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mercredi 28 janvier 2026

Maintenir une Bonne Santé Cognitive à Tout Âge




Pour maintenir une bonne santé cognitive à tout âge, il est essentiel d'adopter un mode de vie actif combinant activité physique régulière, stimulation intellectuelle par des activités variées et interactions sociales.

De plus, une alimentation équilibrée et un sommeil suffisant sont cruciaux pour soutenir les fonctions cérébrales et ralentir le déclin cognitif.

Vieillir tout en restant mentalement alerte, est-ce un objectif atteignable ou une utopie ? À la lumière des avancées scientifiques récentes c’est tout à fait possible, à condition de cultiver des habitudes bénéfiques pour le fonctionnement cérébral tout au long de la vie.


L’importance de la réserve cognitive


Parmi les stratégies les plus efficaces identifiées par la recherche, le développement et le maintien d’une bonne réserve cognitive se démarquent.

La réserve cognitive désigne la capacité du cerveau à résister aux effets du vieillissement ou des maladies neuro-dégénératives, sans qu’ils ne se traduisent par un déclin fonctionnel marqué. Ce concept est désormais central dans les approches de prévention du déclin cognitif.

Dans son rapport mis à jour en 2024, la commission permanente de la revue scientifique The Lancet sur la prévention, l’intervention et les soins liés à la démence a mis en évidence qu’environ 45 % des cas de démence pourraient être évités ou retardés en agissant sur 14 facteurs de risque modifiables.

Ces facteurs incluent notamment l’inactivité physique, la dépression et l’isolement social. Mais l’un des facteurs les plus précoces et les plus significatifs est le faible niveau d’éducation.

L’éducation a longtemps été considérée comme le principal indicateur de la réserve cognitive. Elle reflète une exposition prolongée à des activités intellectuellement stimulantes qui favorisent le développement de réseaux cérébraux efficaces.

Toutefois, cette vision s’avère aujourd’hui partielle. La réserve cognitive n’est pas figée à l’enfance ni à l’âge adulte : elle peut se construire, se maintenir et même s’amplifier tout au long de la vie grâce à des expériences variées comme l’apprentissage, les interactions sociales riches et les loisirs cognitivement stimulants. On peut par exemple penser à la pratique d’un instrument de musique, la réalisation de jeux de société complexes comme les échecs, ou encore la participation à des activités bénévoles qui nécessitent des notions de planification et de résolution de problèmes.

Comprendre la réserve cognitive

La littérature scientifique propose plusieurs modèles complémentaires pour comprendre les mécanismes de la réserve cognitive.

Modèle de la réserve cérébrale. Certains mettent l’accent sur la structure même du cerveau, en suggérant que des caractéristiques, comme le nombre de neurones, influencent la capacité de tolérance aux lésions cérébrales. Certaines personnes disposent dès la naissance d’un plus grand nombre de neurones, ce qui leur permettrait de mieux faire face au vieillissement.

Modèle du maintien cérébral. D’autres avancent que des modes de vie actifs peuvent ralentir les effets du vieillissement cérébral en renforçant la résistance biologique, c’est-à-dire la capacité du cerveau à rester intact et fonctionnel en vieillissant, en montrant peu de signes visibles de détérioration malgré l’âge.

Modèle de la réserve cognitive. Un troisième ensemble de modèles insiste sur la souplesse fonctionnelle du cerveau, qui lui permet de mobiliser différemment ses ressources ou de recruter des réseaux neuronaux alternatifs pour compenser les pertes liées à l’âge.

Chaque modèle repose sur une idée spécifique, mais ils sont complémentaires et soutenus par des données empiriques.

Le modèle de la réserve cognitive reste le plus étudié, notamment en raison de son lien avec des facteurs modifiables comme le niveau d’éducation ou la pratique régulière d’activités cognitivement stimulantes.

La réserve cognitive est dynamique

Cette clarification aide à harmoniser les recherches et à orienter efficacement les stratégies de prévention. Elle rappelle surtout que la réserve cognitive, loin d’être une entité figée, évolue en interaction avec l’expérience et les apprentissages et peut donc être renforcée tout au long de la vie.

Des travaux récents appuient cette vision dynamique. Une équipe de chercheurs québécois a montré que l’apprentissage structuré de stratégies de mémoire, telles que la méthode des lieux – associer chaque information à un lieu familier – ou la visualisation mentale – transformer l’information en images pour mieux la retenir –, pouvait induire des modifications significatives de l’activité cérébrale.

D’autres recherches ont également souligné le rôle de l’éducation dans la structure et le fonctionnement cérébral. Une étude a mis en évidence une association entre le nombre d’années de scolarité, le volume de matière grise et l’activation cérébrale en contexte de mémoire. Une autre étude a montré une plus grande flexibilité d’activation selon la complexité des tâches chez les individus plus éduqués.

L’ensemble de ces travaux confirme que la réserve cognitive peut se développer avec l’expérience et être modulée par l’entraînement cognitif à tout âge.

Stimuler son cerveau tout en s’amusant

L’étude “Engage” du Consortium canadien en neuro-dégénérescence associée au vieillissement vise à étudier les effets comportementaux et neurophysiologiques de la pratique de loisirs cognitivement stimulants chez les personnes âgées.

Cette intervention hybride associe des entraînements cognitifs formels – stratégies de mémorisation, attention – à des loisirs structurés tels que l’apprentissage de la musique, d’une langue seconde ou des jeux vidéo.

Elle offre un modèle écologique, c’est-à-dire une approche qui se rapproche des conditions réelles de la vie quotidienne, plaisant et motivant, propice à un engagement soutenu.

En démontrant que ces interventions naturelles produisent des effets comparables à ceux des programmes classiques d’entraînement cognitif qui consistent souvent en des exercices répétitifs faits sur ordinateur ou sur papier, pour travailler des fonctions comme la mémoire ou la concentration, Engage pourrait transformer les approches de prévention du déclin cognitif lié à l’âge.

Les effets du vieillissement sur le cerveau et la cognition

Une équipe de recherche en neuropsychologie du vieillissement à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), dans le laboratoire en neuropsychologie du vieillissement – NeuroAge – mène un projet complémentaire sur les effets du vieillissement sur le cerveau et la cognition.

Les chercheurs explorent les effets de l’apprentissage de l’anglais comme langue seconde sur la cognition et l’activité cérébrale chez les personnes âgées.

Grâce à un protocole intégrant cours, tutorat et mesures cognitives et en électroencéphalographie, ce projet vise à documenter les bénéfices cognitifs et neuronaux d’un apprentissage significatif, motivant et accessible.

Les résultats préliminaires sont prometteurs et soutiennent l’idée que l’engagement intellectuel, même tardif, peut générer des bénéfices mesurables.

Maintenir une bonne santé cognitive à tout âge passe par une combinaison d’interventions accessibles, motivantes et stimulantes.

La réserve cognitive, loin d’être figée, se construit tout au long de la vie. Les avancées de la recherche nous offrent aujourd’hui des outils concrets pour vieillir en santé et notamment, en bonne santé cognitive.

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Prévention, intervention et prise en charge de la démence : Rapport 2024 de la Commission permanente du The Lancet



Des chercheurs de l’University College London, University of Exeter, University of Oslo, National Institute of Mental Health and Neurosciences, (Bangalore, India) ont participé à la mise à jour du rapport 2024 de la Commission permanente de la revue scientifique The Lancet, publié en août 2024, sur la démence.

