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mercredi 30 août 2023

Human Brain Project : Sommet Final – Réalisations et Avenir de la Recherche sur le Cerveau Numérique



Le sommet Human Brain Project (HBP) s'est tenu à Marseille en mars 2023. Il s'agissait du dernier sommet du projet qui s'achève en septembre, marquant les 10 ans du plus grand projet numérique de science du cerveau en Europe. Le Human Brain Project a été l'un des plus grands projets de recherche jamais soutenus par l'Union européenne.

Ce sommet a offert un forum d'échanges interdisciplinaires stimulants et de qualité dans un large éventail de domaines, des neurosciences à l'informatique, en passant par l'ingénierie, les mathématiques et la médecine. Le Human Brain Project Summit a mis en lumière les réalisations du projet Flagship.

Le Human Brain Project (HBP) est une initiative de recherche à long terme et à grande échelle qui est à l'avant-garde de la recherche sur le cerveau numérique. Il a été lancé en 2013 pour une durée de 10 ans. Il s'agit de l'un des plus grands projets de recherche en Europe et de l'un des fleurons européens des technologies futures et émergentes (FET). Il a impliqué plus de 500 scientifiques et ingénieurs dans plus de 150 universités, hôpitaux universitaires et centres de recherche à travers l'Europe. Le financement total, y compris les contributions des partenaires, s'élève à 607 millions d'euros, dont 406 millions d'euros provenant du financement de l'UE.

Il vise à acquérir une compréhension approfondie de la structure et de la fonction complexes du cerveau humain avec une approche interdisciplinaire unique à l'interface des neurosciences et de la technologie. Les scientifiques du HBP utilisent des méthodes très avancées issues de l'informatique, de la neuro-informatique et de l'intelligence artificielle pour mener des recherches de pointe sur le cerveau. Les connaissances acquises sont traduites en nouvelles applications en médecine et en avancées technologiques. Les chercheurs du HBP abordent également les implications sociales et éthiques découlant de la recherche sur le cerveau et de ses applications.

Dans sa phase finale, d'avril 2020 à septembre 2023, le Human Brain Project se concentre sur trois domaines scientifiques principaux – les réseaux cérébraux, leur rôle dans la conscience et les réseaux de neurones artificiels – ainsi que sur l'expansion de l'infrastructure innovante EBRAINS et de ses outils et services.

Le calcul haute performance au service de la recherche

Fort de ces avancées scientifiques, le HBP a également développé l'Infrastructure de Recherche EBRAINS. Cette infrastructure met le calcul haute performance à la disposition de la communauté de recherche sur le cerveau, permettant des expériences virtuelles rendant ainsi possible l'accélération des percées.

Le sommet s'est également penché sur l'avenir de l'infrastructure EBRAINS et de la recherche sur le cerveau numérique, et a discuté d'une vision scientifique pour la prochaine décennie de recherche sur le cerveau numérique, qui contribuera à la préparation d'un partenariat européen émergent pour la santé du cerveau.


INfrastructureS Européennes de Recherche sur le Cerveau (EBRAINS)


Description

EBRAINS est une Infrastructure Numérique distribuée à l'interface des neurosciences, de l'informatique et de la technologie. Il s'agit d'un “guichet unique” offrant aux scientifiques et aux développeurs de technologies les outils et services les plus avancés pour la recherche sur le cerveau, y compris les services de données FAIR, l'atlas du cerveau de nouvelle génération, les plateformes de simulation et l'analyse basée sur l'IA des méga-données. EBRAINS catalyse les nouvelles découvertes scientifiques et les technologies et l'informatique innovantes inspirées du cerveau pour aider à mieux comprendre le cerveau humain.

Au-delà des neurosciences, il renforcera un large éventail de biomédecine et d'autres recherches, y compris les travaux sur Covid-19. Il devrait également permettre des applications numériques tournées vers l'avenir à usage industriel et médical, au bénéfice des patients et de la société.

Entré dans la feuille de route ESFRI en 2021, EBRAINS est un résultat majeur du Human Brain Project EU FET Flagship et fournira le noyau de coordination de la structure post-FET. Il est alimenté par l’Infrastructure en tant que service (IaaS) du réseau Federated Exascale pour l'intégration et l'échange de données (Fenix), lui-même un modèle pour d'autres communautés de recherche. Depuis 2019, EBRAINS est une Association internationale sans but lucratif de droit belge (AISBL), dont les membres représentent actuellement sept pays européens.

EBRAINS AISBL agit comme une plaque tournante centrale pour les IR et les services de soutien répartis dans les États membres participants qui formeront prochainement les nœuds nationaux d'EBRAINS dans le but d'intégrer les ressources “les meilleures de leur catégorie”, de créer une synergie et de s'appuyer sur les développements scientifiques et efforts nationaux.

EBRAINS est un accélérateur des ambitions européennes dans la recherche pluridisciplinaire sur le cerveau, alliant neurosciences de pointe, calcul haute performance et intelligence artificielle. Il offre aux chercheurs une vaste gamme de données cérébrales et un environnement de recherche numérique qui relie de nombreux laboratoires, centres de calcul intensif, cliniques et centres technologiques parmi les plus avancés d'Europe dans un système intégré unique.

