mercredi 31 juillet 2024

L'Effet de l'Art sur Notre Cerveau




Les arts plastiques améliorent la capacité de concentration,
 la plasticité du cerveau et le quotient intellectuel


L'art dans toutes ses manifestations est une caractéristique essentielle qui identifie l'être humain, il a permis la transmission de la culture dans toute son extension et a été et est fondamental pour sa survie.

Lorsque nous sommes confrontés à une production artistique, notre cerveau travaille pour donner forme et sens à l'information qui nous parvient. En d'autres termes, nous avons une capacité innée à organiser les formes et les modèles de manière à ce qu'ils aient un sens.

Il est indéniable que l'art a un impact profond sur les gens. Il peut simplement nous attirer de manière superficielle, mais il a aussi un fort pouvoir de stimulation pour attirer un souvenir de notre mémoire vers notre centre de conscience. Les réactions de chacun sont différentes.

Même la création de son propre art aide à faire face aux situations stressantes et difficiles qui surviennent dans notre vie quotidienne. Il n'est pas nécessaire d'être un artiste renommé pour créer de l'art. Au contraire, c'est en suivant le processus créatif sans attentes que l'on peut en profiter pleinement.

La créativité

Les arts enseignent aux enfants que les problèmes réels ont souvent plus d'une solution possible, qu'il est nécessaire d'analyser les tâches sous différentes perspectives, que l'imagination est un guide puissant dans le processus de résolution ou qu'il n'y a pas toujours de règles précises lorsqu'ils doivent prendre des décisions.

Lorsque les disciplines artistiques sont intégrées dans les pratiques pédagogiques, la pensée créative et divergente des élèves est encouragée, et non seulement cela, mais ils développent également une pensée plus profonde. Un exemple de ce dernier point est le programme Artful Thinking développé par le Project Zero de Harvard, qui utilise le pouvoir des images visuelles, telles que les œuvres d'art, pour stimuler chez les élèves des processus tels que la curiosité, l'observation, la comparaison ou la relation entre les idées, qui sont essentiels pour le développement de la pensée créative et de l'apprentissage.

Le Projet Zéro étudie les processus d'apprentissage des enfants, des adultes et des organisations. Sa mission est de comprendre et d'améliorer les processus de pensée cognitive d'ordre supérieur.

Pourquoi le cerveau humain a-t-il besoin de l'art ?

L'art, sous ses diverses formes, est un produit du cerveau humain qui a développé, au cours de l'évolution, des voies neuronales spécifiques. Celles-ci semblent plus résistantes aux pathologies cérébrales vasculaires, traumatiques et neuro-dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer et les démences apparentées.

La complexité du cerveau humain et sa restructuration continue exigent de l'art. Dès la petite enfance, l'enfant joue, chante, danse, dessine et toutes ces activités sont essentielles à son bon développement sensoriel, moteur, cognitif, émotionnel, bref cérébral, qui lui permettra d'apprendre à apprendre. Et en faisant toutes ces activités, l'enfant s'amuse, montre fièrement ses résultats aux autres, cherche à s'améliorer et c'est un moyen efficace de former l'une des grandes vertus de l'être humain : la maîtrise de soi.

L'éducation artistique est une nécessité, non pas parce qu'elle nous rend plus intelligents, mais parce qu'elle nous permet d'acquérir toute une série de compétences et de routines mentales qui sont pleinement conformes à la nature sociale des êtres humains et qui sont essentielles à l'apprentissage de tout contenu curriculaire. Et cela est utile à tous les élèves, ce qui en fait un excellent moyen de prendre en compte la diversité dans la classe.

Clase de biología convertida
 en galería de arte

Il est indéniable que les activités artistiques sont ancrées dans le développement même de l'être humain dès sa naissance et qu'elles constituent une récompense cérébrale naturelle nécessaire à l'apprentissage. En effet, la pratique de n'importe quelle manifestation artistique est associée à une composante émotionnelle qui nous motive et nous permet de contempler le monde qui nous entoure d'un point de vue différent, plus esthétique et plus profond. L'éducation artistique est essentielle car elle permet aux élèves d'acquérir toute une série de compétences socio-émotionnelles de base pour leur développement personnel et qui les rendent également plus heureux. Et c'est là le véritable apprentissage, celui qui les prépare à la vie. Le cerveau humain, qui est un organe complexe en perpétuelle restructuration, apprécie les défis et a besoin de l'art.

Le cerveau a besoin d'activités artistiques

Le cerveau des personnes qui pratiquent des activités artistiques est structurellement différent et présente un meilleur contrôle moteur et une meilleure “mémoire procédurale” que celui des personnes qui ne pratiquent pas d'activités artistiques.

Certaines structures du cortex auditif ne réagissent qu'aux sons musicaux, une partie importante du cerveau et le cervelet sont impliqués dans la coordination de toutes sortes de mouvements, comme la danse : pendant les représentations théâtrales, certaines régions du cerveau responsables de la production du langage oral sont connectées au système limbique, fournissant ainsi la composante émotionnelle, ou lorsque nous observons un spectacle d'art visuel, notre système de traitement visuel génère des images réelles ou fictives avec la même facilité.

Outre le plaisir esthétique que nous procure la beauté ou l'expressivité de l'art, diverses études ont montré qu'il a des effets neurologiques très positifs sur notre cerveau. Différentes parties de notre cerveau sont activées en fonction de l'activité artistique que nous pratiquons et toutes renforcent notre créativité et notre intellect. Les arts visuels améliorent notre capacité de concentration, notre plasticité cérébrale et notre quotient intellectuel. D'autre part, l'art nous rend plus tolérants, moins impulsifs, réduit le stress et nous donne une plus grande clarté mentale dans toute situation ou problème à résoudre. Le fait que l'art soit bénéfique pour le cerveau signifie qu'il a un impact positif sur notre comportement et notre qualité de vie, ce qui favorise également nos relations avec les autres.


Comment l'art peut influencer le cerveau



L'art, que ce soit sous forme de peinture, de musique, de danse ou de toute autre expression créative, a un effet étonnant sur notre esprit et nos émotions. L'art peut activer et stimuler des zones spécifiques du cerveau liées à l'empathie, à la créativité et à la mémoire.

Plusieurs études montrent les effets bénéfiques de l'art sur le cerveau. Il peut contribuer à améliorer nos capacités cognitives, à accroître notre bien-être émotionnel et à réduire le stress. Lorsque nous nous immergeons dans une œuvre d'art, nous nous déconnectons de nos soucis quotidiens et nous nous concentrons sur le moment présent. En outre, l'art peut activer des zones du cerveau liées à la perception visuelle, à l'émotion et au langage.

Lorsque nous sommes confrontés à une œuvre d'art, notre cerveau s'active dans différentes zones, impliquant à la fois l'hémisphère gauche et l'hémisphère droit. Le côté gauche s'occupe de l'interprétation et de la compréhension de l'œuvre, tandis que le côté droit se concentre sur les émotions et les sensations qu'elle produit en nous.

Dans l'ensemble, l'art peut apporter des bienfaits physiques, mentaux et émotionnels – tels que l'augmentation de l'activité cérébrale dans le cortex frontal, l'amélioration de la mémoire et de la concentration, et la réduction de la tension artérielle et du rythme cardiaque – à ceux qui l'apprécient et le créent.

L'activité cérébrale change radicalement lorsque nous nous engageons dans des activités créatives. La zone située à l'avant du cerveau – le cortex préfrontal – où s'exercent le contrôle de soi et l'autocritique devient inopérante. La zone située juste derrière, le cortex préfrontal médian, responsable de la mémoire et des émotions, est activée.

C'est pourquoi l'art est un outil puissant pour stimuler la créativité et l'imagination. Il nous invite à explorer de nouvelles idées et à voir les choses sous des angles différents, ce qui nous aide à élargir notre esprit et à sortir de notre zone de confort.

