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samedi 27 septembre 2025

Les Fibres Alimentaires Agissent sur le Cerveau et la Santé Globale


La santé mentale et la nutrition sont intimement liées
L'alimentation joue un rôle crucial dans le fonctionnement optimal du cerveau


Il n’existe pas de “régime santé” universel qui convienne à tout le monde. La plupart des professionnels s’accordent à dire que l’on doit avoir un régime équilibré sur le plan des groupes alimentaires, et qu’il est préférable d’y ajouter des légumes et des aliments fermentés plutôt que de se limiter inutilement. De plus, la consommation d’aliments qui favorisent la santé intestinale améliore l’état de santé global.

L’importance des fibres est connue depuis plusieurs décennies. Elles facilitent le transit intestinal et sont aussi un nutriment prébiotique.

Les prébiotiques ne sont pas activement digérés et absorbés, ils servent plutôt à favoriser la croissance de bactéries bénéfiques dans notre intestin. Ces micro-organismes contribuent ensuite à la digestion des aliments pour que nous en retirions davantage de nutriments, soutiennent l’intégrité de la barrière intestinale et empêchent la prolifération de bactéries nocives.

Indépendamment de leur effet sur les bactéries, les fibres peuvent aussi influencer notre système immunitaire lorsqu’elles interagissent directement avec des récepteurs exprimés par nos cellules. Ces bienfaits peuvent même aider le système immunitaire à être plus tolérant et à réduire l’inflammation.

Le régime alimentaire occidental est pauvre en fibres et riche en aliments ultra-transformés. On recommande de consommer de 25 à 38 grammes de fibres par jour, selon l’âge, le sexe et le niveau d’activité. La plupart des gens consomment environ la moitié de la quantité recommandée, ce qui peut nuire à leur santé globale.

Les céréales complètes, les fruits et légumes, les légumineuses, les noix et les graines constituent de bonnes sources de fibres alimentaires. On insiste beaucoup sur les fibres solubles et moins sur les fibres insolubles, mais en réalité, la plupart des aliments contiennent un mélange de ces deux types, qui ont tous deux leurs bons côtés.


Fibres alimentaires

Les fibres font partie de la grande famille des glucides – polysaccharides – et jouent un rôle de structure dans les aliments. Contrairement aux glucides contenus dans les pâtes, le riz, les pommes de terre, etc. – essentiellement amidon – et qui sont “digestibles”. Les fibres sont des glucides dits “non-digestibles”. C'est-à-dire que l’homme ne possède pas l’équipement enzymatique pour les digérer et les assimiler.

Les fibres – ou glucides indigestibles – arrivent jusqu’au côlon sans avoir subi de dégradation. C’est notre microbiote – aussi appelé flore intestinale – qui s’en charge, les fermentant pour produire plusieurs métabolites bénéfiques à notre santé. Par ailleurs, certaines d’entre elles comme la cellulose ne sont pas fermentées par le microbiote, comme si nous mangions du papier. Elles sont néanmoins utiles à notre organisme puisqu’elles permettent d’augmenter le volume de notre bol alimentaire et régulent les quantités que nous ingérons.

On distingue 2 grandes catégories de fibres

Les fibres solubles

Les fibres de cette catégorie arrivent intactes – ou presque – au niveau du côlon, siège principal de notre microbiote qui va s’en occuper. Elles sont fermentées – “consommées” – par les bactéries plus ou moins lentement, pour produire des composés bénéfiques dont les fameux acides gras à courte chaîne. Ces derniers ont la capacité d’agir sur différentes voies métaboliques du foie, des muscles, du tissu adipeux et du cerveau.

De plus, certaines de ces fibres modulent l’absorption de divers nutriments comme le glucose, sucre très facilement assimilable – ralentissement –, ou le cholestérol – capture –.

Pectine, ꞵ-glucanes, inuline, gommes, psyllium, FOS (Fructo-OligoSaccharides) et GOS (Galacto-OligoSaccharides)... Globalement, elles sont plutôt caractérisées comme “douces” pour nos intestins.

Les fibres insolubles

Cellulose, lignine, hémicellulose… Nous les retrouvons dans les parois des fruits et des légumes et les céréales complètes, car le son (l’enveloppe) est conservé. Ces fibres passent dans le tube digestif sans subir de processus de digestion, et ne sont quasiment pas fermentées mais n’en sont pas moins utiles.

Elles augmentent le volume du bol alimentaire qui arrive au niveau intestinal en réabsorbant l’eau que les aliments contenaient au départ. Ce processus entraîne des contractions intestinales et permet une stimulation du transit. Bien différent de l’effet anti-constipation du jus de pruneau riche en dihydroxyphénylisatine. On parle donc d’une action mécanique et elles sont dites “irritantes”.