Comment les scientifiques utilisent EBRAINS


À l'aide de technologies de balayage du cerveau, les scientifiques peuvent créer des cartes montrant le câblage du cerveau, composé de fibres de matière blanche qui relient différentes parcelles de la matière grise du cerveau. Les parcelles les plus connectées, ou hubs, sont indiquées par des points bleus et blancs.

Cartographier le cerveau humain est un objectif noble, mais plutôt mal défini. C'est comme faire une carte des États-Unis. Vous pourriez simplement montrer les frontières politiques et les emplacements des villes. Ou vous pouvez représenter des caractéristiques géographiques comme des montagnes et des rivières. Ou les voies de transport, comme les autoroutes et les voies ferrées. Vous pourriez même aller sur Google Maps jusqu'au bout et montrer l'emplacement de chaque maison individuelle.

Le cerveau possède une diversité d'échelle similaire : deux hémisphères de matière grise alambiquée, chacun avec quatre lobes régionaux, traversés par des autoroutes de fibres de matière blanche communiquant avec des milliards de cellules individuelles. Ainsi, certaines cartes cérébrales se concentrent sur le contour des zones anatomiques, d'autres suivent le câblage de la substance blanche, d'autres encore divisent la matière grise en minuscules parcelles et enregistrent leur activité au cours de différentes tâches mentales. Mais finalement, les scientifiques veulent tout cartographier. Leur but ultime est un catalogue de toutes les connexions entre toutes les cellules et régions du cerveau, une carte maîtresse connue sous le nom de connectome.

Le projet Connectome humain

En principe, le connectome humain se compose littéralement de chaque lien entre chaque cellule nerveuse, ou neurone, du cerveau. Mais une carte aussi complète est technologiquement hors de portée pour le moment. Avec une population de neurones d'environ 85 milliards, chacun entretenant des milliers de connexions, le connectome comprend un réseau incroyablement vaste, avec des centaines de billions de liens. Ainsi, chez l'homme, la recherche sur le connectome se concentre sur les liens entre les régions anatomiques du cerveau ou simplement sur de petites parcelles de tissu cérébral.


Une décennie de réussite



Depuis sa création en 2013, le HBP a apporté des avancées scientifiques impressionnantes aux neurosciences. Par exemple, il a livré l'atlas le plus détaillé à ce jour du cerveau humain, contribué à mesurer la conscience elle-même, avancé la connaissance des mécanismes neuronaux sous-jacents à la vision ainsi qu'à la mémoire, amélioré la chirurgie de l'épilepsie avec des modèles cérébraux numériques, développé un implant cérébral pour aider les aveugles à voir, ainsi que des technologies neuro-dérivées développées pour rendre les machines plus intelligentes.

Le HBP a été un pionnier dans l'utilisation du big data et du super-calcul pour simuler des fonctions complexes du cerveau, tout en les comparant aux dernières théories des neurosciences. Aujourd'hui, le HBP construit le premier jumeau numérique du cerveau humain et a apporté une contribution majeure à notre compréhension du fonctionnement du cerveau.

L'un des principaux résultats du Human Brain Project est la capacité d'adapter et de personnaliser les modèles cérébraux. Le pouvoir prédictif de ces modèles a progressivement augmenté et peut être d'un avantage majeur dans la découverte de biomarqueurs précoces pour des maladies telles que la maladie d'Alzheimer.


L'étude du Human Brain Project offre un aperçu de l'organisation des récepteurs des neurotransmetteurs

Les chercheurs du Human Brain Project et des institutions collaboratrices ont fait des progrès significatifs dans la compréhension de la distribution des récepteurs dans le cerveau. Ils ont mené une étude cartographique complète, publiée dans Nature Neuroscience en juin 2023.

L'un des principaux défis des neurosciences est de comprendre comment le cerveau peut s'adapter à un monde en évolution malgré son anatomie relativement statique. La connectivité entre les différentes zones du cerveau, à la fois structurellement et fonctionnellement, joue un rôle crucial dans ce processus. Cependant, pour bien comprendre la dynamique et les fonctions du cerveau, il faut ajouter une autre pièce du puzzle : les récepteurs.

Les récepteurs sont des molécules vitales impliquées dans la transmission des signaux dans le cerveau. Alors que la transmission d'informations dans un neurone se fait par des signaux électriques le long de l'axone, la communication entre les neurones nécessite souvent la libération de molécules de neurotransmetteurs dans l'espace extra-cellulaire, où elles se lient aux récepteurs du neurone cible.

Les chercheurs du HBP ont utilisé l'autoradiographie pour examiner la densité des récepteurs de neurotransmetteurs sur de fines coupes de cerveau in vitro. Ils ont analysé la densité de 14 types différents de récepteurs de neurotransmetteurs dans 109 zones du cortex du macaque. Ces données ont ensuite été intégrées à divers paramètres structurels dans des modèles de neuro-imagerie.