Qu'il s'agisse de peinture, de musique, de littérature ou de toute autre forme d'expression créative, n'hésitez pas à vous y plonger et à laisser votre esprit s'épanouir et se libérer. L'art est une expression créative et puissante qui peut être appréciée par des personnes de tous âges et de toutes cultures. Depuis des temps immémoriaux, les expressions artistiques ont été utilisées pour communiquer, rechercher la beauté, surprendre, émouvoir, dénoncer, protester et transmettre des connaissances.

La capacité de l'art à influencer notre psychisme est indéniable. La musique, par exemple, a la capacité de nous émouvoir, de nous faire ressentir une large gamme de sentiments, de l'euphorie à la tristesse. La peinture, la sculpture, la photographie et les autres arts visuels ont un impact sur notre cerveau de multiples façons, stimulant différentes zones cérébrales et permettant une expérience esthétique inoubliable.

L'art possède également une capacité thérapeutique unique. Les expressions artistiques peuvent servir de forme d'expression personnelle, ce qui peut faciliter l'identification et le traitement des émotions. La musique, la danse, le théâtre et d'autres formes d'art sont également utilisés en thérapie pour améliorer l'estime de soi, réduire le stress et l'anxiété et améliorer la qualité de vie.

Outre ses vertus thérapeutiques, l'art peut également favoriser la créativité et l'esprit critique. Ceci est particulièrement important dans un monde de plus en plus complexe et changeant, où la capacité à innover et à trouver des solutions originales et créatives est de plus en plus valorisée.

L'art améliore les fonctions cérébrales

Chaque expression artistique active différentes parties du cerveau et constitue donc un excellent moyen de stimuler notre intellect et notre créativité. Les capacités de résolution de problèmes des enfants sont améliorées, de même que leur mémoire et leur capacité d'apprentissage.

En outre, chaque expression artistique possède des qualités qui améliorent nos performances dans d'autres domaines. La recherche montre que les enfants qui reçoivent une éducation musicale obtiennent de meilleurs résultats en mathématiques, en langue et en compréhension de la lecture. La musique améliore également la posture du corps et les réactions motrices, car elle accroît la connectivité entre les zones sensorielles et motrices du cerveau, tout en améliorant la circulation sanguine. De plus, ces avantages perdurent tout au long de la vie.

Les arts visuels, quant à eux, présentent également de grands avantages : ils améliorent la plasticité du cerveau, le quotient intellectuel et la capacité d'attention. Ils réduisent également l'impulsivité et améliorent le comportement des enfants.

Même la pratique du théâtre a de multiples conséquences positives : elle améliore le vocabulaire, la maîtrise de soi, l'estime de soi, favorise la mémoire kinésique, nous permet de convertir des concepts abstraits en concepts concrets, favorise la tolérance et améliore également l'apprentissage dans le domaine de la littérature.

L'art améliore nos qualités humaines. L'appréciation de l'art et les visites de musées augmentent la tolérance et le simple fait d'être exposé à une œuvre d'art libère dans le cerveau les mêmes substances que lorsque nous tombons amoureux.

L'art est thérapeutique

Peindre, dessiner, prendre des photos, faire des mandalas, sont des moyens efficaces de réduire le niveau de stress et d'avoir plus de clarté mentale. En fait, la thérapie par l'art et la thérapie par le théâtre, entre autres applications, ont été utilisées, par exemple, pour réduire les terribles effets du stress post-traumatique chez les vétérans de guerre.

En outre, les effets de l'amélioration des capacités cognitives et de la mémoire sont visibles même chez les personnes atteintes de graves maladies neuro-dégénératives. Par exemple, dans le cas des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et de démence sénile – une maladie qui implique une perte progressive de la mémoire, de l'anxiété, de la dépression, de l'agressivité, de l'insomnie et d'autres symptômes – le traitement médicamenteux rend généralement les symptômes moins visibles, mais ne les élimine pas et n'arrête pas leur progression. En revanche, en leur faisant pratiquer l'art, on constate une amélioration de leur comportement social, de leur estime de soi et, en outre, une réduction des symptômes psychiatriques.

Il n'est pas nécessaire d'avoir une maladie mentale pour faire de l'art-thérapie ou de la thérapie par l'art, car cela soulage des situations telles que le stress, les problèmes d'apprentissage, les maladies chroniques, les difficultés d'adaptation à l'école, etc.

Le simple fait de pratiquer une activité artistique ou créative a des effets bénéfiques non seulement pour nous, mais aussi pour tous ceux qui nous entourent. Il peut même ne pas s'agir d'une activité apparemment “artistique”, mais d'un hobby, comme le jardinage, le tricot ou la menuiserie. L'important est de se donner la possibilité de développer son imagination, car c'est ainsi que l'on nourrit non seulement son cerveau, mais aussi son âme.

L'art-thérapie

L'art-thérapie fait référence aux arts visuels, les autres arts tels que le théâtre ou la musique pouvant être utilisés par cette discipline portant des noms spécifiques tels que le drama-thérapie ou la musicothérapie. La créativité exposée à travers l'expression artistique est un moyen de réguler les émotions et de les travailler aussi bien dans des environnements thérapeutiques que dans des espaces ludiques.

L'art-thérapie utilise la création artistique dans le cadre d'une relation thérapeutique pour favoriser le bien-être, la connaissance de soi, le lien et l'expression émotionnelle. C'est une discipline qui se situe dans un champ intermédiaire entre l'art et la psychologie.

Elle favorise la conscience émotionnelle de soi et la régulation du comportement. Elle est utile dans des domaines tels que la rééducation, l'éducation et la santé mentale. Elle contribue à améliorer la qualité de vie. Elle est très efficace avec les personnes qui souffrent de problèmes d'adaptation sensorielle, physique, motrice ou sociale.

Il existe différents types d'art-thérapie

Danse.
Les mouvements de danse permettent d'intégrer les émotions au corps physique. La danse accède à des parties de l'esprit que la communication verbale n'atteint pas. Il est possible de lire tout ce que le corps exprime à travers la danse. Les thérapeutes doivent être capables de traduire et d'analyser les mouvements que le patient exécute dans la danse.

Dessin et peinture. Le dessin ou la peinture peuvent servir d'exutoire à des sentiments et des désirs cachés. L'objectif principal est de permettre au patient de suivre spontanément ses impulsions par le biais de textures, de traits, de couleurs ou de formes.

Musique.
La musicothérapie est très efficace. Le patient et le thérapeute jouent d'un instrument ou chantent. Tous deux doivent s'écouter mutuellement afin de créer leur propre chanson ou mélodie au cours de l'une des séances. Peu importe que le patient ait des connaissances musicales ou non, ce qui est intéressant, c'est que le thérapeute reconnaisse l'intonation et le tempo afin de comprendre les souhaits ou les émotions qui ne sont pas exprimés verbalement.

Théâtre. Le théâtre permet d'obtenir des résultats efficaces en déclenchant la prise de conscience et la connaissance des richesses intérieures. Les peurs sont éliminées, l'acceptation individuelle est atteinte et les relations interpersonnelles sont améliorées. L'outil principal est l'improvisation théâtrale qui permet de “jouer” les histoires réelles de la vie, créant ainsi des personnages qui se manifestent à partir de l'inconscient.

Avantages

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Tous les individus ont la capacité de s'exprimer de manière créative.
* Aucune expérience ou compétence artistique préalable n'est nécessaire.
* Elle utilise le processus créatif au profit de l'individu.
* Le produit est aussi important que l'implication dans le processus créatif.
* La subjectivité, la créativité, la connaissance et le plaisir sont impliqués.
* Il s'appuie sur des supports visuels et plastiques.

Art-thérapie et cours de peinture en groupe

Ces deux types d'activités sont de plus en plus répandus. Les cours d'art en groupe organisés dans des studios locaux et même dans des bars vous permettent de vous retrouver entre amis tout en créant une belle œuvre d'art. Il existe même des livres de coloriage pour adultes. Ils permettent de se détendre et d'évacuer la tension d'une journée stressante.

