de capacités cognitives. En fait, leurs résultats sont comparables à ceux d’autres personnes qui ont jusqu’à dix ans de moins qu’eux.

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Routine d’activité physique à adopter

Les experts et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandent au moins 150 minutes d’activité aérobie d’intensité modérée par semaine ou 75 minutes d’activité plus intensive combinée à des exercices de musculation deux fois par semaine. Par jour, entre 5.000 et 7.000 pas sont recommandés chez l’adulte.

Au-delà des exercices physiques et sportifs, correspondant à toutes activités aérobiques, qui nécessitent un apport important en oxygène comme la course à pied ou la natation, ou musculaires planifiées, structurées et répétitives, avec ou sans compétitions, l’activité physique comprend également les activités de la vie quotidienne : marcher, monter les escaliers, tondre la pelouse, jardiner, faire le ménage…

Courir, nager, danser – mais aussi tondre la pelouse, promener son chien, ou prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur – sont autant d’activités accessibles qui peuvent contribuer à la santé de notre cerveau.

Trois ingrédients pour entraîner le cerveau des seniors

* Intégrer une stimulation physique et motrice complexe d’intensité au moins modérée

Une activité physique d’endurance, avec une intensité d’effort au moins modérée, peut non seulement améliorer la santé cardiorespiratoire mais aussi rendre le cerveau plus performant. Elle génère une amélioration de l’aptitude cardiovasculaire, ce qui permet au cerveau de recevoir plus d’oxygène. Des travaux de recherche ont montré que cela peut également s’accompagner de la création de nouveaux neurones dans l’hippocampe, siège de la mémoire.

Il est nécessaire de combiner les programmes qui excellent pour améliorer les fonctions cognitives à des exercices de renforcement musculaire, de souplesse et d’équilibre pour entraîner des bénéfices supérieurs. De plus, les chercheurs insistent sur l’intérêt d’ajouter des situations nécessitant des habiletés motrices complexes et de la coordination car elles solliciteraient notablement les fonctions cognitives : la mémoire, l’attention ou la flexibilité mentale, notamment chez les personnes âgées.

* Intégrer une stimulation cognitive dans l’entraînement

C’est la stimulation qui fait appel aux fonctions cognitives, comme retenir une information pendant un temps et l’exécuter, anticiper des actions, mettre en place une stratégie, etc. Lorsque la stimulation cognitive est associée à l’activité physique, cela peut produire des effets synergiques et, de ce fait, être plus efficient sur les fonctions cognitives.

* Intégrer des activités collectives qui entraînent des interactions sociales


Le fait de pratiquer au sein d’un groupe susciterait une augmentation de l’observance à un programme, c’est-à-dire de l’assiduité dans le suivi de ce programme. L’attractivité inhérente aux activités physiques proposées doit être un levier pour engager les personnes dans la pratique physique.

Deux types de pratiques pourraient s’avérer intéressantes et font actuellement l’objet de recherche auprès des seniors :

Opter pour des sports collectifs de coopération et d’opposition

Les sports collectifs offrent bien plus que de simples séances d’exercice physique. Ils sollicitent l’endurance cardiorespiratoire mais engagent également l’ensemble de la condition physique. Ils peuvent convenir même après 60 ans, s’ils sont réalisés et encadrés de manière adaptée.

Sur le plan cognitif
, ces activités créent des situations toujours nouvelles, riches et stimulantes. Cette double combinaison de stimulations s’appelle l’entraînement simultané. Plusieurs chercheurs mettent en lumière l’importance de cet engagement cognitif dans les sports collectifs et encouragent leur pratique, en particulier chez les personnes âgées.

Des études récentes, comme celle menée en 2022 par des chercheuses françaises, ont montré que la participation à des sports collectifs améliorait la mémoire visuo-spatiale, qui permet, par exemple, de se rappeler l’emplacement de certains objets pendant un temps limité à court terme et les capacités de planification chez les personnes âgées.

Pratiquer les jeux vidéo qui font bouger le corps : les Exergames

Ces jeux vidéo appelés “exergames” nécessitent que les joueurs bougent leur corps pour interagir avec les jeux. Ils portent ce nom en référence à la contraction d’“exercise” (exercice) et “games” et ont été popularisés depuis les années 2000 avec des consoles comme la Wii et la Switch de Nintendo ou la Kinect de Microsoft.

Ils sont conçus pour solliciter différents aspects de la condition physique, comme l’équilibre, l’endurance, la force et la coordination, tout en stimulant simultanément les fonctions cognitives. Chez les seniors, plusieurs recherches montrent que ce type d’entraînement est efficace pour améliorer de nombreuses capacités physiques et cognitives.

Courant 2020, une nouvelle génération d’exergames est apparue, utilisant des murs interactifs pour créer une expérience de jeu encore plus immersive, telle que Neo-One de Neo Xperiences, l’ExerCube de Sphery ou l’Aire interactive de Lü. Dans ces jeux qui mêlent mondes réels et virtuels, des objets physiques, comme des ballons, et numériques coexistent et interagissent en temps réel.

Une étude récente a comparé un programme d’exergames assisté par un mur immersif à un programme de marche et de renforcement musculaire. Ses résultats suggèrent que cette nouvelle génération d’exergames peut se révéler plus efficace sur les capacités cognitives que des entraînements classiques.

Choisissez l’exercice aérobique ou anaérobique pour avoir un cerveau en bonne santé

Les activités énergiques comme le tennis, le vélo, la natation et le soccer font monter la fréquence cardiaque au-dessus de sa fréquence normale au repos. Les mouvements de ce type entrent dans la catégorie des exercices aérobiques et sont excellents pour faire circuler le sang rapidement dans tout l’organisme. L’exercice aérobique et la santé cérébrale vont de pair.

Les mouvements au rythme rapide font augmenter le flux sanguin dans la tête et le cou, fournissant ainsi au cerveau de l’oxygène et des nutriments en abondance.