Une nouvelle cartographie des récepteurs corticaux révèle une association entre
l'organisation micro-structurale et les systèmes fonctionnels du cerveau

L'équipe de recherche a découvert deux gradients distincts d'expression des récepteurs par neurone, ce qui leur a permis de cartographier les densités de récepteurs à travers le cortex. Cette percée a mis en lumière la relation entre l'organisation moléculaire et neuronale du cortex. Les deux principaux axes de l'organisation des récepteurs se sont avérés s'aligner sur deux systèmes fonctionnels différents : les réseaux cognitifs sensoriels et les cognitifs externes-internes. Cette association inédite n'avait jamais été décrite auparavant.

Pour approfondir leur enquête, les chercheurs ont intégré les données nouvellement acquises sur les récepteurs de neurotransmetteurs à plusieurs couches d'informations anatomiques et fonctionnelles, créant un espace cortical commun dans la surface corticale de Yerkes19, un modèle de primate non humain fréquemment utilisé.

Les données générées par cette étude sont mises à la disposition d'autres neuro-scientifiques computationnels, leur permettant de créer des modèles biologiquement informés. En fait, une partie des données a déjà été utilisée dans un modèle informatique étudiant comment la dopamine influence le flux d'informations au sein du réseau de mémoire de travail fronto-pariétal.

Les efforts des chercheurs pour cartographier la distribution des récepteurs dans le cerveau ont fourni des informations précieuses sur l'organisation et la fonctionnalité du cortex. Cette avancée dans la compréhension du paysage des récepteurs du cerveau pourrait ouvrir la voie à de nouvelles recherches et au développement de modèles informatiques plus précis, approfondissant finalement notre compréhension de l'adaptabilité et du fonctionnement du cerveau dans un monde en mutation.

Améliorer le taux de réussite chirurgicale des patients épileptiques


Les chercheurs simulent une version numérique du cerveau de chaque patient à l'aide de The Virtual Brain – un outil de calcul disponible sur EBRAINS – qui peut ensuite refléter la propagation de l'activité épileptique dans le cerveau d'un patient. Cette connaissance permet ensuite aux neurochirurgiens de cibler plus précisément les zones épileptogènes lors de la chirurgie.

Enseigner la vision et le toucher aux robots

Sur la nouvelle infrastructure de recherche EBRAINS, des neuroscientifiques cognitifs, des modélisateurs informatiques et des roboticiens travaillent désormais ensemble pour apporter un nouvel éclairage sur les mécanismes neuronaux sous-jacents, en créant des robots dont le fonctionnement interne imite le cerveau.

Pour comprendre la cognition, ils doivent explorer comment le cerveau agit en tant que partie du corps dans un environnement. Les neurosciences cognitives et la robotique ont beaucoup à gagner l'une de l'autre à cet égard. Le Human Brain Project a réuni ces communautés, et maintenant avec son infrastructure permanente, il est plus facile que jamais de collaborer.

Pour accélérer ces recherches, le robot a été recréé en simulation sur la Plateforme Neuro-robotique de l'infrastructure de recherche EBRAINS. Tous les outils de code et d'analyse des travaux sont ouverts sur EBRAINS, afin que les chercheurs puissent mener leurs propres expériences.

Complexité cérébrale et conscience

Simulation du cerveau complet, montrant différents états cérébraux et niveaux de conscience, intégrant des éléments méso- et micro-corticaux.

Si la physique explique tous les phénomènes de l'univers, et si la conscience fait partie de l'univers, alors il semble que la physique puisse expliquer la conscience. Nous avons besoin de mieux comprendre comment le cerveau crée des modèles : du monde, d'un moi dans le monde et d'un moi expérimentant subjectivement le monde.

Perception d'objet et mémoire

La compréhension des objets et des scènes implique de déterminer, à tout le moins, ce qu'il y a dans une image et où se trouvent les choses. De plus, les chercheurs veulent connaître des informations sur la scène et comment les objets qui s'y trouvent sont spatialement liés. Les paradigmes dominants traitent cela principalement comme un problème de reconnaissance de formes qui implique l'apprentissage d'une représentation d'images basée sur un filtre qui facilite le problème de détection et de classification. En revanche, les travaux sur la reconnaissance apportent souvent des connaissances 3D sur les objets de diverses manières.

La compréhension de la scène, contrairement à la reconnaissance des objets, tente d'analyser les objets dans leur contexte en ce qui concerne la structure 3D de la scène, sa disposition et les relations spatiales, fonctionnelles et sémantiques entre les objets. Les recherches dans ce domaine combinent la détection/reconnaissance d'objets avec la reconstruction 3D et le raisonnement spatial. Les scientifiques pensent que l'analyse intégrée des caractéristiques d'image de bas niveau, associée à des modèles d'objets sémantiques et 3D de haut niveau, permettra une solide compréhension de la scène dans des environnements complexes et ambigus et fournira la base d'un raisonnement plus approfondi.

Neuroprothèse visuelle intégrale Neurolight

Environnement matériel/logiciel pour 
l'expérimentation de neuroprothèses visuelles


La recherche a abouti aux premiers implants cérébraux intra-corticaux testés chez des personnes aveugles. Une rétine artificielle encode les schémas visuels des images capturées par les lunettes de caméra et les envoie sous forme de signaux neuronaux au cerveau via une prothèse implantée dans le cortex visuel, générant des perceptions visuelles utiles, telles que des formes et des lettres, chez les personnes aveugles.

