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samedi 29 juin 2024

Effets des Écrans sur le Cerveau – Smartphones


Passer trop de temps devant un écran augmente le risque de troubles cognitifs,
 notamment des problèmes de concentration et une perturbation du sommeil

Les smartphones ont révolutionné le monde de la télécommunication permettant de rester connecté quasiment n’importe où et de communiquer avec n’importe qui, sous toutes les formes, à travers le monde. En à peine quelques décennies, nous sommes en effet passés des téléphones fixes à des téléphones portables toujours plus performants, qui désormais ne se limitent plus à la communication directe. Offrant toujours plus de confort et de capacités, que ce soit dans le cadre du divertissement ou du travail, les smartphones sont perçus comme étant si “indispensables” qu’ils se vendent à plus de 1 milliard chaque année.

Cependant, les nombreuses heures passées devant un écran de smartphone ne sont nullement sans conséquences pour notre santé. Ceux qui se servent intensément des touches (comme les joueurs de jeux vidéo) peuvent être victimes de tendinites ou parfois du syndrome du canal carpien – engendré par l’utilisation excessive des trois premiers doigts de la main –. Et comme l’on a souvent tendance à baisser la tête afin de pouvoir visualiser correctement l’écran, cela peut provoquer des problèmes aux cervicales.

Pour le cerveau adulte : le premier danger lié à une surconsommation d'écrans est celui de “l'attention multitâche”. Lors des activités sur écrans, le cerveau peut être attiré par des sources d'information plurielles et volatiles et aura du mal à se focaliser sur une dimension particulière.

Les conséquences d’un usage excessif des écrans


S’ils sont généralement utilisés pour procurer bien-être, liberté et plaisir, les écrans peuvent générer de nombreux désordres au plan physique, psychologique et social, en cas de pratique excessive.

Le cerveau humain ne va pas se modifier parce que nous passons de plus en plus de temps devant son écran de télé, de tablette ou de smartphone. L’adaptation à l’échelle individuelle n’existe pas.

En revanche il a été démontré qu’une consommation excessive d’écrans et la masse d’informations qui en découle, perturbait la formation de certaines synapses et pouvait perturber l’apprentissage chez l’enfant. Passer trop de temps devant un écran augmente également le risque de troubles cognitifs, notamment des problèmes de concentration et une perturbation du sommeil. Et en ce qui concerne notre façon de penser et d’agir, ce n’est pas probablement pas l’utilisation massive qui serait responsable d’un changement, mais plutôt ce qui se dit derrière tous ces écrans.


Un impact sur le plan psychologique et social

Sur le plan social

Un risque de désocialisation qui contribue à augmenter les risques dépressifs, et peut compromettre une carrière ou des études.

Si les écrans rapprochent les gens à travers le monde via notamment les réseaux sociaux, ils peuvent en même temps générer un éloignement physique : les hyperconnectés tendent à se replier sur eux-mêmes, à se couper du réel pour se réfugier dans le monde virtuel, à se désintéresser de tout ce qui est extérieur aux écrans, à se désinvestir de la relation avec leurs proches, la mettant ainsi en danger. Les écrans deviennent centraux dans leur vie au détriment de tout le reste.

Sur le plan psychologique

Les écrans peuvent aussi avoir des conséquences négatives sur la santé mentale notamment lorsque l’individu dépasse un niveau de “consommation acceptable”. Une surconsommation peut ainsi générer de la culpabilité. A contrario un éloignement des écrans peut générer chez l’individu hyper-connecté de la tristesse, un sentiment de vide, de l’anxiété, voire un mal être pouvant déboucher sur un comportement agressif. Pour faire face à ce sentiment de mal être, il n’a pas d’autre choix alors que de se reconnecter, entrant ainsi dans un cercle vicieux ou le manque d’écrans génère un malaise qui est compensé par une surconsommation d’écrans.

Une pratique excessive des écrans aurait également un impact sur le stress, les troubles de l’humeur et l’hyper-activité.

Toute la difficulté réside dans le fait de savoir si ce sont les écrans qui génèrent ce type de troubles ou si ces troubles préexistent, entretenant le besoin irrépressible de se connecter.


Les dangers du téléphone mobile pour la santé



Alors que leur utilisation ne cesse d’augmenter, les smartphones restent des appareils potentiellement dangereux. La nocivité des ondes électromagnétiques ainsi que les conséquences sur le cerveau, les yeux, le cou ou les doigts sont démontrés par les recherches scientifiques.

Un usage abusif et incontrôlable des écrans peut aussi avoir un retentissement majeur sur la santé, entraînant différents problèmes :

Des mauvaises postures prolongées
 pouvant être sources de douleurs voire déclencher des troubles musculo-squelettiques (TMS) qui affectent principalement les muscles et tendons de la région lombaire, de la nuque, des épaules, des poignets et des mains.

Des déséquilibres alimentaires pouvant à terme favoriser l’apparition de problèmes de perte de poids, de surpoids ou d’obésité : selon une étude menée sur cinq ans par des chercheurs du National Institutes of Health (NIH) auprès de 43.722 femmes âgées de 35 à 74 ans, celles qui avaient pour habitude de s’endormir devant la télévision ont pris en moyenne cinq kilos en cinq ans et avaient 30% de risques en plus de devenir obèses. En cause notamment l’exposition à la lumière artificielle la nuit qui peut altérer différents processus biologiques – notamment le système hormonal – et augmenter le risque d’obésité.

Un manque d’activité physique
 qui, associé à une alimentation déséquilibrée, augmente significativement le risque cardio-vasculaire.

Des troubles du sommeil. Les activités nocturnes sur écrans peuvent empiéter sur le temps de sommeil, ce qui peut à terme dérégler le rythme biologique et générer un épuisement et une fatigue chronique. De même, la lumière bleue émise par les écrans bloque l’hormone du sommeil et stimule l’éveil.


Effets sur le cerveau

C’est un débat qui secoue la communauté scientifique depuis des années. La nocivité des ondes électromagnétiques et plus particulièrement leur éventuel lien avec les cancers du cerveau a été analysée par plusieurs équipes de chercheurs. La dernière étude en date est celle du National Toxicology Program, un programme de recherche américain. Dans les résultats les scientifiques expliquent avoir observé une augmentation importante des cancers du cerveau et du cœur chez le rat ayant été exposé de façon intense aux ondes de différentes puissances.

Pour l’instant, ce lien de causalité entre l’exposition aux ondes et les effets sur la santé n’a pas été prouvé clairement, indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Par ailleurs, les dernières expertises de l’Anses ont fait apparaître, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l’être humain ou chez l’animal dont certains avaient déjà été rapportés dans une précédente expertise publiée en 2009 : ils peuvent concerner le sommeil, la fertilité mâle chez l’animal ou encore les performances cognitives.

Certaines publications évoquent néanmoins une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones mobiles, raison pour laquelle le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) a classé les radiofréquences comme “cancérogène possible”.

Les réseaux sociaux augmenteraient le risque de dépression


Grâce au smartphone, nous pouvons désormais rester connectés partout et tout le temps. Un de nos passe-temps favoris, c'est de communiquer sur les réseaux sociaux. Pourtant, ces derniers ont un impact sur la santé mentale. Des études lient l'utilisation fréquente des réseaux sociaux à l'anxiété, à la dépression voire aux troubles alimentaires.


Effets sur les yeux

Une surexposition aux écrans peut affecter la santé de l’œil : elle peut provoquer des maux de tête, de la fatigue oculaire, des démangeaisons, une sécheresse oculaire et parfois une vision trouble. Mais parfois, les conséquences peuvent être plus graves.

Une fatigue visuelle. La lumière émise par les écrans des smartphones favoriserait également la myopie, en impactant le cristallin de l’œil.

