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samedi 29 juin 2024

Effets des Écrans sur le Cerveau – Smartphones


Passer trop de temps devant un écran augmente le risque de troubles cognitifs,
 notamment des problèmes de concentration et une perturbation du sommeil

Les smartphones ont révolutionné le monde de la télécommunication permettant de rester connecté quasiment n’importe où et de communiquer avec n’importe qui, sous toutes les formes, à travers le monde. En à peine quelques décennies, nous sommes en effet passés des téléphones fixes à des téléphones portables toujours plus performants, qui désormais ne se limitent plus à la communication directe. Offrant toujours plus de confort et de capacités, que ce soit dans le cadre du divertissement ou du travail, les smartphones sont perçus comme étant si “indispensables” qu’ils se vendent à plus de 1 milliard chaque année.

Cependant, les nombreuses heures passées devant un écran de smartphone ne sont nullement sans conséquences pour notre santé. Ceux qui se servent intensément des touches (comme les joueurs de jeux vidéo) peuvent être victimes de tendinites ou parfois du syndrome du canal carpien – engendré par l’utilisation excessive des trois premiers doigts de la main –. Et comme l’on a souvent tendance à baisser la tête afin de pouvoir visualiser correctement l’écran, cela peut provoquer des problèmes aux cervicales.

Pour le cerveau adulte : le premier danger lié à une surconsommation d'écrans est celui de “l'attention multitâche”. Lors des activités sur écrans, le cerveau peut être attiré par des sources d'information plurielles et volatiles et aura du mal à se focaliser sur une dimension particulière.

Les conséquences d’un usage excessif des écrans


S’ils sont généralement utilisés pour procurer bien-être, liberté et plaisir, les écrans peuvent générer de nombreux désordres au plan physique, psychologique et social, en cas de pratique excessive.

Le cerveau humain ne va pas se modifier parce que nous passons de plus en plus de temps devant son écran de télé, de tablette ou de smartphone. L’adaptation à l’échelle individuelle n’existe pas.

En revanche il a été démontré qu’une consommation excessive d’écrans et la masse d’informations qui en découle, perturbait la formation de certaines synapses et pouvait perturber l’apprentissage chez l’enfant. Passer trop de temps devant un écran augmente également le risque de troubles cognitifs, notamment des problèmes de concentration et une perturbation du sommeil. Et en ce qui concerne notre façon de penser et d’agir, ce n’est pas probablement pas l’utilisation massive qui serait responsable d’un changement, mais plutôt ce qui se dit derrière tous ces écrans.


Un impact sur le plan psychologique et social

Sur le plan social

Un risque de désocialisation qui contribue à augmenter les risques dépressifs, et peut compromettre une carrière ou des études.

Si les écrans rapprochent les gens à travers le monde via notamment les réseaux sociaux, ils peuvent en même temps générer un éloignement physique : les hyperconnectés tendent à se replier sur eux-mêmes, à se couper du réel pour se réfugier dans le monde virtuel, à se désintéresser de tout ce qui est extérieur aux écrans, à se désinvestir de la relation avec leurs proches, la mettant ainsi en danger. Les écrans deviennent centraux dans leur vie au détriment de tout le reste.

Sur le plan psychologique

Les écrans peuvent aussi avoir des conséquences négatives sur la santé mentale notamment lorsque l’individu dépasse un niveau de “consommation acceptable”. Une surconsommation peut ainsi générer de la culpabilité. A contrario un éloignement des écrans peut générer chez l’individu hyper-connecté de la tristesse, un sentiment de vide, de l’anxiété, voire un mal être pouvant déboucher sur un comportement agressif. Pour faire face à ce sentiment de mal être, il n’a pas d’autre choix alors que de se reconnecter, entrant ainsi dans un cercle vicieux ou le manque d’écrans génère un malaise qui est compensé par une surconsommation d’écrans.

Une pratique excessive des écrans aurait également un impact sur le stress, les troubles de l’humeur et l’hyper-activité.

Toute la difficulté réside dans le fait de savoir si ce sont les écrans qui génèrent ce type de troubles ou si ces troubles préexistent, entretenant le besoin irrépressible de se connecter.


Les dangers du téléphone mobile pour la santé



Alors que leur utilisation ne cesse d’augmenter, les smartphones restent des appareils potentiellement dangereux. La nocivité des ondes électromagnétiques ainsi que les conséquences sur le cerveau, les yeux, le cou ou les doigts sont démontrés par les recherches scientifiques.

Un usage abusif et incontrôlable des écrans peut aussi avoir un retentissement majeur sur la santé, entraînant différents problèmes :

Des mauvaises postures prolongées
 pouvant être sources de douleurs voire déclencher des troubles musculo-squelettiques (TMS) qui affectent principalement les muscles et tendons de la région lombaire, de la nuque, des épaules, des poignets et des mains.

Des déséquilibres alimentaires pouvant à terme favoriser l’apparition de problèmes de perte de poids, de surpoids ou d’obésité : selon une étude menée sur cinq ans par des chercheurs du National Institutes of Health (NIH) auprès de 43.722 femmes âgées de 35 à 74 ans, celles qui avaient pour habitude de s’endormir devant la télévision ont pris en moyenne cinq kilos en cinq ans et avaient 30% de risques en plus de devenir obèses. En cause notamment l’exposition à la lumière artificielle la nuit qui peut altérer différents processus biologiques – notamment le système hormonal – et augmenter le risque d’obésité.

Un manque d’activité physique
 qui, associé à une alimentation déséquilibrée, augmente significativement le risque cardio-vasculaire.

Des troubles du sommeil. Les activités nocturnes sur écrans peuvent empiéter sur le temps de sommeil, ce qui peut à terme dérégler le rythme biologique et générer un épuisement et une fatigue chronique. De même, la lumière bleue émise par les écrans bloque l’hormone du sommeil et stimule l’éveil.


Effets sur le cerveau

C’est un débat qui secoue la communauté scientifique depuis des années. La nocivité des ondes électromagnétiques et plus particulièrement leur éventuel lien avec les cancers du cerveau a été analysée par plusieurs équipes de chercheurs. La dernière étude en date est celle du National Toxicology Program, un programme de recherche américain. Dans les résultats les scientifiques expliquent avoir observé une augmentation importante des cancers du cerveau et du cœur chez le rat ayant été exposé de façon intense aux ondes de différentes puissances.

Pour l’instant, ce lien de causalité entre l’exposition aux ondes et les effets sur la santé n’a pas été prouvé clairement, indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Par ailleurs, les dernières expertises de l’Anses ont fait apparaître, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l’être humain ou chez l’animal dont certains avaient déjà été rapportés dans une précédente expertise publiée en 2009 : ils peuvent concerner le sommeil, la fertilité mâle chez l’animal ou encore les performances cognitives.

Certaines publications évoquent néanmoins une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones mobiles, raison pour laquelle le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) a classé les radiofréquences comme “cancérogène possible”.

Les réseaux sociaux augmenteraient le risque de dépression


Grâce au smartphone, nous pouvons désormais rester connectés partout et tout le temps. Un de nos passe-temps favoris, c'est de communiquer sur les réseaux sociaux. Pourtant, ces derniers ont un impact sur la santé mentale. Des études lient l'utilisation fréquente des réseaux sociaux à l'anxiété, à la dépression voire aux troubles alimentaires.


Effets sur les yeux

Une surexposition aux écrans peut affecter la santé de l’œil : elle peut provoquer des maux de tête, de la fatigue oculaire, des démangeaisons, une sécheresse oculaire et parfois une vision trouble. Mais parfois, les conséquences peuvent être plus graves.

Une fatigue visuelle. La lumière émise par les écrans des smartphones favoriserait également la myopie, en impactant le cristallin de l’œil.