L'objectif est d'aider les personnes aveugles à retrouver, même partiellement, leur vision fonctionnelle grâce à des implants cérébraux. Il en résulte que la rétine artificielle est capable de prédire le niveau d'activation des neurones ganglionnaires d'une rétine biologique lors de la perception d'images. Ce niveau d'activation neuronale est transformé en paramètres de stimulation électrique pour l'électrode implantée dans le cerveau.


Prochaines étapes


S'appuyant sur les succès du projet sur le cerveau humain, la Commission travaille actuellement avec les États membres sur une initiative plus large. Notamment, les États membres ont demandé davantage de collaborations et de coordination pour la recherche sur la santé cérébrale par le biais d'un partenariat stratégique qui renforcerait certainement la position de l'Europe sur la scène mondiale de la recherche sur le cerveau. Digital Brain Research jouera un rôle important dans le cadre d'un tel partenariat.

La prochaine décennie de recherche sur le cerveau numérique – Une vision des neurosciences à l'intersection de la technologie et de l'informatique

La recherche sur le cerveau est incontestablement entrée ces dernières années dans une nouvelle ère, portée par des avancées méthodologiques substantielles et l'intégration et la modélisation de données numériques à plusieurs échelles – des molécules à l'ensemble du système. Des avancées majeures émergent à l'intersection des neurosciences avec la technologie et l'informatique.

Cette nouvelle science du cerveau intègre une recherche fondamentale de haute qualité, une intégration systématique des données à plusieurs échelles, une nouvelle culture de collaboration à grande échelle et une traduction en applications. Une approche systématique, à l'instar du projet européen sur le cerveau humain, sera essentielle pour relever les défis médicaux et technologiques urgents de la prochaine décennie.

Les travaux ont été lancés par le Conseil des sciences et de l'infrastructure du Human Brain Project. Le manuscrit est un document vivant qui est développé plus avant dans un processus participatif. Désormais, toute la communauté de la recherche est invitée à contribuer à façonner la vision en soumettant des commentaires.

Les objectifs de ce document sont

* Développer un concept pour la prochaine décennie de recherche sur le cerveau numérique.

* En discuter avec l'ensemble de la communauté de la recherche, dans le but d'identifier des points de convergence et des objectifs communs.

* Fournir un cadre scientifique pour le développement actuel et futur d'EBRAINS.

* Informer et engager les parties prenantes, les organismes de financement et les instituts de recherche concernant les futures recherches sur le cerveau numérique.

* Identifier et traiter les principaux enjeux éthiques et sociétaux.

Bien que l'équipe ne prétende pas qu'il existe une approche "taille unique" pour aborder ces aspects, elle est convaincue que les discussions autour du thème de la recherche sur le cerveau numérique contribueront à faire progresser le domaine plus large des neurosciences.


Voir aussi…


samedi 17 février 2018

La Structure Cérébrale des Hommes et des Femmes




Les hommes épousent des femmes dans l'espoir qu'elles ne changeront jamais, tandis que les femmes épousent des hommes dans l'espoir qu'ils changeront. Cette phrase d'Albert Einstein sert à illustrer comment les hommes et les femmes sont différents à bien des égards. Et si nous nous introduisions dans le cerveau des deux sexes, nous pourrions observer qu'il existe des différences notables dans les connexions neurales entre les deux, les mêmes qui soutiennent les différences au niveau cognitif et comportemental.

Les cerveaux des hommes et des femmes ne sont pas structurés de la même manière, du moins en termes de connexions entre les hémisphères. Des scientifiques américains ont analysé les circuits neuronaux d'environ un millier d'hommes et de femmes, de l'enfance à l'âge adulte.

Le connectome  carte des connexions neuronales  souligne que certaines différences dans les comportements des hommes et des femmes peuvent être attribuées à la façon dont nos cerveaux sont “connectés” en interne.


Les différences entre les hommes et les femmes sont dans les connexions du cerveau


Une étude menée par différentes institutions de recherche américaines publiée dans les Actes de l'Académie nationale des sciences (PNAS) en avril 2016, fait valoir que le cerveau humain héberge à la fois des caractéristiques masculines et féminines.

Des travaux antérieurs ont montré qu'il existe des différences entre les sexes au niveau du cerveau, mais une étude avec autant de participants pour observer les connexions neuronales dans tout le cerveau n'avait jamais été faite.

Le travail souligne que les modèles de connectivité du cerveau des hommes forment un système plus efficace pour des actions coordonnées et des perceptions. Au contraire, dans le cerveau féminin, les connexions favorisent le raisonnement analytique, le traitement de l'information et l'intuition.

Les cerveaux de 949 personnes entre 8 et 22 ans ont été analysés afin d'observer les différences entre les deux sexes. Pour cela, ils ont utilisé une technique appelée imagerie du tenseur de diffusion (DFI), qui est basée sur la formation d'images cérébrales tridimensionnelles qui capturent le mouvement de l'eau dans le cerveau. Ainsi, les chercheurs peuvent connaître les connexions structurelles dans le cerveau.