Un usage excessif des téléphones mobiles et des écrans en général impacte le cristallin de l’œil et favorise la myopie. Plus grave encore : deux femmes britanniques âgées de 22 à 40 ans auraient souffert d’une cécité temporaire de quelques mois à cause de cette mauvaise habitude. Les deux vérifiaient constamment leur smartphone le soir dans leur lit avec un seul œil, l’autre étant couvert par l’oreiller, car elles étaient sur un côté. Cette différence de lumière a provoqué une asymétrie et la perte de la vision.

Effets sur le sommeil

Un des effets du téléphone portable qui a été démontré à plusieurs reprises est la conséquence néfaste de la lumière bleue sur le sommeil.

Notre horloge biologique étant basée sur la lumière, l’exposition aux écrans le soir peut provoquer des insomnies ou des difficultés à l’endormissement. Regarder cette lumière claire la nuit empêche en effet le cerveau de produire de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Non seulement vous aurez des difficultés à vous endormir mais, de surcroît, votre sommeil ne sera pas réparateur.

Pour vous assurer de bien dormir, éteignez les appareils électroniques environ une heure et demie avant d’aller vous coucher. Gardez si possible votre portable en dehors de la chambre à coucher, ou sinon, mettez-le en mode avion.

Effets sur le cou et les doigts

Ce problème concerne en particulier les adolescents. Rester courbé vers l’avant est très mauvais en période de pleine croissance et peut provoquer des douleurs cervicales associées à des tensions ou des contractures au niveau de la nuque. Les médecins qui ont remarqué une hausse de ce problème lié à une mauvaise posture l’ont baptisé “text-neck”.

Les accros aux textos savent que le mouvement des doigts sur le clavier du téléphone peut provoquer des tendinites, notamment au pouce. Tout comme dans le cas de la manette de jeu pour console, répéter toujours le même geste pendant des heures n’est pas bon pour nos doigts.


Effets de la surexposition aux écrans chez les enfants



Tous les experts sont unanimes : l’exposition des très jeunes enfants aux écrans ne leur apporte aucun bénéfice et les expose même à certains dangers. L’American Academy of Pediatrics et l’Organisation mondiale de la santé déconseillent toute activité sur écrans avant l’âge de 2 ans. Les écrans peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives, sur la mémoire, sur les capacités d’attention et de coordination. Ils peuvent faire apparaître fatigue, troubles du sommeil, stress et anxiété chez les plus jeunes.

C'est l'une des principales préoccupations des parents, bien conscients que cette activité n'est pas la meilleure pour leur progéniture : limiter le temps passé devant les écrans.

Le cerveau du bébé et du jeune enfant étant en construction, il n’a pas les mêmes capacités que celui des adultes. La télévision, les smartphones, ordinateurs ou autres tablettes envoient énormément d’informations au cerveau de l’enfant que celui-ci n’est pas encore en capacité de traiter.

La lumière bleue des écrans et la fréquence des images diffusées vont avoir un effet très excitant sur l’enfant et provoquer :

* Difficulté à s’endormir

* Décharge motrice et émotionnelle au moment de l’extinction de l’écran.

Une utilisation excessive des écrans peut également :

* Gêner les apprentissages

* Avoir un impact sur les relations sociales car les écrans ne développent pas l’intelligence émotionnelle et sont bien souvent une activité solitaire.

Les écrans empêchent les apprentissages et le développement des jeunes enfants

Pour apprendre et développer ses compétences l’enfant a besoin de :

Bouger. C’est en bougeant et en étant actif dans ses découvertes que l’enfant va créer de nouvelles connexions neurologiques et apprendre et développer des nouvelles compétences. La passivité inhérente aux écrans est le premier faux-ami des enfants.

Echanger. Combien d’émissions enfantines, d’applications, de jeux se targuent de participer activement au développement du langage de l’enfant. Les neurosciences ont prouvé qu’il n’en est rien et même qu’une utilisation excessive des écrans ralentissait le développement du langage. Pour apprendre à parler et enrichir son vocabulaire – même dans une langue étrangère – l’enfant a besoin d’avoir des échanges en face à face avec une autre personne bien vivante. Il décode les mouvements de tous les muscles impliqués dans la production des mots, il nourrit ses compétences sociales et affectives en ayant des réponses à ses questions ou commentaires, il apprend le tour de rôle nécessaire à tout échange. Les tous petits sont vite frustrés face à un personnage de dessin animé qui leur pose une question mais n’écoute jamais la réponse.

Créer, imaginer.
Une des principales sources d’apprentissage et de développement de l’enfant va être sa capacité de rêverie et son énergie créative. En fournissant des contenus tout faits, des réponses préprogrammées, les écrans diminuent progressivement la capacité de création de l’enfant et peuvent, dans une utilisation trop élevée, appauvrir leur imaginaire les empêchant alors de mettre en action leurs questionnements intérieurs, de trouver des solutions à des problèmes encore jamais rencontrés ou encore de jouer seul.

Effets sur le cerveau des tout-petits

L'exposition excessive et inappropriée aux écrans peut avoir des conséquences néfastes sur la santé et le cerveau des tout-petits.

Développement cognitif altéré.
Les tout-petits ont besoin d'interactions sociales réelles et d'expériences sensorielles pour développer leurs compétences cognitives. Passer trop de temps devant un écran peut réduire les opportunités d'interactions sociales significatives et d'exploration du monde réel, ce qui peut entraver leur développement cognitif.

Retard de langage. L'exposition excessive aux écrans peut avoir un impact négatif sur le développement du langage chez les tout-petits. Lorsqu'ils regardent la télévision ou des vidéos, ils sont moins susceptibles de communiquer et d'interagir verbalement avec d'autres personnes, ce qui peut retarder l'acquisition du langage et de la communication.

Problèmes d'attention.
Les écrans, en particulier les contenus très stimulants et rapides, peuvent entraîner une surcharge sensorielle et captiver l'attention des tout-petits de manière excessive. Cela peut nuire à leur capacité à se concentrer sur d'autres activités plus calmes et à développer leur attention soutenue.

Sommeil perturbé. L'utilisation des écrans avant le coucher peut perturber le sommeil des tout-petits. La lumière bleue émise par les écrans peut interférer avec la production de mélatonine, l'hormone responsable de la régulation du sommeil. Cela peut entraîner des difficultés d'endormissement et de sommeil de mauvaise qualité, ce qui peut avoir un impact sur leur développement global.

Risques pour la santé mentale. Des études suggèrent que l'exposition excessive aux écrans chez les jeunes enfants peut être associée à un risque accru de problèmes de santé mentale tels que l'anxiété, la dépression et les troubles du comportement. Cependant, la nature exacte de cette relation nécessite encore davantage de recherche pour être mieux comprise.

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Les avancées technologiques en matière de téléphonie mobile ont probablement atteint le point culminant avec l’avènement du smartphone. Capable d’une grande autonomie et permettant d’effectuer un grand nombre de tâches, le monde en est devenu dépendant. Parallèlement, les scientifiques s’inquiètent depuis quelques années des effets de leur utilisation sur notre santé. Si l’on sait aujourd’hui qu’ils peuvent engendrer des effets néfastes au niveau du cerveau, une nouvelle recherche suggère que la dépendance aux smartphones impacterait d’autres aspects de la santé, notamment psychologiques (l’estime de soi) et cognitifs.


La dépendance aux smartphones entraîne des déficits des capacités cognitives et de l’estime de soi

Des chercheurs du Department of Economy de l’Université de Messina (Italie) dans une étude, parue dans la revue International Journal of Environmental Research and Public Health en juin 2022, explorent les conséquences de la “nomophobie” : la peur de se passer de son smartphone.

Selon les chercheurs la dépendance aux smartphones serait liée à des troubles de l’estime de soi, dont une plus forte tendance à ressentir de la solitude, ou à éprouver des déficits de maîtrise de soi. Les résultats de la recherche montrent également que les personnes affichant une forte dépendance aux smartphones obtiennent des résultats cognitifs inférieurs à la normale.