L'art appliqué à la thérapie est un outil de projection très efficace. Le développement des compétences artistiques améliore considérablement l'attention, la conscience et l'estime de soi.

L’intelligence artificielle peut-elle créer de l’art ?

Les systèmes d’IA d’aujourd’hui peuvent créer n’importe quelle image dans n’importe quel style, de l’impressionnisme au cubisme en passant par le pop art. Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’un code détaillé.

Le nouveau domaine de “l’IA générative” donne aux machines la capacité de créer des œuvres totalement nouvelles, en s’inspirant de l’immense quantité de données et de connaissances en ligne accumulées au fil des siècles.

L’incursion de l’IA dans les arts soulève des questions sur l’importance de la contribution humaine dans le processus de création. L’art peut-il exister sans artiste ? Si une œuvre est créée par une machine, à qui appartient-elle ? Quels sont les dangers cachés pour la société et l’Humanité ?

La conclusion générale est que l’industrie de la création n’a pas d’autre choix que d’adopter l’IA. Plutôt que d’évincer les artistes humains, la nouvelle technologie collaborera avec eux pour créer de nouveaux types d’œuvres, en poussant encore plus loin leur inventivité et leur créativité et en créant ensemble quelque chose d’entièrement nouveau.

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Les bienfaits infinis de l'art sur notre cerveau selon la science

Des études ont établi un lien entre l'effet de l'art sur notre cerveau et l'augmentation de la connectivité fonctionnelle dans le cerveau, ainsi que l'activation accrue du cortex visuel. Les chercheurs comparent la création artistique à de l'exercice pour le cerveau et suggèrent même que, comme l'exercice physique aide le corps, la création artistique peut aider à garder l'esprit vif et lucide à un âge avancé.

Au-delà de la récréation esthétique et de l'activité pour connaisseurs, l'art est un ingrédient dont notre esprit a besoin pour être et se sentir bien meilleur.

Ces résultats suggèrent que regarder des peintures n'affecte pas seulement les systèmes impliqués dans la représentation visuelle et la reconnaissance des objets, mais aussi les structures sous-jacentes des émotions et des cognitions internes.


Le lien entre l'art, la guérison et la santé publique : une revue de la littérature actuelle

Des chercheurs du Pennsylvania State University College of Medicine et de la Harvard School of Public Health démontrent dans une étude, publiée dans la National Library of Medicine (NLM) en février 2010, que l'art a des effets positifs sur la santé physique et psychologique des malades chroniques.

Selon l'étude, l'art réduit les effets du stress en diminuant la quantité de l'hormone cortisol dans le sang, diminue la sensation de douleur physique et les effets physiologiques de l'anxiété, augmente l'estime de soi et le sens positif de l'identité, c'est-à-dire qu'ils se définissent en termes positifs plutôt que négatifs ; en particulier, ils cessent de se définir en termes de maladie et commencent à se définir en termes de ce qu'ils ressentent ou de ce qu'ils sont.

Ils ont également davantage le sentiment de maîtriser les événements, ce qui est essentiel pour les patients chroniques, qui ont l'impression que leur vie échappe peu à peu à tout contrôle. Enfin, et c'est le plus intéressant, elle accélère la guérison d'une maladie chronique ou catastrophique.

Cette étude explore la relation entre l'engagement dans les arts créatifs et les effets sur la santé, en particulier les effets sur la santé de l'engagement musical, de la thérapie par les arts visuels, de l'expression créative basée sur le mouvement et de l'écriture expressive. Bien qu'il soit prouvé que les interventions artistiques sont efficaces pour réduire les effets physiologiques et psychologiques négatifs, la mesure dans laquelle ces interventions améliorent l'état de santé est largement inconnue.

Selon les chercheurs, leur espoir est d'établir une base pour des recherches plus approfondies sur ce sujet et de susciter davantage d'intérêt pour l'étude des complexités de l'engagement dans les arts et la santé.


Nous sommes faits pour apprécier l'art

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université de Toronto et publiée dans la National Library of Medicine de juin 2014, l'appréciation de l'art semble être un processus biologique naturel, pour lequel notre cerveau est conçu. L'étude consistait en un examen de diverses recherches liées à l'analyse de l'activité cérébrale liée à l'art.

Les chercheurs ont constaté que l'observation de peintures et la formation d'une opinion à leur sujet activent de nombreuses parties du cerveau, telles que les zones liées à la reconnaissance des objets et des scènes, ainsi que les zones liées aux expériences émotionnelles, à l'apprentissage et à la régulation des mouvements.

En examinant de près la manière dont ces parties du cerveau sont activées, les chercheurs ont constaté que cela se produisait d'une manière similaire et prédéterminée. Les scientifiques parlent d'«activation dans un système distribué», ce qui suggère qu'il s'agit d'une conception prédéterminée dans la structure de notre cerveau.


Association entre l'éducation musicale, l'intelligence et l'orthographe à l'école primaire


Des chercheurs du Transfercenter for Neuroscience and Learning de l'université d'Ulm (Allemagne) dans une étude, publiée en 2011 dans Advances in Cognitive Psychology, suggèrent une association entre l'éducation musicale et les capacités cognitives générales, ainsi qu'un lien spécifique avec le langage.

L'éducation musicale a un effet bénéfique sur les fonctions cognitives supérieures, mais des questions se posent quant à savoir si les associations entre les cours de musique et les capacités cognitives sont spécifiques à un domaine ou générales.

Les chercheurs ont testé 194 élèves de troisième année, mesurant leurs performances en lecture et en orthographe ainsi que leur intelligence non verbale, et ont interrogé les parents sur leurs activités musicales depuis l'âge préscolaire. Les données du questionnaire ont montré que 53% des enfants avaient appris à jouer d'un instrument de musique.

L'intelligence était plus élevée chez les enfants qui jouaient d'un instrument. Pour contrôler les effets non spécifiques, ils ont exclu les familles sans instrument. L'effet sur l'intelligence s'est maintenu. En outre, les enfants qui jouaient d'un instrument avaient de meilleures performances en orthographe que ceux qui n'en jouaient pas, même si des membres de leur famille jouaient d'un instrument. Cet effet a été observé indépendamment du QI.

La valeur éducative des sorties scolaires dans les musées

Des chercheurs des universités de l'Arkansas, du Missouri et du Texas A&M ont constaté, dans une étude publiée dans le Podcast EdNext de novembre 2016, que les élèves assignés par tirage au sort à une visite de musée améliorent leur capacité à réfléchir de manière critique sur l'art.

L'ouverture en 2011 du Crystal Bridges Museum of American Art dans le nord-ouest de l'Arkansas a été l'occasion de réaliser cette étude. Crystal Bridges est le premier grand musée d'art construit aux États-Unis au cours des quarante dernières années, avec plus de 50.O00 mètres carrés de galeries et une dotation de plus de 800 millions de dollars. La visite est entièrement gratuite pour les écoles et Crystal Bridges a été construit dans une région qui n'avait jamais eu de musée d'art auparavant, ce qui explique la forte demande de visites scolaires.

Résultats

Rappel des détails de la visite

Les recherches suggèrent que les élèves retiennent un grand nombre d'informations factuelles de leurs visites. Les élèves qui ont bénéficié d'une visite guidée du musée ont été capables de se souvenir de détails sur les peintures qu'ils avaient vues à des taux très élevés. Étant donné qu'il n'y avait aucune garantie que ces faits seraient évoqués lors des discussions menées par les élèves, et que les élèves n'avaient aucune raison particulière de se souvenir de ces détails – il n'y avait pas d'examen ou de note associée aux visites – il est impressionnant qu'ils aient été capables de se souvenir d'informations historiques et sociologiques à des taux aussi élevés.