Un usage excessif des téléphones mobiles et des écrans en général impacte le cristallin de l’œil et favorise la myopie. Plus grave encore : deux femmes britanniques âgées de 22 à 40 ans auraient souffert d’une cécité temporaire de quelques mois à cause de cette mauvaise habitude. Les deux vérifiaient constamment leur smartphone le soir dans leur lit avec un seul œil, l’autre étant couvert par l’oreiller, car elles étaient sur un côté. Cette différence de lumière a provoqué une asymétrie et la perte de la vision.

Effets sur le sommeil

Un des effets du téléphone portable qui a été démontré à plusieurs reprises est la conséquence néfaste de la lumière bleue sur le sommeil.

Notre horloge biologique étant basée sur la lumière, l’exposition aux écrans le soir peut provoquer des insomnies ou des difficultés à l’endormissement. Regarder cette lumière claire la nuit empêche en effet le cerveau de produire de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Non seulement vous aurez des difficultés à vous endormir mais, de surcroît, votre sommeil ne sera pas réparateur.

Pour vous assurer de bien dormir, éteignez les appareils électroniques environ une heure et demie avant d’aller vous coucher. Gardez si possible votre portable en dehors de la chambre à coucher, ou sinon, mettez-le en mode avion.

Effets sur le cou et les doigts

Ce problème concerne en particulier les adolescents. Rester courbé vers l’avant est très mauvais en période de pleine croissance et peut provoquer des douleurs cervicales associées à des tensions ou des contractures au niveau de la nuque. Les médecins qui ont remarqué une hausse de ce problème lié à une mauvaise posture l’ont baptisé “text-neck”.

Les accros aux textos savent que le mouvement des doigts sur le clavier du téléphone peut provoquer des tendinites, notamment au pouce. Tout comme dans le cas de la manette de jeu pour console, répéter toujours le même geste pendant des heures n’est pas bon pour nos doigts.


Effets de la surexposition aux écrans chez les enfants



Tous les experts sont unanimes : l’exposition des très jeunes enfants aux écrans ne leur apporte aucun bénéfice et les expose même à certains dangers. L’American Academy of Pediatrics et l’Organisation mondiale de la santé déconseillent toute activité sur écrans avant l’âge de 2 ans. Les écrans peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives, sur la mémoire, sur les capacités d’attention et de coordination. Ils peuvent faire apparaître fatigue, troubles du sommeil, stress et anxiété chez les plus jeunes.

C'est l'une des principales préoccupations des parents, bien conscients que cette activité n'est pas la meilleure pour leur progéniture : limiter le temps passé devant les écrans.

Le cerveau du bébé et du jeune enfant étant en construction, il n’a pas les mêmes capacités que celui des adultes. La télévision, les smartphones, ordinateurs ou autres tablettes envoient énormément d’informations au cerveau de l’enfant que celui-ci n’est pas encore en capacité de traiter.

La lumière bleue des écrans et la fréquence des images diffusées vont avoir un effet très excitant sur l’enfant et provoquer :

* Difficulté à s’endormir

* Décharge motrice et émotionnelle au moment de l’extinction de l’écran.

Une utilisation excessive des écrans peut également :

* Gêner les apprentissages

* Avoir un impact sur les relations sociales car les écrans ne développent pas l’intelligence émotionnelle et sont bien souvent une activité solitaire.

Les écrans empêchent les apprentissages et le développement des jeunes enfants

Pour apprendre et développer ses compétences l’enfant a besoin de :

Bouger. C’est en bougeant et en étant actif dans ses découvertes que l’enfant va créer de nouvelles connexions neurologiques et apprendre et développer des nouvelles compétences. La passivité inhérente aux écrans est le premier faux-ami des enfants.

Echanger. Combien d’émissions enfantines, d’applications, de jeux se targuent de participer activement au développement du langage de l’enfant. Les neurosciences ont prouvé qu’il n’en est rien et même qu’une utilisation excessive des écrans ralentissait le développement du langage. Pour apprendre à parler et enrichir son vocabulaire – même dans une langue étrangère – l’enfant a besoin d’avoir des échanges en face à face avec une autre personne bien vivante. Il décode les mouvements de tous les muscles impliqués dans la production des mots, il nourrit ses compétences sociales et affectives en ayant des réponses à ses questions ou commentaires, il apprend le tour de rôle nécessaire à tout échange. Les tous petits sont vite frustrés face à un personnage de dessin animé qui leur pose une question mais n’écoute jamais la réponse.

Créer, imaginer.
Une des principales sources d’apprentissage et de développement de l’enfant va être sa capacité de rêverie et son énergie créative. En fournissant des contenus tout faits, des réponses préprogrammées, les écrans diminuent progressivement la capacité de création de l’enfant et peuvent, dans une utilisation trop élevée, appauvrir leur imaginaire les empêchant alors de mettre en action leurs questionnements intérieurs, de trouver des solutions à des problèmes encore jamais rencontrés ou encore de jouer seul.

Effets sur le cerveau des tout-petits

L'exposition excessive et inappropriée aux écrans peut avoir des conséquences néfastes sur la santé et le cerveau des tout-petits.

Développement cognitif altéré.
Les tout-petits ont besoin d'interactions sociales réelles et d'expériences sensorielles pour développer leurs compétences cognitives. Passer trop de temps devant un écran peut réduire les opportunités d'interactions sociales significatives et d'exploration du monde réel, ce qui peut entraver leur développement cognitif.

Retard de langage. L'exposition excessive aux écrans peut avoir un impact négatif sur le développement du langage chez les tout-petits. Lorsqu'ils regardent la télévision ou des vidéos, ils sont moins susceptibles de communiquer et d'interagir verbalement avec d'autres personnes, ce qui peut retarder l'acquisition du langage et de la communication.

Problèmes d'attention.
Les écrans, en particulier les contenus très stimulants et rapides, peuvent entraîner une surcharge sensorielle et captiver l'attention des tout-petits de manière excessive. Cela peut nuire à leur capacité à se concentrer sur d'autres activités plus calmes et à développer leur attention soutenue.

Sommeil perturbé. L'utilisation des écrans avant le coucher peut perturber le sommeil des tout-petits. La lumière bleue émise par les écrans peut interférer avec la production de mélatonine, l'hormone responsable de la régulation du sommeil. Cela peut entraîner des difficultés d'endormissement et de sommeil de mauvaise qualité, ce qui peut avoir un impact sur leur développement global.

Risques pour la santé mentale. Des études suggèrent que l'exposition excessive aux écrans chez les jeunes enfants peut être associée à un risque accru de problèmes de santé mentale tels que l'anxiété, la dépression et les troubles du comportement. Cependant, la nature exacte de cette relation nécessite encore davantage de recherche pour être mieux comprise.

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Les avancées technologiques en matière de téléphonie mobile ont probablement atteint le point culminant avec l’avènement du smartphone. Capable d’une grande autonomie et permettant d’effectuer un grand nombre de tâches, le monde en est devenu dépendant. Parallèlement, les scientifiques s’inquiètent depuis quelques années des effets de leur utilisation sur notre santé. Si l’on sait aujourd’hui qu’ils peuvent engendrer des effets néfastes au niveau du cerveau, une nouvelle recherche suggère que la dépendance aux smartphones impacterait d’autres aspects de la santé, notamment psychologiques (l’estime de soi) et cognitifs.


La dépendance aux smartphones entraîne des déficits des capacités cognitives et de l’estime de soi

Des chercheurs du Department of Economy de l’Université de Messina (Italie) dans une étude, parue dans la revue International Journal of Environmental Research and Public Health en juin 2022, explorent les conséquences de la “nomophobie” : la peur de se passer de son smartphone.

Selon les chercheurs la dépendance aux smartphones serait liée à des troubles de l’estime de soi, dont une plus forte tendance à ressentir de la solitude, ou à éprouver des déficits de maîtrise de soi. Les résultats de la recherche montrent également que les personnes affichant une forte dépendance aux smartphones obtiennent des résultats cognitifs inférieurs à la normale.