Une étude en trois phases

Les chercheurs ont recruté 111 volontaires âgés de 18 à 65 ans, dont 28% étaient encore étudiants et le reste des salariés. Une application a ensuite été utilisée pour récolter les données des participants, incluant l’utilisation de réseaux sociaux tels que TikTok, Facebook, Instagram et WhatsApp. Ces données ont ensuite été analysées selon une échelle de dépendance au smartphone, un indice de bien-être psychologique général, l’échelle de la peur de manquer quelque chose (FOMO) et celle de la procrastination – tendance à remettre systématiquement à plus tard des actions –.

L’étude comportait également trois phases : une phase de pré-test évaluant l’utilisation de base avant l’expérience, une autre expérimentale où l’on invitait les participants à restreindre leur utilisation à une heure par jour pendant trois jours, et une dernière post-test où on les autorisait à utiliser leurs téléphones à leur guise pendant sept jours. Au cours de la première et de la dernière phase, les volontaires ont été évalués sur la mémoire de travail, l’attention, le contrôle exécutif, le temps de réaction auditive, le temps de réaction visuelle, la capacité d’inhiber la réponse motrice et l’inhibition comportementale.

Résultats

Les participants montrant les plus hauts niveaux de dépendance ont passé plus de temps sur leurs smartphones malgré l’invitation à la restriction au cours de la phase expérimentale. Ce groupe de participants a également présenté un niveau plus bas de mémoire de travail, de vitesse de réaction visuelle et auditive et de contrôle de capacité motrice et comportementale. Chez ces participants (les plus dépendants aux smartphones), l’indice de bien-être psychologique général était aussi inférieur à ceux qui en étaient moins dépendants. Leurs indices de “peur de manquer quelque chose” (FOMO) et de procrastination étaient supérieurs.

Toutefois, il faut garder à l’esprit que l’expérience ne concerne qu’un petit groupe de volontaires et les résultats pourraient ne pas pouvoir être généralisés. De plus, certains participants ont abandonné l’expérience dès qu’ils ont su qu’ils ne pouvaient passer qu’une heure sur leurs téléphones durant trois jours. Bien qu’il puisse s’agir d’une limite de l’étude, cela peut également démontrer l’importance de la dépendance.


Fuite des cerveaux : la simple présence de notre propre smartphone réduit les capacités cognitives disponibles

Selon des chercheurs de l'université du Texas à Austin dans une étude, publiée à The University of Chicago Press Journals en juin 2017, la simple proximité de notre smartphone, même éteint, suffit à occuper une partie de nos ressources cognitives et de fait, à amoindrir nos performances intellectuelles.

Nos smartphones permettent et encouragent une connexion constante à l'information, au divertissement. Ils mettent le monde à portée de main et nous quittent rarement. Bien que ces dispositifs aient un immense potentiel pour améliorer le bien-être, leur présence persistante peut avoir un coût cognitif.

Dans cette recherche, ils ont testé l'hypothèse de la “fuite des cerveaux” selon laquelle la simple présence de notre propre smartphone peut occuper des ressources cognitives à capacité limitée, laissant ainsi moins de ressources disponibles pour d'autres tâches et réduisant les performances cognitives.

Près de 800 personnes ont été soumises à une série de tests exigeant une certaine concentration. Les sujets d'un premier groupe gardaient leur smartphone sur la table tandis que ceux d'un deuxième les rangeaient dans leur poche. Enfin, ceux d'un troisième les abandonnaient dans une autre pièce. Ce sont ces derniers qui ont obtenu des résultats significativement meilleurs que ceux du premier groupe, et même un peu au-dessus que ceux du deuxième.

Selon les chercheurs la seule possibilité d'accéder rapidement à notre smartphone suffit à réduire nos capacités cognitives. Sans doute parce que dans ce cas, une partie de notre cerveau est mobilisée par une envie, plus ou moins irrépressible, de consulter nos messages. La bonne nouvelle, c'est que les sujets se déclarant les plus dépendants à leur smartphone ont obtenu des résultats comparables aux moins dépendants lorsque leur appareil restait dans une autre pièce.

Les résultats de deux expériences indiquent que même lorsque les gens réussissent à maintenir une attention soutenue, comme lorsqu'ils évitent la tentation de vérifier leur téléphone, la simple présence de ces appareils réduit la capacité cognitive disponible. De plus, ces coûts cognitifs sont les plus élevés pour les personnes les plus dépendantes des smartphones.


Altération des capacités d'apprentissage et de langage des enfants causée par les écrans

Des scientifiques du Cincinnati Children's Hospital Reading and Literacy Center, dans une étude, publiée dans le JAMA Pediatrics de novembre 2019, ont trouvé un lien entre le temps passé par les enfants devant les écrans et le développement du cerveau.

Leurs résultats montrent que les enfants qui passent plus de temps devant un écran ont une intégrité structurelle de la matière blanche plus faible dans les régions du cerveau qui jouent un rôle important dans le langage et d'autres compétences émergentes en matière de lecture et d'écriture.

L'étude a porté sur 47 enfants en bonne santé – 27 filles et 20 garçons – âgés de 3 à 5 ans, ainsi que sur leurs parents. Les enfants ont passé des tests cognitifs standard suivis d'une imagerie par résonance magnétique du tenseur de diffusion (tractographie), qui fournit une estimation de l'intégrité de la matière blanche dans le cerveau. Ils ont également remis aux parents un outil de mesure composite, appelé ScreenQ, qui a été développé et validé ces dernières années et qui reflète les recommandations de l'American Academy of Paediatrics (AAP).

Les chercheurs expliquent qu'il s'agit d'une étude transversale, d'un instantané de ces cerveaux en développement à un moment donné, et qu'elle montre donc, par définition, une association et non un lien de cause à effet. S'il existe un lien direct, il pourrait être moins lié aux écrans eux-mêmes qu'à ce que le temps d'écran peut remplacer dans la vie des enfants.

Ces résultats soulignent la nécessité de comprendre les effets du temps passé devant un écran sur le cerveau, en particulier pendant les phases dynamiques du développement cérébral de la petite enfance, afin que les prestataires de soins, les décideurs politiques et les parents puissent fixer des limites saines.


Les champs électromagnétiques de radio-fréquences classés comme peut-être cancérogènes pour l’homme

Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS en 2011 a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut‐être cancérogènes pour l’homme sur la base d’un risque accru de gliome, un type de cancer malin du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil.

Depuis quelques années, on note une préoccupation croissante pour de possibles effets néfastes sur la santé de l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences, tels que ceux qui sont émis par les appareils de communication sans fil.

Le Groupe de Travail des Monographies du CIRC a discuté et évalué la littérature scientifique disponible sur les catégories d’exposition suivantes, impliquant toutes une exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences :

* expositions professionnelles aux radars et aux micro‐ondes ;

* expositions environnementales associées à la transmission des signaux de radio, de télévision et aux communications sans fil ;

* expositions individuelles associées à l’utilisation de téléphones sans fil.

Les données ont été passées en revue de façon critique, et évaluées dans leur ensemble comme étant limitées chez les utilisateurs de téléphones sans fil pour le gliome et le neurinome de l’acoustique, et insuffisantes pour être concluantes pour les autres types de cancers.

Conclusions. Les données, qui ne cessent de s’accumuler, sont suffisantes pour conclure à la classification en 2B. Cette classification signifie qu’il pourrait y avoir un risque, et qu’il faut donc surveiller de près le lien possible entre les téléphones portables et le risque de cancer.