Ces résultats suggèrent que l'art pourrait être un outil important pour transmettre efficacement un contenu académique traditionnel, mais cette analyse ne peut pas le prouver. Le taux élevé de mémorisation d'informations factuelles par les élèves qui ont visité le musée montre que les visites ont fait impression. Les élèves ont pu se souvenir de détails importants sur ce qu'ils ont vu et l'ont commenté. Ils ont amélioré leurs capacités de réflexion critique sur l'art de 9% d'écart-type par rapport au groupe témoin.

Les élèves qui ont suivi une visite guidée ont été plus observateurs et ont remarqué plus de détails dans les images. Être observateur et prêter attention aux détails est une compétence importante et très utile que les élèves acquièrent lorsqu'ils étudient et commentent des œuvres d'art. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si l'amélioration de la pensée critique lors de l'analyse d'une œuvre d'art se traduirait par une amélioration de la pensée critique sur d'autres sujets, non liés à l'art.

Empathie historique.
Les visites de musées d'art influencent également les valeurs des élèves. La visite d'un musée d'art expose les élèves à une diversité d'idées, de personnes, de lieux et d'époques. L'empathie historique est la capacité de comprendre et d'apprécier ce qu'était la vie des personnes qui ont vécu à une époque et dans un lieu différents. Il s'agit d'un objectif central de l'enseignement de l'histoire, car il permet aux élèves d'avoir une vision plus claire de leur propre époque et de leur propre lieu de vie.

Intérêt pour les musées d'art. Le résultat le plus important d'une visite scolaire est peut-être de cultiver l'intérêt des élèves à revenir dans les institutions culturelles à l'avenir.


Comment le cerveau transforme-t-il l'art en émotions ?



Une équipe multidisciplinaire de scientifiques de l'Institut de physiologie cellulaire et du Centre des sciences de l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM) dans une étude, publiée dans la Gazette de l'UNAM de janvier 2021, explique comment se déroule le processus complexe par lequel le cerveau perçoit l'art visuel et passe de la capture d'une image à une représentation interne qui inclut des émotions.

Les chercheurs ont effectué des tests en laboratoire et avec des assistants humains sur un échantillon d'art préhispanique pour voir, par exemple, comment la couleur dans la représentation d'une peinture murale définit les émotions et met en évidence la beauté ou la violence dans la même œuvre.

Pour percevoir une image dans notre cerveau, il y a deux étapes : la première, à partir du mécanisme essentiel de notre vision ; la seconde, dans la manière dont nous percevons, c'est-à-dire que nous donnons un sens interne à l'image, nous en générons une compréhension, une émotivité, une interprétation.

Pour la première étape, les scientifiques ont utilisé l'œil, avec la rétine et les connexions qui amènent l'image à notre cerveau visuel, qui se trouve dans le cortex occipital – situé à l'arrière de la tête –, de sorte que ces connexions traversent le cerveau. C'est là que commence le traitement de l'image et que se propage le mécanisme de la perception, c'est-à-dire la conversion de la vision en compréhension et en interprétation de ce qui est observé.

La couleur définit les émotions et
 met en évidence la violence ou la
beauté dans une même œuvre d'art
Les progrès des neurosciences au  cours des 50 dernières années ont permis de comprendre en détail les bases neurologiques de la vision. La plupart de ces progrès ont été réalisés grâce à la recherche animale, qui permet d'étudier des régions spécifiques du cerveau, même au niveau d'une seule cellule. Pour étudier de manière approfondie le processus complexe de la perception visuelle de l'art, les scientifiques des neurosciences travaillent avec des artistes visuels, des anthropologues, des neurobiologistes, des psychologues, des physiciens, des mathématiciens et des ingénieurs pour compléter ces études.

Le processus visuel commence lorsque la lumière traverse le cristallin pour atteindre la rétine, une fine couche de cellules neuronales hautement spécialisées située à l'arrière de l'œil. La lumière y stimule les cellules photo-réceptrices, appelées bâtonnets et cônes, qui transforment les caractéristiques de la lumière en signaux électriques.

Cacaxtla
Les cônes sont divisés en trois types en fonction des pigments qu'ils contiennent et qui leur permettent d'absorber la lumière. Chaque pigment absorbe la lumière dans une plage différente du spectre visible. Ainsi, un type de cône réagit mieux aux courtes longueurs d'onde – la région bleue du spectre –, un autre réagit aux longueurs d'onde moyennes – la lumière verte – et le troisième réagit aux grandes longueurs d'onde – la lumière rouge –. Par ailleurs, un autre type de cellules photo-réceptrices, les bâtonnets, possèdent un pigment qui détecte la lumière verte-jaune, générant ainsi la vision monochromatique caractéristique de la nuit.

C'est précisément cette gamme de couleurs bleu, vert, rouge et jaune – qui a été utilisée dans deux œuvres préhispaniques, les peintures murales de Cacaxtla et la déesse verte de Tetixtla, qui ont été observées par des assistants pour l'expérience des spécialistes. L'exposition a montré comment le changement de couleur à l'arrière-plan de la peinture murale de la bataille de Cacaxtla conduit à une interprétation différente, mettant en évidence la beauté par rapport à la violence qui domine normalement la perception de l'œuvre.

Belleza y violencia
Mécanisme neurologique complexe

Bien que dans le mécanisme neurologique complexe de la vision, la contribution des couleurs soit universelle parmi les humains et qu'il n'y ait pas de différences significatives, les facteurs culturels jouent également un rôle dans la perception, en contribuant et en nuançant ce que les personnes de différentes latitudes perçoivent.


L'OMS appelle à l'intégration des arts dans les systèmes de santé pour lutter contre les maladies non transmissibles

Un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) datant de novembre 2023 en Europe, issu de la conférence “Learning from the Arts” qui s'est tenue à Budapest (Hongrie), propose d'intégrer les arts dans les systèmes de santé afin de compléter le traitement et la prévention des maladies non transmissibles (MNT), qu'il s'agisse de maladies cardiovasculaires ou de cancers.

Selon l'OMS, il est de plus en plus évident que les arts peuvent être utilisés comme un complément efficace au traitement médical et à la guérison. Ils ne sont pas invasifs et présentent peu de risques.

Les arts peuvent compléter les produits pharmaceutiques

L'OMS Europe étudie le potentiel des arts pour compléter la prévention et le traitement des maladies non transmissibles, la plus grande menace sanitaire dans la Région européenne, où les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires chroniques, le cancer et d'autres maladies non transmissibles représentent 90% de l'ensemble des décès.

Il est d'espérer que ce rapport fera connaître la valeur des projets artistiques et sanitaires dans la région et, surtout, qu'il encouragera leur application dans le monde réel, en particulier au niveau politique.

L'OMS note que les systèmes de santé sont aujourd'hui prêts à exploiter le potentiel des interventions artistiques. Ils commencent à réaliser qu'ils peuvent utiliser ce que l'on appelle la prescription sociale pour recommander aux patients des thérapies artistiques spécifiques, fondées sur des données probantes, qui peuvent être inclusives, rassembler jeunes et vieux et créer un pont entre la culture et la santé qui peut enrichir la vie de tous.

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En bref, l'art est un outil de transformation qui peut avoir un impact significatif sur notre vie émotionnelle, cognitive et spirituelle. En recherchant une expérience artistique, nous ne recherchons pas seulement quelque chose de beau ou d'attrayant, nous enrichissons notre vie et ouvrons notre cerveau à de nouveaux stimuli et expériences.


Le cerveau humain, qui est un organe complexe en constante restructuration,
 accueille les défis et a besoin de l'art. L'art transforme les 
esprits et les émotions et produit des changements positifs dans le cerveau


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samedi 29 juin 2024

Effets des Écrans sur le Cerveau – Smartphones


Passer trop de temps devant un écran augmente le risque de troubles cognitifs,
 notamment des problèmes de concentration et une perturbation du sommeil

Les smartphones ont révolutionné le monde de la télécommunication permettant de rester connecté quasiment n’importe où et de communiquer avec n’importe qui, sous toutes les formes, à travers le monde. En à peine quelques décennies, nous sommes en effet passés des téléphones fixes à des téléphones portables toujours plus performants, qui désormais ne se limitent plus à la communication directe. Offrant toujours plus de confort et de capacités, que ce soit dans le cadre du divertissement ou du travail, les smartphones sont perçus comme étant si “indispensables” qu’ils se vendent à plus de 1 milliard chaque année.