Ce rapport apporte de nouvelles données encourageantes concernant la prévention, l'intervention et la prise en charge de la démence. Avec l'allongement de l'espérance de vie, le nombre de personnes atteintes de démence continue d'augmenter, même si l'incidence par tranche d'âge diminue dans les pays à revenu élevé, soulignant ainsi la nécessité d'identifier et de mettre en œuvre des stratégies de prévention.

Les chercheurs ont synthétisé les nouvelles recherches menées depuis le rapport 2020 de la Commission Lancet sur la démence, en privilégiant les revues systématiques et les méta-analyses et en croisant les résultats de différentes études. Ces synthèses montrent comment les réserves cognitives et physiques évoluent tout au long de la vie et comment la réduction des lésions vasculaires – par exemple, en diminuant le tabagisme et en traitant l'hypertension artérielle – a probablement contribué à la diminution de l'incidence de la démence liée à l'âge.

Les preuves s'accumulent et sont aujourd'hui plus solides qu'auparavant : la prise en charge des nombreux facteurs de risque de démence modélisés précédemment réduisent le risque de développer une démence.

Facteurs de risque modifiables

* un faible niveau d'instruction
* une perte auditive
* l'hypertension
* le tabagisme
* l'obésité
* la dépression
* la sédentarité
* le diabète
une consommation excessive d'alcool – soit plus de 21 unités britanniques, équivalent à plus de 12 unités américaines
* un traumatisme crânien
* la pollution atmosphérique
* l'isolement social.

Dans ce rapport, les chercheurs ajoutent de nouvelles preuves convaincantes que la perte de vision non traitée et un taux élevé de cholestérol LDL constituent des facteurs de risque de démence.


Livre blanc : Définition et étude de la réserve cognitive, de la réserve cérébrale et du maintien du cerveau



Une équipe de chercheurs de Columbia University (New York), Mayo Clinic, (Rochester, MN), Medical School (New Brunswick, NJ,USA), Universitat de Barcelona, Université de Montréal, Université de Caen-Normandie, University LMU (Munich), Technische Universität Dresden (Germany), ont participé à la rédaction d’un livre blanc, publié par Alzheimer & Dementia en janvier 2020.

Plusieurs concepts, qui, pris ensemble, pourraient expliquer la “résilience” face aux changements liés à l'âge et à la maladie, ont fait l'objet de nombreuses recherches. Il s'agit notamment de la réserve cérébrale, de la réserve cognitive et du maintien des fonctions cérébrales.

Cependant, ces termes ont été utilisés de diverses manières par différents chercheurs, et aucune tentative n'a jamais été faite pour parvenir à un consensus sur leur définition. De plus, la mesure de ces concepts et leur application à la recherche restent sources de confusion.

L'Association Alzheimer, a mis en place ce groupe de travail “Réserve, résilience et facteurs de protection”, afin d'élaborer des définitions consensuelles de la réserve cognitive, de la réserve cérébrale et du maintien des fonctions cérébrales.

Le groupe de travail a également évalué les mesures mises en œuvre pour appliquer ces concepts dans le cadre de la recherche et a élaboré des lignes directrices pour les recherches explorant ou utilisant ces concepts.

Le groupe de travail espère que ce document de référence servira de point de départ aux chercheurs dans ce domaine et facilitera la recherche en fournissant un langage commun.


Vieillissement de la mémoire et maintien du cerveau



Des chercheurs de la Lunds Universitet (Suède) dans une étude, publiée par Elsevier en avril 2012, abordent le concept du maintien cérébral, ou de l'absence relative de pathologies cérébrales, et soutiennent qu'il constitue le principal déterminant d'un vieillissement mnésique réussi.

La mémoire épisodique et la mémoire de travail déclinent avec l'âge. Cependant, des études populationnelles à grande échelle documentent une fonction mnésique bien préservée chez certaines personnes âgées.

La notion influente de “réserve” postule que les différences individuelles dans les caractéristiques cérébrales ou dans la manière dont les individus traitent les tâches permettent à certains de mieux faire face aux pathologies cérébrales et, par conséquent, de conserver leurs performances mnésiques.

Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé les volumes de matière grise mesurés par IRM, à l'échelle du cerveau, chez 262 participants sains âgés de 55 à 80 ans au début de l'étude, afin d'étudier les différentes dimensions de l'atrophie cérébrale et d'explorer leurs liens avec diverses dimensions du changement cognitif.

Ils examinent les preuves du maintien cérébral à différents niveaux : cellulaire, neurochimique, intégrité de la substance grise et blanche, et schémas d'activation systémique.

Ils ont ajusté statistiquement les causes communes de changement cérébral et cognitif afin de révéler une signature potentiellement unique du maintien des fonctions cérébrales, liée à un vieillissement réussi de la mémoire.

De manière cruciale, les modifications du lobe temporal médian (LTM)/hippocampe et de la mémoire épisodique se caractérisaient par une variance résiduelle unique, au-delà des facteurs généraux de changement cérébral et cognitif. Une association significative entre ces deux variables résiduelles a été établie.

Les scientifiques concluent que le maintien des fonctions cérébrales spécifique à l'hippocampe est lié à la préservation spécifique de la mémoire épisodique chez les personnes âgées, conformément à l'idée que le maintien des fonctions cérébrales opère à la fois à des niveaux généraux et spécifiques à certains domaines.

Divers facteurs génétiques et liés au mode de vie favorisent le maintien cérébral au cours du vieillissement, et des interventions pourraient être conçues pour promouvoir le maintien de la structure et de la fonction cérébrales en fin de vie.

Le maintien des fonctions cérébrales est reconnu comme un déterminant majeur du vieillissement mnésique réussi. Cependant, on ignore encore si ce maintien est spécifique aux régions cérébrales impliquées dans la mémoire ou s'il s'inscrit dans un phénomène plus global.

Cette étude est la première à fournir des preuves solides d'une association spécifique entre les modifications de la mémoire à long terme/hippocampe et la mémoire épisodique au cours du vieillissement humain normal.


Les modifications de l'activation induites par l'entraînement cognitif sont cohérentes avec une amélioration de la réserve cognitive chez les personnes âgées présentant un déclin cognitif subjectif



Des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Trois-Rivières dans une étude publiée, dans Neurobiology of Aging en janvier 2023, révèlent qu'un entraînement cognitif peut améliorer la réserve cognitive chez les personnes âgées présentant un déclin cognitif subjectif.

Déclin cognitif subjectif. Ce terme désigne les premiers signes de déclin cognitif, où les personnes ont l'impression d'avoir des pertes de mémoire ou d'autres difficultés cognitives, mais sans qu'il y ait un diagnostic de trouble neurologique.

Des recherches ont montré que combiner l'entraînement physique et cognitif peut améliorer les capacités cognitives chez les personnes âgées, et qu'une activité physique régulière favorise la plasticité cérébrale et réduit le déclin cognitif.

Entraînement physique et cognitif. Certaines études suggèrent que la combinaison de l'activité physique et de l'entraînement cognitif est particulièrement efficace pour améliorer les capacités cognitives chez les les personnes âgées présentant un déclin cognitif léger.

L'étude a analysé les effets d'un programme d'entraînement cognitif sur les changements de l'activation cérébrale chez les personnes âgées présentant un déclin cognitif subjectif.