L’utilisation intensive des réseaux sociaux participe au développement de troubles alimentaires



De nombreux travaux ont montré que les médias traditionnels (magazines, télévision, etc.) véhiculent de fortes pressions incitant à essayer d’atteindre des idéaux corporels idéalisés et parfois irréalistes, tant pour les hommes que pour les femmes. Les images du corps qu’ils diffusent, inatteignables et irréalistes – notamment parce que retouchées – mènent à l’internalisation de l’idéal “mince et musclé” – l’idéal d’attractivité physique social actuel –, puis à l’insatisfaction vis-à-vis de sa propre image corporelle.

Face à cette insatisfaction corporelle, deux types de réactions peuvent émerger. Certaines personnes s’imposent un contrôle alimentaire strict, en ouvrant la porte notamment à des troubles de l’alimentation. D’autres se lancent dans une pratique excessive de l’exercice physique, tout en manquant de cadre et de préparation physique.

En plus du contenu commercial qui y est diffusé, les médias sociaux permettent aux usagers de contribuer au contenu (photos, vidéos, etc.). Ces médias sont également interactifs, en ce sens qu’ils permettent aux usagers de recevoir et poster des commentaires.

En se focalisant sur la satisfaction corporelle et en activant ainsi des émotions fortes, les posts des réseaux sociaux réduisent la capacité à faire des choix orientés vers des comportements favorables à la santé.

Ainsi, les réseaux sociaux peuvent participer aux liens déjà connus entre les troubles de l’image du corps, la gestion des émotions et les comportements alimentaires.

Les conséquences pathologiques du surinvestissement de l’apparence physique

Il existe principalement trois troubles des conduites alimentaires : l’anorexie mentale, la boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique.

L’anorexie mentale correspond à une perte significative de poids par rapport à la taille et l’âge d’un patient, assortie d’une peur intense de prendre du poids. Elle aboutit à un amaigrissement et une dénutrition qui peut être sévère.

La boulimie nerveuse est caractérisée par une peur intense de prendre du poids et de devenir gros, qui se traduit par des épisodes récurrents de compulsions alimentaires et des comportements compensatoires inappropriés : vomissements provoqués, ingestion de laxatifs, exercices physiques intenses, etc.

L’hyperphagie boulimique correspond à des épisodes récurrents de compulsions alimentaires sans comportement compensatoire. La boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique peuvent concerner des personnes en surpoids ou qui souffrent d’obésité, et avoir des répercussions physiques importantes.

L’un des facteurs communs entre ces trois pathologies concerne l’importance excessive accordée au poids, à l’alimentation ou à la forme du corps, même si l’origine de ces troubles est multi-factorielle. Ils sont particulièrement invalidants, conduisant à une faible qualité de vie, non seulement pour les personnes concernées, mais également pour leurs proches.

Comment réduire l’impact émotionnel des réseaux sociaux ?

Pour limiter le risque de développer des troubles des conduites alimentaires, plusieurs stratégies peuvent être mises en place.

Limiter l’exposition aux réseaux sociaux, afin de se protéger des pressions liées à l’apparence. C'est une stratégie évidente.

Exercer sa pensée “critique” est un bon moyen de limiter l’impact délétère des réseaux sociaux. Il est important de se rappeler que les images qui y circulent sont largement irréalistes, filtrées, et choisies en visant la promotion du soi ou d’un produit. Photos et vidéos sont généralement le résultat d’un nombre considérable de prises de vues et de retouches. Vous vous sentez insatisfait ? C’est normal, c’est l’effet recherché.

Il faut savoir écouter son corps, notamment avec des pratiques telles que la méditation pleine conscience, qui permet de se centrer davantage sur ses perceptions corporelles. De cette façon, il est possible d’améliorer ses capacités d’intéroception et de mieux tenir compte de ses besoins physiologiques.

En définitive, il est important de tendre vers une “acceptation de soi tel que l’on est” : être à l’écoute de ses besoins physiologiques, agir en cohérence avec ses valeurs et faire des choix qui nous correspondent, sans céder à la pression extérieure. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est le prix à payer pour diminuer son stress et améliorer sa santé mentale…

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Conseils pour gérer l'utilisation des écrans avec votre enfant

Si votre enfant utilise un ou plusieurs types d’écrans, voici quelques conseils à mettre en place quand vous êtes parents :

* Limiter le temps d’utilisation le plus possible et avoir un œil très vigilant sur le contenu des programmes proposé et limiter les heures d'utilisation des écrans par jour.

* Privilégier les écrans “actifs”. (jeux sur tablette, smartphone) aux écrans “passifs” (télévision, dessins animés…).

* Privilégier les programmes contrôlables plutôt que la télévision. Un DVD se séquence facilement grâce aux chapitres par exemple.

* Alterner expérimentation virtuelle et réelle. Le dessin sur tablette (qui ralentit le développement de la motricité fine à la base de l’écriture) avec le dessin réel. Le dessin animé avec le livre, le jeux sur tablette avec le puzzle réel etc…

* Présence d’un adulte avec l’enfant jusqu’à 9 ans, quand il est face aux écrans.

Un enfant absorbé par un écran n’est pas un enfant concentré. La rapidité des images et le rétroéclairage des écrans créent un effet hypnotique sur notre cerveau et encore plus sur celui de l’enfant. L’enfant est réellement hypnotisé par les écrans et ne peut s’extraire par lui-même des images qu’il reçoit.

Rien ne vaut le monde réel pour grandir. N’oubliez pas.

Des alternatives préférées aux écrans quand on n’est pas chez soi

Voici quelques idées à emporter partout :

* L’ardoise magique plutôt que la tablette

* L’aqua doodle qui permet de dessiner partout sans salir. On aime la version voyage.

* Les albums photos en tissu plutôt que les photos sur le téléphone.

*Un répertoire de comptines bien fourni.

* Des livres et des cahiers d’activités pour tous petits.

* Sans oublier ses jeux préférés.

Comment tirer le meilleur des réseaux sociaux

Lieux d’échange et de partage, les "social networks" ouvrent un champ de possibilités quasi infini. Toutefois, ils ont leurs mauvais côtés, tant sur le plan privé que professionnel. Les réseaux sociaux sont un excellent moyen de rester en contact avec nos proches tout en s'informant et partageant des informations. Mais lorsqu'on en abuse, ils peuvent également nous entraîner dans une spirale émotionnelle épuisante et chronophage. Dans certains cas, ils peuvent même s'avérer dangereux.

Gardez l’esprit critique, en vous ouvrant sur ce qui se dit sur un sujet similaire, chez les voisins, sur des forums, ou dans des livres, bref, ailleurs que ce que vous propose d’emblée le réseau.

Vérifiez, questionnez, croisez les sources. Au moindre doute. Tout ce qui se dit sur les réseaux et internet n’est pas la vérité.

Une dimension prethérapeutique. Espaces d’expression plus que de prosélytisme, éléments d’information et de soutien. C’est une manière d’extérioriser leur ressenti, tout en se protégeant.

Le danger principal de ces sites n’est pas dans leur radicalité, mais dans leur exclusion. La censure a rompu le dialogue avec les professionnels de santé, les associations et les familles. Dans les forums généralistes, il y aurait un très grand intérêt à ouvrir des permanences médicales ou à faire de la médiation à distance.

10 règles d'or à suivre lorsque l'on surfe sur les réseaux sociaux

1) Choisir l’outil avec lequel on se sent à l’aise.

2) Savoir pourquoi on interagit sur tel réseau ou à tel évènement.

3) Donner de soi, les autres donnent en retour.

4) Séparer vie privée et vie professionnelle.

5) S’interdire de surenchérir, afin d’éviter le clash.

6) Réfléchir avant d’envoyer un post ou une photo, difficile à effacer plus tard.

7) Vérifier le mode de publication : public ou privé.

8) Verrouiller et contrôler ses paramètres de confidentialité.

9) Garder une preuve en cas d’injure ou de menace : capture d’écran ou impression où apparaît la date.