Pour vérifier les différences spécifiques dans les circuits neuronaux entre les différentes régions du cerveau et dans les deux sexes, les auteurs ont divisé les individus par tranches d'âge selon les stades de vie : l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte.

Les différences cérébrales vont exactement dans ce sens : les plus fortes connexions chez l’homme au sein d’un même hémisphère accélèrent la vitesse de traitement des informations et les tâches liant la perception à l’action. Les plus fortes connexions chez la femme entre les deux hémisphères favorisent l’intégration du raisonnement et de l’intuition, produisant une meilleure intelligence émotionnelle  capacité d’analyser son propre ressenti et celui des autres , à l’exprimer et à agir en société, domaine où les femmes tendent à faire mieux que les hommes, et un meilleur niveau de langage.

Selon les chercheurs il y a une plus grande proportion de fibres myélinisées dans les hémisphères cérébraux des hommes, ce qui suggère qu'elles sont optimisées pour la communication dans chaque hémisphère. Cependant, les cerveaux des femmes sont préparés pour la communication entre les hémisphères.

Les 949 personnes ont aussi passé des tests de comportement. Les scientifiques ont observé que les femmes obtiennent de meilleures performances dans les domaines de l’attention, de la mémoire des mots et des visages, et de la cognition sociale (émotions, raisonnement en situation sociale, prise de décision collective), les hommes ayant de meilleurs résultats dans la perception de l’espace, le repérage tridimensionnel et la vitesse d’exécution sensorimotrice.

Cette étude donne plus d'arguments pour expliquer pourquoi les hommes sont bons pour certaines tâches et les femmes pour d'autres. Par exemple, les hommes sont en moyenne plus aptes à apprendre et à exécuter une seule tâche, comme faire du vélo, du ski ou la navigation. Les femmes ont une mémoire supérieure et une plus grande intelligence sociale qui les rendent plus aptes à exécuter de multiples tâches et à trouver des solutions pour le groupe.

Ces différences se mettent en place dès l'adolescence, d'abord au niveau frontal, puis à l'entrée dans l'âge adulte, dans l'ensemble de l'encéphale.

On peut dire que les hommes et les femmes possèdent statistiquement des structures de connectome  organisation des connexions de la substance blanche dans le cerveau  qui diffèrent.


Il n'y a pas de différences significatives entre les deux sexes dans l'amygdale  les femmes et les hommes ressentent les émotions de la même manière


Une étude sur les différences entre les cerveaux des hommes et des femmes, menée par l'Université Rosalind Franklin de médecine et de sciences (Chicago), publiée dans NeuroImage en janvier 2017, a révélé que dans l'espèce humaine il n'y a pas de différences significatives entre les deux sexes dans une zone spécifique du cerveau : l'amygdale.

L'amygdale  petite portion du cerveau  est la partie du cerveau responsable des émotions, de l'empathie, de l'agression et de l'excitation sexuelle.

Les résultats sont en contraste avec ceux des études animales (par exemple, chez les rats), qui ont indiqué que l'amygdale est disproportionnellement plus grande dans les cerveaux masculins. En transférant ces résultats à l'homme, il a été suggéré que cette différence de taille contribuerait à des différences sexuelles dans l'émotivité et dans la prévalence de troubles tels que l'anxiété et la dépression.

La présente étude a consisté en une méta-analyse avec une approche statistique dans laquelle les résultats de plusieurs enquêtes précédentes ont été combinés ; Des dizaines d'études réalisées avec une technique appelée résonance magnétique cérébrale.

Au total, 58 comparaisons publiées du volume de l'amygdale ont été analysées dans des groupes d'hommes et de femmes en bonne santé (ou de garçons et de filles). Bien que ces études rapportent que l'amygdale est environ 10% plus grande dans le cerveau des hommes, cette différence est comparable à la plus grande taille du corps des hommes et, plus spécifiquement, est liée au 12% de plus de volume du cerveau qu'ils ont, par rapport aux femmes.

Après correction des mesures pour les ajuster à la taille totale du cerveau, la différence entre les hommes et les femmes du volume de l'amygdale était négligeable (<0,1% dans l'amygdale droite et 2,5% dans l'amygdale gauche), et non statistiquement significative.


L'hippocampe des hommes et des femmes est tout aussi grand


Une équipe de neurologues de la Rosalind Franklin University of Medicine and Science (États-Unis), sur la base d’une vaste étude publiée dans la revue NeuroImage d’août 2015, affirme que la taille de l'hippocampe, la partie du cerveau associée à la consolidation de nouveaux souvenirs et à la connexion des émotions avec les sens, est pratiquement la même, chez les hommes et les femmes.

L'équipe a analysé les résultats de 76 études impliquant plus de 6.000 participants en bonne santé (d'âges et de situations sociales différents) et dont les cerveaux avaient été scannés sous imagerie par résonance magnétique (IRM).

