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samedi 27 septembre 2025

Les Fibres Alimentaires Agissent sur le Cerveau et la Santé Globale


La santé mentale et la nutrition sont intimement liées
L'alimentation joue un rôle crucial dans le fonctionnement optimal du cerveau


Il n’existe pas de “régime santé” universel qui convienne à tout le monde. La plupart des professionnels s’accordent à dire que l’on doit avoir un régime équilibré sur le plan des groupes alimentaires, et qu’il est préférable d’y ajouter des légumes et des aliments fermentés plutôt que de se limiter inutilement. De plus, la consommation d’aliments qui favorisent la santé intestinale améliore l’état de santé global.

L’importance des fibres est connue depuis plusieurs décennies. Elles facilitent le transit intestinal et sont aussi un nutriment prébiotique.

Les prébiotiques ne sont pas activement digérés et absorbés, ils servent plutôt à favoriser la croissance de bactéries bénéfiques dans notre intestin. Ces micro-organismes contribuent ensuite à la digestion des aliments pour que nous en retirions davantage de nutriments, soutiennent l’intégrité de la barrière intestinale et empêchent la prolifération de bactéries nocives.

Indépendamment de leur effet sur les bactéries, les fibres peuvent aussi influencer notre système immunitaire lorsqu’elles interagissent directement avec des récepteurs exprimés par nos cellules. Ces bienfaits peuvent même aider le système immunitaire à être plus tolérant et à réduire l’inflammation.

Le régime alimentaire occidental est pauvre en fibres et riche en aliments ultra-transformés. On recommande de consommer de 25 à 38 grammes de fibres par jour, selon l’âge, le sexe et le niveau d’activité. La plupart des gens consomment environ la moitié de la quantité recommandée, ce qui peut nuire à leur santé globale.

Les céréales complètes, les fruits et légumes, les légumineuses, les noix et les graines constituent de bonnes sources de fibres alimentaires. On insiste beaucoup sur les fibres solubles et moins sur les fibres insolubles, mais en réalité, la plupart des aliments contiennent un mélange de ces deux types, qui ont tous deux leurs bons côtés.


Fibres alimentaires

Les fibres font partie de la grande famille des glucides – polysaccharides – et jouent un rôle de structure dans les aliments. Contrairement aux glucides contenus dans les pâtes, le riz, les pommes de terre, etc. – essentiellement amidon – et qui sont “digestibles”. Les fibres sont des glucides dits “non-digestibles”. C'est-à-dire que l’homme ne possède pas l’équipement enzymatique pour les digérer et les assimiler.

Les fibres – ou glucides indigestibles – arrivent jusqu’au côlon sans avoir subi de dégradation. C’est notre microbiote – aussi appelé flore intestinale – qui s’en charge, les fermentant pour produire plusieurs métabolites bénéfiques à notre santé. Par ailleurs, certaines d’entre elles comme la cellulose ne sont pas fermentées par le microbiote, comme si nous mangions du papier. Elles sont néanmoins utiles à notre organisme puisqu’elles permettent d’augmenter le volume de notre bol alimentaire et régulent les quantités que nous ingérons.

On distingue 2 grandes catégories de fibres

Les fibres solubles

Les fibres de cette catégorie arrivent intactes – ou presque – au niveau du côlon, siège principal de notre microbiote qui va s’en occuper. Elles sont fermentées – “consommées” – par les bactéries plus ou moins lentement, pour produire des composés bénéfiques dont les fameux acides gras à courte chaîne. Ces derniers ont la capacité d’agir sur différentes voies métaboliques du foie, des muscles, du tissu adipeux et du cerveau.

De plus, certaines de ces fibres modulent l’absorption de divers nutriments comme le glucose, sucre très facilement assimilable – ralentissement –, ou le cholestérol – capture –.

Pectine, ꞵ-glucanes, inuline, gommes, psyllium, FOS (Fructo-OligoSaccharides) et GOS (Galacto-OligoSaccharides)... Globalement, elles sont plutôt caractérisées comme “douces” pour nos intestins.

Les fibres insolubles

Cellulose, lignine, hémicellulose… Nous les retrouvons dans les parois des fruits et des légumes et les céréales complètes, car le son (l’enveloppe) est conservé. Ces fibres passent dans le tube digestif sans subir de processus de digestion, et ne sont quasiment pas fermentées mais n’en sont pas moins utiles.

Elles augmentent le volume du bol alimentaire qui arrive au niveau intestinal en réabsorbant l’eau que les aliments contenaient au départ. Ce processus entraîne des contractions intestinales et permet une stimulation du transit. Bien différent de l’effet anti-constipation du jus de pruneau riche en dihydroxyphénylisatine. On parle donc d’une action mécanique et elles sont dites “irritantes”.

Si les aliments sources de fibres sont une association de fibres insolubles et solubles, ils en sont plus ou moins riches.

Aliments plus riches en fibres solubles

Fruits en général : pommes, poires, fraises, orange…
Légumes : courgettes, carottes, oignons...
Céréales : comme les pommes de terre, l’avoine…
Légumineuses : comme les haricots blancs et rouges…

Aliments plus riches en fibres insolubles

Fruits oléagineux (graines) : les amandes, les noix...
Légumes : les haricots verts, certains choux…
Céréales complètes
Légumineuses en général : lentilles vertes, pois cassés…

Les fibres ne sont pas toutes bonnes

Étonnamment, ce ne sont pas toutes les fibres qui sont bonnes pour la santé. Fibre est un terme générique pour désigner les polysaccharides végétaux qu’on ne peut digérer. Il en existe de nombreux types, dont la fermentescibilité, la solubilité et la viscosité dans l’intestin varient. La source a également son importance. Les fibres provenant d’une plante en particulier ne sont pas les mêmes que celles issues d’une autre.

En outre, la surconsommation de suppléments de fibres peut provoquer des symptômes tels que constipation, ballonnements et gaz. Cela est dû en partie au fait qu’il existe différents microbiomes intestinaux et que tous n’ont pas la même la capacité à métaboliser les fibres pour produire des molécules bénéfiques telles que les acides gras à chaînes courtes.

Dans certains cas, comme chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires de l’intestin, l’absence de bactéries capables de digérer les fibres peut laisser les fibres intactes interagir directement avec les cellules intestinales et engendrer des effets inflammatoires. Des données récentes ont même montré qu’une consommation excessive de fibres solubles, telles que l’inuline, un complément répandu, peut accroître le risque de développer un cancer du côlon dans un modèle animal expérimental.