10) Savoir décrocher, le monde tournera quand même sans vous.


Une utilisation raisonnée des écrans est nécessaire




Préparons dès maintenant l’utilisation qu’auront nos enfants des écrans. C’est en grande partie par imitation que l’enfant va se construire ce qui, concernant les écrans, nous oblige à remettre en question notre propre utilisation des nouvelles technologies.

Pourquoi allume-t-on la télévision ? Avons-nous notre portable à table ? Regardons-nous nos messages, mails pendant que notre enfant, notre conjoint ou collègue nous parle ? Sortons-nous notre smartphone dès que nous ne faisons rien ? Utilisons-nous les écrans avant d’aller dormir ? Autant de questions à se poser pour montrer le bon exemple et peut-être batailler un peu moins à l’adolescence en tant que parents.


mercredi 5 avril 2017

L'Utilisation des Mobiles Intelligents – Smartphones – Modifie le Cerveau



Téléphones et tablettes modifient le fonctionnement du cerveau et font des utilisateurs 
des êtres oublieux, mais en même temps, ils contribuent au processus plus rapide de la réalité


L’arrivée du Smartphone dans notre quotidien a incontestablement changé nos vies.

Le cerveau n’est pas une matière inerte et figée mais c'est une véritable unité centrale de l’être humain. Il est d’une très grande plasticité, les connexions neuronales évoluent tous les jours et la stimulation du cerveau déclenche la création de nouveaux circuits de neurones. Cette stimulation permet le processus classique de l’apprentissage et cela a permis à l’être humain de s’adapter et d’évoluer. Les outils numériques étant de puissants stimulateurs, ils participent, comme d’autres éléments, à la modification de notre cerveau.

D'ici 2017, les estimations prédisent qu'un tiers de la population mondiale sera détenteur d'un Smartphone. Cela représente au moins de 2,6 milliards d'utilisateurs à travers le monde. Et pour beaucoup, le téléphone portable est devenu un objet indispensable du quotidien. Pour communiquer, échanger avec les autres, mais aussi suivre l'actualité ou même se divertir. En moyenne, les utilisateurs passeraient au moins de 4,7 heures par jour sur leur Smartphone.


Notre vie technologique renforce le cerveau comme un muscle


Quand nous marchons tranquillement dans la rue, téléphone en main, nous ne réalisons pas que nous soumettons notre corps à un exercice constant numérique : nos doigts, notre vue, notre colonne vertébrale et, bien sûr, notre cerveau.

Les régions du corps avec plus d’activité sensorielle – comme les doigts, la mâchoire, les yeux ou la langue – sont celles qui plus activement modifient notre cerveau. Chaque région a une zone de traitement spécifique dans notre centre émotionnel : le cortex somato-sensoriel. Situé derrière le sillon central du cortex primaire, le cortex somato-sensoriel est très flexible et différent pour chaque personne.

L'utilisation continue de l'Internet par le biais des ordinateurs, tablettes et Smartphones, modifie la structure du cerveau des plus petits. Et bien sûr, également celle des adultes.

L'une des principales caractéristiques de notre cerveau est son énorme plasticité. Cette plasticité est celle qui permet aux structures cérébrales, que précédemment on les croyait fixes et statiques, soient capables de se modifier pour répondre aux nouveaux besoins ou circonstances. Ces changements sont importants et se produisent à une échelle physique.

Chaque fois que nous développons une nouvelle aptitude, ou apprenons une nouvelle compétence, de nouvelles synapses se produisent entre les neurones, épaississent et renforcent des connexions et même de nouveaux neurones sont fixés principalement dans l'hippocampe, la région responsable de l'enregistrement précisément des faits nouveaux.

L'utilisation quotidienne des outils numériques tels que les moteurs de recherche, stimule considérablement le travail des zones du cerveau consacrées à la prise de décision et résolution de problèmes. Ces zones sont à peine activées chez les personnes qui n'utilisent généralement pas ces outils numériques.

Les experts, basés sur leurs études, ont affirmé que l'utilisation de Smartphone peut avoir un impact sur le développement social et affectif des enfants, peut mettre en danger nos habitudes de sommeil et peut même rendre certaines personnes en penseurs paresseux.


Surfer sur un Smartphone modifie le cerveau


Des chercheurs des universités suisses de Zurich et Fribourg, dans une étude publiée dans la revue scientifique Current Biology en décembre 2014, ont décidé explorer comment l’utilisation du Smartphone à écran tactile modifie en permanence le fonctionnement du cerveau.

Les chercheurs ont examiné pendant plusieurs mois les encéphalogrammes de 37 personnes âgées de 19 à 34 ans : 26 détenteurs de téléphones portables à écran tactile et 11 détenteurs de téléphones d'ancienne génération à touches, sans écran tactile.

Ils sont parvenus à la conclusion que les zones du cerveau contrôlant le pouce, l'index et le majeur – le cortex somato-sensoriel – étaient plus développées chez les utilisateurs de Smartphones. Plus les propriétaires de Smartphones avaient utilisé leur appareil durant les 10 jours précédant, plus le signal observé dans le cerveau était marqué; les autres ne présentaient pas un tel signal.

La zone la plus sensible est celle contrôlant le pouce. Cette zone réagit quasi quotidiennement à des utilisations du Smartphone, plus le temps est court entre l'utilisation du pouce (et l'encéphalogramme), plus le potentiel de la zone du cortex associée est important.

Le processus de sensibilité du cortex dans le cerveau contemporain est modifié continuellement par l'utilisation de la technologie digitale.

Les scientifiques savent depuis la fin du XIXe siècle qu’à chaque région de notre corps est dévolue une zone cérébrale spécifique du cortex moteur primaire qui en contrôle le mouvement. La surface de cette zone dépend étroitement de la fréquence et de l’utilisation de la région en question. Ainsi, les mains et les doigts occupent une place plus importante que les autres parties du corps.


Lire sur Smartphone ou tablette avant de dormir a des conséquences sur le sommeil


Selon une étude de l’Hôpital Brigham and Women à Boston, Massachusetts, publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences en 2014,  lire avant de dormir pourrait avoir une incidence pour toute personne qui utilise ordinateur portable, Smartphone ou certains téléviseurs avant de se coucher.

L’étude a duré deux semaines pendant lesquelles les douze participants ont lu sur un iPad pendant quatre heures avant de se coucher durant cinq jours d’affilée, un processus qui a été répété avec les livres imprimés. Pour certains, l’ordre était inversé : ils commençaient avec des livres imprimés puis passaient sur tablette.

Les chercheurs ont constaté que les lecteurs sur iPad mettaient plus de temps à s’endormir, avaient la sensation de moins bien dormir et avaient une phase plus courte de sommeil paradoxal que les lecteurs de livres imprimés. Les lecteurs sur iPad secrétaient également moins de mélatonine, cette hormone qui aide à réguler le sommeil. Ils étaient également plus fatigués que les lecteurs de livres le lendemain, même si les deux ont obtenu moins de huit heures de sommeil.

La faute à la lumière bleue émise par les LEDs des écrans des terminaux numériques, qui perturberait sensiblement la sécrétion de mélatonine, indispensable à une bonne qualité de sommeil.


Tablettes et Smartphones empêchent les enfants de dormir


Selon une étude américaine réalisée par l'Institut de Santé publique à l'Université de Californie à Berkeley, publiée dans la revue Pediatrics en janvier 2015, les enfants qui ont accès à des tablettes ou des Smartphones dans leur chambre bénéficient de moins de sommeil que ceux qui n'en n'ont pas.

L'étude a été menée sur 2.048 enfants entre 10 et 13 ans, scolarisés dans le Massachusetts. Elle montre que, sur l'ensemble des collégiens étudiés, ceux qui disposent de tablettes et de Smartphones dans leur chambre la nuit dorment en moyenne 21 minutes de moins que leurs camarades qui n'en sont pas dotés.