Cependant, les nombreuses heures passées devant un écran de smartphone ne sont nullement sans conséquences pour notre santé. Ceux qui se servent intensément des touches (comme les joueurs de jeux vidéo) peuvent être victimes de tendinites ou parfois du syndrome du canal carpien – engendré par l’utilisation excessive des trois premiers doigts de la main –. Et comme l’on a souvent tendance à baisser la tête afin de pouvoir visualiser correctement l’écran, cela peut provoquer des problèmes aux cervicales.

Pour le cerveau adulte : le premier danger lié à une surconsommation d'écrans est celui de “l'attention multitâche”. Lors des activités sur écrans, le cerveau peut être attiré par des sources d'information plurielles et volatiles et aura du mal à se focaliser sur une dimension particulière.

Les conséquences d’un usage excessif des écrans


S’ils sont généralement utilisés pour procurer bien-être, liberté et plaisir, les écrans peuvent générer de nombreux désordres au plan physique, psychologique et social, en cas de pratique excessive.

Le cerveau humain ne va pas se modifier parce que nous passons de plus en plus de temps devant son écran de télé, de tablette ou de smartphone. L’adaptation à l’échelle individuelle n’existe pas.

En revanche il a été démontré qu’une consommation excessive d’écrans et la masse d’informations qui en découle, perturbait la formation de certaines synapses et pouvait perturber l’apprentissage chez l’enfant. Passer trop de temps devant un écran augmente également le risque de troubles cognitifs, notamment des problèmes de concentration et une perturbation du sommeil. Et en ce qui concerne notre façon de penser et d’agir, ce n’est pas probablement pas l’utilisation massive qui serait responsable d’un changement, mais plutôt ce qui se dit derrière tous ces écrans.


Un impact sur le plan psychologique et social

Sur le plan social

Un risque de désocialisation qui contribue à augmenter les risques dépressifs, et peut compromettre une carrière ou des études.

Si les écrans rapprochent les gens à travers le monde via notamment les réseaux sociaux, ils peuvent en même temps générer un éloignement physique : les hyperconnectés tendent à se replier sur eux-mêmes, à se couper du réel pour se réfugier dans le monde virtuel, à se désintéresser de tout ce qui est extérieur aux écrans, à se désinvestir de la relation avec leurs proches, la mettant ainsi en danger. Les écrans deviennent centraux dans leur vie au détriment de tout le reste.

Sur le plan psychologique

Les écrans peuvent aussi avoir des conséquences négatives sur la santé mentale notamment lorsque l’individu dépasse un niveau de “consommation acceptable”. Une surconsommation peut ainsi générer de la culpabilité. A contrario un éloignement des écrans peut générer chez l’individu hyper-connecté de la tristesse, un sentiment de vide, de l’anxiété, voire un mal être pouvant déboucher sur un comportement agressif. Pour faire face à ce sentiment de mal être, il n’a pas d’autre choix alors que de se reconnecter, entrant ainsi dans un cercle vicieux ou le manque d’écrans génère un malaise qui est compensé par une surconsommation d’écrans.

Une pratique excessive des écrans aurait également un impact sur le stress, les troubles de l’humeur et l’hyper-activité.

Toute la difficulté réside dans le fait de savoir si ce sont les écrans qui génèrent ce type de troubles ou si ces troubles préexistent, entretenant le besoin irrépressible de se connecter.


Les dangers du téléphone mobile pour la santé



Alors que leur utilisation ne cesse d’augmenter, les smartphones restent des appareils potentiellement dangereux. La nocivité des ondes électromagnétiques ainsi que les conséquences sur le cerveau, les yeux, le cou ou les doigts sont démontrés par les recherches scientifiques.

Un usage abusif et incontrôlable des écrans peut aussi avoir un retentissement majeur sur la santé, entraînant différents problèmes :

Des mauvaises postures prolongées
 pouvant être sources de douleurs voire déclencher des troubles musculo-squelettiques (TMS) qui affectent principalement les muscles et tendons de la région lombaire, de la nuque, des épaules, des poignets et des mains.

Des déséquilibres alimentaires pouvant à terme favoriser l’apparition de problèmes de perte de poids, de surpoids ou d’obésité : selon une étude menée sur cinq ans par des chercheurs du National Institutes of Health (NIH) auprès de 43.722 femmes âgées de 35 à 74 ans, celles qui avaient pour habitude de s’endormir devant la télévision ont pris en moyenne cinq kilos en cinq ans et avaient 30% de risques en plus de devenir obèses. En cause notamment l’exposition à la lumière artificielle la nuit qui peut altérer différents processus biologiques – notamment le système hormonal – et augmenter le risque d’obésité.

Un manque d’activité physique
 qui, associé à une alimentation déséquilibrée, augmente significativement le risque cardio-vasculaire.

Des troubles du sommeil. Les activités nocturnes sur écrans peuvent empiéter sur le temps de sommeil, ce qui peut à terme dérégler le rythme biologique et générer un épuisement et une fatigue chronique. De même, la lumière bleue émise par les écrans bloque l’hormone du sommeil et stimule l’éveil.


Effets sur le cerveau

C’est un débat qui secoue la communauté scientifique depuis des années. La nocivité des ondes électromagnétiques et plus particulièrement leur éventuel lien avec les cancers du cerveau a été analysée par plusieurs équipes de chercheurs. La dernière étude en date est celle du National Toxicology Program, un programme de recherche américain. Dans les résultats les scientifiques expliquent avoir observé une augmentation importante des cancers du cerveau et du cœur chez le rat ayant été exposé de façon intense aux ondes de différentes puissances.

Pour l’instant, ce lien de causalité entre l’exposition aux ondes et les effets sur la santé n’a pas été prouvé clairement, indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Par ailleurs, les dernières expertises de l’Anses ont fait apparaître, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l’être humain ou chez l’animal dont certains avaient déjà été rapportés dans une précédente expertise publiée en 2009 : ils peuvent concerner le sommeil, la fertilité mâle chez l’animal ou encore les performances cognitives.

Certaines publications évoquent néanmoins une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones mobiles, raison pour laquelle le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) a classé les radiofréquences comme “cancérogène possible”.

Les réseaux sociaux augmenteraient le risque de dépression


Grâce au smartphone, nous pouvons désormais rester connectés partout et tout le temps. Un de nos passe-temps favoris, c'est de communiquer sur les réseaux sociaux. Pourtant, ces derniers ont un impact sur la santé mentale. Des études lient l'utilisation fréquente des réseaux sociaux à l'anxiété, à la dépression voire aux troubles alimentaires.


Effets sur les yeux

Une surexposition aux écrans peut affecter la santé de l’œil : elle peut provoquer des maux de tête, de la fatigue oculaire, des démangeaisons, une sécheresse oculaire et parfois une vision trouble. Mais parfois, les conséquences peuvent être plus graves.

Une fatigue visuelle. La lumière émise par les écrans des smartphones favoriserait également la myopie, en impactant le cristallin de l’œil.

Un usage excessif des téléphones mobiles et des écrans en général impacte le cristallin de l’œil et favorise la myopie. Plus grave encore : deux femmes britanniques âgées de 22 à 40 ans auraient souffert d’une cécité temporaire de quelques mois à cause de cette mauvaise habitude. Les deux vérifiaient constamment leur smartphone le soir dans leur lit avec un seul œil, l’autre étant couvert par l’oreiller, car elles étaient sur un côté. Cette différence de lumière a provoqué une asymétrie et la perte de la vision.