Si les aliments sources de fibres sont une association de fibres insolubles et solubles, ils en sont plus ou moins riches.

Aliments plus riches en fibres solubles

Fruits en général : pommes, poires, fraises, orange…
Légumes : courgettes, carottes, oignons...
Céréales : comme les pommes de terre, l’avoine…
Légumineuses : comme les haricots blancs et rouges…

Aliments plus riches en fibres insolubles

Fruits oléagineux (graines) : les amandes, les noix...
Légumes : les haricots verts, certains choux…
Céréales complètes
Légumineuses en général : lentilles vertes, pois cassés…

Les fibres ne sont pas toutes bonnes

Étonnamment, ce ne sont pas toutes les fibres qui sont bonnes pour la santé. Fibre est un terme générique pour désigner les polysaccharides végétaux qu’on ne peut digérer. Il en existe de nombreux types, dont la fermentescibilité, la solubilité et la viscosité dans l’intestin varient. La source a également son importance. Les fibres provenant d’une plante en particulier ne sont pas les mêmes que celles issues d’une autre.

En outre, la surconsommation de suppléments de fibres peut provoquer des symptômes tels que constipation, ballonnements et gaz. Cela est dû en partie au fait qu’il existe différents microbiomes intestinaux et que tous n’ont pas la même la capacité à métaboliser les fibres pour produire des molécules bénéfiques telles que les acides gras à chaînes courtes.

Dans certains cas, comme chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires de l’intestin, l’absence de bactéries capables de digérer les fibres peut laisser les fibres intactes interagir directement avec les cellules intestinales et engendrer des effets inflammatoires. Des données récentes ont même montré qu’une consommation excessive de fibres solubles, telles que l’inuline, un complément répandu, peut accroître le risque de développer un cancer du côlon dans un modèle animal expérimental.

Les bienfaits des fibres alimentaires

Il existe de nombreuses preuves des bienfaits des fibres alimentaires. Les fibres ne sont pas seulement associées à la santé du côlon ; elles influencent aussi la santé globale et la santé du cerveau par l’axe intestin-cerveau. Les régimes pauvres en fibres ont été corrélés à des troubles gastro-intestinaux tels que le syndrome du côlon irritable ou des maladies inflammatoires de l’intestin.

Par ailleurs, une consommation suffisante de fibres réduit les risques et la mortalité liés aux maladies cardiovasculaires et à l’obésité. Des études montrent que certains types de fibres peuvent améliorer les fonctions cognitives.

Les fibres contribuent à la sensation de satiété après les repas et à la régulation de la glycémie et du cholestérol. Assurez-vous de consommer des fibres dans votre alimentation et, si nécessaire, prenez des compléments alimentaires sans dépasser la dose recommandée.

Certaines maladies gastro-intestinales, comme la maladie cœliaque, ne semblent pas influencées par la consommation de fibres. De plus, il n’y a pas de consensus sur le type de fibres et la dose qui serait bénéfique pour le traitement de la plupart des maladies.

Les prébiotiques favorisent le développement de bactéries intestinales qui peuvent influencer la santé et l’immunité de l’intestin dans le cadre de nombreuses maladies, bien que toutes les fibres ne se valent pas. Si les fibres ne guérissent pas les maladies, une saine alimentation peut soutenir le travail des médicaments et des traitements, dont elle peut améliorer l’efficacité.

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Intervention à base de fibres alimentaires pour le microbiote intestinal, le sommeil et la santé mentale chez les adultes atteints du syndrome du côlon irritable



Des chercheurs de l’Edith Cowan University et de Curtin University (Australie) ont réalisé une étude de cadrage, publiée dans la revue Nutrients en juin 2021, sur des articles concernant une supplémentation en fibres chez les adultes atteints du syndrome du côlon irritable.

Le syndrome du côlon irritable (SCI) est un trouble gastro-intestinal fonctionnel courant qui touche 4 à 5% de la population mondiale. Ce trouble est associé au microbiote intestinal, à l’alimentation, au sommeil et à la santé mentale.

L'objectif de cette étude de cadrage est viser à cartographier les recherches existantes qui ont administré une intervention alimentaire liée aux fibres aux personnes atteintes du SCI et ont rapporté des résultats sur au moins deux des trois thèmes suivants : microbiote intestinal, sommeil et santé mentale.