Une étude en trois phases

Les chercheurs ont recruté 111 volontaires âgés de 18 à 65 ans, dont 28% étaient encore étudiants et le reste des salariés. Une application a ensuite été utilisée pour récolter les données des participants, incluant l’utilisation de réseaux sociaux tels que TikTok, Facebook, Instagram et WhatsApp. Ces données ont ensuite été analysées selon une échelle de dépendance au smartphone, un indice de bien-être psychologique général, l’échelle de la peur de manquer quelque chose (FOMO) et celle de la procrastination – tendance à remettre systématiquement à plus tard des actions –.

L’étude comportait également trois phases : une phase de pré-test évaluant l’utilisation de base avant l’expérience, une autre expérimentale où l’on invitait les participants à restreindre leur utilisation à une heure par jour pendant trois jours, et une dernière post-test où on les autorisait à utiliser leurs téléphones à leur guise pendant sept jours. Au cours de la première et de la dernière phase, les volontaires ont été évalués sur la mémoire de travail, l’attention, le contrôle exécutif, le temps de réaction auditive, le temps de réaction visuelle, la capacité d’inhiber la réponse motrice et l’inhibition comportementale.

Résultats

Les participants montrant les plus hauts niveaux de dépendance ont passé plus de temps sur leurs smartphones malgré l’invitation à la restriction au cours de la phase expérimentale. Ce groupe de participants a également présenté un niveau plus bas de mémoire de travail, de vitesse de réaction visuelle et auditive et de contrôle de capacité motrice et comportementale. Chez ces participants (les plus dépendants aux smartphones), l’indice de bien-être psychologique général était aussi inférieur à ceux qui en étaient moins dépendants. Leurs indices de “peur de manquer quelque chose” (FOMO) et de procrastination étaient supérieurs.

Toutefois, il faut garder à l’esprit que l’expérience ne concerne qu’un petit groupe de volontaires et les résultats pourraient ne pas pouvoir être généralisés. De plus, certains participants ont abandonné l’expérience dès qu’ils ont su qu’ils ne pouvaient passer qu’une heure sur leurs téléphones durant trois jours. Bien qu’il puisse s’agir d’une limite de l’étude, cela peut également démontrer l’importance de la dépendance.


Fuite des cerveaux : la simple présence de notre propre smartphone réduit les capacités cognitives disponibles

Selon des chercheurs de l'université du Texas à Austin dans une étude, publiée à The University of Chicago Press Journals en juin 2017, la simple proximité de notre smartphone, même éteint, suffit à occuper une partie de nos ressources cognitives et de fait, à amoindrir nos performances intellectuelles.

Nos smartphones permettent et encouragent une connexion constante à l'information, au divertissement. Ils mettent le monde à portée de main et nous quittent rarement. Bien que ces dispositifs aient un immense potentiel pour améliorer le bien-être, leur présence persistante peut avoir un coût cognitif.

Dans cette recherche, ils ont testé l'hypothèse de la “fuite des cerveaux” selon laquelle la simple présence de notre propre smartphone peut occuper des ressources cognitives à capacité limitée, laissant ainsi moins de ressources disponibles pour d'autres tâches et réduisant les performances cognitives.

Près de 800 personnes ont été soumises à une série de tests exigeant une certaine concentration. Les sujets d'un premier groupe gardaient leur smartphone sur la table tandis que ceux d'un deuxième les rangeaient dans leur poche. Enfin, ceux d'un troisième les abandonnaient dans une autre pièce. Ce sont ces derniers qui ont obtenu des résultats significativement meilleurs que ceux du premier groupe, et même un peu au-dessus que ceux du deuxième.

Selon les chercheurs la seule possibilité d'accéder rapidement à notre smartphone suffit à réduire nos capacités cognitives. Sans doute parce que dans ce cas, une partie de notre cerveau est mobilisée par une envie, plus ou moins irrépressible, de consulter nos messages. La bonne nouvelle, c'est que les sujets se déclarant les plus dépendants à leur smartphone ont obtenu des résultats comparables aux moins dépendants lorsque leur appareil restait dans une autre pièce.

Les résultats de deux expériences indiquent que même lorsque les gens réussissent à maintenir une attention soutenue, comme lorsqu'ils évitent la tentation de vérifier leur téléphone, la simple présence de ces appareils réduit la capacité cognitive disponible. De plus, ces coûts cognitifs sont les plus élevés pour les personnes les plus dépendantes des smartphones.


Altération des capacités d'apprentissage et de langage des enfants causée par les écrans

Des scientifiques du Cincinnati Children's Hospital Reading and Literacy Center, dans une étude, publiée dans le JAMA Pediatrics de novembre 2019, ont trouvé un lien entre le temps passé par les enfants devant les écrans et le développement du cerveau.

Leurs résultats montrent que les enfants qui passent plus de temps devant un écran ont une intégrité structurelle de la matière blanche plus faible dans les régions du cerveau qui jouent un rôle important dans le langage et d'autres compétences émergentes en matière de lecture et d'écriture.

L'étude a porté sur 47 enfants en bonne santé – 27 filles et 20 garçons – âgés de 3 à 5 ans, ainsi que sur leurs parents. Les enfants ont passé des tests cognitifs standard suivis d'une imagerie par résonance magnétique du tenseur de diffusion (tractographie), qui fournit une estimation de l'intégrité de la matière blanche dans le cerveau. Ils ont également remis aux parents un outil de mesure composite, appelé ScreenQ, qui a été développé et validé ces dernières années et qui reflète les recommandations de l'American Academy of Paediatrics (AAP).

Les chercheurs expliquent qu'il s'agit d'une étude transversale, d'un instantané de ces cerveaux en développement à un moment donné, et qu'elle montre donc, par définition, une association et non un lien de cause à effet. S'il existe un lien direct, il pourrait être moins lié aux écrans eux-mêmes qu'à ce que le temps d'écran peut remplacer dans la vie des enfants.

Ces résultats soulignent la nécessité de comprendre les effets du temps passé devant un écran sur le cerveau, en particulier pendant les phases dynamiques du développement cérébral de la petite enfance, afin que les prestataires de soins, les décideurs politiques et les parents puissent fixer des limites saines.


Les champs électromagnétiques de radio-fréquences classés comme peut-être cancérogènes pour l’homme

Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS en 2011 a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut‐être cancérogènes pour l’homme sur la base d’un risque accru de gliome, un type de cancer malin du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil.

Depuis quelques années, on note une préoccupation croissante pour de possibles effets néfastes sur la santé de l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences, tels que ceux qui sont émis par les appareils de communication sans fil.

Le Groupe de Travail des Monographies du CIRC a discuté et évalué la littérature scientifique disponible sur les catégories d’exposition suivantes, impliquant toutes une exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences :

* expositions professionnelles aux radars et aux micro‐ondes ;

* expositions environnementales associées à la transmission des signaux de radio, de télévision et aux communications sans fil ;

* expositions individuelles associées à l’utilisation de téléphones sans fil.

Les données ont été passées en revue de façon critique, et évaluées dans leur ensemble comme étant limitées chez les utilisateurs de téléphones sans fil pour le gliome et le neurinome de l’acoustique, et insuffisantes pour être concluantes pour les autres types de cancers.

Conclusions. Les données, qui ne cessent de s’accumuler, sont suffisantes pour conclure à la classification en 2B. Cette classification signifie qu’il pourrait y avoir un risque, et qu’il faut donc surveiller de près le lien possible entre les téléphones portables et le risque de cancer.


L’utilisation intensive des réseaux sociaux participe au développement de troubles alimentaires



De nombreux travaux ont montré que les médias traditionnels (magazines, télévision, etc.) véhiculent de fortes pressions incitant à essayer d’atteindre des idéaux corporels idéalisés et parfois irréalistes, tant pour les hommes que pour les femmes. Les images du corps qu’ils diffusent, inatteignables et irréalistes – notamment parce que retouchées – mènent à l’internalisation de l’idéal “mince et musclé” – l’idéal d’attractivité physique social actuel –, puis à l’insatisfaction vis-à-vis de sa propre image corporelle.