L’exercice anaérobique donne des résultats similaires. Les exercices qui travaillent la force et la résistance sont également d’excellents entraînements pour le cerveau.

Il n’est même pas nécessaire de se donner à fond pour récolter des bienfaits pour votre cerveau. En fait, des activités comme le yoga, le tai-chi et d’autres sports à faible impact accroissent la capacité de concentration tout en abaissant le niveau de stress.

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Effets de l’intervention avec l’exercice sur les fonctions cognitives dans des populations en bonne santé

Des chercheurs de l’Université du sport de Shanghai ont effectué une méta-analyse, publiée dans Elsevier en décembre 2023, pour évaluer les effets de l’exercice sur les fonctions cognitives dans des populations en bonne santé.

L'intervention par l'exercice chronique est une thérapie non pharmacologique suggérée pour améliorer la fonction cognitive dans diverses populations. Cependant, peu de méta-analyses ont évalué les bénéfices cognitifs associés à toutes les variables FITT-VP (fréquence de l'exercice , intensité , durée de l' exercice , type , volume ou durée totale de l'intervention et progression) dans des populations en bonne santé selon l'âge.

Ainsi, cette méta-analyse a évalué les effets de chaque variable FITT-VP sur la fonction cognitive chez les enfants, les adultes et les personnes âgées en bonne santé. Cette étude a suivi les directives PRISMA. Après avoir effectué des recherches dans PubMed et le Web of Science, les chercheurs ont inclus 54 essais contrôlés randomisés pour examiner les effets des variables FITT-VP sur cinq domaines cognitifs : la cognition globale, la fonction exécutive, la mémoire, l'attention et le traitement de l'information.

Les analyses de modération ont évalué les effets par âge et par chaque variable d'exercice. L'exercice a bénéficié à la cognition globale et à tous les domaines sous-cognitifs. Les exercices d'aérobie et de résistance ont montré respectivement les plus grands avantages sur la cognition globale et la fonction exécutive, tandis que les exercices corps-esprit ont bénéficié à la mémoire. Parmi toutes les populations, les personnes âgées ont montré les plus grands bénéfices de l'exercice sur la cognition globale, la fonction exécutive et la mémoire par rapport aux témoins.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les effets de l'exercice sur l'attention et le traitement de l'information. Cette méta-analyse offre de nouvelles informations sur les relations entre la cognition et les variables d'exercice FITT-VP dans des populations en bonne santé.


Impact d’un programme d’activité physique de coopération et d’opposition sur les fonctions cognitives de personnes âgées

Des chercheuses de l’Université Paris Cité ont réalisé une étude, publiée dans Elsevier en juin 2022, afin d’évaluer si l’activité physique de coopération avec un ou plusieurs partenaires et d’opposition avec un ou plusieurs adversaires peut générer des bénéfices cognitifs chez les personnes âgées.

La méthode pré-test – entraînement (3 mois) – post-test a été utilisée, comparant un groupe intervention à un groupe contrôle passif. Les sujets ont réalisé une batterie de tests évaluant leurs fonctions cognitives et leurs capacités fonctionnelles afin d’évaluer l’impact cognitif et physique du programme.

L’étude a été réalisée auprès de 15 personnes âgées. Le groupe contrôle comportait 8 femmes et le groupe intervention 6 femmes et 1 homme.

La première étape de l’analyse a consisté à vérifier si les deux groupes ne présentaient pas de différences avant le programme. Pour l’ensemble des tests – fonctions cognitives et capacités fonctionnelles – et des variables indépendantes.

Les scores de progrès – résultats post-test – pré-test – ont été calculés pour les deux groupes. Une amélioration de la planification et de la mémoire visuo-spatiale à court terme a été constatée pour le groupe intervention. Il n’y a pas eu de modification de la mémoire de travail visuo-spatiale, de l’inhibition et de la flexibilité mentale. L’équilibre dynamique est conservé pour le groupe intervention, alors qu’il est détérioré chez les sujets du groupe contrôle.

Cette étude exploratoire a montré des améliorations significatives sur deux fonctions cognitives – planification et mémoire visuo-spatiale à court terme – pour les sujets ayant suivis le programme de coopération et d’opposition. Les recherches à propos des bénéfices chroniques de l’activité physique montrent une relation positive entre la pratique d’une activité physique régulière et la vitalité cognitive des personnes âgées. Le travail cognitif et l’environnement riche émanant de la coopération et de l’opposition peuvent être à l’origine de l’amélioration des fonctions cognitives.

Ces résultats laissent présager que la coopération et l’opposition pourraient être des leviers intéressants à inclure dans un programme de stimulations afin d’améliorer certaines fonctions cognitives chez les personnes âgées. Seules de futures expérimentations permettront de le confirmer.


Les effets à long terme de l'exercice sur la cognition pour les individus en bonne santé

Des chercheurs de l’Université de Bâle ont publié, dans Nature Human Behaviour en mars 2020, une revue systématique et méta-analyse portant sur les modérateurs des effets à long terme de l'exercice sur la cognition pour les individus en bonne santé.

La fonction cognitive étant liée à la réussite scolaire, à la réussite professionnelle et à la santé mentale, il est nécessaire de comprendre comment les avantages cognitifs de l’exercice à long terme peuvent être optimisés.

La méta-régression comprenait 80 essais contrôlés randomisés et examinait les modérateurs des effets de l'exercice sur la cognition chez des individus en bonne santé. L’effet résumé était faible et ne différait pas entre les domaines cognitifs.

Des bénéfices plus élevés de l’exercice sur la fonction cognitive ont été constatés après un exercice de coordination par rapport à d’autres types d’exercice. Avec une durée d'intervention plus longue, la taille de l'effet augmentait avec la durée de la séance. L'exercice était moins efficace chez les femmes que chez les hommes, et la relation dose-réponse différait entre les sexes.

Les résultats suggèrent un effet général de l'exercice sur la cognition, plutôt que spécifique à un domaine  qui est influencé par le sexe, le type d'exercice et les relations réciproques entre les paramètres de dose. Les chercheurs formulent des recommandations spécifiques au sexe sur la manière dont les bénéfices cognitifs peuvent être optimisés en fonction de l'intensité de l'exercice, de sa progression et du type d'exercice.