Cinq bases de données numériques ont été consultées pour identifier et sélectionner des articles selon les critères d’inclusion et d’exclusion. Cinq articles ont été inclus dans l’évaluation, aucun ne rendant compte des trois thèmes ou de la combinaison du microbiote intestinal et du sommeil. Deux études ont identifié des altérations du microbiote intestinal et de la santé mentale avec une supplémentation en fibres. Les trois autres études ont rendu compte des résultats en matière de santé mentale et de sommeil à l’aide de questionnaires subjectifs.

La recherche liée au SCI manque d’études de type biologie des systèmes ciblant le microbiote intestinal, le sommeil et la santé mentale chez les patients soumis à une intervention alimentaire.

Des recherches supplémentaires sur le syndrome du côlon irritable sont nécessaires pour étudier le rôle du microbiote intestinal humain – tel que les acides gras à chaîne courte – dans le sommeil et la santé mentale, suite à la mise en œuvre d'une modification des habitudes alimentaires ou d'une supplémentation en composants. De plus, l'application d'évaluations objectives du sommeil est nécessaire afin de détecter les changements de sommeil avec plus de précision et moins de biais.


Réponse variable aux sous-types de fibres alimentaires dans la maladie de Crohn (MICI)



Des chercheurs de l’Université d’Alberta (Canada) dans une étude, publiée dans la revue Frontiers in Pediatrics en janvier 2021, soulignent le rôle de sous-types de fibre alimentaire, en particulier pendant la maladie de Crohn.

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) pouvant toucher tout le tube digestif. Cette affection est favorisée par des prédispositions génétiques, des facteurs environnementaux et un dysfonctionnement du système immunitaire.

L’alimentation offre une alternative sûre et attrayante aux options de traitement disponibles dans de nombreuses maladies. Cependant, la recherche ne fait que commencer à élucider le rôle de l’alimentation dans les maladies chroniques, telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).

Les MICI chroniques et très invalidantes, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, sont caractérisées par une inflammation intestinale, une dysrégulation immunitaire et une dysbiose (déséquilibre de la flore microbienne intestinale). Les données probantes soutiennent le rôle de la génétique, du microbiote et de l’environnement, y compris l’alimentation, dans la pathogenèse de la maladie. Cela est particulièrement vrai chez les enfants atteints de MICI, pour lesquels les traitements basés sur l’alimentation ont montré d’excellents résultats.

Les fibres alimentaires constituent un groupe intéressant de facteurs alimentaires qui relient facilement le microbiote à la santé intestinale. Les fibres ne sont pas digérées par les cellules humaines, mais plutôt fermentées par les microbes intestinaux dans l’intestin. Les preuves se sont accumulées au cours de la dernière décennie pour soutenir l’importance des fibres alimentaires dans le maintien de la santé intestinale et dans les MICI.

Cependant, des études plus récentes soulignent la complexité de cette interaction et l’importance de comprendre le rôle de chaque sous-type de fibre alimentaire, en particulier pendant la maladie. Il existe environ dix sous-types de fibres alimentaires décrits à ce jour, classés comme solubles ou insolubles, avec des structures chimiques variées et de grandes différences dans leurs profils de fermentation.

De nombreuses études ont jusqu'à présent décrit les avantages des sous-produits de la fermentation chez les individus en bonne santé et les avantages potentiels pour la santé dans certains modèles de maladies. Cependant, il reste un vide dans notre compréhension de la manière dont chacune de ces fibres individuelles affecte la santé humaine dans les contextes dysbiotiques où une fermentation appropriée peut ne pas être obtenue.

Cette revue met en évidence les possibilités de mieux définir le rôle des fibres alimentaires individuelles pour réguler l'inflammation dans les MII.

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L'influence de l'alimentation sur le cerveau




Apport en nutriments

Une alimentation équilibrée et nutritive fournit au cerveau les nutriments essentiels dont il a besoin pour fonctionner correctement. Par exemple, les acides gras oméga-3, présents dans les poissons gras, les noix et les graines, sont importants pour la santé du cerveau et peuvent contribuer à améliorer la concentration, la mémoire et la fonction cognitive.

Réduction de l'inflammation

Certains aliments riches en antioxydants, comme les fruits et légumes colorés, peuvent aider à réduire l'inflammation dans le cerveau. L'inflammation chronique peut contribuer au développement de maladies neuro-dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson entre autres.

Régulation de l'humeur

Certains aliments peuvent avoir un impact sur notre humeur en affectant la production de neurotransmetteurs, les substances chimiques qui régulent notre humeur. Par exemple, les aliments riches en tryptophane, comme la dinde et les produits laitiers, peuvent aider à augmenter la production de sérotonine, un neurotransmetteur associé à la régulation de l'humeur.