L'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) a été utilisée pour évaluer l'effet d'un entraînement cognitif sur l'activation cérébrale en fonction de la phase d'apprentissage et du niveau d'études.

Quarante personnes âgées présentant un déclin cognitif subjectif (DCS) ont suivi six séances d'entraînement de la mémoire d'une heure chacune, selon la méthode des loci.

La méthode des loci, ou palais mental, est une technique de mémorisation qui consiste à associer des informations à des lieux familiers dans un parcours mental défini. L'imagerie cérébrale a été mesurée lors de l'encodage et de la récupération d'une liste de mots avant l'entraînement (PRE), après trois séances (POST3) et après six séances (POST6).

Les participants ont présenté une activation accrue du gyrus préfrontal inférieur gauche entre PRE et POST6 lors de l'encodage, ainsi qu'une activation frontostriatale bilatérale réduite entre PRE et POST3 lors de la récupération, indépendamment de leur niveau d'études.

Les modifications d'activation entre les mesures pré-interventionnelles (PRE) et post-interventionnelles (POST3) variaient en fonction du niveau d'éducation dans deux régions du lobe temporal droit : les participants moins instruits présentaient une activation accrue, tandis que ceux ayant un niveau d'éducation plus élevé présentaient une activation réduite. Ces régions étaient initialement moins actives chez les personnes moins instruites.

Une combinaison d’augmentations et de diminutions d’activation, c’est-à-dire de variations dans le niveau d’activité des régions du cerveau, a été observée dans différentes zones cérébrales lors des phases d’apprentissage de l’information à mémoriser et de rappel de cette information. Cette observation reflète que l’utilisation de stratégies de mémoire permet une meilleure souplesse fonctionnelle du cerveau.

L'étude a révélé que des modifications de l'activité cérébrale observées après un entraînement cognitif sont associées à des améliorations de la performance cognitive.

Entraînement cognitif. Il s'agit d'un entraînement qui repose sur le principe que le cerveau, tout comme le corps, peut être amélioré grâce à des exercices ciblés. L'entraînement cognitif contribue à l'amélioration de la réserve cognitive, qui est la capacité du cerveau à compenser les lésions cérébrales et le vieillissement.

Les résultats suggèrent que l'entraînement cognitif peut renforcer la réserve cognitive, qui est la capacité du cerveau à maintenir des performances cognitives malgré des dommages ou une détérioration.

Plasticité cérébrale. L'exercice physique régulier, par exemple, améliore la connectivité entre les neurones et favorise la formation de nouveaux neurones, ce qui est essentiel pour la plasticité cérébrale.

Ces résultats suggèrent un changement de stratégie chez les personnes moins instruites et un développement des compétences chez les personnes plus instruites, ainsi qu'un retour aux différences initiales liées au niveau d'éducation.

Les résultats ont également montré que chez les personnes plus scolarisées, certaines régions s’activent de manière plus ciblée pendant l’apprentissage et le rappel, ce qui laisse penser que leur cerveau utilise des stratégies plus efficaces.


Relations entre le niveau d'études, le volume régional de matière grise et l'activité cérébrale liée à la mémoire de travail chez les personnes âgées en bonne santé



Des chercheurs de l’Université du Québec, l’Université de Montréal et de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal dans une étude, publiée par Brain Imaging and Behavior en avril 2017, examinent que l’éducation est non seulement associée au maintien de la structure cérébrale, mais aussi à la capacité du cerveau à compenser fonctionnellement les changements liés à l’âge.

L'objectif de cette étude était d’examiner les relations entre le niveau d'études, le volume de matière grise régionale et l'activation cérébrale fonctionnelle liée à la mémoire de travail chez les personnes âgées.

L'échantillon final comprenait 32 personnes âgées en bonne santé, ayant un niveau d'études compris entre 8 et 22 ans. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) structurelle a été utilisée pour mesurer le volume régional et l'IRM fonctionnelle pour mesurer l'activation associée à la réalisation d'une tâche N-back (test cognitif utilisé pour évaluer la mémoire de travail, l'attention et la concentration).

Une corrélation positive a été observée entre le niveau d'études et le volume de matière grise corticale dans les gyrus frontaux moyen et médian droits, dans les gyrus cingulaires moyen et postérieur, ainsi que dans le lobule pariétal inférieur droit.

L'interaction entre le niveau d'éducation et l'âge était significative pour le volume de matière grise corticale dans le gyrus frontal moyen gauche et le gyrus cingulaire médian droit. Dans cette région, la perte de volume liée à l'âge était plus importante dans le groupe ayant un faible niveau d'éducation que dans celui ayant un niveau élevé.

L'interaction entre le niveau d'éducation et l'âge était également significative pour l'activité liée à la tâche dans les gyrus frontaux supérieur, moyen et médian gauches, car l'activation augmentait avec l'âge chez les personnes ayant un niveau d'éducation plus élevé.

Aucune corrélation n'a été trouvée entre les régions structurellement liées au niveau d'éducation et celles fonctionnellement liées au niveau d'éducation et à l'âge. Les données suggèrent un effet protecteur du niveau d'éducation sur le volume cortical. De plus, les régions cérébrales impliquées dans le réseau de la mémoire de travail sont davantage activées avec l'âge chez les personnes ayant un niveau d'éducation plus élevé.

Un niveau d'études supérieur est associé à un volume de matière grise plus important dans des régions telles que les cortex frontal, temporal et cingulaire, ainsi qu'à une meilleure réponse cérébrale liée à la mémoire de travail chez les personnes âgées. Cela suggère que l'éducation pourrait avoir un effet protecteur, retardant le déclin cognitif lié à l'âge en préservant la structure cérébrale et en renforçant la capacité du cerveau à compenser les changements liés au vieillissement grâce à une activation accrue de réseaux clés comme celui de la mémoire de travail.

Éducation et structure cérébrale

Volume de matière grise plus important. Un niveau d'études supérieur est associé à des volumes de matière grise plus importants dans certaines régions cérébrales, notamment le gyrus temporal supérieur, l'insula, le cortex cingulaire antérieur et les gyrus frontal et médian.

Effet protecteur contre la perte de volume liée à l'âge. Le déclin du volume de matière grise corticale lié à l'âge est moins marqué chez les personnes ayant un niveau d'études supérieur. Cela signifie que l'éducation peut contribuer à préserver le tissu cérébral au fil du vieillissement.

Éducation et fonctions cérébrales

Activation cérébrale accrue pour la mémoire de travail. Chez les personnes âgées, un niveau d’éducation plus élevé est associé à une activité cérébrale accrue dans les régions impliquées dans la mémoire de travail, comme le cortex préfrontal gauche, lors de tâches telles que la tâche N-back.

Compensation et résilience. Cette activation accrue suggère un mécanisme de compensation par lequel le cerveau utilise davantage de ressources pour maintenir ses performances avec l’âge. Ce recrutement compensatoire semble plus marqué plus tard dans la vie, lorsque le système est soumis à une plus grande pression.

Connectivité fonctionnelle améliorée. L’éducation est également associée à une connectivité fonctionnelle accrue entre les régions cérébrales. Par exemple, un niveau d’éducation plus élevé est lié à une connectivité plus forte entre le cortex cingulaire antérieur et d’autres zones comme l’hippocampe et le lobe frontal inférieur, ce qui est à son tour lié à de meilleures performances cognitives.