L'efficacité de l'exercice aérobique et de l'entraînement en résistance pour les troubles et les constructions liés à l'anxiété

Des chercheurs du Département de psychologie de l’Université de Regina au Canada, ont publiée, dans Elsevier en décembre 2017, un essai contrôlé randomisé sur l'efficacité des différentes modalités d'exercice et des prédicteurs de changement.

Au total, 48 personnes souffrant de troubles liés à l'anxiété ont été randomisées pour suivre des exercices d'aérobie, un entraînement en résistance ou une liste d'attente. Les symptômes des troubles liés à l'anxiété, les concepts associés et le plaisir de l'exercice ont été évalués avant l'intervention et chaque semaine pendant l'intervention de 4 semaines. Les participants ont été évalués en outre 1 semaine et 1 mois après l'intervention.

Les deux modalités d’exercice se sont révélées efficaces pour améliorer l’état des troubles. De plus, l’exercice aérobique a amélioré la détresse psychologique générale et l’anxiété, tandis que l’entraînement en résistance a amélioré les symptômes spécifiques au trouble, la sensibilité à l’anxiété, la tolérance à la détresse et l’intolérance à l’incertitude. La condition physique prédisait une réduction de la détresse psychologique générale pour les deux types d’exercice et une réduction du stress pour l’exercice aérobique.

Les résultats mettent en évidence l’efficacité de différentes modalités d’exercice pour traiter de manière unique les symptômes et les concepts des troubles liés à l’anxiété.

Les objectifs du présent essai étaient les suivants :

* Quantifier les effets de l'exercice aérobique et de l'entraînement en résistance sur l'état, les symptômes et les concepts des troubles liés à l'anxiété, y compris les troubles anxieux, le trouble obsessionnel-compulsif et le trouble de stress post-traumatique.

* Évaluer si les deux modalités d'exercice étaient équivalentes.

* Déterminer si le plaisir de l'exercice et la forme physique sont associés à la réduction des symptômes.

Le présent essai est le premier à étudier l'efficacité de différents types d'exercices sur les troubles liés à l'anxiété et les concepts associés et à utiliser une conception contrôlée randomisée. L’exercice aérobique et l’entraînement en résistance semblent tous deux efficaces pour améliorer les symptômes des troubles liés à l’anxiété et les concepts associés. Bien que le plaisir de faire de l’exercice ne semble pas prédire l’efficacité de l’exercice, une condition physique moindre est associée à une plus grande réduction des activités spécifiques.


L'entraînement physique augmente la taille de l'hippocampe et améliore la mémoire

Des chercheurs de l’Instituto Beckman et de la Université de l’Illinois dans une étude, publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) en janvier 2011, montrent que l'entraînement physique augmente la taille de l'hippocampe et améliore la mémoire.

L’hippocampe rétrécit à la fin de l’âge adulte, entraînant des troubles de la mémoire et un risque accru de démence. Les volumes de l'hippocampe et du lobe temporal médial sont plus importants chez les adultes en meilleure forme physique, et l'entraînement à l'activité physique augmente la perfusion hippocampique, mais la mesure dans laquelle l'entraînement par exercices aérobiques peut modifier le volume de l'hippocampe à la fin de l'âge adulte reste inconnue. Marcher pendant 40 minutes, plusieurs fois par semaine, permettrait de préserver la mémoire et protégerait du déclin des capacités mentales lié au vieillissement.

Les chercheurs montrent dans un essai contrôlé randomisé portant sur 120 personnes âgées, que l’entraînement aérobique augmente la taille de l’hippocampe antérieur, conduisant à des améliorations de la mémoire spatiale. L'entraînement physique a augmenté le volume de l'hippocampe de 2 %, inversant ainsi la perte de volume liée à l'âge de 1 à 2 ans.

Ils démontrent également qu'une augmentation du volume de l'hippocampe est associée à des taux sériques plus élevés de BDNF – un médiateur de la neurogenèse dans le gyrus denté –. Le volume de l'hippocampe a diminué dans le groupe témoin, mais une forme physique plus élevée avant l'intervention a partiellement atténué cette baisse, ce qui suggère que la forme physique protège contre la perte de volume. Les volumes du noyau caudé et du thalamus n’ont pas été affectés par l’intervention.

Ces résultats théoriquement importants indiquent que l’entraînement aérobique est efficace pour inverser la perte de volume de l’hippocampe à la fin de l’âge adulte, ce qui s’accompagne d’une amélioration de la fonction de mémoire.

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L’augmentation de la fréquence cardiaque active le cerveau. Bien sûr, le fait de bouger est bénéfique pour la maîtrise du poids et la mémoire, mais le cerveau bénéficie également de l’augmentation de la circulation sanguine qui découle d’un exercice régulier.

Lorsqu’il a accès à une grande quantité de sang et de nutriments, le cerveau est prêt à donner un rendement optimal. Bouger au quotidien permet également aux nouveaux neurones de se développer tout en renforçant les voies neuronales. L’exercice améliore la mémoire et favorise le maintien de la santé cognitive au fil du vieillissement.

L'hippocampe reste plastique à la fin de l'âge adulte et un exercice modéré suffit à améliorer son volume. Cela se traduit par une amélioration de la fonction de mémorisation et une augmentation de la concentration en BDNF. Ces résultats indiquent clairement que l'exercice aérobie est neuro-protecteur et qu'il est utile de l'entreprendre à l'âge adulte pour améliorer ou augmenter la cognition ou le volume cérébral.