Effets sur le sommeil

Un des effets du téléphone portable qui a été démontré à plusieurs reprises est la conséquence néfaste de la lumière bleue sur le sommeil.

Notre horloge biologique étant basée sur la lumière, l’exposition aux écrans le soir peut provoquer des insomnies ou des difficultés à l’endormissement. Regarder cette lumière claire la nuit empêche en effet le cerveau de produire de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Non seulement vous aurez des difficultés à vous endormir mais, de surcroît, votre sommeil ne sera pas réparateur.

Pour vous assurer de bien dormir, éteignez les appareils électroniques environ une heure et demie avant d’aller vous coucher. Gardez si possible votre portable en dehors de la chambre à coucher, ou sinon, mettez-le en mode avion.

Effets sur le cou et les doigts

Ce problème concerne en particulier les adolescents. Rester courbé vers l’avant est très mauvais en période de pleine croissance et peut provoquer des douleurs cervicales associées à des tensions ou des contractures au niveau de la nuque. Les médecins qui ont remarqué une hausse de ce problème lié à une mauvaise posture l’ont baptisé “text-neck”.

Les accros aux textos savent que le mouvement des doigts sur le clavier du téléphone peut provoquer des tendinites, notamment au pouce. Tout comme dans le cas de la manette de jeu pour console, répéter toujours le même geste pendant des heures n’est pas bon pour nos doigts.


Effets de la surexposition aux écrans chez les enfants



Tous les experts sont unanimes : l’exposition des très jeunes enfants aux écrans ne leur apporte aucun bénéfice et les expose même à certains dangers. L’American Academy of Pediatrics et l’Organisation mondiale de la santé déconseillent toute activité sur écrans avant l’âge de 2 ans. Les écrans peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives, sur la mémoire, sur les capacités d’attention et de coordination. Ils peuvent faire apparaître fatigue, troubles du sommeil, stress et anxiété chez les plus jeunes.

C'est l'une des principales préoccupations des parents, bien conscients que cette activité n'est pas la meilleure pour leur progéniture : limiter le temps passé devant les écrans.

Le cerveau du bébé et du jeune enfant étant en construction, il n’a pas les mêmes capacités que celui des adultes. La télévision, les smartphones, ordinateurs ou autres tablettes envoient énormément d’informations au cerveau de l’enfant que celui-ci n’est pas encore en capacité de traiter.

La lumière bleue des écrans et la fréquence des images diffusées vont avoir un effet très excitant sur l’enfant et provoquer :

* Difficulté à s’endormir

* Décharge motrice et émotionnelle au moment de l’extinction de l’écran.

Une utilisation excessive des écrans peut également :

* Gêner les apprentissages

* Avoir un impact sur les relations sociales car les écrans ne développent pas l’intelligence émotionnelle et sont bien souvent une activité solitaire.

Les écrans empêchent les apprentissages et le développement des jeunes enfants

Pour apprendre et développer ses compétences l’enfant a besoin de :

Bouger. C’est en bougeant et en étant actif dans ses découvertes que l’enfant va créer de nouvelles connexions neurologiques et apprendre et développer des nouvelles compétences. La passivité inhérente aux écrans est le premier faux-ami des enfants.

Echanger. Combien d’émissions enfantines, d’applications, de jeux se targuent de participer activement au développement du langage de l’enfant. Les neurosciences ont prouvé qu’il n’en est rien et même qu’une utilisation excessive des écrans ralentissait le développement du langage. Pour apprendre à parler et enrichir son vocabulaire – même dans une langue étrangère – l’enfant a besoin d’avoir des échanges en face à face avec une autre personne bien vivante. Il décode les mouvements de tous les muscles impliqués dans la production des mots, il nourrit ses compétences sociales et affectives en ayant des réponses à ses questions ou commentaires, il apprend le tour de rôle nécessaire à tout échange. Les tous petits sont vite frustrés face à un personnage de dessin animé qui leur pose une question mais n’écoute jamais la réponse.

Créer, imaginer.
Une des principales sources d’apprentissage et de développement de l’enfant va être sa capacité de rêverie et son énergie créative. En fournissant des contenus tout faits, des réponses préprogrammées, les écrans diminuent progressivement la capacité de création de l’enfant et peuvent, dans une utilisation trop élevée, appauvrir leur imaginaire les empêchant alors de mettre en action leurs questionnements intérieurs, de trouver des solutions à des problèmes encore jamais rencontrés ou encore de jouer seul.

Effets sur le cerveau des tout-petits

L'exposition excessive et inappropriée aux écrans peut avoir des conséquences néfastes sur la santé et le cerveau des tout-petits.

Développement cognitif altéré.
Les tout-petits ont besoin d'interactions sociales réelles et d'expériences sensorielles pour développer leurs compétences cognitives. Passer trop de temps devant un écran peut réduire les opportunités d'interactions sociales significatives et d'exploration du monde réel, ce qui peut entraver leur développement cognitif.

Retard de langage. L'exposition excessive aux écrans peut avoir un impact négatif sur le développement du langage chez les tout-petits. Lorsqu'ils regardent la télévision ou des vidéos, ils sont moins susceptibles de communiquer et d'interagir verbalement avec d'autres personnes, ce qui peut retarder l'acquisition du langage et de la communication.

Problèmes d'attention.
Les écrans, en particulier les contenus très stimulants et rapides, peuvent entraîner une surcharge sensorielle et captiver l'attention des tout-petits de manière excessive. Cela peut nuire à leur capacité à se concentrer sur d'autres activités plus calmes et à développer leur attention soutenue.

Sommeil perturbé. L'utilisation des écrans avant le coucher peut perturber le sommeil des tout-petits. La lumière bleue émise par les écrans peut interférer avec la production de mélatonine, l'hormone responsable de la régulation du sommeil. Cela peut entraîner des difficultés d'endormissement et de sommeil de mauvaise qualité, ce qui peut avoir un impact sur leur développement global.

Risques pour la santé mentale. Des études suggèrent que l'exposition excessive aux écrans chez les jeunes enfants peut être associée à un risque accru de problèmes de santé mentale tels que l'anxiété, la dépression et les troubles du comportement. Cependant, la nature exacte de cette relation nécessite encore davantage de recherche pour être mieux comprise.

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Les avancées technologiques en matière de téléphonie mobile ont probablement atteint le point culminant avec l’avènement du smartphone. Capable d’une grande autonomie et permettant d’effectuer un grand nombre de tâches, le monde en est devenu dépendant. Parallèlement, les scientifiques s’inquiètent depuis quelques années des effets de leur utilisation sur notre santé. Si l’on sait aujourd’hui qu’ils peuvent engendrer des effets néfastes au niveau du cerveau, une nouvelle recherche suggère que la dépendance aux smartphones impacterait d’autres aspects de la santé, notamment psychologiques (l’estime de soi) et cognitifs.


La dépendance aux smartphones entraîne des déficits des capacités cognitives et de l’estime de soi

Des chercheurs du Department of Economy de l’Université de Messina (Italie) dans une étude, parue dans la revue International Journal of Environmental Research and Public Health en juin 2022, explorent les conséquences de la “nomophobie” : la peur de se passer de son smartphone.

Selon les chercheurs la dépendance aux smartphones serait liée à des troubles de l’estime de soi, dont une plus forte tendance à ressentir de la solitude, ou à éprouver des déficits de maîtrise de soi. Les résultats de la recherche montrent également que les personnes affichant une forte dépendance aux smartphones obtiennent des résultats cognitifs inférieurs à la normale.

Une étude en trois phases

Les chercheurs ont recruté 111 volontaires âgés de 18 à 65 ans, dont 28% étaient encore étudiants et le reste des salariés. Une application a ensuite été utilisée pour récolter les données des participants, incluant l’utilisation de réseaux sociaux tels que TikTok, Facebook, Instagram et WhatsApp. Ces données ont ensuite été analysées selon une échelle de dépendance au smartphone, un indice de bien-être psychologique général, l’échelle de la peur de manquer quelque chose (FOMO) et celle de la procrastination – tendance à remettre systématiquement à plus tard des actions –.