Les bienfaits des fibres alimentaires

Il existe de nombreuses preuves des bienfaits des fibres alimentaires. Les fibres ne sont pas seulement associées à la santé du côlon ; elles influencent aussi la santé globale et la santé du cerveau par l’axe intestin-cerveau. Les régimes pauvres en fibres ont été corrélés à des troubles gastro-intestinaux tels que le syndrome du côlon irritable ou des maladies inflammatoires de l’intestin.

Par ailleurs, une consommation suffisante de fibres réduit les risques et la mortalité liés aux maladies cardiovasculaires et à l’obésité. Des études montrent que certains types de fibres peuvent améliorer les fonctions cognitives.

Les fibres contribuent à la sensation de satiété après les repas et à la régulation de la glycémie et du cholestérol. Assurez-vous de consommer des fibres dans votre alimentation et, si nécessaire, prenez des compléments alimentaires sans dépasser la dose recommandée.

Certaines maladies gastro-intestinales, comme la maladie cœliaque, ne semblent pas influencées par la consommation de fibres. De plus, il n’y a pas de consensus sur le type de fibres et la dose qui serait bénéfique pour le traitement de la plupart des maladies.

Les prébiotiques favorisent le développement de bactéries intestinales qui peuvent influencer la santé et l’immunité de l’intestin dans le cadre de nombreuses maladies, bien que toutes les fibres ne se valent pas. Si les fibres ne guérissent pas les maladies, une saine alimentation peut soutenir le travail des médicaments et des traitements, dont elle peut améliorer l’efficacité.

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Intervention à base de fibres alimentaires pour le microbiote intestinal, le sommeil et la santé mentale chez les adultes atteints du syndrome du côlon irritable



Des chercheurs de l’Edith Cowan University et de Curtin University (Australie) ont réalisé une étude de cadrage, publiée dans la revue Nutrients en juin 2021, sur des articles concernant une supplémentation en fibres chez les adultes atteints du syndrome du côlon irritable.

Le syndrome du côlon irritable (SCI) est un trouble gastro-intestinal fonctionnel courant qui touche 4 à 5% de la population mondiale. Ce trouble est associé au microbiote intestinal, à l’alimentation, au sommeil et à la santé mentale.

L'objectif de cette étude de cadrage est viser à cartographier les recherches existantes qui ont administré une intervention alimentaire liée aux fibres aux personnes atteintes du SCI et ont rapporté des résultats sur au moins deux des trois thèmes suivants : microbiote intestinal, sommeil et santé mentale.

Cinq bases de données numériques ont été consultées pour identifier et sélectionner des articles selon les critères d’inclusion et d’exclusion. Cinq articles ont été inclus dans l’évaluation, aucun ne rendant compte des trois thèmes ou de la combinaison du microbiote intestinal et du sommeil. Deux études ont identifié des altérations du microbiote intestinal et de la santé mentale avec une supplémentation en fibres. Les trois autres études ont rendu compte des résultats en matière de santé mentale et de sommeil à l’aide de questionnaires subjectifs.

La recherche liée au SCI manque d’études de type biologie des systèmes ciblant le microbiote intestinal, le sommeil et la santé mentale chez les patients soumis à une intervention alimentaire.

Des recherches supplémentaires sur le syndrome du côlon irritable sont nécessaires pour étudier le rôle du microbiote intestinal humain – tel que les acides gras à chaîne courte – dans le sommeil et la santé mentale, suite à la mise en œuvre d'une modification des habitudes alimentaires ou d'une supplémentation en composants. De plus, l'application d'évaluations objectives du sommeil est nécessaire afin de détecter les changements de sommeil avec plus de précision et moins de biais.


Réponse variable aux sous-types de fibres alimentaires dans la maladie de Crohn (MICI)



Des chercheurs de l’Université d’Alberta (Canada) dans une étude, publiée dans la revue Frontiers in Pediatrics en janvier 2021, soulignent le rôle de sous-types de fibre alimentaire, en particulier pendant la maladie de Crohn.

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) pouvant toucher tout le tube digestif. Cette affection est favorisée par des prédispositions génétiques, des facteurs environnementaux et un dysfonctionnement du système immunitaire.

L’alimentation offre une alternative sûre et attrayante aux options de traitement disponibles dans de nombreuses maladies. Cependant, la recherche ne fait que commencer à élucider le rôle de l’alimentation dans les maladies chroniques, telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).

Les MICI chroniques et très invalidantes, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, sont caractérisées par une inflammation intestinale, une dysrégulation immunitaire et une dysbiose (déséquilibre de la flore microbienne intestinale). Les données probantes soutiennent le rôle de la génétique, du microbiote et de l’environnement, y compris l’alimentation, dans la pathogenèse de la maladie. Cela est particulièrement vrai chez les enfants atteints de MICI, pour lesquels les traitements basés sur l’alimentation ont montré d’excellents résultats.

Les fibres alimentaires constituent un groupe intéressant de facteurs alimentaires qui relient facilement le microbiote à la santé intestinale. Les fibres ne sont pas digérées par les cellules humaines, mais plutôt fermentées par les microbes intestinaux dans l’intestin. Les preuves se sont accumulées au cours de la dernière décennie pour soutenir l’importance des fibres alimentaires dans le maintien de la santé intestinale et dans les MICI.

Cependant, des études plus récentes soulignent la complexité de cette interaction et l’importance de comprendre le rôle de chaque sous-type de fibre alimentaire, en particulier pendant la maladie. Il existe environ dix sous-types de fibres alimentaires décrits à ce jour, classés comme solubles ou insolubles, avec des structures chimiques variées et de grandes différences dans leurs profils de fermentation.

De nombreuses études ont jusqu'à présent décrit les avantages des sous-produits de la fermentation chez les individus en bonne santé et les avantages potentiels pour la santé dans certains modèles de maladies. Cependant, il reste un vide dans notre compréhension de la manière dont chacune de ces fibres individuelles affecte la santé humaine dans les contextes dysbiotiques où une fermentation appropriée peut ne pas être obtenue.

Cette revue met en évidence les possibilités de mieux définir le rôle des fibres alimentaires individuelles pour réguler l'inflammation dans les MII.