L’exécution de mouvements variés est bonne pour le corps et pour le cerveau. Votre objectif devrait être
 de mettre au point des entraînements qui comprennent une variété de mouvements dont certains font
 travailler la force, d’autres l’équilibre, tandis que d’autres sont de type aérobique ou à faible impact


Voir aussi…

samedi 31 août 2024

Le Zinc Est Essentiel pour le Cerveau – Oligo Élément du Bien Vieillir



Oligo-élément essentiel dans notre vie quotidienne. 
Minéral essentiel pour bien vieillir et maintenir une bonne mémoire


Le Zinc est un oligo-élément : c’est-à-dire un sel minéral présent en faible proportion dans notre organisme. Il n’en reste pas moins un micronutriment essentiel qui joue un rôle vital dans de nombreux processus biologiques de notre corps. Bien que souvent négligé, le zinc est indispensable à une bonne santé et à un fonctionnement optimal de notre organisme.



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Le zinc est essentiel dans la formation du cortex cérébral



Des chercheurs de l'Institut de recherche interdisciplinaire de Grenoble (Irig) dans une étude, publiée dans la revue Molecular Neurobiology en avril 2019, ont observé le nombre d’atomes de ce métal contenus dans le corps cellulaire d’une cellule nerveuse de souris : environ 200 millions.

Le zinc est un élément métallique vital pour toutes les cellules du monde eucaryote – regroupant tous les organismes, unicellulaires ou multicellulaires caractérisés par la présence d'un noyau distinct entouré d'une enveloppe nucléaire et contenant leur matériel génétique sous forme de chromosomes linéaires –, notamment pour les cellules du cerveau. Le cortex cérébral chez la souris se met en place lors de l’embryogenèse entre les 11e et 17e jours de gestation.

Les chercheurs avaient pour objectif de mieux comprendre comment les cellules générées lors de la formation du cortex acquièrent et stockent le zinc dont elles ont besoin pour assurer leurs fonctions biologiques. Pour cela, ils ont réalisé une analyse transcriptomique à haut débit pour décrire l’expression de gènes impliqués dans le transport et le stockage du zinc. Ils ont également étudié la taille des réservoirs intracellulaires du zinc dans des neurones corticaux en culture par microscopie de fluorescence. Il a été possible de déterminer le nombre d’atomes de zinc contenus dans le corps cellulaire d’une cellule nerveuse : environ 200 millions.

Sur l’image “neurones corticaux” des souris obtenues par fluorescence X montrant la distribution intracellulaire du potassium et du zinc. Le schéma de droite récapitule les principales étapes observées lors de la corticogenèse chez la souris : il y a un appauvrissement progressif dans le cortex cérébral entre les 11e et 17e jours de gestation.

L’ensemble de ce travail a permis de mieux appréhender la quantité et la distribution du zinc au niveau cellulaire et de l’organe entier ainsi que les acteurs moléculaires participant à son homéostasie. Les données obtenues vont permettre une analyse de l’ensemble du métallo-transcriptome de la souris au cours de la formation du cortex.


Le rôle émergent du zinc dans la dépression et la psychose


Des chercheurs de la Faculté de Médicine de l’Université de New York dans une étude, publiée dans National Library of Medicine (NIH) en juin 2017, constatent que la participation du zinc est essentielle pour tous les systèmes physiologiques, y compris le fonctionnement neuronal, où il participe à une myriade de processus cellulaires.

Les découvertes cliniques, moléculaires et génétiques convergents éclairent les rôles clés de l'homéostasie du zinc en association avec la dépression clinique et la psychose qui ne sont pas encore bien appréciées à l'interface clinique.


La capacité d'action en tant que neuromodulateur de zinc. Avec la diminution du zinc disponible, l'augmentation de l'activité des récepteurs métabotropiques du glutamate et l'augmentation des réserves neuronales de calcium sont libérées, ce qui conduit à des altérations de la neurotransmission glutamatergique. Parallèlement, la diminution du zinc disponible nuit à sa capacité à agir directement sur le récepteur du glutamate de type NMDA et entraîne une suractivation.

Une carence intracellulaire peut résulter de faibles taux de zinc circulants en raison de l'insuffisance alimentaire ou d'une altération de l'absorption due au vieillissement ou à des problèmes médicaux, y compris l'alcoolisme. Une série de médicaments couramment administrés aux patients psychiatriques, y compris les anticonvulsivants, les médicaments oraux pour le diabète, les hormones, les antiacides, les anti-inflammatoires et d'autres ont également un impact sur l'absorption du zinc.

En outre, les variantes génétiques inefficaces dans les molécules de transport de zinc qui transportent l'ions à travers les membranes cellulaires entravent son action même lorsque les concentrations de zinc circulantes sont dans la normale.


Des études cliniques ont montré des effets bénéfiques de la supplémentation en zinc dans la dépression et il est important de poursuivre la recherche en utilisant le zinc comme option thérapeutique potentielle pour la psychose également. Cet étude passe en revue la biochimie et les preuves de banc de la base sur les mécanismes moléculaires putatifs du zinc en tant que traitement psychiatrique.

Comme les recherches actuelles soutiennent des rôles plausibles pour le zinc dans la réduction des symptômes dépressifs et psychotiques, la supplémentation en zinc peut réduire la quantité de médicaments psychotropes nécessaires, conduisant à une adhérence accrue, à des coûts plus faibles et à des résultats plus favorables. En raison de l'hétérogénéité des maladies mentales, l'étude plus approfondie de certains sous-ensembles qui bénéficieraient le plus de la supplémentation en zinc doit être plus clairement affinée. Il est clair que davantage de recherches sont nécessaires pour élucider l'impact du zinc sur les conditions neuropsychiatriques.


Un lien entre taux faible de zinc et dépression


Des chercheurs de l'Université de Toronto dans une étude, publiée dans la revue Biological Psychiatry en janvier 2014, déclarent que les personnes qui souffrent de dépression ont, en moyenne, des concentrations sanguines de zinc plus faibles que celles qui ne sont pas dépressives.

Des études chez des animaux montrent que la carence en zinc peut induire un comportement dépressif qui peut être inversé par une supplémentation en zinc. D’autre part, des essais cliniques préliminaires ont suggéré qu’un déficit en zinc pouvait entrainer un comportement dépressif et que l'ajout de zinc au traitement par antidépresseur pouvait amener une amélioration plus rapide ou plus efficace des symptômes de dépression.