Face à cette insatisfaction corporelle, deux types de réactions peuvent émerger. Certaines personnes s’imposent un contrôle alimentaire strict, en ouvrant la porte notamment à des troubles de l’alimentation. D’autres se lancent dans une pratique excessive de l’exercice physique, tout en manquant de cadre et de préparation physique.

En plus du contenu commercial qui y est diffusé, les médias sociaux permettent aux usagers de contribuer au contenu (photos, vidéos, etc.). Ces médias sont également interactifs, en ce sens qu’ils permettent aux usagers de recevoir et poster des commentaires.

En se focalisant sur la satisfaction corporelle et en activant ainsi des émotions fortes, les posts des réseaux sociaux réduisent la capacité à faire des choix orientés vers des comportements favorables à la santé.

Ainsi, les réseaux sociaux peuvent participer aux liens déjà connus entre les troubles de l’image du corps, la gestion des émotions et les comportements alimentaires.

Les conséquences pathologiques du surinvestissement de l’apparence physique

Il existe principalement trois troubles des conduites alimentaires : l’anorexie mentale, la boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique.

L’anorexie mentale correspond à une perte significative de poids par rapport à la taille et l’âge d’un patient, assortie d’une peur intense de prendre du poids. Elle aboutit à un amaigrissement et une dénutrition qui peut être sévère.

La boulimie nerveuse est caractérisée par une peur intense de prendre du poids et de devenir gros, qui se traduit par des épisodes récurrents de compulsions alimentaires et des comportements compensatoires inappropriés : vomissements provoqués, ingestion de laxatifs, exercices physiques intenses, etc.

L’hyperphagie boulimique correspond à des épisodes récurrents de compulsions alimentaires sans comportement compensatoire. La boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique peuvent concerner des personnes en surpoids ou qui souffrent d’obésité, et avoir des répercussions physiques importantes.

L’un des facteurs communs entre ces trois pathologies concerne l’importance excessive accordée au poids, à l’alimentation ou à la forme du corps, même si l’origine de ces troubles est multi-factorielle. Ils sont particulièrement invalidants, conduisant à une faible qualité de vie, non seulement pour les personnes concernées, mais également pour leurs proches.

Comment réduire l’impact émotionnel des réseaux sociaux ?

Pour limiter le risque de développer des troubles des conduites alimentaires, plusieurs stratégies peuvent être mises en place.

Limiter l’exposition aux réseaux sociaux, afin de se protéger des pressions liées à l’apparence. C'est une stratégie évidente.

Exercer sa pensée “critique” est un bon moyen de limiter l’impact délétère des réseaux sociaux. Il est important de se rappeler que les images qui y circulent sont largement irréalistes, filtrées, et choisies en visant la promotion du soi ou d’un produit. Photos et vidéos sont généralement le résultat d’un nombre considérable de prises de vues et de retouches. Vous vous sentez insatisfait ? C’est normal, c’est l’effet recherché.

Il faut savoir écouter son corps, notamment avec des pratiques telles que la méditation pleine conscience, qui permet de se centrer davantage sur ses perceptions corporelles. De cette façon, il est possible d’améliorer ses capacités d’intéroception et de mieux tenir compte de ses besoins physiologiques.

En définitive, il est important de tendre vers une “acceptation de soi tel que l’on est” : être à l’écoute de ses besoins physiologiques, agir en cohérence avec ses valeurs et faire des choix qui nous correspondent, sans céder à la pression extérieure. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est le prix à payer pour diminuer son stress et améliorer sa santé mentale…

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Conseils pour gérer l'utilisation des écrans avec votre enfant

Si votre enfant utilise un ou plusieurs types d’écrans, voici quelques conseils à mettre en place quand vous êtes parents :

* Limiter le temps d’utilisation le plus possible et avoir un œil très vigilant sur le contenu des programmes proposé et limiter les heures d'utilisation des écrans par jour.

* Privilégier les écrans “actifs”. (jeux sur tablette, smartphone) aux écrans “passifs” (télévision, dessins animés…).

* Privilégier les programmes contrôlables plutôt que la télévision. Un DVD se séquence facilement grâce aux chapitres par exemple.

* Alterner expérimentation virtuelle et réelle. Le dessin sur tablette (qui ralentit le développement de la motricité fine à la base de l’écriture) avec le dessin réel. Le dessin animé avec le livre, le jeux sur tablette avec le puzzle réel etc…

* Présence d’un adulte avec l’enfant jusqu’à 9 ans, quand il est face aux écrans.

Un enfant absorbé par un écran n’est pas un enfant concentré. La rapidité des images et le rétroéclairage des écrans créent un effet hypnotique sur notre cerveau et encore plus sur celui de l’enfant. L’enfant est réellement hypnotisé par les écrans et ne peut s’extraire par lui-même des images qu’il reçoit.

Rien ne vaut le monde réel pour grandir. N’oubliez pas.

Des alternatives préférées aux écrans quand on n’est pas chez soi

Voici quelques idées à emporter partout :

* L’ardoise magique plutôt que la tablette

* L’aqua doodle qui permet de dessiner partout sans salir. On aime la version voyage.

* Les albums photos en tissu plutôt que les photos sur le téléphone.

*Un répertoire de comptines bien fourni.

* Des livres et des cahiers d’activités pour tous petits.

* Sans oublier ses jeux préférés.

Comment tirer le meilleur des réseaux sociaux

Lieux d’échange et de partage, les "social networks" ouvrent un champ de possibilités quasi infini. Toutefois, ils ont leurs mauvais côtés, tant sur le plan privé que professionnel. Les réseaux sociaux sont un excellent moyen de rester en contact avec nos proches tout en s'informant et partageant des informations. Mais lorsqu'on en abuse, ils peuvent également nous entraîner dans une spirale émotionnelle épuisante et chronophage. Dans certains cas, ils peuvent même s'avérer dangereux.

Gardez l’esprit critique, en vous ouvrant sur ce qui se dit sur un sujet similaire, chez les voisins, sur des forums, ou dans des livres, bref, ailleurs que ce que vous propose d’emblée le réseau.

Vérifiez, questionnez, croisez les sources. Au moindre doute. Tout ce qui se dit sur les réseaux et internet n’est pas la vérité.

Une dimension prethérapeutique. Espaces d’expression plus que de prosélytisme, éléments d’information et de soutien. C’est une manière d’extérioriser leur ressenti, tout en se protégeant.

Le danger principal de ces sites n’est pas dans leur radicalité, mais dans leur exclusion. La censure a rompu le dialogue avec les professionnels de santé, les associations et les familles. Dans les forums généralistes, il y aurait un très grand intérêt à ouvrir des permanences médicales ou à faire de la médiation à distance.

10 règles d'or à suivre lorsque l'on surfe sur les réseaux sociaux

1) Choisir l’outil avec lequel on se sent à l’aise.

2) Savoir pourquoi on interagit sur tel réseau ou à tel évènement.

3) Donner de soi, les autres donnent en retour.

4) Séparer vie privée et vie professionnelle.

5) S’interdire de surenchérir, afin d’éviter le clash.

6) Réfléchir avant d’envoyer un post ou une photo, difficile à effacer plus tard.

7) Vérifier le mode de publication : public ou privé.

8) Verrouiller et contrôler ses paramètres de confidentialité.

9) Garder une preuve en cas d’injure ou de menace : capture d’écran ou impression où apparaît la date.

10) Savoir décrocher, le monde tournera quand même sans vous.


Une utilisation raisonnée des écrans est nécessaire




Préparons dès maintenant l’utilisation qu’auront nos enfants des écrans. C’est en grande partie par imitation que l’enfant va se construire ce qui, concernant les écrans, nous oblige à remettre en question notre propre utilisation des nouvelles technologies.