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L'influence de l'alimentation sur le cerveau




Apport en nutriments

Une alimentation équilibrée et nutritive fournit au cerveau les nutriments essentiels dont il a besoin pour fonctionner correctement. Par exemple, les acides gras oméga-3, présents dans les poissons gras, les noix et les graines, sont importants pour la santé du cerveau et peuvent contribuer à améliorer la concentration, la mémoire et la fonction cognitive.

Réduction de l'inflammation

Certains aliments riches en antioxydants, comme les fruits et légumes colorés, peuvent aider à réduire l'inflammation dans le cerveau. L'inflammation chronique peut contribuer au développement de maladies neuro-dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson entre autres.

Régulation de l'humeur

Certains aliments peuvent avoir un impact sur notre humeur en affectant la production de neurotransmetteurs, les substances chimiques qui régulent notre humeur. Par exemple, les aliments riches en tryptophane, comme la dinde et les produits laitiers, peuvent aider à augmenter la production de sérotonine, un neurotransmetteur associé à la régulation de l'humeur.

Impact sur la plasticité cérébrale

Une alimentation saine peut favoriser la plasticité cérébrale, c'est-à-dire la capacité du cerveau à se modifier et à s'adapter. Certains aliments, comme les aliments riches en vitamines B, en antioxydants et en acides gras oméga-3, peuvent soutenir la croissance et la régénération des cellules cérébrales.

Prévention des maladies cérébrales

Une alimentation équilibrée peut contribuer à réduire le risque de développer des maladies cérébrales telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et les accidents vasculaires cérébraux. Le maintien d'un régime alimentaire sain peut aider à réduire l'accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau et à prévenir les dommages cellulaires et l'inflammation associés à ces maladies.

Il est également important de noter que chaque personne est unique et que les besoins nutritionnels peuvent varier. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé ou un nutritionniste pour obtenir des conseils adaptés à votre situation individuelle.

Brainfood – améliorer sa concentration par l’alimentation

La brainfood (alimentation pour le cerveau) comprend les aliments qui conservent ou améliorent les performances intellectuelles. L’alimentation cérébrale apporte au cerveau ce dont il a besoin.

Les aliments favorables au cerveau jouent un rôle important pour notre bien-être général. Ils promeuvent l’activité de notre cerveau et peuvent favoriser notre concentration et notre mémoire.

Pour garantir une bonne performance, notre cerveau a besoin de différentes vitamines et autres nutriments :

Glucides. Ils fournissent de l’énergie au cerveau. On distingue les glucides simples, comme le sucre, et les glucides complexes, comme l’amidon.

Acides gras oméga-3. Ils influencent positivement la transmission des influx nerveux dans le cerveau. Ils améliorent également la circulation sanguine et le métabolisme énergétique.

Vitamines C et E. Ces vitamines pour le cerveau réduisent le stress oxydant. Ainsi, elles ralentissent le processus de vieillissement et protègent les cellules et les molécules.

Vitamine B. La vitamine pour le cerveau et les nerfs. Elle améliore le fonctionnement du système nerveux. La vitamine B5 assure également la formation d’acétylcholine, un neurotransmetteur important présent dans le cerveau.

Magnésium. Il soutient le système nerveux.

Une alimentation visant à améliorer la concentration contient les aliments suivants :

Produits aux céréales complètes
Œufs
Viande
Fromage
Avocat
Flocons d’avoine
Noix
Brocoli
Bananes

L’alimentation influence aussi la mémoire. Les aliments favorisant la mémoire contiennent des acides gras oméga-3, des antioxydants, des flavonoïdes, de l’acide folique et de la vitamine E. Une alimentation pour améliorer la mémoire contient les nutriments suivants :

Baies
Poisson
Épinards
Fruits à coque
Pommes
Chocolat noir
Graines de courge



La variété dans notre alimentation est importante non seulement pour bénéficier des bienfaits d'une grande variété de vitamines et de minéraux essentiels, mais aussi pour éviter de manger trop, ou trop peu, d'un nutriment particulier. Cela permet également de garder nos repas intéressants et savoureux. Explorez les différents aliments et apprenez à les sélectionner, à les préparer et à les déguster, mais ne vous laissez pas distraire par les derniers aliments à la mode. Concentrez-vous plutôt sur la création d'une “super assiette” remplie d'aliments différents, sains et savoureux.



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mercredi 31 mai 2023

Neurosciences du Plaisir




Le neuroscientifique d'Oxford Morten Kringelbach a présenté ses recherches en juillet 2021, menées afin d'étudier ce qui se passe dans le cerveau lorsque l'un des constituants les plus appréciés du bien-être est ressenti : le plaisir.

Le plaisir opère dans un cycle de trois étapes : désir, goût et apprentissage. Mais les résultats indiquent qu'une bonne vie implique de s'engager dans des activités significatives.

Pour découvrir pourquoi le système cérébral doit traverser ce cycle de changements de manière ordonnée, il fallait aller directement à la source : le cerveau. Pendant deux décennies, le scientifique a invité des participants à des examens d'imagerie cérébrale pour étudier ce qui se passe dans le cerveau. À ce jour, il a étudié la neuro-anatomie de la plupart des plaisirs – la nourriture, la drogue, la musique, regarder de jolis bébés, même le sexe – malgré les défis évidents.

Il s'avère que nous pouvons en apprendre beaucoup sur la condition humaine en étudiant le plaisir dans le cerveau. Par exemple, les neuro-scientifiques peuvent créer des schémas, ou des modèles cérébraux, de l'activité neuronale sous-jacente à différentes régions du cerveau dans divers états, alors que des milliards de neurones et de cellules gliales communiquent entre eux.

Ces connaissances, à leur tour, peuvent être appliquées dans le traitement des conditions qui affectent le fonctionnement des circuits du plaisir, y compris les troubles neuro-psychiatriques et les dépendances. En fin de compte, démêler les mécanismes cérébraux impliqués dans l'expérience du plaisir, du bonheur et de divers états significatifs pourrait indiquer ce que signifie vraiment le plaisir et aider les gens à en faire davantage l'expérience. Cet étude a été la principale motivation de ses recherches. C'est, selon ses propres mots, ce qu'il nous révèle sur la neuro-anatomie du plaisir.

Pas seulement une sensation

Le plaisir est une manière d'expérimenter le monde sensoriel. Lorsque vous voyez, entendez, sentez ou goûtez quelque chose qui est considéré comme agréable, l'information passe par les cortex sensoriels du cerveau. Mais ce n'est pas là que le plaisir est codé. Grâce à l'implication de diverses régions du cerveau, c'est quelque chose qui s'ajoute plus tard comme une lueur hédonique.