Plusieurs études (mais pas toutes) qui ont mesuré les concentrations sanguines de zinc chez les personnes dépressives ou non ont suggéré que la dépression peut être associée à des concentrations plus faibles dans divers échantillons de population.

Afin de vérifier si les données cliniques disponibles supportent cette hypothèse, les chercheurs ont réalisé une méta-analyse portant sur 17 études impliquant un total de 1643 personnes en dépression et 804 personnes sans dépression. L'âge moyen était de 37 ans.

Les concentrations de zinc étaient, en moyenne, plus faibles de 1,85 micromoles par litre chez les personnes déprimées que chez les participants des groupes témoins. Plus la dépression était sévère, plus les différences de niveaux de zinc étaient élevées par rapport aux groupes témoins.

Un lien de causalité entre le niveau de zinc et la dépression est biologiquement plausible, soulignent les auteurs. Même si ce type d'études observationnelles ne peut déterminer le sens de la causalité. Le zinc possède des propriétés antioxydantes, aide à maintenir l'homéostasie endocrine et la fonction immunitaire, et joue de multiples rôles dans la régulation des circuits cérébraux et la fonction cognitive.

Les changements dans l'équilibre du zinc pourraient ainsi compromettre la neuroplasticité et contribuer au déclin neuropsychologique et psychiatrique à long terme.

Le zinc est très important pour la fonction immunitaire. De faibles niveaux sanguins ont aussi été associés à des anomalies du métabolisme des acides gras et aux taux sanguins lipidiques – cholestérol, triglycérides –, ce qui pourrait affecter le fonctionnement du cerveau et les vaisseaux. De faibles niveaux de zinc ont également été associés aux maladies cardiovasculaires, une comorbidité fréquente de la dépression majeure.

Selon les chercheurs en dépit de limites inhérentes aux méta-analyses – hétérogénéité, taille des groupes – cette étude confirme le lien entre dépression et déficit en zinc. Les relations physiopathologiques entre le niveau de zinc et la dépression, l’intérêt potentiel du zinc et des marqueurs de la dépression sévère et les avantages potentiels d'une supplémentation en zinc chez les personnes déprimées, méritent des études plus approfondies.


Le zinc fait partie intégrante des canaux de communication du cerveau


Des chercheurs du Salk Institute for Biological Studies à La Jolla, en Californie, montrent dans une étude, publiée dans Structural Biology of Nature en janvier 1999, que le zinc fait partie intégrante des canaux ioniques, des structures qui régulent la communication entre les cellules nerveuses. Ils expliquent pourquoi la carence en zinc a été liée à des troubles cognitifs.

Les canaux ioniques sont d'importants "gardiens" qui régulent la façon dont les ions tels que le calcium et le potassium entrent et sortent des cellules. Leur flux est nécessaire à d'importants processus neuronaux. Le calcium circule dans les cellules cérébrales et aide à initier les changements qui accompagnent l'apprentissage. Des anomalies des canaux potassiques ont été trouvées chez certains épileptiques et chez des personnes présentant à la fois une résistance à l'insuline et des troubles de la mobilité.

Les chercheurs ont utilisé la cristallographie aux rayons X pour résoudre les structures de quatre canaux potassiques de la limace de mer Aplysia. Les canaux, appelés Shaw, Shab, Shal et Shaker, représentent les quatre classes de canaux potassiques trouvés dans tous les organismes supérieurs, y compris les humains. À l'exception de Shaker, tous les canaux contenaient quatre atomes de zinc dans des positions analogues.

Les neuroscientifiques savent depuis des décennies que les colorants qui se lient au zinc tachent les cellules cérébrales selon des schémas uniques, indiquant que le zinc devrait jouer un rôle dans la fonction cérébrale et des études ont montré que le zinc peut améliorer l'apprentissage chez les enfants sous-alimentés. La nature de l'organisation du zinc dans le cerveau, cependant, n'était pas claire.



Les chercheurs savent maintenant que le zinc est intégré dans des structures absolument essentielles à l'activité des cellules nerveuses. De plus, les acides aminés qui bercent les atomes de zinc sont complètement conservés parmi les trois classes de canaux, ce qui indique qu'au cours de l'évolution, il y a eu une pression sélective pour maintenir ce zinc en place.

Les quatre types de canaux potassiques Aplysia étudiés ont des analogues dans le système nerveux humain, de sorte que les chercheurs pensent que leurs études sur le rôle du zinc dans la fonction des canaux Aplysia sont directement pertinentes pour comprendre sa fonction dans le cerveau humain.

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Comment une carence en zinc perturbe le sommeil ?


La période de sommeil fait référence à l’intervalle entre deux périodes de réveil lorsque notre état de conscience est le moins actif. Cest une forme de repos extrême, lors duquel tout notre corps est en état de veille : les muscles, le cerveau et donc la vigilance, et même les sens sont partiellement endormis.

Le rôle du sommeil permet surtout de recharger les batteries de notre organisme, physique ou mental, afin de lui permettre de recommencer un cycle d’activité chaque jour. En réduisant le rythme du métabolisme, il conserve l’énergie pour vivre, tout simplement.

Comment fonctionne le sommeil ?

Un sommeil de qualité subit une succession de cycles de deux heures environ :

* Le sommeil lent ou non-paradoxal est constitué de deux stades de sommeil léger, où l’on est encore sensible au réveil et pendant lequel l’activité cérébrale diminue progressivement, et de deux stades de sommeil profonds, lors desquels notre métabolisme est totalement au repos ;

* Le sommeil paradoxal correspond à la période de rêves, lorsque l’activité cérébrale et oculaire s’accélère.

Durant ces phases de sommeil, la température du corps chute et ralentit notre système digestif, ainsi que les neurotransmetteurs responsables de notre influx nerveux.

Sans un sommeil réparateur, nous affaiblissons nos défenses immunitaires. Heureusement pour nous, nous pouvons agir grâce à plusieurs nutriments, comme le zinc.