Résultat : elle n'a constaté aucune différence significative de la taille de l'hippocampe entre les hommes et les femmes. La grandeur de cette zone cérébrale varie en fonction des individus, et non selon leur sexe. Les différences anatomiques entre les hommes et les femmes sont souvent utilisées pour justifier des préjugés, tels que l'existence d'un "cerveau masculin" et d'un "cerveau féminin". Mais ces études portent sur un nombre très limité de volontaires. Grâce à leur méta-analyse, ils ont constaté que ces différences sont en vérité minimes, voire insignifiantes.

Le résultat conteste ainsi l'idée selon laquelle un hippocampe plus grand chez les femmes justifierait leur tendance à avoir une plus grande expressivité et communication émotionnelle et une meilleure mémoire verbale.

Par ailleurs la taille du corps calleux joignant les deux hémisphères  que l'on a longtemps cru plus épais (et donc contenant plus de fibres) chez les femmes  est identique entre les deux sexes.


Cerveau : Son connectome explique les différences de comportement entre hommes et femmes


Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont publié, dans la revue Philosophical Transactions de la Royal Society B en février 2016, l’étude des différences de câblage entre les neurones au cours de l’évolution des hommes et des femmes à travers les âges.

L’équipe est partie de ses précédents travaux de 2013 publiés dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine, qui identifiaient déjà des différences de "câblage" entre les hommes et les femmes.

Les chercheurs ont étudié les scans du cerveau par imagerie du tenseur de diffusion (DTI) de 900 enfants et jeunes adultes, âgés de 8 à 22 ans, en bonne santé. Les participants ont également passé toute une batterie de tests neuro-cognitifs, l’objectif étant d’identifier comment les différences structurelles observées dans le cerveau peuvent être liées à des différences de comportements masculins et féminins. Il est par exemple connu qu’en moyenne, les hommes sont plus susceptibles de faire mieux dans l’apprentissage et l’exécution d’une seule tâche et les femmes d’avoir une mémoire et des compétences sociales supérieures. L’équipe est ainsi parvenue à développer un “connectome structurel”, comparable à une cartographie ou feuille de route du cerveau, pour chaque participant.

Le connectome humain ou carte des connexions neuronales est un outil important dans la recherche sur les différences sexuelles. Car cet aperçu des différences cérébrales entre hommes et femmes ouvre des implications considérables pour la médecine personnalisée mais aussi pour le traitement de toute une série de maladies caractérisées par un sexe-ratio déséquilibré. Les différences dans la cause et la progression de certaines maladies selon le sexe peuvent également influencer le choix du traitement. L’exemple de l’autisme est donné, avec son incidence bien plus élevée chez les hommes. Idem pour la schizophrénie, un trouble également beaucoup plus fréquent chez les hommes, et dont l’apparition et la sévérité diffèrent entre les sexes.

Une interaction complexe entre plusieurs caractéristiques du mécanisme neuro-biologique définit ce lien entre les différences de réseaux neuronaux et les comportements : l’équipe a recherché et identifié ces différences de connectivité au niveau de sous-réseaux définis en fonction des caractéristiques structurelles, des systèmes fonctionnels et des domaines de comportement (ex : capacités motrices, motivation sociale, contrôle cognitif…).

Cette étude révèle une connectivité structurelle forte dans les sous-réseaux du cerveau impliquées dans les fonctions motrices, sensorielles et exécutives correspondant à des compétences motrices et spatiales supérieures  en moyenne  chez les hommes.

Chez les femmes, la connectivité est plus élevée dans les sous-réseaux associés aux tâches cognitives, sociales, d’attention et de mémoire, ce qui corrobore une capacité de mémoire et des compétences sociales plus développées chez les femmes.


Il n'y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin


Un groupe de chercheurs israéliens, allemands et suisses de l'université de Tel Aviv selon une étude publiée dans les Actes de l'Académie nationale des sciences (PNAS) en décembre 2015, a comparé l'anatomie de 1.400 cerveaux d'hommes et de femmes pour conclure qu’au lieu de deux catégories, il y a une mosaïque cérébrale.

Le cerveau de chacun est une mosaïque avec des éléments féminins et masculins.

Les chercheurs ont recueilli des images cérébrales de volontaires provenant de divers projets scientifiques. Les neuro-images ont été obtenues avec de différentes technologies et méthodes pour éviter les biais. Alors que certaines déterminent mieux l'épaisseur du cortex cérébral, d'autres enregistrent la structure et les dimensions des différentes zones du cerveau.

Il n'y a pas de région dans les échantillons qui révèle une distinction claire entre une forme masculine et une forme féminine, c'est-à-dire que ce soit évident chez les hommes ou seulement chez les femmes. En réalité, il existe un fort degré de chevauchement entre les femmes et les hommes dans toutes les régions étudiées. Si on représentait les données dans un graphique, on verrait deux courbes en forme de cloche, presque identiques et quasiment superposées.