Pourquoi allume-t-on la télévision ? Avons-nous notre portable à table ? Regardons-nous nos messages, mails pendant que notre enfant, notre conjoint ou collègue nous parle ? Sortons-nous notre smartphone dès que nous ne faisons rien ? Utilisons-nous les écrans avant d’aller dormir ? Autant de questions à se poser pour montrer le bon exemple et peut-être batailler un peu moins à l’adolescence en tant que parents.


jeudi 30 mars 2023

Le Café Améliore la Mémoire et Protège le Cerveau





Le café est l'une des boissons les plus consommées au monde. Rien de tel que de commencer la journée avec une bonne tasse de café pour refaire le plein d'énergie et améliorer la vigilance.

Prendre un café est quelque chose que beaucoup d'entre nous font plusieurs fois par jour. Pour faire une pause et reprendre des forces, un moment de convivialité entre amis ou en famille. Le café est une constante de notre société et son succès tient à ses effets sur le système nerveux, mais sa consommation comporte aussi ses risques.

Ses origines sont africaines, mais sa consommation s'est répandue dans le monde entier.

En Occident, il devient populaire au Siècle des Lumières et, bientôt, des établissements spécialisés voient le jour autour du café. Cafés littéraires, politiques, cafés chantants avec orchestres. Au café, l'habitué trouve la presse quotidienne, des magazines, des livres, mais aussi des jeux de société, des lectures de poésie ou des concerts, qui génèrent des conversations et rencontres.

Le café et ce qui l'entoure suscitent l'adoration ou le rejet. Sa consommation est considérée comme médicinale ou dangereuse, exotique ou vulgaire. La vérité est qu'il est toujours entouré de controverses.

Le bon côté du café

La première chose sans aucun doute est que le café éclaircit l’esprit. Pour certains l'énergie indispensable pour démarrer la journée, pour d'autres, la cause de leurs insomnies. Non seulement parce qu'on le remarque quand on le boit, mais aussi parce que plusieurs études montrent comment le café agit sur le cortex pré-frontal du cerveau et améliore ainsi la mémoire à court terme et accélère les temps de réaction.

Plus précisément, le café active la dopamine et agit sur le gyrus cingulaire antérieur, ce qui améliore la mémoire exécutive, l'attention et la concentration, la planification et le suivi des tâches.

La caféine diminue également le sommeil en bloquant l'action de l'adénosine. Neuro-modulateur qui agit sur les vaisseaux sanguins et les bronches et au niveau du système nerveux central, il a des effets sédatifs et inhibiteurs.

Le mauvais côté du café

L'adénosine agit sur les vaisseaux sanguins en les dilatant, lorsque nous buvons du café, nous bloquons son action de sorte que les artères se contractent et, si il est consommé en grande quantité, il augmente la tension artérielle.

Il augmente l'acide gastrique et peut favoriser les symptômes de brûlures d'estomac et réduire l'appétit.

Étant donné que la caféine prend entre cinq et six heures pour être éliminée du corps, si elle est prise l'après-midi, elle est très susceptible de provoquer des insomnies.

De plus, le café crée une dépendance et provoque une tolérance - il en faut de plus en plus pour avoir le même effet.

La différence de débit sanguin cérébral après consommation de caféine est plus importante chez les consommateurs occasionnels que chez les habitués du café.

Combien de café et quand ?




Il semble qu'il soit sans danger pour un adulte de boire jusqu'à 400 mg de café par jour. Si cette quantité est dépassée lorsque vous arrêtez de le prendre, ces effets désagréables apparaissent : fatigue, maux de tête et distractions.

Les meilleures heures pour boire du café sont celles où le cortisol – une hormone qui active notre corps – commence à baisser et nous voulons maintenir une activité élevée.

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Pendant des années, on a parlé des conséquences négatives de la consommation de café : irritation, anxiété, difficulté à s'endormir... Mais depuis quelques années, les scientifiques parlent de ses bienfaits.

Cette boisson a fait l'objet de nombreuses investigations. Des composants du café à ses effets sur notre santé, tout a été analysé par des experts.

Diverses recherches ont montré qu'il est étroitement lié à l'amélioration de la mémoire et à la prévention de la détérioration du cerveau.

Selon certaines études menées à l'Université de Harvard, sa consommation peut retarder la détérioration du processus cognitif.


Boire du café ou du thé à l'âge mûr peut réduire le risque de démence ou de maladie d'Alzheimer

Des chercheurs de l'Université de Kuopio et de l'Institut national de santé publique (Finlande) et du Karolinska Institutet (Suède) dans une étude publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease en février 2009, ont découvert que la consommation de café ou de thé à l'âge mûr peut diminuer le risque de démence ou de maladie d'Alzheimer plus tard dans la vie.

Comme on le sait, la caféine stimule immédiatement le système nerveux central, mais on ne savait pas comment elle affectait la cognition à long terme. La recherche menée par l'équipe de chercheurs a apporté plusieurs réponses intéressantes à cette question.

L'équipe d'étude CAIDE ("Cardiovascular Risk Factors, Aging, and Dementia") a recruté des participants vivants qui avaient déjà été évalués dans une enquête basée sur la population menée par le projet North Karelia et l'étude FINMONICA dans les années 1972, 1977, 1982 ou 1987. Environ 71% (1409 participants) des personnes testées dans ces études ont été re-testées en 1998.

L'équipe a découvert que 61 participants souffraient de démence et 48 avaient la maladie d'Alzheimer. Ils ont entrepris d'étudier la relation entre la consommation de café et de thé pendant la quarantaine et le risque de développer une démence ou la maladie d'Alzheimer plus tard dans la vie, car l'effet à long terme de la caféine sur le système nerveux central n'était pas encore connu. De plus, les processus pathologiques qui conduisent à la maladie d'Alzheimer peuvent commencer des décennies avant la manifestation clinique de la maladie.

Selon l'équipe de recherche, le test de la quarantaine utilisé dans l'étude a été utilisé pour évaluer la consommation de café et de thé à l'aide d'un questionnaire de fréquence alimentaire semi-quantitatif préalablement validé. La consommation de café a été classée en trois groupes : faible – lorsqu'ils ont bu entre 0 et deux tasses –, modérée – entre trois et cinq tasses – et élevée – cinq tasses ou plus –. Concernant la consommation de thé, les chercheurs ont classé les participants en deux groupes : les non-consommateurs s'ils ne buvaient aucune tasse par jour et les consommateurs lorsqu'ils buvaient une tasse par jour.

Les chercheurs ont découvert que les buveurs de café d'âge moyen ont un risque plus faible de démence ou de maladie d'Alzheimer plus tard dans la vie que ceux qui ne boivent pas ou boivent très peu de café. Les données ont également montré que les buveurs de café modérés présentaient le risque le plus faible (65%). L'équipe a également constaté que la plupart des participants buvaient du thé de manière plutôt exceptionnelle, de sorte qu'aucun lien entre le thé et la démence ou la maladie d'Alzheimer n'a été observé.

Selon les chercheurs, compte tenu de la grande quantité de café consommée dans le monde, les résultats pourraient avoir des implications importantes pour prévenir ou retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer ou de la démence. Cette découverte devrait être confirmée par d'autres études, mais elle ouvre la porte à la réduction du risque de maladie d'Alzheimer ou de démence grâce à des interventions diététiques. De plus, l'identification des mécanismes par lesquels le café protège contre la démence ou la maladie d'Alzheimer peut aider à développer de nouvelles thérapies pour ces maladies.


Le café régule notre horloge biologique

Des chercheurs de l'Université du Colorado-Boulder (États-Unis) et du Laboratoire de biologie moléculaire du Medical Research Council de Cambridge (Angleterre) ont montré pour la première fois, dans une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine en septembre 2015, comment la caféine affecte directement l'horloge biologique en retardant l'augmentation du niveau de mélatonine.