Ainsi, le plaisir n'est pas simplement une sensation ou une pensée. Le plaisir consiste en des cycles de désir, de goût et d'apprentissage. Une bonne vie dépend d'un système cérébral capable de traverser ce cycle de changements de manière ordonnée.


Que se passe-t-il dans le cerveau lorsqu'on éprouve du plaisir ?

Pour le buveur de café, le cycle du plaisir commence avant même la première gorgée. Cela commence par l'attente et l'anticipation de l'événement. Aucune information – par exemple la vue, l'odorat, le goût – n'est jusqu'à présent entrée par les organes sensoriels. Cependant, il sent que le café est dehors et, sur la base de ses expériences précédentes, il a un désir.

À ce stade, une grande partie du cerveau est consacrée à essayer de trouver des moyens d'atteindre l'objectif. C'est comme si le cerveau disait qu'il y a quelque chose d'important dans l'environnement qui a besoin d'attention. Au fil du temps, le sujet se sentira de plus en plus motivé pour s'en occuper, jusqu'à ce qu'il se lève finalement et se fasse un café. Une fois que les expériences sensorielles de voir, sentir et goûter sont activées, les points chauds hédoniques du cerveau sont également activés et le plaisir est intensifié. L'étape du goût commence.

Au fur et à mesure que le café est bu, les attentes sont constamment mises à jour. L'étape d'apprentissage comprend la satisfaction des attentes. Quand quelque chose ne va pas et ce qui est attendu ne se réalise pas – par exemple, quand le café a mauvais goût – c'est un obstacle au plaisir. Si le réseau fonctionne sans problème, après un certain temps, il sera rassasié. Le cerveau apprendra de l'expérience en mettant à jour les associations et en faisant des prédictions futures. Alors, le cycle s'arrêtera et il passera à autre chose.

Si le plaisir fonctionne mal

Au lieu de passer par le cycle de désirer-goûter-apprendre où les choses se terminent naturellement et où l'on peut continuer sa journée, les personnes dépendantes sont coincées dans une boucle de répétition. Par exemple, ils peuvent éprouver une motivation extrême – désirer – sans la récompense – goûter – et revenir sans cesse au désir, car cela ne semble pas suffisant pour leur permettre de passer à l'étape de la jouissance et de la satiété.

Anhédonie

C'est l'incapacité à éprouver du plaisir, la perte d'intérêt ou de satisfaction dans presque toutes les activités de la vie qui étaient autrefois appréciées, de manger, écouter de la musique ou faire du sport aux relations sociales telles que rencontrer des amis et la famille, discuter, se promener ou aller au cinéma, à une soirée ou à un concert.

Cette affection est un symptôme clé des troubles neuro-psychiatriques. Une personne déprimée, par exemple, peut toujours être motivée à boire du café, mais lorsqu'elle le fait, elle peut ne pas en ressentir le plaisir. Cela peut aggraver les choses, car elle pourrait avoir l'impression qu’elle devrait ressentir de la joie, mais ce n'est pas le cas.


Intervention des régions du cerveau

Le cortex orbito-frontal – la partie du cerveau située derrière les yeux – est un acteur majeur dans la salle des machines du plaisir. D'autres régions, dont le noyau accumbens et le pallidum ventral, sont également importantes. Si certaines de ces régions sont retirées du cerveau des rats, ils ne montreront plus la réaction de plaisir avec leur bouche lors de l'administration d'eau fraîche. Presque comme un système de vote, toutes ces régions doivent s'engager les unes envers les autres pour que le plaisir se fasse sentir. Heureusement, le système est composé de plusieurs parties, de sorte qu'en cas de dysfonctionnement d'une région, les autres parties peuvent fonctionner ensemble et compenser.


Au fur et à mesure que le cycle du plaisir démarre, les neurones de ces régions commencent à “se parler” de manière synchronisée et désynchronisée. Les signaux électriques sont convertis en signaux chimiques au niveau de la jonction synaptique, avant d'être à nouveau convertis en signaux électriques et de continuer.

C'est un paysage dynamique, avec une myriade d'itinéraires empruntés par les signaux. Ce qui facilite ce mouvement constant, ce sont les neurotransmetteurs à la jonction synaptique. Ils facilitent ou compliquent le passage des signaux à travers les différentes régions. Par exemple, pendant un orgasme, en raison de la libération de neurotransmetteurs, il peut soudainement devenir beaucoup plus facile pour les signaux de voyager entre le cortex orbito-frontal et d'autres régions qui ne sont normalement pas directement liées.

Le cerveau est une machine qui travaille tout le temps. Il existe de nombreux itinéraires qui peuvent l'activer. Certains sont hédoniques, liés au plaisir et à l'affect positif, comme le café ou le sexe. D'autres sont plus eudémoniques, ayant à voir avec le sens, l'engagement et la réalisation de soi, comme le bénévolat ou l'expression de gratitude. Souvent, les activités eudémoniques ne sont pas agréables sur le moment. En fait, elles peuvent même se sentir difficiles. Ce n'est que plus tard, rétrospectivement, et lorsque l'expérience est interprétée comme signifiante, que le plaisir peut en être déduit.


Douleur et plaisir

L'une des découvertes neuro-scientifiques les plus fascinantes est le lien étroit entre la douleur et le plaisir. Prenons l'exemple de la douleur du membre fantôme, qui est initialement signalée par environ 80% des personnes amputées. Au fil du temps, chez 10 à 25% des patients, la douleur des membres fantômes peut entraîner une douleur chronique, très difficile à traiter.

Lorsque les neurochirurgiens prennent des électrodes et effectuent une stimulation cérébrale profonde sur ces patients avec 20 Hz – la région cible reçoit 20 impulsions électriques par seconde – les patients rapportent un soulagement presque instantané. Mais lorsque les mêmes régions sont stimulées à 50 ou 100 Hz, la douleur s'aggrave. C'est le même réseau qui provoque un soulagement – le plaisir – et une douleur atroce, et celui activé par un inconfort intense lors d'un marathon devient soudainement la motivation d'un coureur.