Conclusion. L’éducation est non seulement associée au maintien de la structure cérébrale, mais aussi à la capacité du cerveau à compenser fonctionnellement les changements liés à l’âge. On pense que la combinaison d’une structure préservée et d’une activation fonctionnelle accrue sous-tend la réserve cognitive qui protège contre le déclin cognitif lié à l’âge.

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La réserve cognitive



La réserve cognitive est la capacité de notre cerveau à faire face aux différentes agressions qu'il peut subir, comme la perte de capacités cérébrales ou des transformations négatives dans cet organe.

Effectuer des activités qui exercent nos capacités cognitives – comme celles impliquant la lecture ou le calcul – peut nous protéger habituellement du vieillissement et de la démence, en augmentant la plasticité de notre cerveau et en établissant de nouvelles connexions synaptiques lorsque d'autres se détériorent.

L'accumulation d'expérience et la stimulation des capacités mentales tout au long de la vie se reflètent dans la réserve cognitive. C'est comme un capital mental que, plus il est grand, plus il aidera à compenser les effets sur l'efficacité de nos capacités cognitives, à la fois du vieillissement ou des altérations du cerveau, ainsi que de celles causées par la maladie d'Alzheimer.

La réserve cognitive ne sert pas d'antidote pour prévenir les maladies du cerveau ou le vieillissement neuronal, mais c'est un facteur qui contribue à retarder la possible détérioration cognitive, en favorisant un réseau neuronal plus résistant.

Dans certains cas, une réserve cognitive élevée permet au cerveau de fonctionner normalement après une maladie. Cela permet également à ce fonctionnement de rester totalement actif, même en cas de détérioration naturelle due au vieillissement. C'est une capacité très importante, qui mérite d'être cultivée et maintenue.

Facteurs influençant la réserve cognitive

Lorsque vous avez une bonne réserve cognitive, le cerveau peut établir de nouvelles connexions entre neurones pour remplacer ceux qui peuvent être abîmés ou endommagés. Ce processus est beaucoup plus facile pour ceux qui ont déjà effectué certaines de ces activités ou qui présentent l’une de ces caractéristiques.

Niveau culturel supérieur. Par niveau culturel, on entend l'ensemble des études, lectures et activités de type intellectuel accumulées. Un niveau plus élevé protège le cerveau des troubles cognitifs légers, c'est-à-dire de ce qui est produit par l'âge.

Relations sociales. Il est prouvé que ceux qui bénéficient du soutien d'un bon cercle social, avec lequel ils interagissent fréquemment, ont 38% moins de chances de souffrir de démence.



Exercice physique. Il favorise la circulation sanguine dans le cerveau, protège contre le stress oxydatif et les autres facteurs de détérioration associés au vieillissement.

Exercice mental. Il est définitif pour augmenter la réserve cognitive. Cela inclut des activités telles que jouer d'un instrument de musique, pratiquer des passe-temps intellectuels, etc.

Une alimentation saine aide également à renforcer le cerveau. La consommation de tabac, d'alcool ou d'autres substances psycho-actives doit être évité. Les promenades, randonnées et excursions font également partie des facteurs favorables.


Pour maintenir une bonne santé à tout âge



Stimuler le cerveau et les connexions neuronales

Apprentissage continu. Apprenez une nouvelle langue, un instrument de musique, ou suivez des cours pour stimuler votre cerveau.

Activités variées. Lisez, faites des mots croisés, des sudokus, des casse-têtes, ou pratiquez des loisirs créatifs comme la peinture, le bricolage ou le tricot.

Expériences nouvelles. Voyagez, cuisinez de nouvelles recettes ou participez à des activités comme le bénévolat pour sortir de votre routine.

Évitez les logiciels d'entraînement. Bien que populaires, les études montrent peu d'avantages durables et généralisables pour la vie quotidienne par rapport aux activités variées, selon l'Association québécoise des neuropsychologues.

Rester physiquement actif

Exercice régulier. Visez au moins 30 minutes d'activité physique par jour, comme la marche rapide, la natation ou la danse, pour améliorer l'oxygénation du cerveau et favoriser la création de nouveaux neurones.

Varier les activités. Combinez des exercices aérobiques avec des exercices musculaires et d'équilibre, comme le yoga ou le Tai-chi, pour un bénéfice plus complet.

Fractionner l'activité. Si vous n'avez pas 30 minutes d'un coup, fractionnez l'activité en périodes plus courtes (par exemple, 10 minutes) plusieurs fois par jour.

Maintenir un réseau social actif

Interactions régulières. Maintenez le contact avec vos amis et votre famille. Des interactions régulières peuvent réduire le stress et diminuer le risque de troubles neuro-cognitifs.

Rejoindre des groupes. Participez à des clubs de lecture, des groupes de chorale, d'artisanat ou d'autres activités de groupe.

Utiliser la technologie. Utilisez la technologie, comme les appels vidéo, pour rester en contact avec les personnes qui vous sont chères, surtout si elles sont loin.

Adopter une bonne hygiène de vie

Alimentation équilibrée. Adoptez un régime riche en fruits, légumes, oméga-3 et antioxydants pour soutenir la fonction cérébrale.

Sommeil de qualité. Assurez-vous d'avoir un sommeil réparateur.

Éviter le tabac et l'alcool. Limitez la consommation d'alcool et évitez le tabac pour prévenir le déclin cognitif.



L’important est de déjouer la routine du cerveau et de lui imposer des défis. 
Si elles ne sont pas aux prises avec des limitations physiques, les personnes qui vieillissent 
en bonne santé cognitive peuvent se livrer à leurs occupations de manière autonome.


Voir aussi…

mercredi 31 juillet 2024

L'Effet de l'Art sur Notre Cerveau




Les arts plastiques améliorent la capacité de concentration,
 la plasticité du cerveau et le quotient intellectuel


L'art dans toutes ses manifestations est une caractéristique essentielle qui identifie l'être humain, il a permis la transmission de la culture dans toute son extension et a été et est fondamental pour sa survie.

Lorsque nous sommes confrontés à une production artistique, notre cerveau travaille pour donner forme et sens à l'information qui nous parvient. En d'autres termes, nous avons une capacité innée à organiser les formes et les modèles de manière à ce qu'ils aient un sens.

Il est indéniable que l'art a un impact profond sur les gens. Il peut simplement nous attirer de manière superficielle, mais il a aussi un fort pouvoir de stimulation pour attirer un souvenir de notre mémoire vers notre centre de conscience. Les réactions de chacun sont différentes.

Même la création de son propre art aide à faire face aux situations stressantes et difficiles qui surviennent dans notre vie quotidienne. Il n'est pas nécessaire d'être un artiste renommé pour créer de l'art. Au contraire, c'est en suivant le processus créatif sans attentes que l'on peut en profiter pleinement.

La créativité

Les arts enseignent aux enfants que les problèmes réels ont souvent plus d'une solution possible, qu'il est nécessaire d'analyser les tâches sous différentes perspectives, que l'imagination est un guide puissant dans le processus de résolution ou qu'il n'y a pas toujours de règles précises lorsqu'ils doivent prendre des décisions.

Lorsque les disciplines artistiques sont intégrées dans les pratiques pédagogiques, la pensée créative et divergente des élèves est encouragée, et non seulement cela, mais ils développent également une pensée plus profonde. Un exemple de ce dernier point est le programme Artful Thinking développé par le Project Zero de Harvard, qui utilise le pouvoir des images visuelles, telles que les œuvres d'art, pour stimuler chez les élèves des processus tels que la curiosité, l'observation, la comparaison ou la relation entre les idées, qui sont essentiels pour le développement de la pensée créative et de l'apprentissage.