Au cours de l'enquête, ils ont travaillé pendant 49 jours avec différents volontaires qui, de manière totalement contrôlée, recevaient quotidiennement et trois heures avant de se coucher, soit une dose de caféine équivalente à un double expresso, soit une exposition à une lumière forte ou faible, soit un placébo.

Des échantillons de salive ont été prélevés sur chacun d'eux pour mesurer les niveaux de mélatonine, l'hormone qui s'accumule dans le corps pendant les heures d'obscurité et indique qu'il est temps de dormir, démontrant que les volontaires qui avaient reçu les pilules de caféine dans des conditions de faible luminosité ont retardé la poussée nocturne de mélatonine d'environ 40 minutes. Ce temps augmente significativement si la consommation de caféine est associée à une exposition à une lumière vive, retardant dans ce cas l'horloge biologique jusqu'à environ 105 minutes.

Cet alcaloïde du groupe xanthine se lie aux récepteurs neuronaux de l'adénosine, déclenchant la transmission de neurotransmetteurs excitateurs et altérant la signalisation intracellulaire cyclique de l'adénosine monophosphate et le métabolisme cellulaire dans un large éventail de cellules et de tissus.

Tout cela modifie le rythme du système circadien, le régulateur clé du temps veille-sommeil quotidien, ainsi que d'autres processus physiologiques et comportementaux.

Cette substance peut bloquer les récepteurs de l'adénosine qui, dans des conditions normales, ont des effets sédatifs et favorisent le sommeil.




Les chercheurs pensent que l'utilisation correctement chronométrée de la caféine peut aider, par exemple, l'adaptation circadienne aux grands retards de phase auxquels notre corps est soumis lorsqu'il traverse de nombreux fuseaux horaires ou, également, elle peut être très utile pour déterminer l'état de veille jusqu'au coucher dans le nouveau fuseau horaire ou pour travailler dans le traitement de patients souffrant de troubles du sommeil circadien, où leur horloge interne de 24 heures ne fonctionne pas correctement.

Le café, en plus de nous garder éveillés et alertes, peut aider à compenser les déséquilibres de notre horloge biologique, en aidant à minimiser les altérations prolongées des rythmes circadiens causées par le travail en équipes différentes ou avec différents décalages horaires et qui sont à l'origine du risque accru de diverses maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et les maladies neuro-dégénératives.


Boire du café nous fait vivre plus longtemps avec un effet protecteur du café dès 50 ans

Des scientifiques espagnols du Center for Obesity and Nutrition Biomedical Research Network (CIBEROBN), dans une étude publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition en décembre 2018, ont découvert une plus grande longévité associée à la consommation de café.

Les chercheurs ont étudié 20.000 personnes pendant une décennie. Selon les données de l'étude, cet effet protecteur est encore plus marqué chez les personnes de plus de 55 ans, c'est précisément à ce moment que le risque de nombreuses maladies comme le cancer augmente (l'âge est un facteur de risque dans la plupart des pathologies).

Mais un nouvel aspect de la recherche est que les avantages ont été maintenus même avec la consommation de 4 à 6 tasses de café par jour. Selon les auteurs, il n'y a aucun risque que l'étude soit affectée par le problème des ex-consommateurs malades, c'est-à-dire ceux qui abandonneraient le café parce qu'ils ont déjà eu une maladie antérieure.

Pour les experts, les bénéfices ne pourraient pas non plus être expliqués par un seul composant, puisque le café est un mélange complexe de substances et que beaucoup d'entre elles ont des propriétés antioxydants et anti-inflammatoires et il semble logique de penser qu'elles agissent en synergie.


La consommation quotidienne de caféine peut affecter la structure du cerveau




Selon des chercheurs de l'Université de Bâle et de l'Hôpital psychiatrique dans une étude publiée dans la revue scientifique Cerebral Cortex en février 2021, la consommation quotidienne de café, de boissons énergétiques ou de cola pourrait provoquer une altération de la structure cérébrale.

Jusqu'à présent, on savait que la caféine, qui est la substance psycho-active la plus consommée sur la planète, rend les gens alertes et produit également un impact sur le sommeil si elle est consommée la nuit, ce qui pourrait affecter le volume de matière grise du cerveau. Pour cette raison, l'équipe de recherche a décidé de mener une étude sur ce sujet.

L'étude a porté sur 20 jeunes individus en bonne santé, qui étaient tous des consommateurs réguliers de café, à qui on a donné des pilules – avec des placebos entre les deux – pendant deux périodes de 10 jours et on leur a demandé de ne consommer aucune autre source de caféine pendant cette période. Après avoir terminé les analyses, les chercheurs ont examiné le volume de matière grise des sujets à l'aide de scanners cérébraux.

Les résultats étaient inattendus : la caféine n'affectait pas le sommeil des personnes analysées, bien que des changements pertinents aient pu être observés dans le volume de la matière grise cérébrale. Après avoir consommé le placebo – c'est-à-dire le "sevrage de la caféine" – pendant 10 jours, le volume de matière grise était plus important que pendant la période où les capsules de caféine étaient fournies.

Les chercheurs ont souligné que leurs résultats ne signifient pas nécessairement que la consommation de caféine a un impact négatif sur le cerveau. Mais la consommation quotidienne de caféine affecte clairement notre matériel cognitif, ce qui en soi devrait inciter à une étude plus approfondie.

Bien que l'étude ait réussi à montrer que la caféine réduisait le volume de matière grise dans le cerveau, après seulement 10 jours d'abstinence de café, la substance grise s'était régénérée de manière significative chez les sujets analysés.

Ils ont conclu que les changements dans la morphologie du cerveau semblent être temporaires, mais aucune comparaison systématique entre les buveurs de café et ceux qui consomment habituellement peu ou pas de caféine n'a jusqu'à présent été faite.


Une consommation excessive de café réduit le volume du cerveau et augmente le risque de démence

Des chercheurs de l'Université d'Australie-Méridionale dans la plus grande étude du genre menée à ce sujet, publiée dans la revue Nutritional Neuroscience en juin 2021, ont découvert qu'une consommation trop élevée de café, au-delà de six tasses par jour, est associée à des volumes cérébraux totaux plus petits et à un risque accru de démence.

Ils montrent que tout est question d'équilibre dans la consommation de cette boisson, surtout en ce qui concerne la santé du cerveau.

L'étude a consisté à évaluer les effets du café sur le cerveau chez 17.702 participants britanniques à la Biobank (âgés de 37 à 73 ans), et met en avant le fait que les personnes qui ont bu plus de six tasses de café par jour avaient un risque accru de démence de 53% par rapport à une consommation de 1 à 2 tasses/jour. Cette recherche fournit des informations importantes en termes de santé publique.

En évoquant le volume cérébral, les chercheurs se sont intéressés à tous ses composants : la matière grise, la matière blanche, et le volume hippocampique. En tenant compte de toutes les permutations possibles, les scientifiques ont systématiquement constaté qu'une consommation de café plus élevée était associée à une réduction du volume cérébral.

Il s'agit de l'enquête la plus approfondie sur les liens entre le café, les mesures du volume cérébral, les risques de démence et les risques d'accident vasculaire cérébral. C'est également la plus grande étude à prendre en compte les données d'imagerie cérébrale volumétrique et un large éventail de facteurs de confusion.

L'équipe scientifique précise que si la nouvelle peut être amère pour les grands amateurs de café, il s'agit de trouver un équilibre entre ce que l'on boit et ce qui est bon pour la santé. Cette recherche fournit des informations vitales sur la consommation excessive de café et la santé du cerveau, mais comme pour beaucoup de choses dans la vie, la modération est la clé. Avec d'autres preuves génétiques et un essai contrôlé, ces données suggèrent fortement qu'une consommation élevée de café peut nuire à la santé du cerveau. Bien que les mécanismes exacts ne soient pas connus, une chose simple que nous pouvons faire est de ne pas oublier de boire un peu d'eau à côté de cette tasse de café.