L’étude comportait également trois phases : une phase de pré-test évaluant l’utilisation de base avant l’expérience, une autre expérimentale où l’on invitait les participants à restreindre leur utilisation à une heure par jour pendant trois jours, et une dernière post-test où on les autorisait à utiliser leurs téléphones à leur guise pendant sept jours. Au cours de la première et de la dernière phase, les volontaires ont été évalués sur la mémoire de travail, l’attention, le contrôle exécutif, le temps de réaction auditive, le temps de réaction visuelle, la capacité d’inhiber la réponse motrice et l’inhibition comportementale.

Résultats

Les participants montrant les plus hauts niveaux de dépendance ont passé plus de temps sur leurs smartphones malgré l’invitation à la restriction au cours de la phase expérimentale. Ce groupe de participants a également présenté un niveau plus bas de mémoire de travail, de vitesse de réaction visuelle et auditive et de contrôle de capacité motrice et comportementale. Chez ces participants (les plus dépendants aux smartphones), l’indice de bien-être psychologique général était aussi inférieur à ceux qui en étaient moins dépendants. Leurs indices de “peur de manquer quelque chose” (FOMO) et de procrastination étaient supérieurs.

Toutefois, il faut garder à l’esprit que l’expérience ne concerne qu’un petit groupe de volontaires et les résultats pourraient ne pas pouvoir être généralisés. De plus, certains participants ont abandonné l’expérience dès qu’ils ont su qu’ils ne pouvaient passer qu’une heure sur leurs téléphones durant trois jours. Bien qu’il puisse s’agir d’une limite de l’étude, cela peut également démontrer l’importance de la dépendance.


Fuite des cerveaux : la simple présence de notre propre smartphone réduit les capacités cognitives disponibles

Selon des chercheurs de l'université du Texas à Austin dans une étude, publiée à The University of Chicago Press Journals en juin 2017, la simple proximité de notre smartphone, même éteint, suffit à occuper une partie de nos ressources cognitives et de fait, à amoindrir nos performances intellectuelles.

Nos smartphones permettent et encouragent une connexion constante à l'information, au divertissement. Ils mettent le monde à portée de main et nous quittent rarement. Bien que ces dispositifs aient un immense potentiel pour améliorer le bien-être, leur présence persistante peut avoir un coût cognitif.

Dans cette recherche, ils ont testé l'hypothèse de la “fuite des cerveaux” selon laquelle la simple présence de notre propre smartphone peut occuper des ressources cognitives à capacité limitée, laissant ainsi moins de ressources disponibles pour d'autres tâches et réduisant les performances cognitives.

Près de 800 personnes ont été soumises à une série de tests exigeant une certaine concentration. Les sujets d'un premier groupe gardaient leur smartphone sur la table tandis que ceux d'un deuxième les rangeaient dans leur poche. Enfin, ceux d'un troisième les abandonnaient dans une autre pièce. Ce sont ces derniers qui ont obtenu des résultats significativement meilleurs que ceux du premier groupe, et même un peu au-dessus que ceux du deuxième.

Selon les chercheurs la seule possibilité d'accéder rapidement à notre smartphone suffit à réduire nos capacités cognitives. Sans doute parce que dans ce cas, une partie de notre cerveau est mobilisée par une envie, plus ou moins irrépressible, de consulter nos messages. La bonne nouvelle, c'est que les sujets se déclarant les plus dépendants à leur smartphone ont obtenu des résultats comparables aux moins dépendants lorsque leur appareil restait dans une autre pièce.

Les résultats de deux expériences indiquent que même lorsque les gens réussissent à maintenir une attention soutenue, comme lorsqu'ils évitent la tentation de vérifier leur téléphone, la simple présence de ces appareils réduit la capacité cognitive disponible. De plus, ces coûts cognitifs sont les plus élevés pour les personnes les plus dépendantes des smartphones.


Altération des capacités d'apprentissage et de langage des enfants causée par les écrans

Des scientifiques du Cincinnati Children's Hospital Reading and Literacy Center, dans une étude, publiée dans le JAMA Pediatrics de novembre 2019, ont trouvé un lien entre le temps passé par les enfants devant les écrans et le développement du cerveau.

Leurs résultats montrent que les enfants qui passent plus de temps devant un écran ont une intégrité structurelle de la matière blanche plus faible dans les régions du cerveau qui jouent un rôle important dans le langage et d'autres compétences émergentes en matière de lecture et d'écriture.

L'étude a porté sur 47 enfants en bonne santé – 27 filles et 20 garçons – âgés de 3 à 5 ans, ainsi que sur leurs parents. Les enfants ont passé des tests cognitifs standard suivis d'une imagerie par résonance magnétique du tenseur de diffusion (tractographie), qui fournit une estimation de l'intégrité de la matière blanche dans le cerveau. Ils ont également remis aux parents un outil de mesure composite, appelé ScreenQ, qui a été développé et validé ces dernières années et qui reflète les recommandations de l'American Academy of Paediatrics (AAP).

Les chercheurs expliquent qu'il s'agit d'une étude transversale, d'un instantané de ces cerveaux en développement à un moment donné, et qu'elle montre donc, par définition, une association et non un lien de cause à effet. S'il existe un lien direct, il pourrait être moins lié aux écrans eux-mêmes qu'à ce que le temps d'écran peut remplacer dans la vie des enfants.

Ces résultats soulignent la nécessité de comprendre les effets du temps passé devant un écran sur le cerveau, en particulier pendant les phases dynamiques du développement cérébral de la petite enfance, afin que les prestataires de soins, les décideurs politiques et les parents puissent fixer des limites saines.


Les champs électromagnétiques de radio-fréquences classés comme peut-être cancérogènes pour l’homme

Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS en 2011 a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut‐être cancérogènes pour l’homme sur la base d’un risque accru de gliome, un type de cancer malin du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil.

Depuis quelques années, on note une préoccupation croissante pour de possibles effets néfastes sur la santé de l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences, tels que ceux qui sont émis par les appareils de communication sans fil.

Le Groupe de Travail des Monographies du CIRC a discuté et évalué la littérature scientifique disponible sur les catégories d’exposition suivantes, impliquant toutes une exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences :

* expositions professionnelles aux radars et aux micro‐ondes ;

* expositions environnementales associées à la transmission des signaux de radio, de télévision et aux communications sans fil ;

* expositions individuelles associées à l’utilisation de téléphones sans fil.

Les données ont été passées en revue de façon critique, et évaluées dans leur ensemble comme étant limitées chez les utilisateurs de téléphones sans fil pour le gliome et le neurinome de l’acoustique, et insuffisantes pour être concluantes pour les autres types de cancers.

Conclusions. Les données, qui ne cessent de s’accumuler, sont suffisantes pour conclure à la classification en 2B. Cette classification signifie qu’il pourrait y avoir un risque, et qu’il faut donc surveiller de près le lien possible entre les téléphones portables et le risque de cancer.


L’utilisation intensive des réseaux sociaux participe au développement de troubles alimentaires



De nombreux travaux ont montré que les médias traditionnels (magazines, télévision, etc.) véhiculent de fortes pressions incitant à essayer d’atteindre des idéaux corporels idéalisés et parfois irréalistes, tant pour les hommes que pour les femmes. Les images du corps qu’ils diffusent, inatteignables et irréalistes – notamment parce que retouchées – mènent à l’internalisation de l’idéal “mince et musclé” – l’idéal d’attractivité physique social actuel –, puis à l’insatisfaction vis-à-vis de sa propre image corporelle.

Face à cette insatisfaction corporelle, deux types de réactions peuvent émerger. Certaines personnes s’imposent un contrôle alimentaire strict, en ouvrant la porte notamment à des troubles de l’alimentation. D’autres se lancent dans une pratique excessive de l’exercice physique, tout en manquant de cadre et de préparation physique.