Le Projet Zéro étudie les processus d'apprentissage des enfants, des adultes et des organisations. Sa mission est de comprendre et d'améliorer les processus de pensée cognitive d'ordre supérieur.

Pourquoi le cerveau humain a-t-il besoin de l'art ?

L'art, sous ses diverses formes, est un produit du cerveau humain qui a développé, au cours de l'évolution, des voies neuronales spécifiques. Celles-ci semblent plus résistantes aux pathologies cérébrales vasculaires, traumatiques et neuro-dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer et les démences apparentées.

La complexité du cerveau humain et sa restructuration continue exigent de l'art. Dès la petite enfance, l'enfant joue, chante, danse, dessine et toutes ces activités sont essentielles à son bon développement sensoriel, moteur, cognitif, émotionnel, bref cérébral, qui lui permettra d'apprendre à apprendre. Et en faisant toutes ces activités, l'enfant s'amuse, montre fièrement ses résultats aux autres, cherche à s'améliorer et c'est un moyen efficace de former l'une des grandes vertus de l'être humain : la maîtrise de soi.

L'éducation artistique est une nécessité, non pas parce qu'elle nous rend plus intelligents, mais parce qu'elle nous permet d'acquérir toute une série de compétences et de routines mentales qui sont pleinement conformes à la nature sociale des êtres humains et qui sont essentielles à l'apprentissage de tout contenu curriculaire. Et cela est utile à tous les élèves, ce qui en fait un excellent moyen de prendre en compte la diversité dans la classe.

Clase de biología convertida
 en galería de arte

Il est indéniable que les activités artistiques sont ancrées dans le développement même de l'être humain dès sa naissance et qu'elles constituent une récompense cérébrale naturelle nécessaire à l'apprentissage. En effet, la pratique de n'importe quelle manifestation artistique est associée à une composante émotionnelle qui nous motive et nous permet de contempler le monde qui nous entoure d'un point de vue différent, plus esthétique et plus profond. L'éducation artistique est essentielle car elle permet aux élèves d'acquérir toute une série de compétences socio-émotionnelles de base pour leur développement personnel et qui les rendent également plus heureux. Et c'est là le véritable apprentissage, celui qui les prépare à la vie. Le cerveau humain, qui est un organe complexe en perpétuelle restructuration, apprécie les défis et a besoin de l'art.

Le cerveau a besoin d'activités artistiques

Le cerveau des personnes qui pratiquent des activités artistiques est structurellement différent et présente un meilleur contrôle moteur et une meilleure “mémoire procédurale” que celui des personnes qui ne pratiquent pas d'activités artistiques.

Certaines structures du cortex auditif ne réagissent qu'aux sons musicaux, une partie importante du cerveau et le cervelet sont impliqués dans la coordination de toutes sortes de mouvements, comme la danse : pendant les représentations théâtrales, certaines régions du cerveau responsables de la production du langage oral sont connectées au système limbique, fournissant ainsi la composante émotionnelle, ou lorsque nous observons un spectacle d'art visuel, notre système de traitement visuel génère des images réelles ou fictives avec la même facilité.

Outre le plaisir esthétique que nous procure la beauté ou l'expressivité de l'art, diverses études ont montré qu'il a des effets neurologiques très positifs sur notre cerveau. Différentes parties de notre cerveau sont activées en fonction de l'activité artistique que nous pratiquons et toutes renforcent notre créativité et notre intellect. Les arts visuels améliorent notre capacité de concentration, notre plasticité cérébrale et notre quotient intellectuel. D'autre part, l'art nous rend plus tolérants, moins impulsifs, réduit le stress et nous donne une plus grande clarté mentale dans toute situation ou problème à résoudre. Le fait que l'art soit bénéfique pour le cerveau signifie qu'il a un impact positif sur notre comportement et notre qualité de vie, ce qui favorise également nos relations avec les autres.


Comment l'art peut influencer le cerveau



L'art, que ce soit sous forme de peinture, de musique, de danse ou de toute autre expression créative, a un effet étonnant sur notre esprit et nos émotions. L'art peut activer et stimuler des zones spécifiques du cerveau liées à l'empathie, à la créativité et à la mémoire.

Plusieurs études montrent les effets bénéfiques de l'art sur le cerveau. Il peut contribuer à améliorer nos capacités cognitives, à accroître notre bien-être émotionnel et à réduire le stress. Lorsque nous nous immergeons dans une œuvre d'art, nous nous déconnectons de nos soucis quotidiens et nous nous concentrons sur le moment présent. En outre, l'art peut activer des zones du cerveau liées à la perception visuelle, à l'émotion et au langage.

Lorsque nous sommes confrontés à une œuvre d'art, notre cerveau s'active dans différentes zones, impliquant à la fois l'hémisphère gauche et l'hémisphère droit. Le côté gauche s'occupe de l'interprétation et de la compréhension de l'œuvre, tandis que le côté droit se concentre sur les émotions et les sensations qu'elle produit en nous.

Dans l'ensemble, l'art peut apporter des bienfaits physiques, mentaux et émotionnels – tels que l'augmentation de l'activité cérébrale dans le cortex frontal, l'amélioration de la mémoire et de la concentration, et la réduction de la tension artérielle et du rythme cardiaque – à ceux qui l'apprécient et le créent.

L'activité cérébrale change radicalement lorsque nous nous engageons dans des activités créatives. La zone située à l'avant du cerveau – le cortex préfrontal – où s'exercent le contrôle de soi et l'autocritique devient inopérante. La zone située juste derrière, le cortex préfrontal médian, responsable de la mémoire et des émotions, est activée.

C'est pourquoi l'art est un outil puissant pour stimuler la créativité et l'imagination. Il nous invite à explorer de nouvelles idées et à voir les choses sous des angles différents, ce qui nous aide à élargir notre esprit et à sortir de notre zone de confort.

Qu'il s'agisse de peinture, de musique, de littérature ou de toute autre forme d'expression créative, n'hésitez pas à vous y plonger et à laisser votre esprit s'épanouir et se libérer. L'art est une expression créative et puissante qui peut être appréciée par des personnes de tous âges et de toutes cultures. Depuis des temps immémoriaux, les expressions artistiques ont été utilisées pour communiquer, rechercher la beauté, surprendre, émouvoir, dénoncer, protester et transmettre des connaissances.

La capacité de l'art à influencer notre psychisme est indéniable. La musique, par exemple, a la capacité de nous émouvoir, de nous faire ressentir une large gamme de sentiments, de l'euphorie à la tristesse. La peinture, la sculpture, la photographie et les autres arts visuels ont un impact sur notre cerveau de multiples façons, stimulant différentes zones cérébrales et permettant une expérience esthétique inoubliable.

L'art possède également une capacité thérapeutique unique. Les expressions artistiques peuvent servir de forme d'expression personnelle, ce qui peut faciliter l'identification et le traitement des émotions. La musique, la danse, le théâtre et d'autres formes d'art sont également utilisés en thérapie pour améliorer l'estime de soi, réduire le stress et l'anxiété et améliorer la qualité de vie.