Impact sur la plasticité cérébrale

Une alimentation saine peut favoriser la plasticité cérébrale, c'est-à-dire la capacité du cerveau à se modifier et à s'adapter. Certains aliments, comme les aliments riches en vitamines B, en antioxydants et en acides gras oméga-3, peuvent soutenir la croissance et la régénération des cellules cérébrales.

Prévention des maladies cérébrales

Une alimentation équilibrée peut contribuer à réduire le risque de développer des maladies cérébrales telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et les accidents vasculaires cérébraux. Le maintien d'un régime alimentaire sain peut aider à réduire l'accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau et à prévenir les dommages cellulaires et l'inflammation associés à ces maladies.

Il est également important de noter que chaque personne est unique et que les besoins nutritionnels peuvent varier. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé ou un nutritionniste pour obtenir des conseils adaptés à votre situation individuelle.

Brainfood – améliorer sa concentration par l’alimentation

La brainfood (alimentation pour le cerveau) comprend les aliments qui conservent ou améliorent les performances intellectuelles. L’alimentation cérébrale apporte au cerveau ce dont il a besoin.

Les aliments favorables au cerveau jouent un rôle important pour notre bien-être général. Ils promeuvent l’activité de notre cerveau et peuvent favoriser notre concentration et notre mémoire.

Pour garantir une bonne performance, notre cerveau a besoin de différentes vitamines et autres nutriments :

Glucides. Ils fournissent de l’énergie au cerveau. On distingue les glucides simples, comme le sucre, et les glucides complexes, comme l’amidon.

Acides gras oméga-3. Ils influencent positivement la transmission des influx nerveux dans le cerveau. Ils améliorent également la circulation sanguine et le métabolisme énergétique.

Vitamines C et E. Ces vitamines pour le cerveau réduisent le stress oxydant. Ainsi, elles ralentissent le processus de vieillissement et protègent les cellules et les molécules.

Vitamine B. La vitamine pour le cerveau et les nerfs. Elle améliore le fonctionnement du système nerveux. La vitamine B5 assure également la formation d’acétylcholine, un neurotransmetteur important présent dans le cerveau.

Magnésium. Il soutient le système nerveux.

Une alimentation visant à améliorer la concentration contient les aliments suivants :

Produits aux céréales complètes
Œufs
Viande
Fromage
Avocat
Flocons d’avoine
Noix
Brocoli
Bananes

L’alimentation influence aussi la mémoire. Les aliments favorisant la mémoire contiennent des acides gras oméga-3, des antioxydants, des flavonoïdes, de l’acide folique et de la vitamine E. Une alimentation pour améliorer la mémoire contient les nutriments suivants :

Baies
Poisson
Épinards
Fruits à coque
Pommes
Chocolat noir
Graines de courge



La variété dans notre alimentation est importante non seulement pour bénéficier des bienfaits d'une grande variété de vitamines et de minéraux essentiels, mais aussi pour éviter de manger trop, ou trop peu, d'un nutriment particulier. Cela permet également de garder nos repas intéressants et savoureux. Explorez les différents aliments et apprenez à les sélectionner, à les préparer et à les déguster, mais ne vous laissez pas distraire par les derniers aliments à la mode. Concentrez-vous plutôt sur la création d'une “super assiette” remplie d'aliments différents, sains et savoureux.



Voir aussi…

mercredi 27 mars 2024

Des Compléments Prébiotiques et le Wasabi Améliorent la Mémoire de Travail des Seniors




Mémoire de travail

La mémoire de travail ou immédiate est une forme de mémoire à court terme qui permet de stocker et manipuler des informations pendant un temps très court (environ 30 secondes) en vue de les utiliser pour accomplir une tâche. Sans cesse mobilisé dans nos activités quotidiennes, ce système cognitif est notamment essentiel au bon déroulement des interactions sociales, à l’expression, au raisonnement et à l’autonomie. C'est la mémoire vive du cerveau qui permet de manipuler des informations et d'aller chercher les informations dans la mémoire à long terme.

La mémoire de travail est sollicitée à chaque fois que nous cherchons une information, que nous participons à une conversation, lisons un texte, procédons à un raisonnement, résolvons un problème ou commençons un nouvel apprentissage.

La mémoire fait référence à la capacité d’encoder, de stocker et de récupérer des informations au fil du temps. Il s’agit d’un processus complexe qui fait intervenir les neurones, les synapses et les neurotransmetteurs du cerveau.