Plus qu'accumuler des plaisirs



C'est un mythe que les hédonistes sont plus heureux que les autres. Ceux qui se retrouvent dans une poursuite sans fin du plaisir pour le plaisir sont souvent malheureux, prévient Sendaia Laiol, neuro-scientifique travaillant à la recherche sur le plaisir à l'Université de Californie. Avoir un sens et un objectif général est essentiel pour que les gens s'épanouissent. Le sens peut être dérivé des relations, de l'effort déployé dans diverses activités et même du dépassement des difficultés. L'affinité neuro-biologique entre la douleur et le plaisir dans notre cerveau peut être parallèle au lien poignant entre la souffrance et l'épanouissement dans nos vies, dit-elle.

La dopamine fait partie de la danse du plaisir. C'est ce qui vous motivera à vous lever et à boire le café auquel vous pensez sans cesse. Mais la dopamine n'est pas ce qui donne la récompense quand vous buvez du café, ce sont les opioïdes. Le plaisir ne concerne pas tant la dopamine et les opioïdes en soi, mais la façon dont le cerveau communique entre les différentes régions. Les neurotransmetteurs modifient le câblage des régions et leurs relations les unes avec les autres.

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Le cerveau recherche le plaisir



Des chercheurs de l'Institut Zuckerman de l'Université de Columbia, de l'Université de Californie à Berkeley et du Champalimaud Center for the Unknown, au Portugal, dans une étude publiée dans Science en mars 2018, ont observé chez la souris comment le cerveau apprend à répéter des schémas d'activité neuronale qui provoquent l'importante sensation de se sentir bien.

Cette recherche offre des informations clés sur la façon dont l'activité cérébrale est façonnée et raffinée lorsque les animaux apprennent à répéter des comportements qui évoquent un sentiment de plaisir.

Les résultats indiquent également de nouvelles stratégies pour détecter les troubles caractérisés par des comportements répétitifs anormaux, tels que la dépendance et le trouble obsessionnel-compulsif (TOC).


Les résultats révèlent que le cerveau apprend quels modèles d'activité conduisent à des sensations de bien-être et se recâble pour reproduire plus efficacement ces modèles.

Cette découverte peut aider à expliquer comment nous apprenons par cœur, et peut également éclairer des études sur des troubles tels que la dépendance et le TOC, dans lesquels la boucle de rétroaction qui lie une action à une récompense se décompose.

Normalement, faire quelque chose d'agréable provoque la libération par les neurones d'une substance chimique appelée dopamine. Cette libération déclenche ce sentiment de bien-être, évoque le désir de répéter une action encore et encore. Les jeux vidéo en sont un bon exemple.

Lorsque vous déplacez le contrôleur de jeu exactement dans le bon sens pour obtenir ce score élevé, votre cerveau se souvient de la façon dont vous avez effectué cette action : quels neurones se déclenchent et selon quel schéma, afin que votre cerveau puisse recréer ce même mouvement lorsque vous jouez au jeu la prochaine fois. Après des tentatives répétées, le cerveau s'améliore pour recréer ce modèle d'activité neuronale et s'améliore dans le jeu.

Pour l'équipe, cela a soulevé la question suivante : le cerveau pourrait-il être entraîné à apprendre le schéma correct d'activité neuronale normalement impliqué dans l'expérience de quelque chose d'agréable, puis à reproduire ce schéma à volonté pour déclencher une libération de dopamine ?

Implications pour la dépendance et le trouble obsessionnel-compulsif

Dans une série d'expériences sur des souris, les scientifiques ont développé un programme informatique qui connectait l'activité neuronale dans le cerveau des animaux aux notes de musique, de sorte que lorsqu'un groupe de neurones s'activait, une note de musique correspondante était jouée. Différents modèles d'activité neuronale ont produit différentes combinaisons de notes. Et lorsque les modèles d'activité neuronale ont déclenché l'arrangement correct des notes de musique, les scientifiques ont libéré manuellement de la dopamine dans le cerveau des animaux.

Les animaux ont rapidement appris quel arrangement musical, lorsqu'il était joué, provoquait une libération de dopamine et une sensation de bien-être. Leurs cerveaux ont alors commencé à se recâbler pour écouter cette chanson plus souvent, ce qui déclenche le coup de plaisir de la dopamine. Essentiellement, les souris ont appris à répéter le même schéma d'activité cérébrale qui avait été précédemment évoqué en entendant ces notes de musique.

Les chercheurs ont noté que ces résultats sont un exemple frappant de la loi de Thorndike : un principe de psychologie qui stipule que les actions qui conduisent à un renforcement positif sont répétées plus fréquemment. Cependant, ces découvertes représentent probablement la première fois que ce principe est observé directement dans le cerveau. Jusqu'à présent, les mécanismes cérébraux qui guident ce type d'apprentissage n'ont pas été directement mesurés.

Cette recherche a également des implications importantes pour la toxicomanie et le TOC. Si les schémas d'activité neuronale du cerveau sont en surcharge, comme c'est souvent le cas chez les personnes souffrant de dépendance ou de TOC, les chercheurs se demandent s'ils pourraient créer un programme informatique qui pourrait aider à entraîner leur cerveau à réduire cette activité. Ils l'explorent activement.


Étude sur la performance de l'expérience religieuse dans le cerveau

Des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université de l'Utah, dans une étude publiée dans la revue Social Neuroscience en novembre 2016, ont vérifié que les zones cérébrales associées à la gratification, comme le noyau accumbens, agissent lorsqu'une personne se sent proche de Dieu.

Cette étude est la première initiative du Religious Brain Project, un projet visant à comprendre le fonctionnement du cerveau chez les personnes ayant des croyances religieuses ou spirituelles profondes.

Tout comme l'amour, le sexe, le jeu, la drogue et la musique activent le circuit de récompense du cerveau, les expériences religieuses peuvent également l'activer. Le circuit de récompense est un groupe de structures neuronales dans notre cerveau, liées au désir, au plaisir et au renforcement positif.

Les chercheurs expliquent que ces dernières années, les technologies d'imagerie cérébrale ont progressé de telle manière qu'elles peuvent aborder des questions qui existent depuis des millénaires.

Plus précisément, ils ont cherché à déterminer quels réseaux de neurones sont impliqués dans la représentation des sentiments spirituels, et pour cela ils ont choisi un groupe de mormons dévots qui ont été soumis à une série de stimuli religieux.