Outre ses vertus thérapeutiques, l'art peut également favoriser la créativité et l'esprit critique. Ceci est particulièrement important dans un monde de plus en plus complexe et changeant, où la capacité à innover et à trouver des solutions originales et créatives est de plus en plus valorisée.

L'art améliore les fonctions cérébrales

Chaque expression artistique active différentes parties du cerveau et constitue donc un excellent moyen de stimuler notre intellect et notre créativité. Les capacités de résolution de problèmes des enfants sont améliorées, de même que leur mémoire et leur capacité d'apprentissage.

En outre, chaque expression artistique possède des qualités qui améliorent nos performances dans d'autres domaines. La recherche montre que les enfants qui reçoivent une éducation musicale obtiennent de meilleurs résultats en mathématiques, en langue et en compréhension de la lecture. La musique améliore également la posture du corps et les réactions motrices, car elle accroît la connectivité entre les zones sensorielles et motrices du cerveau, tout en améliorant la circulation sanguine. De plus, ces avantages perdurent tout au long de la vie.

Les arts visuels, quant à eux, présentent également de grands avantages : ils améliorent la plasticité du cerveau, le quotient intellectuel et la capacité d'attention. Ils réduisent également l'impulsivité et améliorent le comportement des enfants.

Même la pratique du théâtre a de multiples conséquences positives : elle améliore le vocabulaire, la maîtrise de soi, l'estime de soi, favorise la mémoire kinésique, nous permet de convertir des concepts abstraits en concepts concrets, favorise la tolérance et améliore également l'apprentissage dans le domaine de la littérature.

L'art améliore nos qualités humaines. L'appréciation de l'art et les visites de musées augmentent la tolérance et le simple fait d'être exposé à une œuvre d'art libère dans le cerveau les mêmes substances que lorsque nous tombons amoureux.

L'art est thérapeutique

Peindre, dessiner, prendre des photos, faire des mandalas, sont des moyens efficaces de réduire le niveau de stress et d'avoir plus de clarté mentale. En fait, la thérapie par l'art et la thérapie par le théâtre, entre autres applications, ont été utilisées, par exemple, pour réduire les terribles effets du stress post-traumatique chez les vétérans de guerre.

En outre, les effets de l'amélioration des capacités cognitives et de la mémoire sont visibles même chez les personnes atteintes de graves maladies neuro-dégénératives. Par exemple, dans le cas des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et de démence sénile – une maladie qui implique une perte progressive de la mémoire, de l'anxiété, de la dépression, de l'agressivité, de l'insomnie et d'autres symptômes – le traitement médicamenteux rend généralement les symptômes moins visibles, mais ne les élimine pas et n'arrête pas leur progression. En revanche, en leur faisant pratiquer l'art, on constate une amélioration de leur comportement social, de leur estime de soi et, en outre, une réduction des symptômes psychiatriques.

Il n'est pas nécessaire d'avoir une maladie mentale pour faire de l'art-thérapie ou de la thérapie par l'art, car cela soulage des situations telles que le stress, les problèmes d'apprentissage, les maladies chroniques, les difficultés d'adaptation à l'école, etc.

Le simple fait de pratiquer une activité artistique ou créative a des effets bénéfiques non seulement pour nous, mais aussi pour tous ceux qui nous entourent. Il peut même ne pas s'agir d'une activité apparemment “artistique”, mais d'un hobby, comme le jardinage, le tricot ou la menuiserie. L'important est de se donner la possibilité de développer son imagination, car c'est ainsi que l'on nourrit non seulement son cerveau, mais aussi son âme.

L'art-thérapie

L'art-thérapie fait référence aux arts visuels, les autres arts tels que le théâtre ou la musique pouvant être utilisés par cette discipline portant des noms spécifiques tels que le drama-thérapie ou la musicothérapie. La créativité exposée à travers l'expression artistique est un moyen de réguler les émotions et de les travailler aussi bien dans des environnements thérapeutiques que dans des espaces ludiques.

L'art-thérapie utilise la création artistique dans le cadre d'une relation thérapeutique pour favoriser le bien-être, la connaissance de soi, le lien et l'expression émotionnelle. C'est une discipline qui se situe dans un champ intermédiaire entre l'art et la psychologie.

Elle favorise la conscience émotionnelle de soi et la régulation du comportement. Elle est utile dans des domaines tels que la rééducation, l'éducation et la santé mentale. Elle contribue à améliorer la qualité de vie. Elle est très efficace avec les personnes qui souffrent de problèmes d'adaptation sensorielle, physique, motrice ou sociale.

Il existe différents types d'art-thérapie

Danse.
Les mouvements de danse permettent d'intégrer les émotions au corps physique. La danse accède à des parties de l'esprit que la communication verbale n'atteint pas. Il est possible de lire tout ce que le corps exprime à travers la danse. Les thérapeutes doivent être capables de traduire et d'analyser les mouvements que le patient exécute dans la danse.

Dessin et peinture. Le dessin ou la peinture peuvent servir d'exutoire à des sentiments et des désirs cachés. L'objectif principal est de permettre au patient de suivre spontanément ses impulsions par le biais de textures, de traits, de couleurs ou de formes.

Musique.
La musicothérapie est très efficace. Le patient et le thérapeute jouent d'un instrument ou chantent. Tous deux doivent s'écouter mutuellement afin de créer leur propre chanson ou mélodie au cours de l'une des séances. Peu importe que le patient ait des connaissances musicales ou non, ce qui est intéressant, c'est que le thérapeute reconnaisse l'intonation et le tempo afin de comprendre les souhaits ou les émotions qui ne sont pas exprimés verbalement.

Théâtre. Le théâtre permet d'obtenir des résultats efficaces en déclenchant la prise de conscience et la connaissance des richesses intérieures. Les peurs sont éliminées, l'acceptation individuelle est atteinte et les relations interpersonnelles sont améliorées. L'outil principal est l'improvisation théâtrale qui permet de “jouer” les histoires réelles de la vie, créant ainsi des personnages qui se manifestent à partir de l'inconscient.

Avantages

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Tous les individus ont la capacité de s'exprimer de manière créative.
* Aucune expérience ou compétence artistique préalable n'est nécessaire.
* Elle utilise le processus créatif au profit de l'individu.
* Le produit est aussi important que l'implication dans le processus créatif.
* La subjectivité, la créativité, la connaissance et le plaisir sont impliqués.
* Il s'appuie sur des supports visuels et plastiques.

Art-thérapie et cours de peinture en groupe

Ces deux types d'activités sont de plus en plus répandus. Les cours d'art en groupe organisés dans des studios locaux et même dans des bars vous permettent de vous retrouver entre amis tout en créant une belle œuvre d'art. Il existe même des livres de coloriage pour adultes. Ils permettent de se détendre et d'évacuer la tension d'une journée stressante.

L'art appliqué à la thérapie est un outil de projection très efficace. Le développement des compétences artistiques améliore considérablement l'attention, la conscience et l'estime de soi.

L’intelligence artificielle peut-elle créer de l’art ?

Les systèmes d’IA d’aujourd’hui peuvent créer n’importe quelle image dans n’importe quel style, de l’impressionnisme au cubisme en passant par le pop art. Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’un code détaillé.

Le nouveau domaine de “l’IA générative” donne aux machines la capacité de créer des œuvres totalement nouvelles, en s’inspirant de l’immense quantité de données et de connaissances en ligne accumulées au fil des siècles.