Différence entre la mémoire de travail et la mémoire à court terme

La mémoire de travail et la mémoire à court terme sont souvent utilisées de manière interchangeable, mais elles ne sont pas identiques. La mémoire à court terme est une composante de la mémoire de travail. La mémoire de travail implique la manipulation et l’utilisation actives des informations, tandis que la mémoire à court terme est le stockage temporaire des informations.

Les deux types de mémoire sont essentiels au fonctionnement cognitif et peuvent être améliorés par la pratique et l’utilisation de stratégies d’amélioration de la mémoire.

Hippocampe : le siège de la mémoire dans le cerveau

L’hippocampe, situé dans le lobe temporal, joue un rôle central dans la mémoire. Il est l’endroit où les souvenirs à court terme sont transformés en souvenirs à long terme. Ces derniers sont ensuite stockés ailleurs dans le cerveau.

L’hippocampe est une partie sensible du cerveau. Un éventail de maladies peut l’affecter négativement, y compris une exposition à long terme à des niveaux élevés de stress. Plusieurs maladies et facteurs sont connus pour nuire à la capacité de l’hippocampe à fonctionner normalement.

Pourquoi ai-je la mémoire courte ?

Les problèmes de mémoire à court terme peuvent être causés par de nombreux facteurs, tels que le stress, le manque de sommeil, le vieillissement et certaines conditions médicales. Il est important d’identifier la cause sous-jacente des problèmes de mémoire à court terme et de demander une aide professionnelle si nécessaire.

La prévalence des maladies et affections liées à l’âge, telles que la démence et la perte musculaire, augmente à mesure que la population mondiale vieillit. Le microbiote intestinal est depuis peu exploré pour son potentiel dans la réduction de l’incidence de ces maladies. En effet, de nombreuses recherches ont mis en évidence son rôle clé dans les mécanismes cognitifs et physiques du vieillissement.

Par exemple, il a été démontré que sa résilience diminue avec l’âge, car il devient plus vulnérable aux maladies, aux médicaments et aux changements de mode de vie. Des recherches ont également avancé qu’il pourrait influencer la perte musculaire par le biais des voies cataboliques. Le microbiote intestinal pourrait ainsi constituer une plateforme thérapeutique polyvalente, pour la prévention et l’inversion de la perte musculaire et du déclin cognitif liés à l’âge.

Voies cataboliques. Ce sont des voies par lesquelles les nutriments organiques sont dégradés par oxydation dans de simples produits finaux dans le but d'obtenir de l'énergie chimique et de réduire le pouvoir de transformation en d'autres formes d'énergie utiles pour la cellule.

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L’augmentation de l’espérance de vie mondiale intensifie les enjeux de santé publique, particulièrement autour du déclin cognitif. La recherche se tourne notamment vers l’alimentation pour trouver du soutien aux fonctions cérébrales, une démarche essentielle pour améliorer la qualité de vie des aînés. Des régimes spécifiques, tels que le régime méditerranéen, sont reconnus pour leur impact favorable sur la mémoire et les capacités cognitives globales. Des revues systématiques ont également confirmé que la consommation régulière de fruits et légumes améliore les fonctions cérébrales chez les aînés en bonne santé.

Parmi les alternatives étudiées pour le maintien d’un microbiote intestinal sain, figurent les prébiotiques. À ne pas confondre avec les probiotiques, qui sont les organismes microbiotiques bénéfiques pour notre organisme, tandis que les prébiotiques sont les composés dont ils se nourrissent.

Des recherches ont montré que la prise de compléments alimentaires prébiotiques améliore le niveau global d’indice de fragilité chez les personnes âgées. Des preuves préliminaires ont également suggéré un effet bénéfique sur les performances cognitives.

Dans ce contexte, on pourrait logiquement penser qu’un apport supplémentaire en protéines et en prébiotiques pourrait contribuer à la prévention de la perte musculaire et cognitive liée au vieillissement.

Cependant, aucune étude n’avait jusqu’à présent analysé les effets d’un complément alimentaire combinant ces deux éléments sur les fonctions physiques et cognitives des personnes âgées.

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Un supplément quotidien de fibres améliore les fonctions cérébrales des personnes âgées de plus de 60 ans en seulement 12 semaines



Des chercheurs du King’s College de Londres, Department of Twin Research dans une étude, publiée dans la revue Nature Communications en mars 2024, révèlent qu’une dose quotidienne de compléments à base de fibres prébiotiques améliore significativement les fonctions cognitives des personnes âgées en seulement 12 semaines.

Cette catégorie d’individus démontrait notamment de meilleures performances aux tests de mémoire après avoir pris de l’inuline ou du furctoologisaccharide (FOS), des compléments alimentaires bon marché disponibles dans presque toutes les pharmacies.