En plus du contenu commercial qui y est diffusé, les médias sociaux permettent aux usagers de contribuer au contenu (photos, vidéos, etc.). Ces médias sont également interactifs, en ce sens qu’ils permettent aux usagers de recevoir et poster des commentaires.

En se focalisant sur la satisfaction corporelle et en activant ainsi des émotions fortes, les posts des réseaux sociaux réduisent la capacité à faire des choix orientés vers des comportements favorables à la santé.

Ainsi, les réseaux sociaux peuvent participer aux liens déjà connus entre les troubles de l’image du corps, la gestion des émotions et les comportements alimentaires.

Les conséquences pathologiques du surinvestissement de l’apparence physique

Il existe principalement trois troubles des conduites alimentaires : l’anorexie mentale, la boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique.

L’anorexie mentale correspond à une perte significative de poids par rapport à la taille et l’âge d’un patient, assortie d’une peur intense de prendre du poids. Elle aboutit à un amaigrissement et une dénutrition qui peut être sévère.

La boulimie nerveuse est caractérisée par une peur intense de prendre du poids et de devenir gros, qui se traduit par des épisodes récurrents de compulsions alimentaires et des comportements compensatoires inappropriés : vomissements provoqués, ingestion de laxatifs, exercices physiques intenses, etc.

L’hyperphagie boulimique correspond à des épisodes récurrents de compulsions alimentaires sans comportement compensatoire. La boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique peuvent concerner des personnes en surpoids ou qui souffrent d’obésité, et avoir des répercussions physiques importantes.

L’un des facteurs communs entre ces trois pathologies concerne l’importance excessive accordée au poids, à l’alimentation ou à la forme du corps, même si l’origine de ces troubles est multi-factorielle. Ils sont particulièrement invalidants, conduisant à une faible qualité de vie, non seulement pour les personnes concernées, mais également pour leurs proches.

Comment réduire l’impact émotionnel des réseaux sociaux ?

Pour limiter le risque de développer des troubles des conduites alimentaires, plusieurs stratégies peuvent être mises en place.

Limiter l’exposition aux réseaux sociaux, afin de se protéger des pressions liées à l’apparence. C'est une stratégie évidente.

Exercer sa pensée “critique” est un bon moyen de limiter l’impact délétère des réseaux sociaux. Il est important de se rappeler que les images qui y circulent sont largement irréalistes, filtrées, et choisies en visant la promotion du soi ou d’un produit. Photos et vidéos sont généralement le résultat d’un nombre considérable de prises de vues et de retouches. Vous vous sentez insatisfait ? C’est normal, c’est l’effet recherché.

Il faut savoir écouter son corps, notamment avec des pratiques telles que la méditation pleine conscience, qui permet de se centrer davantage sur ses perceptions corporelles. De cette façon, il est possible d’améliorer ses capacités d’intéroception et de mieux tenir compte de ses besoins physiologiques.

En définitive, il est important de tendre vers une “acceptation de soi tel que l’on est” : être à l’écoute de ses besoins physiologiques, agir en cohérence avec ses valeurs et faire des choix qui nous correspondent, sans céder à la pression extérieure. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est le prix à payer pour diminuer son stress et améliorer sa santé mentale…

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Conseils pour gérer l'utilisation des écrans avec votre enfant

Si votre enfant utilise un ou plusieurs types d’écrans, voici quelques conseils à mettre en place quand vous êtes parents :

* Limiter le temps d’utilisation le plus possible et avoir un œil très vigilant sur le contenu des programmes proposé et limiter les heures d'utilisation des écrans par jour.

* Privilégier les écrans “actifs”. (jeux sur tablette, smartphone) aux écrans “passifs” (télévision, dessins animés…).

* Privilégier les programmes contrôlables plutôt que la télévision. Un DVD se séquence facilement grâce aux chapitres par exemple.

* Alterner expérimentation virtuelle et réelle. Le dessin sur tablette (qui ralentit le développement de la motricité fine à la base de l’écriture) avec le dessin réel. Le dessin animé avec le livre, le jeux sur tablette avec le puzzle réel etc…

* Présence d’un adulte avec l’enfant jusqu’à 9 ans, quand il est face aux écrans.

Un enfant absorbé par un écran n’est pas un enfant concentré. La rapidité des images et le rétroéclairage des écrans créent un effet hypnotique sur notre cerveau et encore plus sur celui de l’enfant. L’enfant est réellement hypnotisé par les écrans et ne peut s’extraire par lui-même des images qu’il reçoit.

Rien ne vaut le monde réel pour grandir. N’oubliez pas.

Des alternatives préférées aux écrans quand on n’est pas chez soi

Voici quelques idées à emporter partout :

* L’ardoise magique plutôt que la tablette

* L’aqua doodle qui permet de dessiner partout sans salir. On aime la version voyage.

* Les albums photos en tissu plutôt que les photos sur le téléphone.

*Un répertoire de comptines bien fourni.

* Des livres et des cahiers d’activités pour tous petits.

* Sans oublier ses jeux préférés.

Comment tirer le meilleur des réseaux sociaux

Lieux d’échange et de partage, les "social networks" ouvrent un champ de possibilités quasi infini. Toutefois, ils ont leurs mauvais côtés, tant sur le plan privé que professionnel. Les réseaux sociaux sont un excellent moyen de rester en contact avec nos proches tout en s'informant et partageant des informations. Mais lorsqu'on en abuse, ils peuvent également nous entraîner dans une spirale émotionnelle épuisante et chronophage. Dans certains cas, ils peuvent même s'avérer dangereux.

Gardez l’esprit critique, en vous ouvrant sur ce qui se dit sur un sujet similaire, chez les voisins, sur des forums, ou dans des livres, bref, ailleurs que ce que vous propose d’emblée le réseau.

Vérifiez, questionnez, croisez les sources. Au moindre doute. Tout ce qui se dit sur les réseaux et internet n’est pas la vérité.

Une dimension prethérapeutique. Espaces d’expression plus que de prosélytisme, éléments d’information et de soutien. C’est une manière d’extérioriser leur ressenti, tout en se protégeant.

Le danger principal de ces sites n’est pas dans leur radicalité, mais dans leur exclusion. La censure a rompu le dialogue avec les professionnels de santé, les associations et les familles. Dans les forums généralistes, il y aurait un très grand intérêt à ouvrir des permanences médicales ou à faire de la médiation à distance.

10 règles d'or à suivre lorsque l'on surfe sur les réseaux sociaux

1) Choisir l’outil avec lequel on se sent à l’aise.

2) Savoir pourquoi on interagit sur tel réseau ou à tel évènement.

3) Donner de soi, les autres donnent en retour.

4) Séparer vie privée et vie professionnelle.

5) S’interdire de surenchérir, afin d’éviter le clash.

6) Réfléchir avant d’envoyer un post ou une photo, difficile à effacer plus tard.

7) Vérifier le mode de publication : public ou privé.

8) Verrouiller et contrôler ses paramètres de confidentialité.

9) Garder une preuve en cas d’injure ou de menace : capture d’écran ou impression où apparaît la date.

10) Savoir décrocher, le monde tournera quand même sans vous.


Une utilisation raisonnée des écrans est nécessaire




Préparons dès maintenant l’utilisation qu’auront nos enfants des écrans. C’est en grande partie par imitation que l’enfant va se construire ce qui, concernant les écrans, nous oblige à remettre en question notre propre utilisation des nouvelles technologies.

Pourquoi allume-t-on la télévision ? Avons-nous notre portable à table ? Regardons-nous nos messages, mails pendant que notre enfant, notre conjoint ou collègue nous parle ? Sortons-nous notre smartphone dès que nous ne faisons rien ? Utilisons-nous les écrans avant d’aller dormir ? Autant de questions à se poser pour montrer le bon exemple et peut-être batailler un peu moins à l’adolescence en tant que parents.