Zinc et sommeil

Magnésium, fer et vitamines, mais aussi le zinc sont des nutriments qui contribuent à réguler le métabolisme. Comme c’est pendant le sommeil que le cerveau se régénère, c'est à ce moment-là que le zinc est davantage sollicité. Par conséquent, manquer de zinc peut avoir des répercussions sur la qualité du sommeil.

De même que le magnésium, le zinc contribue, d'une certaine manière, à la transformation de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Or, cette hormone est surtout synthétisée la nuit, ce qui en fait le centre de régulation des rythmes chronobiologiques. Elle est sécrétée directement dans le cerveau, par la glande pinéale, lorsqu’il n’y a plus de lumière. Cest ainsi que la mélatonine déclenche l’endormissement. Dès lors, elle est souvent utilisée pour traiter les difficultés lors du sommeil.


Les bienfaits du zinc sur la santé


Le zinc et la santé immunitaire

L’une des vertus les plus reconnues du zinc est son impact positif sur le système immunitaire. Le zinc est un élément clé pour le développement et le fonctionnement des cellules immunitaires. Il stimule la production d’anticorps et de lymphocytes T, les gardiens de notre système immunitaire, renforçant ainsi notre capacité à lutter contre les infections.

Le zinc et la croissance et le développement de l’enfant

Le zinc est particulièrement crucial pour la croissance et le développement, en particulier chez les enfants et les adolescents. Il joue un rôle essentiel dans la synthèse de l’ADN, de l’ARN et des protéines. Ces processus sont vitaux pour la croissance cellulaire et la formation de nouveaux tissus. Une carence en zinc pendant la croissance peut entraîner un retard de croissance, des problèmes de développement sexuel et des retards cognitifs. C’est pourquoi il est important de s’assurer que les enfants reçoivent suffisamment de zinc dans leur alimentation.


Le zinc et santé mentale

Le zinc est également lié à la santé mentale. Des études ont suggéré que le zinc peut avoir un impact sur la régulation de l’humeur et la prévention de la dépression. La recherche montre que les personnes souffrant de dépression ont souvent des niveaux de zinc plus bas que la moyenne. En incluant des aliments riches en zinc dans votre alimentation ou en prenant des suppléments sous surveillance médicale, vous pourriez conserver ou améliorer votre équilibre psychologique.

Le zinc et la santé des yeux

Le zinc est également bénéfique pour la santé des yeux. Il est concentré dans la rétine, la partie de l’œil responsable de la perception de la lumière et de la formation des images. Le zinc joue un rôle essentiel dans la prévention de maladies telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), qui est l’une des principales causes de cécité chez les personnes âgées. Des études ont montré que des apports adéquats en zinc peuvent réduire le risque de DMLA et d’autres problèmes ophtalmiques liés à l’âge. De plus, le zinc favorise une vision nocturne optimale en améliorant la production de mélanine dans les cellules de la rétine.

Le zinc et la santé de la peau

La santé de la peau est également influencée par le zinc. Ce minéral joue un rôle crucial dans la régulation de la production de sébum, l’huile naturelle de la peau. Une production excessive de sébum peut entraîner des problèmes de peau tel que l’acné. Car, le zinc a des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes qui contribuent à réduire l’inflammation cutanée et à prévenir l’apparition de boutons.

Il joue un rôle dans le processus de division cellulaire. Étant donné que notre corps se régénère en partie en dormant, le zinc est davantage impliqué dans la fabrication de nouvelles cellules pendant la phase de sommeil.

Le zinc et la santé cardiovasculaire

On ne le sait que très peu, mais le zinc joue également un rôle dans le domaine essentiel de la santé cardiovasculaire. En premier lieu, le zinc aide à maintenir un équilibre sain entre le bon cholestérol (HDL) et le mauvais cholestérol (LDL) dans le sang, ce qui réduit le risque de maladies cardiaques. Une méta-analyse a montré qu’une supplémentation en zinc réduit considérablement le cholestérol total, le cholestérol LDL et les triglycérides. De plus, le zinc contribue à la santé des vaisseaux sanguins en particulier l’inflammation et l’accumulation de plaques dans les artères. Cela peut aider à prévenir l’hypertension artérielle et à réduire le risque de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

Le zinc et la santé des os

Les os sont le pilier, l’armature, de notre corps. Le zinc joue un rôle crucial dans le maintien de leur santé. 20% du zinc que contient notre corps est situé dans nos os. Le zinc y stimule la minéralisation osseuse en favorisant le dépôt de calcium dans les os.

Chez les malades rhumatisants, il a été observé une baisse significative des taux osseux et sanguins de zinc, et il y a une corrélation entre cette diminution du taux de zinc et la densité osseuse. Une carence en zinc peut entraîner une diminution de la densité osseuse, ce qui augmente le risque de fractures et d’ostéoporose.

Cependant, il est important de noter que le zinc doit être associé à d’autres nutriments essentiels tels que le calcium, la vitamine D et le magnésium pour garantir des os forts et en bonne santé.


Les causes d’un manque de zinc


Si les carences graves sont rares, il est à noter que les carences en zinc bégnines sont courantes : elles touchent jusqu’au tiers de la population mondiale. Souvent, celles-ci résultent d’une alimentation déséquilibrée. Les régimes alimentaires qui prônent l’éviction totale des viandes et des produits laitiers s’ils sont mal conduits, induisent de légères carences en zinc dans les pays occidentaux. Tout comme la surconsommation de céréales. En effet ces dernières contiennent des sels de l’acide phytique (phytates) qui diminuent l’absorption alimentaire du zinc. Les phytates sont naturellement présents dans les légumes secs, les graines, les oléagineux et, bien sûr, les céréales. Ils sont situés dans les enveloppes des graines et aident à leur germination. Les graines germées sont donc dépourvues de phytate. Et un régime végétalien bien mené ne semble pas conduire à des carences en zinc.