Une amélioration significative des fonctions cérébrales

Dans le cadre de leur essai, les chercheurs ont recruté 36 paires de jumeaux (soit 72 personnes) âgés au moins de 60 ans et issus du TwinsUK – la plus grande base de données consacrées aux jumeaux adultes du Royaume-Uni.

En effet, les fonctions physiques et cognitives sont à la fois influencées par des facteurs génétiques et environnementaux. La randomisation au sein de paires de jumeaux réduit ainsi les variations attribuables à des facteurs partagés, ce qui renforce la fiabilité statistique de l’étude.

Le protocole de l’étude impliquait une expérience à domicile en double aveugle au cours de laquelle les participants étaient invités à recevoir quotidiennement soit un placebo, soit un complément prébiotique pendant 12 semaines. Les compléments, assignés au hasard, étaient soit du FOS, soit de l’inuline.

L’inuline est une fibre prébiotique de la classe des fructanes, tandis que le FOS est un dérivé de l’hydrolyse de l’inuline. Tous deux sont bon marché et largement disponibles dans le commerce.

Parallèlement, tous les volontaires ont consommé des compléments protéinés et effectué des exercices visant à améliorer leur fonction musculaire. Les chercheurs ont suivi les participants à distance par le biais de vidéosurveillance, de questionnaires en ligne et de tests cognitifs.



Les chercheurs ont découvert que le groupe ayant reçu les prébiotiques présentait de meilleures performances aux tests de mémoire – dont le Paired Associates Learning, utilisé pour l’évaluation précoce d’Alzheimer –, ainsi qu’aux tests de temps de réactivité et de vitesse de traitement des informations. Il a également été constaté que les fibres entraînaient des changements significatifs dans la composition du microbiote intestinal, en augmentant le taux de bactéries bénéfiques, telles que Bifidobacterium. Des expériences sur des souris ont d’ailleurs montré que ces dernières pouvaient réduire les déficits cognitifs en régulant l’axe intestin-cerveau.

Cependant, aucune différence notable n’a été observée quant à la force musculaire des participants. D’un autre côté, la majorité des participants à l’étude étaient des femmes, ce qui pourrait induire un certain biais dans les résultats.

Les chercheurs sont ravis de constater ces changements en seulement 12 semaines. Ces résultats sont très prometteurs pour l'amélioration de la santé cérébrale et de la mémoire de la population vieillissante. Percer les secrets de l'axe intestin-cerveau pourrait offrir de nouvelles approches pour vivre plus longtemps en bonne santé.

Un autre aspect novateur de l'étude est sa conception à distance, qui a démontré la faisabilité d'essais chez les personnes âgées sans nécessiter de longs déplacements ou des visites à l'hôpital, ce qui pourrait être réalisé dans de nombreux contextes à travers le monde.

Des défis tels que la culture numérique et l'accès à la technologie nécessaire ont été reconnus et seront abordés dans de futurs projets à plus grande échelle dans le but d'améliorer la qualité de vie des populations vieillissantes dans le monde entier.


Le wasabi améliorerait la mémoire chez les seniors



Des chercheurs de la Tohoku University dans une étude, publiée dans la revue Nutrients en novembre 2023, ont révélé un lien surprenant entre le wasabi – connu pour sa saveur piquante – et l’amélioration des fonctions cognitives chez les personnes âgées.

Alors que le maintien des fonctions cognitives devient un enjeu majeur du vieillissement, l’étude pointe les bénéfices inattendus du wasabi sur la mémoire des aînés de plus de 60 ans. Cette épice japonaise, riche en isothiocyanates, pourrait jouer un rôle dans la stimulation neuronale et la prévention du déclin cognitif.

De nouvelles recommandations nutritionnelles “épicées” pourraient ainsi se profiler, démontrant une fois de plus l’impact certain que peut avoir notre alimentation sur la santé cérébrale.

Au-delà de son rôle traditionnel dans la cuisine japonaise, cette épice semble être un allié inattendu contre le vieillissement cérébral. Les composés qu’elle renferme stimuleraient la mémoire.

Actuellement, l’intérêt pour les propriétés bénéfiques des épices et herbes sur la santé s’accroît. Le gingembre et l’ail sont par exemple associés à une amélioration des fonctions cognitives, y compris chez les personnes âgées atteintes de démence. Ces ingrédients, couramment utilisés pour rehausser le goût, masquer d’autres saveurs ou colorer les plats, sont désormais étudiés pour leur influence positive sur la cognition.

Des études antérieures ont suggéré que les antioxydants et les anti-inflammatoires jouent un rôle important dans la santé cognitive des personnes âgées.