En outre, les enfants qui ont une télévision au pied de leur lit voient leur sommeil amputé de 18 minutes par rapport à ceux qui n'ont pas de télécommande à portée de main.


Les Smartphones peuvent rendre le cerveau paresseux


Une étude des chercheurs en psychologie de l’Université de Waterloo au Canada, publiée en Computers in Human Behaviour en février 2015, s’intéresse au lien qui existe entre les capacités analytiques des gens et leur fréquence d’utilisation des Smartphones.

Pour voir quel est l’effet de ces appareils sur notre mode de pensée, les chercheurs ont interrogé 190 participants recrutés en ligne en utilisant Amazon Mechanical Turk. Chacune des questions posées avait une réponse erronée pouvant être trouvée intuitivement et une réponse correcte nécessitant un plus grand effort de réflexion. L’enquête a également recueilli des informations sur le temps passé à utiliser les moteurs de recherche sur les Smartphones et les ordinateurs ainsi que l’utilisation des réseaux sociaux et les sites de divertissement.

Ils ont constatée que les personnes comptant souvent sur des sources d’informations externes (exemple : les moteurs de recherches) ont tendance à favoriser les réponses intuitives par rapport aux réponses analytiques.

Les résultats ont montré qu'il n'y avait généralement pas de différences entre les propriétaires de Smartphones et les non-propriétaires concernant les mesures cognitives, ce qui prouve que la possession d'un Smartphone n'est pas suffisante pour modifier les compétences analytiques d'une personne.

Les chercheurs ont cependant peur qu'un niveau élevé d'utilisation du Smartphone puisse avoir des effets négatifs sur la pensée analytique, ceci non pas à cause de l’appareil en lui-même, mais plutôt à cause de notre attitude envers ces téléphones multifonctions et de l'externalisation de notre pensée, un exemple simple est d’écrire sa liste de course sur son téléphone au lieu de tenter de la mémoriser.

Les chercheurs concluent leur rapport en remarquant que les personnes qui sont relativement moins disposées à engager des processus de raisonnement exigeants de l'effort peuvent les compenser en s’appuyant sur l’internet via leurs Smartphones, il semblerait qu'un sentiment d'incertitude pourrait inciter une personne à utiliser son Smartphone, plutôt que de s'engager dans une pensée plus analytique.


Les portables et tablettes sont dangereux pour les enfants


Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), dans une étude publiée en juillet 2016, estime qu’il existe un effet possible des radiofréquences sur les fonctions cognitives de l’enfant et que les données disponibles permettent de conclure à un effet possible des radiofréquences sur le bien-être des enfants.

L’Agence constate une augmentation de l’exposition de la moelle osseuse ou du cerveau des enfants par rapport aux autres, mise en évidence par certaine études dosimétriques, et recommande en conséquence de diminuer les valeurs limite d’exposition. Les parents doivent limiter l’utilisation par les enfants des tablettes, téléphones et autres appareils émetteurs d’ondes. Ils doivent aussi veiller à ce que le téléphone ne reste pas allumé au contact du corps (poche de pantalon ou de haut par exemple) pour éviter les éventuels effets thermiques.

Il est de toute façon très difficile d’éviter l’exposition aux sources de rayonnement électromagnétiques présentes dans l’environnement. L’Agence rappelle que ces sources sont innombrables et dépassent le cadre du téléphone portable : champs basses fréquences provenant du transport et de la distribution d’électricité, les radiofréquences issues des sources de radio et de télévision, la communication mobile et tous les appareils domestiques qui émettent des rayonnements – les dispositifs de veille-bébés, les jouets connectés, le wifi, par exemple –. Mais le téléphone mobile reste la source majeure car c’est la source la plus intense.

L’Agence souligne que l’exposition commence dès le plus jeune âge à cause du développement rapide des technologies de communication mobile qui place ses sources à proximité, parfois au contact du corps, des enfants. Dès la phase de développement in utero.

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants. Le rapport a noté des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété). Il n’a pas été possible de lier ces effets aux ondes elles-mêmes, ce serait en revanche l’utilisation du portable qui aurait ses effets négatifs.

Cette hypothèse est renforcée par le constat d’une corrélation entre un usage intensif du téléphone portable et une santé mentale affectée qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires.


L'utilisation de tablettes et Smartphone pourrait nuire au développement des compétences socio-émotionnelles


Des chercheurs de l'École de médecine de l'Université de Boston, dans une étude publiée dans la revue Pediatrics en 2015, ont effectué un examen de la littérature disponible sur l'utilisation de Smartphone et iPads chez les jeunes enfants.

L'utilisation de ces dispositifs pour divertir ou apaiser les enfants, pourrait avoir un effet négatif sur leur développement social et affectif.

Les experts suggèrent que les activités pratiques et celles impliquant une interaction humaine directe l'emportent sur les jeux interactifs à l’écran.

L'utilisation d'appareils mobiles devient particulièrement problématique lorsque ces appareils remplacent les activités pratiques qui aident à développer la motricité sensorimotrice et visuo-motrice. Les chercheurs soulignent cependant qu'il y a encore beaucoup d'inconnues sur la façon dont l'utilisation de ces appareils mobiles influe sur le développement de l'enfant. Ils se sont interrogés quant à savoir si l'utilisation excessive pourrait interférer avec le développement des compétences sociales et la résolution de problèmes qui sont mieux acquis à travers le jeu non structuré et avec l'interaction par les pairs.


La sur stimulation des enfants et des adolescents provoque des troubles d'apprentissage


Des experts du groupe de Recherche, neuroplasticité et apprentissage à l'Université de Grenade, dans une étude de 2010, ont analysé la façon dont la stimulation précoce peut intervenir dans le processus d'apprentissage. Plus précisément, ils analysent in vivo l'effet qui provoque une exposition prolongée à des stimuli complexes et si elle affecte les processus cognitifs dans les stades adultes.

Il y a certains moments au cours de la formation du cerveau, allant de la période prénatale jusqu'à l'adolescence, qui influent fortement sur les facteurs environnementaux tels que l'alimentation, mais il y a d'autres circonstances qui influent sur le comportement ultérieur et le mode d'apprentissage dans les étapes adultes, telles que le type de situations auxquelles il a été exposé pendant les périodes précoces.

Après des expériences avec des bébés rats, les chercheurs ont conclu que la pratique des tâches trop complexes avant que le système nerveux soit prêt à les mener à bien, peut produire des déficits permanents dans la capacité d'apprentissage tout au long de la vie.

Cela peut répondre à deux raisons différentes : la personne est bloquée émotionnellement ou le système de la mémoire est modifié. Dans les deux cas, le résultat est le même : on apprend moins bien si des techniques complexes ont été utilisées avant que le cerveau ait été correctement formé.


Les effets négatifs des Smartphones sur la santé

Malgré l'opinion positive de la recherche, l'utilisation de la téléphonie mobile, et en particulier l'utilisation excessive, peut générer des conséquences physiques et mentales négatives.

Whatsappitis


Un tel cas est celui de la pathologie émergente appelée 'whatsappitis' qui affecte le poignet, les doigts et même le cou à la suite d'une utilisation excessive de WhatsApp. Les symptômes sont la douleur, l'enflure et la raideur, et ils augmentent avec le mouvement.

Nomophobie


C’est la relation de dépendance relative, voire d’addiction des personnes angoissées à l’idée de se retrouver sans leur téléphone mobile. Elle est assimilable à une pathologie.

La nomophobie et également le phénomène FOMO (Fear of Missing Out), qui est le fait de contrôler en permanence ses réseaux sociaux de peur de rater quelque chose, est assimilable à une forme de dépendance. Cela favorise ainsi la création d’un lien fort d’appartenance psychologique qui peut même aller jusqu’au lien affectif avec l’objet.