Pour qu'un cerveau humain soit classé exclusivement comme celui d’un homme ou d’une femme, les scientifiques expliquent qu'il devrait y avoir un haut degré de dimorphisme et une grande cohérence interne dans les caractéristiques déterminantes. Mais la comparaison entre la substance blanche, la matière grise et les connexions cérébrales de 1400 images obtenues par résonance magnétique du cerveau de femmes et hommes, âgés de 13 à 85 ans, a conclu que les caractéristiques des deux sexes se chevauchent. Il y a des traits qui sont plus présents dans l'un ou l'autre sexe, mais il n'y a pas de barrière claire qui sépare l'un de l'autre. Ils ont découvert une trentaine de régions cérébrales qui, de façon générale, sont légèrement plus volumineuses chez un sexe que chez l’autre. Par exemple, l’hippocampe, une structure responsable de la mémoire, et le noyau caudé, impliqué dans le mouvement, sont en moyenne un peu plus gros chez l’homme.

La plupart des humains ont des cerveaux composés de mosaïques de caractéristiques qui les rendent uniques, certains sont plus communs chez les femmes que chez les hommes et d'autres plus chez les hommes que chez les femmes et d'autres sont communs aux hommes et aux femmes. Ce qui signifie que, quand il s'agit de la structure du cerveau, il y a plusieurs façons d'être une femme. Autant que d'être un homme.


Les hommes ont plus de matière blanche, et les femmes ont plus de matière grise


Une étude de l'Université de Pennsylvanie, publiée dans ScienceDaily en 1999, après avoir analysé 949 personnes en bonne santé (521 femmes et 428 hommes) entre 9 et 22 ans au moyen des scintigraphies cérébrales, a conclu que les réseaux cérébraux pouvaient expliquer les différences de comportement entre les deux sexes et certaines croyances communes sur leur comportement, telles que les hommes ont plus de motricité, ou que les femmes ont plus d'intuition.

Après avoir réalisé une IRM auprès de 80 volontaires sains, entre 18 et 45 ans, il a été conclu que les femmes ont un pourcentage plus élevé de matière grise, et les hommes ont un pourcentage plus élevé de matière blanche, en plus d'une plus grande quantité du liquide céphalo-rachidien. En fait, cette plus grande partie de la matière grise chez les femmes serait assez logique, car on sait que les femmes tendent à avoir un crâne plus petit, donc elles n'auraient pas besoin d'autant de matière blanche  connexion entre les aires cérébrales  pour l'espace anatomique.

En outre, les chercheurs spéculent que ce pourcentage supplémentaire de matière grise contribuerait aux différences de fonctionnement cognitif entre les hommes et les femmes, en particulier pour la capacité de ces dernières à surpasser les hommes dans des tâches telles que la langue.

La recherche a révélé chez l'homme une plus grande connectivité neuronale de l'avant vers l'arrière, et dans l'un des hémisphères, ce qui suggère que son cerveau était structuré pour faciliter la connectivité entre le centre de perception et l'action coordonnée. Quant aux femmes, ces connexions reliaient l'hémisphère droit  où se trouve la capacité d'analyse et de traitement de l'information  à l'hémisphère gauche, centre de l'intuition.

Ce qui expliquerait pourquoi les femmes sont plus intuitives, ont une meilleure mémoire, des compétences sociales et une intelligence émotionnelle, et pourquoi les hommes ont une meilleure coordination et perception de l'espace, sont plus orientés vers l'action, et sont meilleurs à des tâches qui exigent réponse immédiate.

La partie gauche du cerveau est responsable de la pensée logique, tandis que la droite correspond à l'intuitif. De cette façon, si une tâche implique les deux processus, il semble que les femmes pourraient faire mieux.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent que les cerveaux masculins sont structurés pour faciliter la connectivité entre la perception et l'action coordonnée, tandis que les cerveaux féminins seraient conçus pour faciliter la communication entre les modes de traitement analytique et intuitif.

L'étude a conclu que les hommes étaient plus aptes à apprendre et à effectuer une seule tâche, tandis que les femmes avaient une mémoire supérieure et une plus grande intelligence sociale.

Le cerveau est divisé en deux grandes zones : la matière grise (noyaux neuronaux) et la matière blanche (connexions entre neurones). Il se compose de trois structures : le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.

D'autre part, le cerveau est divisé en hémisphères droit et gauche, où l'on trouve la matière grise et la matière blanche. Le cortex  la zone plus externe  est composé de matière grise, où se trouvent les noyaux neuronaux. Cette matière grise contient les zones spécialisées dans les tâches cognitives comme mémoire, attention, conscience, pensée ou langage. Cette matière grise occupe 40% du cerveau, tandis que la substance blanche occupe l'autre 60%.

La matière blanche permet la communication vers et depuis la matière grise, et entre les différentes zones du corps et ladite matière grise, où l'information sera finalement traitée dans le cortex.

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Différences entre les cerveaux des hommes et des femmes


Au-delà du féminisme moderne et des autres tendances de la mode, hommes et femmes ne sont pas exactement les mêmes, ils le sont en tant qu'êtres humains, dans leurs valeurs et leurs droits, mais du point de vue biologique, l'évolution les a dotés de systèmes nerveux différents pour effectuer les rôles nécessaires à la survie de l'espèce, ce qui se produit dans tout le règne animal.


Spécialisation cérébrale


Bien que le cerveau de l'être humain en général puisse effectuer de nombreuses tâches et se concentrer sur certaines plus spécifiques que d'autres, la vérité est que l'appareil mental de l'homme est plus orienté vers la spécialisation, c'est-à-dire que certaines parties de chaque hémisphère mettent l’accent sur certaines tâches. Dans le cas des femmes, il y a une utilisation plus intégrale des deux hémisphères dans un plus grand nombre d'activités, ce que l'on appelle le multitâche.