Des tests éclairant l’impact du wasabi sur la mémoire

La présente étude a impliqué un groupe de 72 adultes âgés de plus de 60 ans, suivis attentivement sur une période de trois mois. Ces participants ont été divisés de manière aléatoire en deux groupes distincts, l’un recevant quotidiennement un comprimé contenant de l’extrait de wasabi, tandis que l’autre groupe recevait un comprimé placebo, sans que les participants ne connaissent la nature de ce qu’ils prenaient.

Les résultats, mesurés à l’issue de l’expérience, ont révélé que le groupe traité au wasabi a enregistré des améliorations notables dans des tests évaluant la mémoire épisodique, c’est-à-dire la capacité de se souvenir d’événements passés, ainsi que dans la mémoire de travail, nécessaire pour maintenir des informations de manière transitoire.

Cependant, les chercheurs n’ont pas observé d’amélioration dans d’autres domaines de la fonction cognitive, incluant le raisonnement, l’attention ou la vitesse de traitement de l’information. L’équipe de recherche suggère que les effets bénéfiques du wasabi, et plus spécifiquement du composé 6-MSITC, pourraient cibler l’hippocampe, une région du cerveau cruciale pour la mémoire.

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L'inuline

Les inulines sont des polysaccharides – sucres simples de type fructose liés entre eux – produits naturellement par de nombreux types de plantes. Elles appartiennent à une classe de fibres alimentaires appelées fructanes.

L'inuline tire son nom du genre botanique Inula auquel appartient la Grande Aunée (Inula helenium), utilisée pour sus vertus médicinales qui en contient beaucoup. Elle est particulièrement abondante dans la racine de chicorée dont elle est extraite industriellement. On la trouve aussi dans d'autres végétaux appartenant à la famille des Asteraceae tels que l'artichaut ou le pissenlit, les topinambours, le Yacón, ou les bulbes de dahlias, la bardane, la grande Aunée et l'échinacée.

L'inuline atteint donc intacte le côlon, où elle est métabolisée par le microbiote intestinal avec libération de quantités importantes de dioxyde de carbone, d'hydrogène et/ou de méthane : elle est ainsi considérée comme un prébiotique, en ce sens qu'elle stimule le développement des bactéries du microbiote intestinal.

Effets secondaires. Les régimes riches en fibres hautement raffinées et fermentescibles comme l’inuline peuvent augmenter le risque de cancer gastro-intestinal. L'inuline protège contre l'inflammation intestinale, mais entraîne l'apparition de carcinomes hépatocellulaires. Malgré les effets bénéfiques de l’inuline, dans certaines circonstances, comme c’est le cas lors d’une colonisation par une bactérie pks+, les effets peuvent être délétères. Le prébiotique a pour effet d’augmenter l’expansion de la bactérie et pour conséquence d’accélérer le développement du cancer colorectal. Il est important de rappeler que la composition microbienne de l’intestin est différente pour chaque humain.

Fructo-oligosaccharides

Les fructo-oligosaccharides, appelés également oligofructoses ou FOS, sont des substances composées de deux sucres, le glucose et le fructose. Les fructo-oligosaccharides ne sont pas assimilables par l’organisme mais sont digérés par la flore intestinale. Les FOS font partie des substances dites prébiotiques, c’est-à-dire qui favoriseraient la prolifération des bactéries probiotiques.

Précautions à prendre avec les fructo-oligosaccharides. Les personnes qui tolèrent mal le lactose (sucre du lait), celles qui ont des calculs biliaires, celles dont l’intestin est facilement irrité par les fibres (par exemple, les personnes souffrant du syndrome du côlon irritable) et celles qui ont subi une radiothérapie du système digestif doivent rester prudentes avec les FOS.

Le wasabi

Le wasabi, ou Eutrema japonicum, est une épice emblématique du Japon, appréciée pour son goût unique. Son principal composant bioactif, le 6-méthylsulfinylhexyl isothiocyanate (6-MSITC), appartient à la famille des isothiocyanates.

C’est une plante vivace qui ne pousse à l'état naturel qu'au Japon et sur l'île russe de Sakhaline. La racine de wasabi pousse en milieu semi-aquatique, un peu comme le riz, dans des terres irriguées constamment par des torrents d'eau douce.

Le wasabi dont le nom japonais signifie “la rose de la montagne” est prisé pour son rhizome qui sert à la fabrication du condiment du même nom à la saveur piquante et poivrée.

Il est reconnu pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.