Cybermalaises


La désorientation (vertige, déséquilibre) est également un effet secondaire de l'utilisation des applications 3D sur mobile pour iPhone et iPad, qui génère le décalage entre le mouvement des yeux et les signaux que reçoit le système d'équilibre, et peut conduire à ressentir des vertiges, des nausées et la fatigue oculaire.

Les nausées et les problèmes de désorientation sont temporaires et ils sont surtout causés par le conflit sensoriel. Les symptômes peuvent se comparer à la lecture dans une automobile.

Dans les cas extrêmes, certains toxicomanes mobiles souffrent du 'syndrome des vibrations fantôme', ce qui signifie sentir essentiellement que le téléphone vibre même s’ils ne l’ont pas ou est désactivé.

Ondes et radiations


Selon l'Organisation Mondiale de la Santé les radiations seraient potentiellement cancérigènes pour l'humain. L'Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (Anses) signale que les radiofréquences, soit les ondes, auraient différentes conséquences et effets biologiques pour l'homme et l'animal. Il s'agirait d'une augmentation possible d'un risque de tumeur cérébrale chez les utilisateurs intensifs du portable.

Microbes et bactéries


Une étude réalisée en 2013 par le Wall Street Journal dévoile la présence de nombreuses bactéries telles que les "coliformes", qui indiqueraient une contamination fécale.

Douleurs à la nuque


Lorsque l’on penche sa tête en avant régulièrement, position que l'on adopte pour écrire un SMS, on inflige une pression supplémentaire à la colonne vertébrale. D'où des douleurs au cou, aux cervicales et à la tête.

Le smartphone est synonyme de destruction sociale


Au delà de son impact psychologique sur son utilisateur, le Smartphone a aussi affecté les rapports humains, sociaux. Alors qu’à l’origine, le téléphone portable est un outil permettant de favoriser la communication, aujourd’hui, il la tue.

L’interaction humaine a été sacrifiée pour la connexion. Nous nous reposons de plus en plus sur la technologie et de moins en moins sur nos semblables.


WhatsApp est la principale cause de distraction au travail


Une enquête de Phone House en Novembre 2014, révèle que le programme le plus populaire de messagerie instantanée aujourd'hui, WhatsApp, est la principale cause de distraction chez les travailleurs.

Le rendement au travail est essentiel pour les entreprises d'aujourd'hui. Cependant, avec l'avènement des nouvelles technologies et les possibilités qu’aujourd'hui permettent Internet et les appareils mobiles, les distractions augmentent et le Smartphone est l'une des principales distractions.

Le nom WhatsApp est une déformation de What's Up : “quoi de neuf ?” en français. WhatsApp est une application mobile multiplateforme qui incorpore un système de messagerie instantanée via Internet utilisé par un milliard de personnes. L’entreprise WhatsApp, fondée en 2009 par Jan Koum et Brian Acton, deux anciens ingénieurs de Yahoo, a été achetée par Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook en 2014 pour 1.900 millions de dollars.

32% des employés voient leur téléphone mobile au moins 4 fois par heure, et le service de messagerie instantanée WhatsApp est la distraction principale. Le degré de distraction qui génère cette application a conduit de nombreuses entreprises à restreindre l'utilisation de téléphones mobiles au cours de la journée de travail.

Les pauses et les interruptions constantes génèrent des pertes significatives et ralentissent la productivité des travailleurs. C’est un phénomène émergent sans une solution facile, car il y a une omniprésence des applications mobiles dans la vie quotidienne et l'utilisation continue peut générer du stress, réduire la productivité et causer une dépendance.

Les experts préviennent que l'utilisation de plus en plus abusive de ces ressources peut être dangereuse, comme addictif et laissant des traces difficiles à effacer. Le principal problème de l'utilisation excessive de WhatsApp est la perte de contact avec la vie réelle et la virtualisation de la vie quotidienne.

C’est également un problème pour ceux qui utilisent cette application mobile afin de tout contrôler ; par ailleurs, ils ne sont pas en mesure de discuter avec d'autres personnes, car ils sont en train de consulter constamment leur téléphone, répondant aux messages immédiatement, quelles que soient les circonstances.

De même, il est important de savoir si la personne a d'autres problèmes psychologiques tels que l'instabilité émotionnelle, faible estime de soi, incapacité à communiquer personnellement ou timidité extrême.

Alors que normalement la tendance soit à penser que les adolescents sont les plus touchés, ce mal peut arriver à tout le monde quel que soit l’âge ou statut.

Pour lutter contre cette dépendance, il est recommandé de mettre des limites de temps à l'utilisation de WhatsApp et d’effectuer une cure d’abstinence d'un ou deux mois.


Ennemis de bon sommeil


Si l'anxiété et le stress laissaient déjà leur empreinte négative sur la qualité de sommeil des gens, le fait d'être toute la journée avec les appareils mobiles en main ajoute de nouveaux composants à ce cas complexe. L'augmentation du “techno-stress”, dérivé de l'utilisation abusive des dispositifs technologiques, rend de plus en plus difficile aux gens concilier le sommeil tous les soirs.

Le déficit de sommeil a des effets négatifs sur l'humeur de la personne, la qualité de son travail, les relations familiales, la vie sexuelle et la santé en général.


Des enfants sur stimulés : comment la technologie a transformé l'enfance

Être un enfant aujourd'hui signifie être constamment exposé à trop de stimuli : entre les médias et d'autres nouvelles technologies qui permettent d'accéder à Internet presque partout et en tout, beaucoup éprouvent des difficultés à se concentrer longtemps et trouvent l'école 'ennuyeuse.

En fait, de nombreux enfants entre deux et cinq ans ont plus de compétences pour utiliser les ordinateurs, Smartphone et à surfer sur Internet que pour la natation, boutonner un bouton, fermez leur manteau ou monter à vélo, selon une étude réalisée par la firme AVG Technologies.

Selon les réponses au sondage de 2 mille 200 mères aux États-Unis, Canada et certains pays européens, 19% de leurs enfants ont été en mesure d'utiliser une application Smartphone, mais seulement 9% pouvait attacher ses chaussures; 25% savait comment ouvrir une fenêtre dans un navigateur Web, tandis que seulement 20% nageait sans aide.

Ces dernières années, des dispositifs avec Internet, tels que les tablettes et Smartphone, ont remplacé la télévision comme une alternative de divertissement et même comme baby-sitter électronique.

Cette utilisation excessive d’écrans présente de nombreux dangers pour la santé des enfants car elle peut altérer leurs capacités de concentration et perturber leur fonctionnement cérébral.

Selon une étude menée en Amérique latine par la chaîne de télévision Cartoon Network, les enfants de six à 11 ans naviguent en moyenne deux heures par jour, trois à quatre jours par semaine.

Pères absents, technologie trop présente


À ceci s’ajoute la situation familiale : la plupart des enfants grandissent avec l'absence constante de leurs parents due à leur travail. Dans le même temps, ils font face à une très forte demande de leurs parents et des enseignants à l'école et dans les activités académiques parascolaires.

Les horaires trop saturés et la pression constante de leur environnement, pour qu’ils soient les meilleurs et se conforment aux diverses activités, peuvent causer des troubles du comportement.

Beaucoup de parents estiment que leurs enfants sont très intelligents, car ils sont en mesure d'utiliser des appareils électroniques, mais apprendre aux enfants à effectuer des tâches trop complexes avant que leur système soit prêt à les mener à bien, peut produire des déficits permanents dans la capacité d'apprentissage tout au long de la vie. Cette situation affecte la capacité des enfants à persévérer avec les tâches, à tout se rappeler et à construire des phrases claires.

Par conséquent, l'approche de la technologie devrait être dirigée et accompagnée. Les parents doivent organiser le temps à utiliser l'ordinateur ou d'autres appareils par leurs enfants et surveiller le contenu qui sera vu.