Chaque sujet avait été formé entre 1,5 et 2 ans pour être capable d'identifier son “sentiment spirituel” en lui-même et de l'enseigner aux autres. Dans la pratique et la théologie mormones, ces sentiments sont d'une grande importance, car ils sont le principal moyen de communiquer avec Dieu, un élément fondamental de la prise de décision dans la vie et un renforcement de leur foi.

Au total, 19 sujets – sept femmes et 12 hommes – ont été sélectionnés, dont le cerveau a été surveillé pendant qu'ils effectuaient diverses tâches, telles que visionner des vidéos sur leur église, écouter des citations de divers chefs religieux, prier, lire des passages bibliques ou recevoir d'autres stimuli audiovisuels.

Pendant les tests, les participants ont été interrogés pour voir s'ils ‘ressentaient l'esprit’. Ils pouvaient répondre via une échelle allant de ‘ne pas le ressentir’ à ‘le ressentir fortement’, et avaient même un bouton à composer lorsqu'ils ressentaient un pic d'intensité spirituelle.

Un pic d'intensité spirituelle

Diverses zones du cerveau,
actives lors de l'expérience
religieuse des participants
Le pic d'intensité, accompagné d'une augmentation des fréquences cardiaque et respiratoire, s'est produit entre une et trois secondes avant que le bouton ne soit enfoncé, et ce schéma a été répété pour les différentes tâches.

Sur la base des scans, les scientifiques ont découvert que des sentiments spirituels intenses sont associés à l'activation du noyau accumbens. Constitué d'un groupe de neurones et d'un composant du striatum dit ventral, ledit noyau fait partie du striatum et est essentiel au système de récompense.

Outre les réseaux de neurones liés au système de récompense, les sentiments spirituels se sont également avérés être associés au cortex préfrontal médian - une zone cérébrale activée par des actions liées aux évaluations, aux jugements et au raisonnement moral - et à d'autres régions cérébrales associées à l'attention focalisée.


L'expérience religieuse est peut-être la partie la plus influente de la façon dont les gens prennent des décisions qui nous affectent tous, pour le meilleur et pour le pire. Comprendre ce qui se passe dans le cerveau pour contribuer à ces décisions est vraiment important, bien qu'on ne sache pas encore si les croyants d'autres religions réagiraient de la même manière.

Des recherches menées par d'autres experts montrent que le cerveau réagit différemment aux pratiques contemplatives et méditatives, caractéristiques de certaines religions orientales, mais jusqu'à présent, il y avait peu de connaissances neuro-scientifiques sur la spiritualité en Occident.

Il existe des différences et des similitudes entre ces résultats et les études sur la méditation, mais dans les deux cas, elles montrent le rôle des régions cérébrales associées à l'attention, bien que l'activation du système de récompense soit beaucoup plus importante dans cette étude.

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Les neurotransmetteurs protagonistes du plaisir



Nous sommes corps, âme et esprit. C'est pourquoi, pour prendre soin de notre santé de manière intégrale et maintenir une bonne qualité de vie, nous devons non seulement prêter attention à notre bien-être physique, mais aussi à notre composante émotionnelle.

Le cerveau humain a la capacité de produire quatre substances naturelles liées au bonheur, au plaisir, à la relaxation et au soulagement de la douleur physique et émotionnelle.

Endorphines

* Elles constituent un type de neurotransmetteur produit principalement dans l'hypothalamus et l'hypophyse.

* Elles sont un puissant stimulant naturel qui n'a pas d'effets secondaires et a la capacité de changer notre humeur.

* Elles agissent comme analgésiques et activent les centres du plaisir, créant des situations satisfaisantes qui aident à éliminer l'inconfort.

Comment sa production est-elle stimulée ?

Fondamentalement, toutes les activités qui nous sont agréables sont convoquées : rire, atteindre des objectifs, faire des routines d'exercice, se détendre, écouter de la musique, danser, lire pour le plaisir et méditer. Ces activités facilitent la mémoire et l'attention, et provoquent des changements positifs dans notre attitude.

Le rire a une influence notable sur la chimie du cerveau et est donc la meilleure source d'endorphines. De nombreuses études ont montré que le rire diminue la douleur physique et renforce le système immunitaire.

Les caresses, les bisous et les câlins stimulent également la libération d'endorphines.

Sérotonine

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C'est un neurotransmetteur cérébral qui agit également en régulant la fonction gastro-intestinale. Près de 90% présent dans notre corps est produit dans l'intestin, mais on le retrouve aussi dans les plaquettes et dans le cerveau.

* Elle contrôle les émotions et les fonctions cognitives.

* Elle est connue comme l'hormone du bien-être, car elle génère des sentiments de détente et de satisfaction, et augmente la concentration et l'estime de soi.

* Dans le système digestif, elle favorise la sensation de satisfaction après avoir mangé et, dans le cerveau, elle influence l'humeur. Ele aide également à profiter d'un sommeil réparateur et démarre l'horloge interne du corps.

Comment sa production est-elle stimulée ?

Pour la produire, il est nécessaire d'avoir du tryptophane, un acide aminé fondamental en nutrition que l'on retrouve dans les aliments suivants : œufs, pâtes, riz, produits laitiers, céréales, poulet, dinde et légumineuses, entre autres.

De plus, nous pouvons augmenter la quantité de sérotonine dans le cerveau en faisant de l'exercice physique et en recherchant des endroits ensoleillés et très lumineux.

Si le corps n'en produit pas en quantité suffisante, vous pourriez ressentir un sentiment de découragement et d'insomnie.

En revanche, un excès de sérotonine peut être dangereux. Certaines drogues illégales amènent le cerveau à déverser toute sa réserve de sérotonine dans la synapse en une seule fois, ce qui peut provoquer de la paranoïa, altérer le jugement et avoir un impact négatif sur la mémoire.

Dopamine

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 C'est un autre des neurotransmetteurs qui est présent dans diverses zones du cerveau et qui est particulièrement important pour la fonction motrice du corps.

* Elle inonde la synapse entre les neurones lorsque quelque chose de gratifiant se produit ; elle est responsable de cette effusion de joie lorsqu'un objectif est atteint ou qu'une tâche est réussie. La dopamine stimule le cerveau et produit des sensations agréables.

* Elle a de nombreux aspects positifs, comme favoriser la vigilance ou aider le pancréas à libérer la bonne quantité d'insuline après avoir mangé.