Segmentation de l'information


Dans le cerveau masculin, l'information est divisée en groupes ou segments qui ne sont pas nécessairement liés, des émotions aux relations personnelles, en passant par le contenu professionnel. Au féminin, tout est lié comme un système. C'est pourquoi les femmes ont tendance à être holistiques.

Focus sur les tâches


En raison de ces différences entre les cerveaux des hommes et des femmes, les hommes ont tendance à se concentrer entièrement sur les activités qu'ils exécutent, sans se laisser distraire par d'autres aspects. Les femmes, en revanche, observent chaque événement dans le monde comme un dessin complet, chacune de ses parties interagissant.

Les sens chez l'homme et la femme


Aussi dans les sens et la perception du monde il y a des différences entre l'homme et la femme. Chez l'homme, la vue est la fonction dominante, la manière dont la plupart des informations pénètrent dans le système nerveux. Chez les femmes, tous les systèmes fonctionnent ensemble, comme les aveugles, elles ont très développés les sens de l'ouïe, de l'odorat et du toucher, mais ajoutés à la vision.

Hémisphères cérébraux et capacités cognitives


Chez l'homme, l'hémisphère cérébral gauche a une plus grande dominance. Dans le cas des femmes, il y a un équilibre dans l'utilisation des deux hémisphères, le gauche et le droit. C'est pourquoi dans les compétences cognitives, on observe que les hommes ont plus tendance à être bons en mathématiques et en opérations de calcul, alors que les femmes ont une facilité pour le langage, une activité qui nécessite l'utilisation de plusieurs zones du cerveau.

Capacité de planification


Les aires du cortex pré-frontal, sièges des fonctions exécutives, sont plus volumineuses chez les femmes que chez les hommes. Cela expliquerait pourquoi les femmes ont plus de fonctions de planification, d'organisation et de contrôle des impulsions.

Empathie émotionnelle


Cette capacité à se mettre à la place des autres et à comprendre leurs sentiments est plus présente chez les femmes, et cela est dû aux différences dans le système des neurones miroirs, qui est activé lorsque nous reconnaissons les émotions dans l'expression des autres. D'un autre côté, les hommes utilisent davantage le système des unions temporo-pariétales, c'est-à-dire l'empathie cognitive qui conduit à la recherche de solutions.

Mémoire émotionnelle


L'amygdale, important pour se souvenir des événements émotionnels réagit différemment chez les hommes et les femmes. Les premiers conservent plus le souvenir de l'essence, c'est-à-dire que l'amygdale droite est plus activée, le contraire des femmes qui se rappellent davantage les détails.

Orientation et vision spatiale


L'hippocampe, la structure du cerveau pour l'orientation spatiale, est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Cela expliquerait pourquoi les hommes ont tendance à estimer les distances, alors que les femmes se basent sur des points de référence spécifiques.

Un cerveau plus grand


En moyenne, le cerveau des hommes est plus grand que le cerveau des femmes, mais ce n'est pas synonyme de plus ou moins d'intelligence. La raison est basée sur le dimorphisme sexuel associé à la plus grande taille corporelle des hommes. Cependant, les différences d'intelligence sont davantage attribuées aux connexions neurales, liées à la charge génétique de chacun et à ses expériences personnelles.

Agressivité


Les hommes ont la zone prémamilaire surdimensionné, une région de l'hypothalamus liée à la défense du territoire qui est plus active que chez les femmes.

Comportement sexuel


La partie du cerveau des hommes qui traite la sexualité est deux fois plus grande que celle des femmes, et chez les autres mammifères comme les rongeurs, les mâles ont ce comportement jusqu'à 7 fois plus grand.

Cerveau multitâche


Selon une étude réalisée par l'Université de Pennsylvanie en 2013, les femmes ont le don de pouvoir faire plusieurs choses en même temps, contrairement aux hommes. Cependant, il est également vrai que le résultat n'est pas toujours efficace.




Les résultats de toutes ces investigations suggèrent que les cerveaux des hommes et des femmes sont très différents mais aussi très similaires. Autrement dit, ils impliquent que la discussion sur le dimorphisme cérébral sexuel des humains n'a pas une réponse simple. Cela ne devrait pas nous surprendre, compte tenu de la complexité de cet organe, considéré comme un fait évolutif exceptionnel.

D'un point de vue médical, il est important de comprendre les différences entre les deux sexes, car elles peuvent aider à comprendre pourquoi les hommes et les femmes souffrent de différentes maladies mentales et comment les traiter. Par exemple, on sait que les hommes sont beaucoup plus enclins que les femmes à développer l’autisme et que les femmes sont plus sujettes à la dépression ou à l'anxiété que les hommes.

Certains spécialistes pensent que les différences entre les cerveaux masculins et féminins sont dues à la division traditionnelle du travail qui existe non seulement chez les humains, mais aussi chez d'autres animaux qui nous ont précédés sur l'échelle phylogénétique.

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