L’incursion de l’IA dans les arts soulève des questions sur l’importance de la contribution humaine dans le processus de création. L’art peut-il exister sans artiste ? Si une œuvre est créée par une machine, à qui appartient-elle ? Quels sont les dangers cachés pour la société et l’Humanité ?

La conclusion générale est que l’industrie de la création n’a pas d’autre choix que d’adopter l’IA. Plutôt que d’évincer les artistes humains, la nouvelle technologie collaborera avec eux pour créer de nouveaux types d’œuvres, en poussant encore plus loin leur inventivité et leur créativité et en créant ensemble quelque chose d’entièrement nouveau.

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Les bienfaits infinis de l'art sur notre cerveau selon la science

Des études ont établi un lien entre l'effet de l'art sur notre cerveau et l'augmentation de la connectivité fonctionnelle dans le cerveau, ainsi que l'activation accrue du cortex visuel. Les chercheurs comparent la création artistique à de l'exercice pour le cerveau et suggèrent même que, comme l'exercice physique aide le corps, la création artistique peut aider à garder l'esprit vif et lucide à un âge avancé.

Au-delà de la récréation esthétique et de l'activité pour connaisseurs, l'art est un ingrédient dont notre esprit a besoin pour être et se sentir bien meilleur.

Ces résultats suggèrent que regarder des peintures n'affecte pas seulement les systèmes impliqués dans la représentation visuelle et la reconnaissance des objets, mais aussi les structures sous-jacentes des émotions et des cognitions internes.


Le lien entre l'art, la guérison et la santé publique : une revue de la littérature actuelle

Des chercheurs du Pennsylvania State University College of Medicine et de la Harvard School of Public Health démontrent dans une étude, publiée dans la National Library of Medicine (NLM) en février 2010, que l'art a des effets positifs sur la santé physique et psychologique des malades chroniques.

Selon l'étude, l'art réduit les effets du stress en diminuant la quantité de l'hormone cortisol dans le sang, diminue la sensation de douleur physique et les effets physiologiques de l'anxiété, augmente l'estime de soi et le sens positif de l'identité, c'est-à-dire qu'ils se définissent en termes positifs plutôt que négatifs ; en particulier, ils cessent de se définir en termes de maladie et commencent à se définir en termes de ce qu'ils ressentent ou de ce qu'ils sont.

Ils ont également davantage le sentiment de maîtriser les événements, ce qui est essentiel pour les patients chroniques, qui ont l'impression que leur vie échappe peu à peu à tout contrôle. Enfin, et c'est le plus intéressant, elle accélère la guérison d'une maladie chronique ou catastrophique.

Cette étude explore la relation entre l'engagement dans les arts créatifs et les effets sur la santé, en particulier les effets sur la santé de l'engagement musical, de la thérapie par les arts visuels, de l'expression créative basée sur le mouvement et de l'écriture expressive. Bien qu'il soit prouvé que les interventions artistiques sont efficaces pour réduire les effets physiologiques et psychologiques négatifs, la mesure dans laquelle ces interventions améliorent l'état de santé est largement inconnue.

Selon les chercheurs, leur espoir est d'établir une base pour des recherches plus approfondies sur ce sujet et de susciter davantage d'intérêt pour l'étude des complexités de l'engagement dans les arts et la santé.


Nous sommes faits pour apprécier l'art

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université de Toronto et publiée dans la National Library of Medicine de juin 2014, l'appréciation de l'art semble être un processus biologique naturel, pour lequel notre cerveau est conçu. L'étude consistait en un examen de diverses recherches liées à l'analyse de l'activité cérébrale liée à l'art.

Les chercheurs ont constaté que l'observation de peintures et la formation d'une opinion à leur sujet activent de nombreuses parties du cerveau, telles que les zones liées à la reconnaissance des objets et des scènes, ainsi que les zones liées aux expériences émotionnelles, à l'apprentissage et à la régulation des mouvements.

En examinant de près la manière dont ces parties du cerveau sont activées, les chercheurs ont constaté que cela se produisait d'une manière similaire et prédéterminée. Les scientifiques parlent d'«activation dans un système distribué», ce qui suggère qu'il s'agit d'une conception prédéterminée dans la structure de notre cerveau.


Association entre l'éducation musicale, l'intelligence et l'orthographe à l'école primaire


Des chercheurs du Transfercenter for Neuroscience and Learning de l'université d'Ulm (Allemagne) dans une étude, publiée en 2011 dans Advances in Cognitive Psychology, suggèrent une association entre l'éducation musicale et les capacités cognitives générales, ainsi qu'un lien spécifique avec le langage.

L'éducation musicale a un effet bénéfique sur les fonctions cognitives supérieures, mais des questions se posent quant à savoir si les associations entre les cours de musique et les capacités cognitives sont spécifiques à un domaine ou générales.

Les chercheurs ont testé 194 élèves de troisième année, mesurant leurs performances en lecture et en orthographe ainsi que leur intelligence non verbale, et ont interrogé les parents sur leurs activités musicales depuis l'âge préscolaire. Les données du questionnaire ont montré que 53% des enfants avaient appris à jouer d'un instrument de musique.

L'intelligence était plus élevée chez les enfants qui jouaient d'un instrument. Pour contrôler les effets non spécifiques, ils ont exclu les familles sans instrument. L'effet sur l'intelligence s'est maintenu. En outre, les enfants qui jouaient d'un instrument avaient de meilleures performances en orthographe que ceux qui n'en jouaient pas, même si des membres de leur famille jouaient d'un instrument. Cet effet a été observé indépendamment du QI.

La valeur éducative des sorties scolaires dans les musées

Des chercheurs des universités de l'Arkansas, du Missouri et du Texas A&M ont constaté, dans une étude publiée dans le Podcast EdNext de novembre 2016, que les élèves assignés par tirage au sort à une visite de musée améliorent leur capacité à réfléchir de manière critique sur l'art.

L'ouverture en 2011 du Crystal Bridges Museum of American Art dans le nord-ouest de l'Arkansas a été l'occasion de réaliser cette étude. Crystal Bridges est le premier grand musée d'art construit aux États-Unis au cours des quarante dernières années, avec plus de 50.O00 mètres carrés de galeries et une dotation de plus de 800 millions de dollars. La visite est entièrement gratuite pour les écoles et Crystal Bridges a été construit dans une région qui n'avait jamais eu de musée d'art auparavant, ce qui explique la forte demande de visites scolaires.

Résultats

Rappel des détails de la visite

Les recherches suggèrent que les élèves retiennent un grand nombre d'informations factuelles de leurs visites. Les élèves qui ont bénéficié d'une visite guidée du musée ont été capables de se souvenir de détails sur les peintures qu'ils avaient vues à des taux très élevés. Étant donné qu'il n'y avait aucune garantie que ces faits seraient évoqués lors des discussions menées par les élèves, et que les élèves n'avaient aucune raison particulière de se souvenir de ces détails – il n'y avait pas d'examen ou de note associée aux visites – il est impressionnant qu'ils aient été capables de se souvenir d'informations historiques et sociologiques à des taux aussi élevés.

Ces résultats suggèrent que l'art pourrait être un outil important pour transmettre efficacement un contenu académique traditionnel, mais cette analyse ne peut pas le prouver. Le taux élevé de mémorisation d'informations factuelles par les élèves qui ont visité le musée montre que les visites ont fait impression. Les élèves ont pu se souvenir de détails importants sur ce qu'ils ont vu et l'ont commenté. Ils ont amélioré leurs capacités de réflexion critique sur l'art de 9% d'écart-type par rapport au groupe témoin.