* D'autre part, la dopamine coordonne le cerveau et le corps pour produire des mouvements volontaires. Certaines activités comme écrire votre nom et conduire une voiture sont possibles grâce à cela.

Comment sa production est-elle stimulée ?

Ce produit chimique est déclenché à la fois lorsque vous faites le premier pas vers un objectif et lorsque vous l'atteignez.

La meilleure façon d'augmenter la dopamine est donc de fixer des objectifs à court terme ou de décomposer les objectifs à plus long terme en petits objectifs et de célébrer lorsque vous les atteignez.

La carence de ce produit chimique est liée à la maladie de Parkinson.

Pour stimuler la sécrétion de ce neurotransmetteur et augmenter son taux, il est nécessaire de consommer des aliments riches en tyrosine : chocolat, pastèque, amandes, viande, thé vert, produits laitiers, myrtilles, soja.

L'ocytocine

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 Elle est produite dans l'hypothalamus cérébral, est stockée dans la neurohypophyse et est libérée dans la circulation sanguine pour atteindre divers organes où elle exerce ses fonctions.

* Elle déclenche et soutient les contractions dans l'accouchement et dilate le col de l'utérus. Elle joue un rôle fondamental dans l'allaitement en générant le lien mère-enfant, notre première expérience d'amour pur et de pleine confiance.

* Elle augmente l'empathie et la confiance, régule le rythme cardiaque, abaisse la tension artérielle, le stress et la prédisposition aux dépendances (nourriture, drogues, alcool, jeu, etc.).

Comment sa production est-elle stimulée ?

L'ocytocine, appelée “hormone de l'amour”, est libérée lors de moments agréables de la vie, comme lors d'une rencontre entre amis, et lors de simples contacts physiques (massages, câlins) qui établissent des liens d'attachement.

Conseils pour maintenir les niveaux d'ocytocine

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 Maintenir une sexualité active dans le couple.
* Hug nos proches.
* Rire tous les jours.
* Obtenir des massages.
* Profiter de moments de loisirs et de déconnexion.
* Éliminer les relations toxiques de votre vie.
* Générer moins de liens, mais plus profonds et durables.


Relation entre le plaisir et le cerveau

L'hédonisme dans le cerveau

Diverses parties du cerveau sont impliquées dans la sensation de plaisir que nous éprouvons. Parmi ceux qui sont les plus liés au plaisir figurent le cortex préfrontal, orbito-frontal, insulaire et cingulaire, et en tant que régions sous-corticales, entre autres, le noyau accumbens, le noyau pâle central et l'amygdale.


Nous savons depuis longtemps que dans toute circonstance qui implique du plaisir - qu'il soit naturel – comme manger un repas appétissant – ou artificiellement – comme lorsque le cerveau est stimulé électriquement ou qu'une drogue addictive est consommée, le neurotransmetteur dopamine est libéré. Pour cette raison, pendant un certain temps, il a été considéré comme le neurotransmetteur ou le produit chimique de la récompense et du plaisir dans le cerveau.

Cependant, selon de nouvelles études, ce n'est pas vrai. Ce que l'on sait maintenant, c'est que la dopamine libérée dans le système méso-limbique dopaminergique augmente les composantes motivationnelles du renforcement, sa valeur incitative, et produit du désir sans provoquer de goût ni avoir un véritable impact hédonique. C'est-à-dire : la dopamine, plutôt que de provoquer directement du plaisir, ce qu'elle fait, c'est augmenter notre désir de le ressentir.

Des produits chimiques activent les régions qui rendent le plaisir possible



Ce sont les enképhalines et les endorphines, également appelées opioïdes endogènes. Ce sont des substances produites et omniprésentes dans une grande partie du cerveau. Sa fonction naturelle est de générer du plaisir, de la même manière que la morphine et d'autres substances dérivées de l'opium le font lorsqu'elles sont consommées. Autrement dit, les enképhalines et les endorphines facilitent l'activation des structures cérébrales qui génèrent des perceptions agréables.

Il a été prouvé que sa stimulation artificielle en injectant des substances qui reproduisent ses effets, les soi-disant agonistes opioïdes, dans des régions spécifiques du cerveau, comme le noyau accumbens, augmente, voire double, l'impact hédonique que nous ressentons en consommant le sucre du saccharose, mesurée par les réactions à sa consommation. Ainsi le plaisir est assimilé à l'hédonisme, le mot grec pour plaisir qui, à son tour, dérive du mot utilisé pour sucré.

Utiliser le plaisir pour renforcer notre cerveau

Les humains sont des chercheurs permanents de plaisir. Comme d'autres espèces animales, nous pouvons y parvenir de plusieurs façons : boire, manger, se reposer, chauffer ou refroidir notre corps, avec des massages et des caresses, soulager toute douleur ou inconfort somatique et satisfaire les motivations sexuelles.

Mais, contrairement aux autres espèces, nous pouvons aussi l'obtenir cognitivement, c'est-à-dire mentalement et intellectuellement. Le développement du cortex cérébral humain nous permet de profiter de l'amour et de la compagnie de notre famille et de nos amis ; de créations et de découvertes artistiques, littéraires ou scientifiques ; de succès dans nos relations sociales ; des réalisations au travail ou de l'économie ; de compétitions sportives, d’activités ludiques et de jeux en général.

Tout cela peut aussi produire beaucoup de plaisir. Mais ce n'est pas tout. Les humains peuvent profiter du présent même en imaginant le bien qui peut arriver dans le futur.

Profiter avec l'esprit

La capacité du cerveau et de l'esprit humains à imaginer les conséquences positives de notre comportement nous permet également de profiter activement du présent et pour cette raison, nous pouvons également profiter davantage dans le présent du bien qui peut se produire dans le futur.

C'est ce qui nous fait éprouver du plaisir à imaginer à quel point nous nous sentirons bien lorsque nous serons en vacances sur une plage, lorsque nous aurons obtenu le travail auquel nous aspirons, si nous gagnons un gros lot à la loterie ou encore en imaginant une fontaine à eau fraîche lorsque nous avons soif.

L'activation naturelle des systèmes cérébraux de motivation et de plaisir fait partie de la régulation homéostatique de l'organisme. Savourer et ressentir le plaisir de manger lorsque les besoins énergétiques de l'organisme l'exigent est quelque chose de nécessaire et biologiquement établi.