Besoins quotidiens en fibres alimentaires

La consommation de fibres alimentaires est importante pour notre santé digestive. Les fibres sont indispensables à notre équilibre nutritionnel. En effet, un régime alimentaire à base de fibres participe à l’équilibre du transit digestif, à la prévention des troubles métaboliques : obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires et diminue le risque de cancer colorectal.

Quelle quantité de fibres devons-nous manger chaque jour ?

Les avis des organismes nationaux à travers le monde varient peu, pour un adulte en bonne santé, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de consommer 20 à 25g de fibres alimentaires par jour.

Les directives en 2018 de l’Organisation Mondiale de Gastroentérologie (WGO) vont un peu plus loin en recommandant entre 20 et 30g de fibres par jour pour améliorer la qualité des selles et ainsi, la régularité du transit.


Où trouver des fibres ?


Les fibres alimentaires sont des glucides non digestibles, naturellement présents dans l’alimentation, et qui se trouvent dans des aliments d’origine végétale. On les trouve dans les végétaux, les tiges ou encore les graines. Les premières sources de fibres sont les suivantes :

Aliments à grains entiers

Traditionnellement, de nombreux aliments sont fabriqués à partir de graines de céréales (le blé, le riz, l’avoine, l’orge, le mil, etc.) mais parfois en enlevant la couche externe de chaque noyau alors que ces couches supérieures sont d’excellentes sources de fibres alimentaires. Ajouter dans son alimentation des produits à base de céréales complètes tels que le pain complet, le riz brun, les pâtes complètes et des céréales de petit déjeuner complètes est un moyen facile d’augmenter la prise quotidienne de fibres.

Légumes et fruits

Nous savons tous que les fruits et les légumes constituent une bonne source de vitamines, et fournissent également différentes variétés de fibres. D’après la World Gastroenterology Organisation (WGO), consommer au moins 400 g ou 5 portions de fruits et légumes par jour réduit les risques de maladie chronique et garantit un apport quotidien adéquat de fibre alimentaire. Vous pouvez également augmenter la quantité de fibres puisée dans les fruits et les légumes en les lavant et en les mangeant avec la peau plutôt qu’en les pelant.

Légumineuses

La consommation des légumineuses devrait être régulière, au moins une fois par semaine. Riches en fibres et en protéines végétales : lentilles, fèves ou pois chiches peuvent accompagner une viande ou un poisson, ou être ajoutées à des plats tels que des soupes, des ragoûts ou des salades.. En tant que source de protéines, il est possible de les déguster seules, en remplacement des protéines animales et dans ce cas il est conseillé d'associer les légumineuses à un produit céréalier, par exemple : haricots rouges et maïs, couscous et pois chiches, lentilles et riz.

Comment augmenter la quantité de fibres dans notre régime alimentaire ?

Atteindre 25-30 g de fibres, ce n’est pas si difficile.

En pratique, sachez que 5 fruits et légumes apportent en moyenne 16 à 20 g de fibres et que 100 g de pain complet, c’est 5 à 6 g de fibres de plus. Ajoutez une portion de légumes secs, de pâtes ou de riz complet et vous arrivez rapidement à 30 g par jour.


8 conseils pour garantir une consommation suffisante en fibres



1) Manger plus de légumes à haute teneur en fibres, comme les artichauts et les pois chiches.

2) Manger plus d’aliments à base de céréales complètes (riz, pain, céréales, pâtes) au lieu d’opter pour des versions raffinées.

3) Ajouter des fruits secs et des noisettes à vos salades et yaourts.

4) Manger des légumineuses comme des haricots et des lentilles au moins une fois par semaine.

5) Pour le petit-déjeuner, opter pour du son d’avoine ou du porridge plutôt que des céréales hautement transformées.

6) Manger cinq portions de fruits et légumes par jour.

7) N’oublier pas de boire beaucoup d’eau (1.5-2 litres par jour) pour empêcher la constipation.

8) En complément de cette alimentation, en cas de constipation, respecter en première intention les mesures hygiéno-diététiques appropriées. Pour cela, demander conseil à votre pharmacien.


Comment faire fonctionner votre mémoire à court terme ?

Plusieurs stratégies peuvent contribuer à améliorer la mémoire à court terme :

* Répétition. Répéter une information à plusieurs reprises peut aider à la conserver dans la mémoire à court terme.

* Regroupement. Le fait de regrouper des éléments similaires ou apparentés peut faciliter leur mémorisation.

* Visualisation. La création d’images mentales d’une information peut vous aider à mieux la mémoriser.

* Association. Lier une nouvelle information à quelque chose que vous connaissez déjà peut vous aider à mieux la mémoriser.


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