La consommation de café aide à ralentir le déclin cognitif chez les hommes européens

Boukje van Gelder, expert médical à l'Université de Harvard, et ses collègues ont entrepris une étude, publiée dans le European Journal of Clinical Nutrition d'août 2006, pour déterminer si la consommation de café était associée à un déclin cognitif de 10 ans chez les hommes plus âgés, car les résultats des études précédentes obtenues jusque-là avaient été controversées et les informations prospectives sur cette association manquaient.

La chercheuse a publié dans la National Library of Medicine en février 2017, l'étude de 10 ans – sur 676 adultes, qui ont consommé différentes quantités de café au cours de cette période – dans laquelle elle a découvert que le café aidait à ralentir le déclin cognitif. Les meilleurs résultats ont été obtenus chez les sujets qui buvaient trois tasses de café par jour, tandis que ceux qui buvaient plus ou moins ont montré des résultats plus lèves.

Ainsi, il a été établi que la caféine augmente la sérotonine et l'acétylcholine, deux substances chargées de stimuler le cerveau et d'aider à stabiliser la barrière hémato-encéphalique, un réseau de vaisseaux sanguins et de tissus qui empêche les substances nocives de pénétrer dans le cerveau.

Par conséquent, les micro-nutriments contenus dans le café peuvent prévenir les dommages tissulaires causés par les radicaux libres, un type de molécule qui peut augmenter le risque de cancer. De la même manière, sa consommation prévient le blocage des vaisseaux sanguins du cerveau.

Le café contient même de fortes concentrations de trigonéline, un dérivé de la vitamine B6 aux effets antioxydants, chargé également de protéger les vaisseaux sanguins du cerveau.

En fait, l'analyse a révélé que ceux qui buvaient trois tasses de café par jour voyaient un impact considérablement plus important que ceux qui buvaient plus ou moins.

On pense que la consommation fréquente de café prévient diverses maladies du foie. Pourtant, une étude récente de la Harvard Medical School a révélé que cette boisson serait une bonne alliée pour la mémoire.


Le café aide à améliorer la mémoire et le cerveau


Le café aide à réduire
le déclin cognitif


L'étude publiée par la Harvard Medical School en février 2022 a révélé que le café serait un bon allié pour la mémoire ainsi que pour prévenir diverses maladies du foie.

Selon l'article du Dr Uma Naidoo, psychiatre nutritionnel à la Harvard Medical School et auteur du livre "This Is Your Brain on Food" publié en 2020, après avoir étudié la relation entre le café et la psychologie de la santé, il est arrivé à la conclusion que le café aide à réduire le déclin cognitif et l'a expliqué dans sa colonne Make It.

Son analyse indique que cette boisson a trois points à prendre en compte par rapport au cerveau et à ses fonctions :

* La caféine augmente la sérotonine et l'acétylcholine, ce qui stimule le cerveau et stabilise la barrière hémato-encéphalique (qui empêche les bactéries d'entrer).

* Les micro-nutriments contenus dans le café aident à prévenir les dommages tissulaires causés par les radicaux libres auxquels nous sommes exposés chaque jour.

* Les grains de café contiennent de la trigonelline, qui active les antioxydants qui protègent les vaisseaux sanguins du cerveau.

L'expert assure que le café a des effets positifs lorsqu'il est pris avec modération. Par exemple, il est bon pour le cœur et il existe un moyen de le rendre plus utile pour protéger le cerveau et améliorer les capacités de mémoire.

L'une des recommandations est de préparer le café à la maison, car cela évite la consommation d'ingrédients transformés qui, à long terme, pourraient endommager certains organes du corps. Prenez-le le matin et avec peu de sucre. L'utilisation d'ingrédients naturels tels que le cacao, la cannelle ou le lait de coco est toujours une bonne option pour préparer du café maison sans mettre en danger votre santé.

Deux à trois tasses par jour, ou moins de 400 milligrammes de caféine, sont recommandées. Boire des grains de café fraîchement moulus et torréfiés peut également réduire les produits chimiques indésirables dans votre boisson, de sorte que le café a des effets positifs sur le cerveau.

Intelligence du corps

L'intelligence corporelle est la capacité d'utiliser son propre corps en coordination basée sur d'autres stimuli non mécaniques. C'est ce qu'on appelle l'intelligence des danseurs. Il établit une grande connexion entre l'esprit – et les émotions – et le mouvement. Les athlètes qui travaillent avec des objets, par exemple, le développent également.

Cela entre en jeu au moment de décider de la quantité de café à boire. L'expert souligne que tout le monde ne réagit pas de la même manière à la caféine, vous devez donc être conscient de la façon dont votre corps se sent lorsque vous buvez du café. Si la personne ne se sent pas bien, ce n'est probablement pas bon pour son corps.


Le café augmente l'espérance de vie

Des chercheurs du département de cardiologie Alfred Hospital de Melbourne confirment dans une nouvelle macro-étude, publiée au Royaume-Uni, dans le European Journal of Preventive Cardiology en septembre 2022, que le café aide à vivre plus longtemps. Un avantage qui se remarque surtout dans le café moulu, mais qui est également obtenu avec le décaféiné et le café instantané.

L'équipe a analysé l'évolution de près d'un demi-million de personnes sur douze ans. Aucun des participants à l'étude n'avait de maladies chroniques antérieures qui augmentaient leur risque. Ils ont comparé combien de ces personnes, âgées de 40 à 69 ans, buvaient du café et lesquelles n'en buvaient pas, et combien étaient décédées au cours des années de l'étude. Et la nouveauté est que non seulement la consommation de grains de café moulus a été analysée, mais aussi celle du café décaféiné et de l'instantané.

La principale conclusion de l'étude est que la consommation de deux ou trois tasses de café par jour est liée à une espérance de vie plus longue, car elle réduit le risque de maladies cardiovasculaires :

* Le plus grand bénéfice a été observé chez ceux qui consommaient du café moulu, avec un risque de décès par accident vasculaire cérébral ou cardiaque inférieur de 27%.

* Ceux qui consommaient du café décaféiné avaient 14 % moins de risque de mourir de ces causes.

* Ceux qui buvaient des granules de café instantané réduisaient la protection et présentaient un risque de 11% inférieur.

* Deux ou trois tasses de café réduisent le risque d'accident vasculaire cérébral, de crise cardiaque et d'arythmie. Les grains de café et le café instantané offrent également une protection contre les risques de problèmes d'arythmie. Pas si il est décaféiné.

Chez les personnes qui boivent plus de deux ou trois tasses, les avantages sont visibles. Chez ceux qui boivent plus de trois tasses, les avantages ne sont pas si clairs, sauf pour les arythmies : ceux qui boivent du café soluble doivent boire quatre tasses pour que cette meilleure protection soit observée.

Les preuves s'accumulent qu'une consommation modérée de café est bonne pour la santé. Non seulement il n'endommage pas notre système cardiovasculaire, mais il le renforce et augmente l'espérance de vie de ceux qui en consomment.

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Ingrédients du café bons pour la santé




Polyphénols

Ce sont des substances qui “fabriquent” les plantes pour se protéger. On les trouve dans de nombreux fruits et légumes, mais dans le cas du café, ils sont très concentrés car le grain de café est le grain d'une plante. En effet, dans les pays où l'on consomme peu de fruits et légumes, la différence d'apport en polyphénols est marquée par la consommation de café, qui n'en boit pas est carencé.

* Ils aident à métaboliser le glucose et à éloigner le diabète. Ils contribuent également à un bon taux de cholestérol. Et tout cela est bon pour le coeur.

* Ce sont des antioxydants. Ils protègent les cellules de l'action des radicaux libres et, par conséquent, aident à prévenir la formation de tumeurs.