Les élèves qui ont suivi une visite guidée ont été plus observateurs et ont remarqué plus de détails dans les images. Être observateur et prêter attention aux détails est une compétence importante et très utile que les élèves acquièrent lorsqu'ils étudient et commentent des œuvres d'art. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si l'amélioration de la pensée critique lors de l'analyse d'une œuvre d'art se traduirait par une amélioration de la pensée critique sur d'autres sujets, non liés à l'art.

Empathie historique.
Les visites de musées d'art influencent également les valeurs des élèves. La visite d'un musée d'art expose les élèves à une diversité d'idées, de personnes, de lieux et d'époques. L'empathie historique est la capacité de comprendre et d'apprécier ce qu'était la vie des personnes qui ont vécu à une époque et dans un lieu différents. Il s'agit d'un objectif central de l'enseignement de l'histoire, car il permet aux élèves d'avoir une vision plus claire de leur propre époque et de leur propre lieu de vie.

Intérêt pour les musées d'art. Le résultat le plus important d'une visite scolaire est peut-être de cultiver l'intérêt des élèves à revenir dans les institutions culturelles à l'avenir.


Comment le cerveau transforme-t-il l'art en émotions ?



Une équipe multidisciplinaire de scientifiques de l'Institut de physiologie cellulaire et du Centre des sciences de l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM) dans une étude, publiée dans la Gazette de l'UNAM de janvier 2021, explique comment se déroule le processus complexe par lequel le cerveau perçoit l'art visuel et passe de la capture d'une image à une représentation interne qui inclut des émotions.

Les chercheurs ont effectué des tests en laboratoire et avec des assistants humains sur un échantillon d'art préhispanique pour voir, par exemple, comment la couleur dans la représentation d'une peinture murale définit les émotions et met en évidence la beauté ou la violence dans la même œuvre.

Pour percevoir une image dans notre cerveau, il y a deux étapes : la première, à partir du mécanisme essentiel de notre vision ; la seconde, dans la manière dont nous percevons, c'est-à-dire que nous donnons un sens interne à l'image, nous en générons une compréhension, une émotivité, une interprétation.

Pour la première étape, les scientifiques ont utilisé l'œil, avec la rétine et les connexions qui amènent l'image à notre cerveau visuel, qui se trouve dans le cortex occipital – situé à l'arrière de la tête –, de sorte que ces connexions traversent le cerveau. C'est là que commence le traitement de l'image et que se propage le mécanisme de la perception, c'est-à-dire la conversion de la vision en compréhension et en interprétation de ce qui est observé.

La couleur définit les émotions et
 met en évidence la violence ou la
beauté dans une même œuvre d'art
Les progrès des neurosciences au  cours des 50 dernières années ont permis de comprendre en détail les bases neurologiques de la vision. La plupart de ces progrès ont été réalisés grâce à la recherche animale, qui permet d'étudier des régions spécifiques du cerveau, même au niveau d'une seule cellule. Pour étudier de manière approfondie le processus complexe de la perception visuelle de l'art, les scientifiques des neurosciences travaillent avec des artistes visuels, des anthropologues, des neurobiologistes, des psychologues, des physiciens, des mathématiciens et des ingénieurs pour compléter ces études.

Le processus visuel commence lorsque la lumière traverse le cristallin pour atteindre la rétine, une fine couche de cellules neuronales hautement spécialisées située à l'arrière de l'œil. La lumière y stimule les cellules photo-réceptrices, appelées bâtonnets et cônes, qui transforment les caractéristiques de la lumière en signaux électriques.

Cacaxtla
Les cônes sont divisés en trois types en fonction des pigments qu'ils contiennent et qui leur permettent d'absorber la lumière. Chaque pigment absorbe la lumière dans une plage différente du spectre visible. Ainsi, un type de cône réagit mieux aux courtes longueurs d'onde – la région bleue du spectre –, un autre réagit aux longueurs d'onde moyennes – la lumière verte – et le troisième réagit aux grandes longueurs d'onde – la lumière rouge –. Par ailleurs, un autre type de cellules photo-réceptrices, les bâtonnets, possèdent un pigment qui détecte la lumière verte-jaune, générant ainsi la vision monochromatique caractéristique de la nuit.

C'est précisément cette gamme de couleurs bleu, vert, rouge et jaune – qui a été utilisée dans deux œuvres préhispaniques, les peintures murales de Cacaxtla et la déesse verte de Tetixtla, qui ont été observées par des assistants pour l'expérience des spécialistes. L'exposition a montré comment le changement de couleur à l'arrière-plan de la peinture murale de la bataille de Cacaxtla conduit à une interprétation différente, mettant en évidence la beauté par rapport à la violence qui domine normalement la perception de l'œuvre.

Belleza y violencia
Mécanisme neurologique complexe

Bien que dans le mécanisme neurologique complexe de la vision, la contribution des couleurs soit universelle parmi les humains et qu'il n'y ait pas de différences significatives, les facteurs culturels jouent également un rôle dans la perception, en contribuant et en nuançant ce que les personnes de différentes latitudes perçoivent.


L'OMS appelle à l'intégration des arts dans les systèmes de santé pour lutter contre les maladies non transmissibles

Un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) datant de novembre 2023 en Europe, issu de la conférence “Learning from the Arts” qui s'est tenue à Budapest (Hongrie), propose d'intégrer les arts dans les systèmes de santé afin de compléter le traitement et la prévention des maladies non transmissibles (MNT), qu'il s'agisse de maladies cardiovasculaires ou de cancers.

Selon l'OMS, il est de plus en plus évident que les arts peuvent être utilisés comme un complément efficace au traitement médical et à la guérison. Ils ne sont pas invasifs et présentent peu de risques.

Les arts peuvent compléter les produits pharmaceutiques

L'OMS Europe étudie le potentiel des arts pour compléter la prévention et le traitement des maladies non transmissibles, la plus grande menace sanitaire dans la Région européenne, où les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires chroniques, le cancer et d'autres maladies non transmissibles représentent 90% de l'ensemble des décès.

Il est d'espérer que ce rapport fera connaître la valeur des projets artistiques et sanitaires dans la région et, surtout, qu'il encouragera leur application dans le monde réel, en particulier au niveau politique.

L'OMS note que les systèmes de santé sont aujourd'hui prêts à exploiter le potentiel des interventions artistiques. Ils commencent à réaliser qu'ils peuvent utiliser ce que l'on appelle la prescription sociale pour recommander aux patients des thérapies artistiques spécifiques, fondées sur des données probantes, qui peuvent être inclusives, rassembler jeunes et vieux et créer un pont entre la culture et la santé qui peut enrichir la vie de tous.

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En bref, l'art est un outil de transformation qui peut avoir un impact significatif sur notre vie émotionnelle, cognitive et spirituelle. En recherchant une expérience artistique, nous ne recherchons pas seulement quelque chose de beau ou d'attrayant, nous enrichissons notre vie et ouvrons notre cerveau à de nouveaux stimuli et expériences.


Le cerveau humain, qui est un organe complexe en constante restructuration,
 accueille les défis et a besoin de l'art. L'art transforme les 
esprits et les émotions et produit des changements positifs dans le cerveau


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