Il faut être assez prudent dans l’utilisation des outils numériques avec les petits enfants car leur cerveau est encore en construction et que nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences des outils et des écrans sur le cerveau.

Surtout, les appareils électroniques ne doivent pas remplacer l’attention et la présence des parents, car c’est un fait que la qualité des relations d'attachement avec l’entourage au cours des premières années de la vie est cruciale pour le développement cognitif de l'enfant.


Conseils pour éviter la sur stimulation des enfants

Ne pas essayer d'accélérer leur développement naturel


Bien que la stimulation précoce soit devenue très populaire, c’est une ressource dont l'utilisation doit être évaluée par un expert. Son utilisation est indiquée lorsque les enfants ont le risque de présenter des dommages neurologiques dus à des facteurs génétiques, des complications pendant la grossesse ou à la naissance, ou par accident.

L'utilisation aveugle des techniques de stimulation précoce ne contribuera pas à avoir des super enfants mais peut causer l'inattention, l'hyperactivité et parfois une  faible tolérance à la frustration. Si les enfants n’ont aucun trouble, les parents devraient seulement encourager leur indépendance.

Avoir du temps déconstruit


Les enfants ont besoin du temps libre pour jouer, interagir avec d'autres enfants, dessiner ou faire ce qu'ils aiment le plus. La meilleure façon de savoir quelles sont leurs activités préférées est de les regarder, de parler avec eux, les connaître. En outre, le temps de jeu est une excellente occasion pour les parents de renforcer le lien avec leurs enfants.

Profiter de la nature et des activités de plein air


Quelques idées pour avoir du bon temps et de permettre aux enfants d'apprendre à profiter et apprécier l’environnement, seraient de jouer à séparer des graines mélangées dans un bol; se promener dans un parc à tricycle ou à vélo, ou faire pousser des plantes et des légumes à la maison.

Avoir une bonne alimentation


La carence en nutrition peut être un facteur déterminant des différences quant au développement physique et intellectuel. Par conséquent, le régime alimentaire des enfants devrait inclure suffisamment d'eau, protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux.

Limiter l'utilisation de dispositifs électroniques


Leur fixer des limites horaires et un temps de consultation adapté à leur âge. Il faut équilibrer le temps passé avec la technologie avec d'autres activités importantes pour leur développement, telles que l'exercice physique et l'interaction sociale. Il est également recommandé que, dans leur chambre à coucher n’aient pas accès à la télévision, des tablettes ou des consoles de jeu à l'heure du coucher, car ces stimuli peuvent leur empêcher de dormir et affecter la qualité de leur repos.

Encourager leur curiosité


L'une des choses les plus importantes est de leur fournir l'occasion d'apprendre, d'expérimenter, faire, défaire et transformer. Les enfants dès la naissance ont un intérêt pour explorer et apprendre, tout ce que les adultes doivent faire est de ne pas entraver leur nature. Les encourager à pratiquer le théâtre, la musique ou toute activité qui demande de longs temps d’apprentissage et entraîne leur mémoire.


Les effets que le Smartphone a sur le cerveau

Grâce aux neurosciences, on sait aujourd’hui que les outils numériques agissent sur les différents types de mémoires. Selon les scientifiques l’un des impacts du numérique sur les processus de mémorisation c’est que la mémoire de long terme, celle du stockage, est bien moins utilisée. Une étude a même démontrée que les gens retenaient moins bien les informations qu’ils pouvaient facilement retrouver sur leurs ordinateurs.

Si cette mémoire de stockage est moins utilisée qu’en est-il de la mémoire à court terme ? Très clairement cette mémoire court le risque d’une surcharge récurrente voir d’une véritable saturation.  Si la mémoire de stockage est potentiellement infinie, notre mémoire vive n’est pas très extensible. Le cerveau reçoit beaucoup plus d’information qu’avant mais n’a pas la capacité de tout mémoriser.

Nous sommes inégaux devant ce processus car nous sommes tous différents. Si on est doté d’une grande capacité d’analyse et de synthèse, Internet va décupler l’activité cognitive. Inversement, on risque plutôt d’être submergé par les données, qui ne seront ni transformées en information ni bien sûr en connaissance.

De nouvelles habitudes comportementales émergent et créent une forme de besoin d’être continuellement stimulé. Paradoxalement derrière cette impression gratifiante d’être stimulé en permanence et d’accomplir plusieurs tâches à la fois, le degré d’attention des individus en pâtit. L’activité multitâche alourdit notre charge cognitive et impacte négativement sur notre capacité à nous concentrer sur une seule tâche à la fois et à l’accomplir convenablement. Cette hyper-connectivité interfère avec nos capacités de concentration ainsi que nos processus d’action et de prise de décision.

Alors que notre perception du monde, notre attention et les actions, que l’on a à y faire, sont naturellement focalisées et orientées par le contexte environnant dans lequel nous sommes immergés, avec les technologies de type Smartphone il y a un surgissement de nombreux contextes dissemblables à celui dans lequel nous nous trouvons physiquement.

La conséquence est que cela affaiblit la qualité de notre expérience sensorielle dans l’instant présent.

Par exemple, lorsque nous exécutons une tâche, nous focalisons notre attention sur celle-ci en faisant abstraction des perceptions secondaires qui nous entourent. Ainsi lorsqu’on lit un livre, notre attention se concentre sur la lecture et nous ne percevons plus ce qui se passe autour, nous sommes en quelque sorte complètement immergés dans cette expérience sensorielle et faisons abstraction du reste. Avec le Smartphone, les contextes se superposent et l’attention est prise à défaut par les innombrables actions que nous avons à faire. Cela affecte notre concentration et peut également se traduire par des troubles d’hyperactivité.

Il a été montré que la perpétuelle distraction induite par l’utilisation des Smartphone dans notre quotidien affecte par voie de conséquence les processus de mémorisation qui va se traduire par un déficit de mémorisation des informations. Les capacités cognitives qui interviennent pour mener des réflexions poussées, analyser des informations et les transférer de notre mémoire à court terme vers notre mémoire à long terme s’en trouvent ainsi malmenées.

Autrement dit, naturellement et sachant que le savoir est disponible à tout moment, nous ne faisons plus l’effort ni de retenir, ni de faire marcher notre mémoire pour résoudre des problèmes. La facilité avec laquelle nous avons désormais accès aux informations, participe ainsi à l’affaiblissement des capacités mnésiques du cerveau humain.

Néanmoins, cela renforce dans le même temps ce que l’on appelle la mémoire transactive, laquelle consiste à minimiser la mémorisation d’une information si l’on sait qu’elle est disponible continuellement et que l’on peut ainsi en disposer lorsqu’on le souhaite.

Pourtant à mesure que les Smartphone détournent notre attention, les expériences sensorielles complètes, ancrées dans le présent et le contexte environnant se font plus rares. L’oisiveté, la contemplation et la pensée divagante se raréfient au profit de sollicitations incessantes et d’actions sans repos.

Il faut apprendre à maitriser les outils pour ne pas les subir. Cela peut se traduire par apprendre à déconnecter, à varier les plaisirs entre la lecture profonde d’un support papier et la lecture “butinage” sur le web, entre utilisation des réseaux sociaux et les travaux manuels. Varier la stimulation des différentes zones du cerveau et le laisser se reposer de temps en temps.

Les enfants qui naîtront au cours des prochaines années, auront la possibilité de se concentrer sur des sujets différents à une vitesse supérieure, ce qui ne signifie pas que ce sera le multitâche, mais le caractère de fonctionnement du cerveau à travailler en série sera accéléré.

L’esprit est désormais occupé par un flot discontinu d’informations qui réduisent et brisent ces instants de réflexion et d’introspection. Se détacher un peu de cette technologie permet à l’esprit de se réapproprier son environnement, de penser, de réfléchir, de contempler, bref de vivre.