Le tabac, la consommation excessive d’alcool et les aliments hautement transformés peuvent également contribuer à une carence en zinc.

Les personnes âgées ont du mal à assimiler le zinc et sont plus sujettes aux déficits en zinc que le reste de la population.

Enfin, certains médicaments – cortisone et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine – et certaines maladies telles que le diabète ou des maladies intestinales chroniques – maladie de Crohn – limitent l’assimilation du zinc alimentaire.

L'apport en zinc se fait par l'alimentation, et l'organisme à besoin de renouveler sans cesse son stock pour répondre à tous ses besoins.

Certaines personnes sont plus susceptibles de développer une déficience en zinc, à cause d'un apport alimentaire plus faible, comme les végétariens stricts et les végétaliens, par exemple.

La meilleure solution est de commencer par rééquilibrer son alimentation. La prise de compléments alimentaires riches en zinc et hautement assimilables par l'organisme va aider le corps à refaire le plein de cet oligo-élément, afin de diminuer les signes avant-coureurs d'une déficience en zinc au plus vite.

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Le zinc, oligo élément du bien-vieillir



Une population de seniors en manque chronique de zinc

Seulement 17 à 20% du zinc alimentaire est absorbé au niveau intestinal par le senior, contre 30% pour le sujet plus jeune ; 44% des personnes de plus de 65 ans, recevant moins de 50% des apports recommandés en zinc, présentent des déficiences en cet élément.

Autre cause de déficience chez le senior : la prise au long cours de certains médicaments qui peuvent interférer avec l’absorption du zinc, notamment les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) prescrits en cas d’ulcère gastrique ou de reflux gastro-œsophagien.

Acteur indispensable au fonctionnement de plus de 300 enzymes, le zinc intervient dans la plupart des métabolismes : protéines, sucres, graisses, équilibre acido-basique… Ses rôles physiologiques sont multiples. Le zinc est un oligo élément pivot, dont la déficience et a fortiori la carence auront des conséquences sur de nombreuses fonctions.

Les conséquences du déficit chez le senior et sa supplémentation


Dans l’appareil digestif

Le déficit en zinc a un impact sur l’intégrité de la barrière intestinale, en modifiant les liaisons entre les cellules, favorisant les problèmes gastro-intestinaux. Une supplémentation en cet élément a alors un effet protecteur.

Au niveau de l’immunité

Avec l’âge, le zinc décline progressivement – on parle d’immunosénescence – ; changement en partie lié au déficit de zinc. Des études montrent qu’en supplémentant en zinc des personnes âgées, on peut diminuer l’incidence des infections de près de 66%.

Le stress oxydatif et ses conséquences

Le zinc a une action antioxydante puissante. Sa déficience conduit à une plus grande susceptibilité aux dommages oxydatifs des membranes cellulaires et tissus ; c’est un composant significatif des pathologies liées à l’âge, en particulier cardiovasculaires. Ainsi en supplémentant des sujets âgés pendant plusieurs mois, des chercheurs confirment la diminution du stress oxydatif, notamment dans les vaisseaux et l’effet athéroprotecteur du zinc.

La dégénérescence maculaire ou DMLA affecte près de 25% des personnes de plus de 65 ans. Cette affection est corrélée aussi au stress oxydatif au niveau de la rétine.

Le métabolisme osseux

Le zinc est un cofacteur essentiel d’enzymes impliquées dans la synthèse de différents composants osseux et dans la minéralisation ; il a aussi un rôle structural dans la matrice osseuse. On trouve d’ailleurs un déficit en zinc chez les personnes présentant une ostéoporose.

Les fonctions psychologiques, le goût et l’appétit

Présent à la fois dans l’hippocampe – siège de la mémoire –, l’amygdale – dédiée aux émotions –, et au niveau de certains neurones, le zinc est un élément très important pour le fonctionnement cérébral. Chez les sujets âgés, on note des corrélations entre des concentrations sériques abaissées et les troubles de l’humeur voire la dépression.

Le déficit en zinc entraîne aussi une perte de goût, qui peut conduire à une perte d’appétit et à une diminution des prises alimentaires chez le sujet âgé. Un cercle vicieux s’installe : les apports en zinc sont de moins en moins importants. La supplémentation en zinc stimule l’appétit et améliore la perte de goût permettant de palier ces effets compromettants pour la santé.

La peau et la cicatrisation des blessures

La peau contient 6% du zinc total de l’organisme, indispensable à la synthèse du collagène, constituant de tous les tissus conjonctifs, et au processus de cicatrisation, plus long avec l’âge. Peu d’études ont été réalisées pour montrer le lien entre une supplémentation orale en zinc et une cicatrisation accélérée chez le sujet âgé.

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Les sources Alimentaires de Zinc


Le taux de zinc est plus élevé dans les produits d’origine animale comme le fromage, le lait, les viandes, poissons et œufs, mais il y a également des sources végétales de zinc : légumes frais et légumes secs, fruits oléagineux et céréales complètes.

Les fruits de mer : les huîtres, les crabes et les moules sont parmi les meilleures sources de zinc.

La viande rouge (bœuf) et les abats : foie (de veau, porc ou bœuf) sont riches en zinc.

Les noix et les graines : les graines de citrouille, les graines de sésame et les noix de cajou sont de bonnes sources végétales de zinc.

Les légumineuses comme les lentilles, pois chiches

Les fromages à pâte dure et à pâte molle (Gouda, Edam) et les œufs sont aussi de bonnes sources de zinc assimilable.

Le chocolat noir renferme 35% des valeurs nutritionnelles de référence recommandées.

Bien qu’il se trouve naturellement dans notre alimentation, des compléments alimentaires de zinc existent sous forme de comprimés, pour apporter le taux nécessaire au corps. Comme il est surtout présent en tant que trace, la quantité dans l’organisme étant de l’ordre de 3 grammes environ, la supplémentation en zinc est populaire et souvent recommandée aux végétariens et aux sportifs, friands de ZMB (Zinc, Magnésium et vitamine B6).