De nombreux plaisirs incitatifs, comme ceux de nature intellectuelle, peuvent également avoir un rôle bénéfique pour le bien-être somatique et mental des personnes, puisqu'ils réduisent le stress et sont à l'origine des motivations qui nous poussent à nous comporter de manière convenable afin de ne pas nuire à notre organisme.

Et c'est un problème pour ceux qui, en raison de l'hérédité, de la maladie ou du vieillissement, ont moins de capacité à ressentir du plaisir. Nous avons besoin de ressentir du plaisir pour nous sentir bien et atteindre le bien-être. Son influence est également très importante pour l'adaptation de l'organisme à l'environnement dans le contrôle du comportement motivé, la prise de décision, l'apprentissage et la mémoire.

Ce qui se passe, c'est que les décisions que nous prenons au quotidien ne sont pas toujours, bien que cela puisse paraître, un exercice de pure rationalité. Chez la plupart d'entre elles, sans qu'on s'en aperçoive à peine, il y a une influence émotionnelle importante qui n'est pas exempte de sensations agréables.

Utiliser le plaisir pour prendre de meilleures décisions

Pensons, par exemple, à l'anticipation mentale de l'excitation et du plaisir de maigrir ou d'avoir une meilleure apparence et forme physique. Cette anticipation du plaisir peut influencer la décision de restreindre l'apport calorique. Non moins certaine est l'influence qu'elle peut avoir sur la décision de sauver le sentiment de plaisir anticipé qui vient de profiter d'une nouvelle voiture ou de vacances dans un endroit de rêve.

Comme nous le voyons avec ces exemples et dans d'autres possibles, le plaisir guide nos décisions quotidiennes. Et il fait bien plus que ce que nous pensons.

L'expérience commune nous dit que nous avons tendance à répéter les comportements qui ont des conséquences positives. Si nous avons aimé un certain plat dans un restaurant, nous le commanderons à nouveau à de nouvelles occasions.

L'administration de stimuli agréables après les comportements que nous voulons promouvoir est un puissant moyen de moduler ou de changer le comportement des gens. C'est ce que fait un père quand il donne à son fils un ballon ou un ordinateur après avoir obtenu une bonne note à un examen.


Aucun stimulus n'a autant d'effets sur les neurones que l'écoute de la musique

La musique, quelque chose de si naturel pour les gens, est le résultat de mécanismes neuronaux complexes qui finissent par engager presque tout le cerveau à la produire, à l'écouter, à l'interpréter et à la ressentir.

Des études suggèrent que l'influence de la musique sur le cerveau humain est née de la capacité des rythmes et de la sonorité à s'impliquer intimement dans des domaines dédiés aux émotions, au langage et au mouvement, au point qu'elle parvient à les faire agir simultanément.

La musique est l'un des facteurs qui produit le plus de plaisir, conditionné par un circuit cérébral qui gère les réponses physiologiques aux stimuli émotionnels, mesurées par la dopamine, une hormone liée aux soi-disant récompenses cérébrales.

Le rythme agit sur les cortex frontal gauche et pariétal gauche, et sur le cervelet droit ; la tonalité impacte le cortex pré-frontal, le cervelet et le lobe temporal ; et la parole, dans les aires (du langage) de Broca et de Wernicke, les noyaux caudé et accumbens, et dans l'aire pré-frontale, tous liés aux émotions.

Tout commence dans l'oreille lors de l'écoute d'une chanson, le stimulus est transmis par le tronc cérébral, il atteint le cortex auditif et, de là, il est distribué aux zones décrites ci-dessus et aux zones de stockage musical, car la réponse cérébrale aux sons est conditionnée par ce qui a été entendu auparavant. C'est comme s'il y avait une grande base de données avec toutes les mélodies reçues et connues.

Ordonner et guérir

Les effets de la musique sur différentes zones du cerveau simultanément ont également permis à ces stimuli d'améliorer des fonctions détériorées dans le champ neuronal, sur la base de processus physiologiques et émotionnels.

Certaines images cérébrales ont montré que l'activation multiple des régions cérébrales favorise la plasticité neuronale qui peut compenser les déficiences après certains dommages. Pour cette raison, la musique est une bonne aide dans les processus de rééducation, car elle induit des états d'esprit positifs et favorise la genèse des mouvements.

Avec l'utilisation thérapeutique de la musique, des améliorations ont été observées chez les personnes ayant des problèmes de mouvement, des difficultés d'élocution, de démence, etc.

Émotions, communication et attention

C'est apaisant. Il a été démontré qu'écouter de la musique agit directement sur l'hypothalamus et d'autres centres responsables de la stimulation des zones de récompense et de plaisir dans le cerveau, et qu'elle augmente également la production d'oxyde nitrique, qui ouvre les vaisseaux sanguins et améliore la circulation cérébrale, en plus à libérer de la sérotonine et à réduire les niveaux de cortisol. Tout cela se traduit par une diminution significative de l'anxiété et des effets relaxants quasi immédiats.

C'est une tristesse qui réconforte. La musique triste produit une sensation agréable et du plaisir chez certaines personnes car, diverses études ont montré qu'en l'écoutant, le cerveau libère de la prolactine, une hormone qui produit en fait des sensations d'apaisement et de soulagement.

Communication. Il a déjà été constaté que la musique est capable de produire des réactions similaires dans des groupes de personnes qui se trouvent dans les mêmes conditions, ce qui permet des connexions émotionnelles entre elles, c'est pourquoi les gens dansent, assistent à des concerts ou effectuent des exercices synchronisés. En plus de cela, c'est un élément de fusion convergent pour la défense et l'attaque. En raison de ce qui précède, on parle de tambours de guerre ou de musique martiale, utilisés par les armées. Sur cette base, on dit que la musique est un langage universel.

Planification des mouvements. Il a été démontré que le cerveau fait naturellement en sorte que la musique active les centres de mouvement pour produire des actions rythmiques traduites en danse ou en mouvements harmoniques de certaines parties du corps, même apparemment immobiles : la tête, les mains ou le claquettes.



Des siècles après que les plus grands philosophes du monde aient réfléchi aux secrets d'une bonne vie, la science moderne a fait d'énormes progrès interdisciplinaires dans la compréhension de l'épanouissement humain.

Le plaisir est un sentiment agréable et positif, dont la gamme va du bien-être – comme la satisfaction d’un besoin fondamental : la faim, la soif – aux sensations euphoriques d’épanouissement individuel ou de joie, selon sa raison d’être, son intensité et sa durée dans le temps.


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