Caféine

En plus de son effet stimulant, il a été démontré que :

* A une action anti-inflammatoire. Cela lui confère un effet protecteur sur la santé car de nombreuses maladies s'accompagnent d'inflammation. Par exemple, les cellules cancéreuses ont besoin d'un environnement inflammatoire pour prospérer.

* Améliore la fonction de l'endothélium. L'endothélium est une couche de cellules qui protège l'intérieur des vaisseaux sanguins, donc si son état est optimal, il améliore la vasodilatation et prévient l'hypertension.

Trigonelline

C'est un antioxydant et il aide à métaboliser correctement le glucose. Il ne faut pas oublier qu'une glycémie élevée non contrôlée est un facteur de risque cardiovasculaire qui augmente le risque d'infarctus.

Mélanoïdines

Ils sont également anti-oxydants et anti-inflammatoires. Ces deux actions agissent comme un bouclier protecteur qui maintient le corps jeune car elles le protègent des agressions extérieures et ralentissent également le vieillissement interne.


Avantages de la consommation de café

Aide à réduire les radicaux libres et donc certains types de cancers

Étant l'une des principales sources d'antioxydants, le café renforce considérablement le système immunitaire, aidant ainsi l'organisme à réduire les radicaux libres qui, en surmontant les antioxydants, endommagent les cellules et, par conséquent, des maladies chroniques telles que le cancer.

Une consommation modérée de café aide l'organisme à réduire certains types de cancer comme celui du foie ou colo-rectal. Riche en antioxydants, le café réduit également les effets du vieillissement.

Aide à réduire le poids

La caféine est par nature un stimulant du métabolisme car elle provoque une augmentation de l'adrénaline dans le corps. Cela aide à accélérer le processus de digestion et à libérer les acides gras accumulés dans les différents tissus du corps.

Stimule l'activité cérébrale

En stimulant la sécrétion d'adrénaline dans l'organisme, le café agit également sur diverses fonctions cognitives telles que l'accélération des processus cérébraux et la mémoire. Pour cette raison, lorsque nous buvons du café, nous nous sentons beaucoup plus stimulés et actifs, nous sommes donc plus performants dans les activités que nous faisons.

Une consommation quotidienne modérée de café (1 à 3 tasses) aide à réduire les taux de problèmes cognitifs et certaines affections cérébrales telles que la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. Cependant, les personnes qui consomment plus de 5 tasses de café par jour ont de fortes chances de souffrir de démence et de rétrécissement cérébral.

Réduit les risques de diabète de type 2

La consommation régulière de café non sucré protège contre le diabète de type 2, grâce à l'augmentation qu'il provoque de l'hormone adiponectine et d'autres facteurs qui affectent les niveaux d'insuline et de sucre dans le sang. Les polyphénols et les minéraux tels que le magnésium dans le café peuvent améliorer l'efficacité du métabolisme de l'insuline et du glucose dans le corps.

Le café est une boisson qui contient des niveaux élevés de composés phyto-chimiques, qui agissent comme des anti-inflammatoires et des amplificateurs d'insuline. Cependant, pour les percevoir, le café doit être consommé filtré.

Aide à protéger le cœur

En plus de stimuler l'activité cérébrale, le café induit également une plus grande activité dans le système circulatoire sans augmenter la pression artérielle. Cela réduit la possibilité d'insuffisance cardiaque, ainsi que d'autres maladies cardiovasculaires.

On a toujours dit que le café n'était pas bon pour la pression artérielle, mais bien qu'à court terme sa consommation augmente légèrement la tension artérielle car il provoque une vasoconstriction, avec le temps, le corps développe une tolérance, de sorte qu'il ne finit pas par l'affecter.

Aide à combattre les maux de tête sporadiques

Lorsque les gens sont constamment stressés, ils ont tendance à avoir des maux de tête sporadiques. Grâce aux propriétés vasodilatatrices du café, le risque de souffrir de ce type de problèmes de santé est réduit. Cependant, si vous buvez plus de 4 tasses de café par jour, l'effet inverse pourrait se déclencher et vous pourriez souffrir de migraines plus souvent.

Lié à une durée de vie plus longue

Une consommation modérée de café (trois à quatre tasses par jour) a été associée à une durée de vie plus longue. Sa consommation est associée à une réduction de 8 à 15 % du risque de décès. Elle est liée à une espérance de vie plus longue, puisqu'elle réduit le risque de maladies cardiovasculaires.

Il est idéal pour activer l'attention

Boire du café est très bon pour activer l'attention et nos mémoires, surtout à court terme. Eh bien, cela est capable d'améliorer nos processus cognitifs de base tels que l'attention et la mémoire. Bien sûr en se rappelant qu'il ne faut pas se dépasser.

Cela nous permet de nous concentrer et de retenir avec une plus grande capacité lorsqu'il s'agit de rester vigilant et de fixer un certain type de connaissances ou d'exécution d'une tâche. Cela se produira pendant la période pendant laquelle la caféine dure dans notre corps.

Aide à réduire les états dépressifs

Compte tenu des niveaux élevés de composés phyto-chimiques et des effets anti-inflammatoires, le café peut réduire d'un tiers le risque de souffrir de dépression. Selon les résultats de diverses recherches, les propriétés anti-inflammatoires du café préviennent l'inflammation dans le corps.

Il peut avoir des avantages neurologiques chez certaines personnes et agir comme antidépresseur. La caféine peut affecter les états mentaux tels que l'augmentation de la vigilance et de l'attention, la réduction de l'anxiété et l'amélioration de l'humeur.

Contribue aux exercices physiques

Boire du café une demi-heure avant l'exercice aidera la circulation, l'endurance, la résistance à la douleur et la combustion des graisses pendant l'activité physique. Ceci est principalement dû à l'effet de la caféine sur le système nerveux et l'apport d'adrénaline.

Favorise les relations sociales

Tout simplement, boire du café s'avère agréable et nous met de bonne humeur. Cela favorise sans aucun doute les relations sociales, puisqu'elles encouragent les discussions de groupe. Par conséquent, il s'avère également être une excellente boisson au travail ou lorsque nous rendons visite à la famille et aux amis.


Recommandations

Boire du café, c'est le faire l'estomac plein, puisque cela évitera tout symptôme de gastrite ou de tachycardie dû à un excès de caféine. De plus, boire du café sans avoir mangé quelque chose peut supprimer votre appétit et vous fera passer de longues périodes sans manger.

La cannelle est nécessaire pour boire un bon café sain. Il est idéal d'ajouter cette épice pour aider à réguler le taux de cholestérol, de triglycérides et de glucose dans le sang, afin d'éliminer tout type de maladie cardiaque.

Évitez d'ajouter du lait, de la crème, ou trop de sucre au café, car ils peuvent être nocifs pour l'organisme en raison de l'apport calorique élevé. Une chose dont nous devons tenir compte est que lorsque vous mélangez du café avec de l'eau, du lait ou beaucoup de sucre, il perd une grande partie de ses avantages et de son potentiel.

Choisissez des grains grillés et noirs. Ceux-ci produisent plus d'antioxydants par rapport à la torréfaction régulière. Ils sont un peu plus forts que les traditionnels, mais vous en utiliserez moins.

Café décaféiné

Bien que la caféine soit "protectrice", le café décaféiné "prolonge" également la vie car il contient le reste des substances bénéfiques telles que les polyphénols intacts.




Les experts conseillent de se reposer modérément et de dormir suffisamment, de sorte que vous 
n'ayez pas à compter sur une consommation excessive de caféine pour rester alerte pendant 
la journée de travail ou dans toute autre activité nécessitant beaucoup d'attention. 
La clé efficace pour que le café soit sain pour notre corps est de le boire avec modération. 
De cette façon, la santé du foie est favorisée et l'énergie est obtenue pour améliorer notre humeur.


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