Les signes d’un manque de zinc

Une carence légère en zinc peut ne pas présenter de symptômes évidents ou peut entraîner des symptômes subtils qui ne sont pas toujours facilement attribuables à cette carence. Des niveaux adéquats de zinc dans le corps peuvent réduire la durée et la gravité des rhumes, de la grippe et d’autres infections virales courantes. Cependant, voici quelques signes qui peuvent indiquer une carence légère en zinc :

Vous vous sentez fatigué

La fatigue est un premier indice assez commun. Elle n'est pas spécifique au déficit en zinc, mais elle est tout de même à prendre en compte. C'est l'ensemble des signes énoncés qui sont évocateurs d'une déficience en zinc. En effet, les personnes concernées ressentent une grande fatigue. Leur activité cérébrale est ralentie, avec parfois des problèmes de trous de mémoire.

Votre immunité est en berne

Vous avez une petite santé ? Vous prenez vite froid ? Un déficit en zinc rend l'organisme plus sensible. Une déficience en micronutriments diminue les réponses immunitaires innées, elles ne sont alors plus adéquates. Cela vous fragilise. Le zinc agit comme un antioxydant : il contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif.

Vous avez perdu l'appétit

La perte d'appétit est un des indices révélateurs d'un déficit en zinc qui n'a pas encore trouvé de réelle explication. Plusieurs hypothèses sont avancées pour l'expliquer. Une de ces hypothèses est que cette déficience augmente la masse d'aliments non digérés dans l'intestin, ce qui serait responsable de cette perte d'appétit. S'en suit un cercle vicieux : moins on mange, plus la déficience en zinc augmente, plus l'appétit diminue, etc. De plus, le zinc est un coenzyme indispensable pour fabriquer des protéines. En effet, il contribue à une synthèse protéique normale. La gustine est la protéine des papilles gustative et également dépend du zinc.

Vous perdez vos cheveux, vos ongles sont cassants, ou votre peau pèle

Le zinc est un oligo-élément qui contribue au maintien d'une ossature, d'une peau, des ongles et des cheveux normaux. Les cheveux et les ongles ont en commun leur composition, dont une protéine que l'on nomme kératine. Or, le zinc est présent en forte concentration dans l'épiderme, car il est utile à la différenciation des kératinocytes. Le déficit en zinc rend les cheveux fins, cassants, et c'est une des causes de perte de cheveux. De même, une déficience en cet oligo élément va rendre les ongles cassants ou striés. On peut également observer l'apparition de taches blanches sur les ongles. Au niveau de la peau, et plus précisément de l'épiderme, une importante desquamation peut apparaître : la peau pèle. La qualité de la peau est affectée, avec parfois de l'acné.

Vous n'avez pas le moral et votre humeur vous joue des tours

Les personnes avec un déficit en zinc sont plus susceptibles d'avoir une baisse de moral, des sautes d'humeur, etc. On ne sait pas encore dans quelle mesure une telle déficience aurait un impact sur l'humeur et le moral. Les dernières hypothèses sont en lien avec l'activité antioxydante du zinc. Ce minéral jouerait un rôle dans les fonctions affectives et cognitives. Le zinc contribue à une fonction cognitive normale. Il agit sur les circuits du glutamate, un neurotransmetteur impliqué dans les circuits de la récompense du cerveau.

Vous éprouvez des difficultés à concevoir

Le zinc intervient dans de nombreux processus biologiques et occupe une place centrale dans le bon fonctionnement de l’organisme. Il joue notamment un rôle dans la fertilité des couples. Le zinc est un oligo-élément qui contribue :

* à une fertilité et à une reproduction normales ;

* au maintien d’un taux normal de testostérone dans le sang.

Vous cicatrisez mal

Lorsque vous vous blessez, vos blessures mettent plus de temps à cicatriser. Un déficit en zinc fragilise le processus de cicatrisation. En effet, le zinc joue un rôle dans les processus de division cellulaire et contribue à une synthèse protéique normale. Et c’est grâce à la division cellulaire que nos tissus (peau, muqueuses…) se développent, se renouvellent, mais aussi se réparent et cicatrisent mieux.


Les besoins quotidiens en zinc



L’organisme contient de deux à quatre grammes de zinc, dont la majorité se situe dans les os, la peau et les cheveux. Toutefois, le corps ne peut pas produire lui-même du zinc, il doit être ingéré avec les aliments.

La dose quotidienne de zinc recommandée est de 11 mg pour les hommes et les femmes enceintes, et de 8 mg pour les femmes, y compris celui contenu dans les aliments. Une personne en bonne santé et qui mange équilibré n’a normalement aucun problème à couvrir ses besoins en zinc grâce à son alimentation. Les aliments contenant de la caféine diminuent l’absorption du zinc par l’intestin. Alors que la vitamine C augmente l’absorption du zinc.

Les supplémentations de 15 mg/jour pour un adulte et de 7,5 mg par jour pour les enfants au-dessus de 10 ans sont sans risque. La dose quotidienne maximale à ne pas dépasser est de 40 mg pour un adulte.

Le zinc est proposé pour améliorer les défenses naturelles, augmenter la fertilité, prévenir la dégénérescence de la rétine liée à l’âge (DMLA), ainsi que pour traiter l’acné et le rhume. Il s’avère que le zinc est encore plus efficace en association avec les probiotiques, lesquels, en renforçant le système immunitaire, contribuent à préserver la santé.

Les Précautions à prendre lors de la supplémentation en zinc

Paradoxalement, prendre des compléments de zinc sur une longue période (au-delà de 3 mois continus) expose à une baisse de l’immunité et à une carence en cuivre. Les effets indésirables peuvent être : des maux de tête, un goût métallique dans la bouche, ou des douleurs intestinales.

Les compléments de zinc doivent être ingérés au moins deux heures avant ou après les compléments alimentaires contenant du fer, les antibiotiques de la famille des cyclines et des quinolones, les traitements contre l’ostéoporose (calcium), et les médicaments destinés à neutraliser l’acidité de l’estomac.


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